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88 internautes sur 92 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 À lire pour se forger son propre jugement et non s'en remettre à une presse critique partisane
Il ne s'agira pas dans mon commentaire de proposer un énième résumé ni même d'indiquer, par le menu, ce qui a plu ou moins plu ou déplu dans ce livre. Sur Amazon, plusieurs appréciations bien argumentées et bien écrites le font de façon suffisamment satisfaisante pour rendre inutile une nouvelle contribution en ce...
Publié il y a 13 mois par Emerek

versus
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Alain Finkielkraut
Ce que nous savons déjà, hélas. mais cela devait être dit. merci a l'auteur de cette étude de notre France
Publié il y a 9 mois par jean-françois Sudaka


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5.0 étoiles sur 5 Enfin quelqu'un qui pense, 14 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'identité malheureuse (Essais - Documents) (Format Kindle)
Ma seule objection est que Finkelkraut donne trop de crédit intellectuel à la racaille qui peuple nos cités, comme si celle-ci était animée par je ne sais quelle idéologie contestable mais réfléchie. La démonstration est belle, mais à mon avis les mécanismes sont plus tristement simples.
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2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 l'identité malheureuse, 31 décembre 2013
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Oups! nos racines en prennent un sacré coup. mais à force de tout remettre en question, ne scions nous pas la branche sur laquelle nous sommes assis,
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3.0 étoiles sur 5 l'identité malheureuse, 30 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'identité malheureuse (Broché)
ce commentaire n'est qu'à l'attention d'Amazon, je viens de voir que ce livre a été expédié puisque j'en attendais un depuis des mois suite à la promotion 2 livres + 1 gratuit. Malheureusement je ne l'ai pas reçu, la notation indiquée ne correspond à rien puisque je ne l'ai pas eu
cordialement
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2 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le livre, 17 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'identité malheureuse (Broché)
On aime ou on amie pas. Je trouve l'auteur un peu compliqué dans sa philosophie, trop de démonstration de la culture personnelle de l'auteur, malgré tout de très bonnes réflexions.
Par contre l'auteur au travers de ses commentaires, démonstrations, laisse transparaître un racisme religieux.. Dommage
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Aucun internaute (sur 4) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Illisible !, 28 juin 2014
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Désolé, mon cher Maître, mais votre opus m'est tombé très tôt des mains : si les idées peuvent être discutées, sinon toutes admises, la prose en était indigeste. Je devais être dans un mauvais jour ...
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4 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Essai sur le nouveau fanatisme contemporain : l'identité nationale, 4 mai 2014
Par 
P. Raphael (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'identité malheureuse (Broché)
Alors que la fin du XXe siecle a marqué un seuil decisif et irréversible du processus d'unification planétaire de l'espèce humaine, Alain Finkielkraut nous livre ici un pamphlet anti-cosmopolite, véritable plaidoyer contre l'immigration et en faveur de l'identité nationale, lui qui pourtant écrivait en 1992, que le titre de gloire du sujet « postmoderne », « c'est d'être cosmopolite et de partir en guerre contre l'esprit de clocher».

L'identité nationale, associée au patriotisme (religion de la patrie), idée artificielle, inconsistante et dépassée, qui s'oppose au mouvement général de la civilisation, de la cosmopolitisation du monde, mais qui fait vendre, est, avec l'islamisme, le nouveau fanatisme de ce début de 21e siècle, véritable dogme religieux auquel chacun devrait se soumettre sous peine d'être insulté, menacé voire pire encore (voir le cas d'Anders Behring Breivik, identaire européen, fanatique, "défenseur" de l'identité nationale novégienne et grand admirateur du FN qui a assassiné 77 personnes en 2011).

L'identité nationale, pourrait-on dire avec ironie, c'est aussi ce miracle qui fait qu'un pianiste américain a des liens plus étroits avec un docker de New York ou un balayeur de Chicago qu'avec un pianiste anglais ou viennois, et qu'un grand banquier de Paris se sent infiniment plus proche d'un mécano de Billancourt que d'un grand banquier de Rome ou de Madrid...

Non seulement l'identité nationale est insoutenable pour quelconque humanisme, mais on l' utilise afin de détruire une humanité qui cherche désespérément sa conscience universelle : la conscience humaine.

Toutefois que les fanatiques de l'identité nationale et autres racistes ne se réjouissent pas trop vite, si Alain Finkielkraut fait partie de ces quelques intellectuels français juifs (tel Eric Zemmour), qui étaient auparavant de fervents défenseurs de l'immigration, et qui depuis une dizaine d'années, se sont soudainement transformés en "super-patriotes français", il faut préciser que leur objectif n'est pas de renvoyer les Musulmans et personnes d'origine non-européenne dans leurs pays d'origine, de les "remigrer", comme le préconisent les fanatiques identitaires et autres racistes partisans de la thèse du "grand remplacement", mais bien contraire de les "assimiler" à la nation, en cassant justement la force de l'islam, obstacle, selon eux, à cette assimilation. Et donc qui dit "assimilation" dit "métissage", mélange des sangs, dilution de la "pureté d'origine" à laquelle tiennent tant les fanatiques identitaires et autres racistes, et qui représente donc pour eux l'horreur absolue, ennemis qu'ils sont de toute forme de métissage culturel ou biologique...

Finkielkraut reste donc avant tout, quoi qu'on en dise, un "assimilationniste", tout comme Zemmour, donc un partisan du métissage biologique et donc tout le contraire d'un identitaire raciste.

Si Alain Finkielkraut, Zemmour ou encore Emmanuel Todd ont raison sur le fait que l'"assimilation biologique", le métissage - eux-même sont mariés à des européennes -, est le meilleur moyen de faire disparaitre le racisme et obtenir l'égalité de tous, le moyen préconisé pour y parvenir, c'est à dire l' "assimilation culturelle" préalable par abandon de la religion et de la culture d'origine n'est plus le bon. La dissolution des identités nationales est en effet un moyen beaucoup plus efficace de favoriser l'acceptation de l'autre et de faire disparaitre le racisme et la xénophobie, objectif de toute société civilisée.

En plus d'être un obstacle à l'emergence d'une société multiraciale, au métissage, l'identité nationale, idée artificielle, inconsistante, ridicule et criminelle, est semblable à un virus qu'on nous a inoculé. Elle est un obstacle à l'unification du monde, prélude à une pacification globale. De même, par voie de conséquence, le patriotisme, religion séculière par excellence, religion imbécile de la patrie, ce fanatisme responsable de la plupart des maux de l'humanité, qu'on nous vante depuis des lustres comme une vertu idéale et sublime, est un sentiment artificiel et déraisonnable qui prend ses racines non dans l'humanité de l'homme mais dans sa bestialité. L'identitaire, le patriote, tout comme l'islamiste, doivent être considérés comme des barbares, des fanatiques, d'autant plus dangereux qu'ils veulent nous faire partager leur passion, nous imposer leur loi. « Il est triste que souvent, pour être bon patriote, on soit l'ennemi du genre humain », écrivait Voltaire. Pour être l'ami du genre humain, pour vouloir son émancipation totale, il faut, en effet, cesser d'être patriote.

Comme l'écrivait Bernard-Henri Lévy, l'un de nos derniers grands intellectuels français, dans son livre "L'Idéologie française", en 1981, les patries, les patois, les traditions... Tout cela n'est qu'un "repli frileux et crispé sur les identités les plus pauvres." ou plus récemment en 2007 dans le nouvel observateur : "Je suis un cosmopolite résolu. J'aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à la Marseillaise. J'espère que le cadre national sera un jour dépassé. Et l'un des principaux mérites de l'Europe, à mes yeux, est de fonctionner comme une machine à refroidir cette passion nationale."

Les enracinement culturels, linguistiques etc peuvent être légitimes à condition qu'ils s'accompagnent d'un enracinement encore plus profond dans l'identité humaine terrestre, ce qui n'est jamais le cas chez les "identitaires" et les "patriotes", ou ces enracinements sont au contraire toujours repli, fanatisme, violence, xénophobie, racisme...

Les nations étant génératrices de guerres, de désordres, de xénophobie et de racisme, il faut aller vers leur dissolution, ou leur affaiblissement, ce qui passe au préalable par la suppression des frontières et la dissolution des identités nationales. Le propre de l'Europe, est effectivement la substitution des droits de l'homme à toutes les mystiques criminelles du sang et du sol qui ont généré Auschwitz. "Pour l'avènement d'une ère sans menace pour le genre humain, nous devrions pouvoir compter beaucoup sur la déclaration universelle des Droits de l'homme... Le respect de la Declaration universelle des droits de l'homme est une obligation si impérieuse qu'il est du devoir de chacun de contribuer à toutes les actions tendant à la faire appliquer universellement et integralement." (Jacob Kaplan, Grand rabin de France, "Les Religions et la guerre", 1991)

N'est-ce pas Victor Hugo, européen et chrétien, symbole de la France universaliste, qui écrivait en 1843 : "Un jour, espérons-le, le globe sera civilisé. Tous les points de la demeure humaine seront éclairés, et alors sera accompli le magnifique rêve de l'intelligence : avoir pour patrie le Monde et pour nation l'Humanité" puis en 1887 : "Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie".

Le patriotisme et l'identité nationale sont la conscience égoïste de la tribu qui lui empêche l'évolution à un état de conscience universelle : la conscience humaine. Mélange de fanatisme religieux et d'utilité séculaire, le revendiqué sentiment patriotique, le sentiment national, est avant tout la négation de tous les peuples qui n'adhèrent pas à ce patriotisme, à ce sentiment. Si je suis patriote, je donne une priorité morale à un ensemble d'hommes et de femmes inconnus (mes compatriotes) sur un ensemble plus ample d'inconnus (l'humanité). La stratégie la plus efficace du patriotisme consiste, bien entendu, à s'identifier - entre autres choses - avec l'amour, c'est-à-dire, avec l'altruisme, quoique son objectif soit, paradoxalement, égoïste (souvent ses adeptes répètent bêtement à l'unisson "Le patriotisme, c'est d'abord l'amour des siens, le nationalisme, c'est d'abord la haine des autres"). C'est dire, au nom de l'altruisme, l'égoïsme; au nom de l'union, la discrimination. Tout patriotisme signifie une discrimination, un crédit que nous étendons à ceux qui partagent notre nationalité , et nous le nions à ceux qui ne la partagent pas. Un patriote est quelqu'un qui ne questionne pas, qui ne critique pas. Le patriote idéal ne pense pas. Je me reconnais comme Français. Je reconnais une vague région culturelle appelée France. Mais d'aucune façon je suis patriote. Être patriote est confirmer l'arbitraire d'être né dans un lieu quelconque de ce monde, niant le même droit à un Africain ou un Asiatique de mériter mon plus profond respect, ma plus ferme défense comme être humain. Depuis l'enfance, les institutions sociales nous imposent ce sentiment. Pourquoi devrais-je aimer plus un compatriote inconnu qu'un Australien inconnu, ou plus qu'un inconnu portugais? Pourquoi me faudrait-il donner ma vie pour une région du monde au détriment d'une autre? Pourquoi la France devrait être plus sacrée que le Congo ou la Malaisie? Pourquoi devrais-je considérer mes compatriotes plus frères qu'un Marocain ou un Mexicain? Oui, je me sens culturellement plus près d'un autre Français, nous partageons une histoire, une façon de sentir le monde, de parler, de manger. Mais cela ne donne pas priorité à aucun de mes compatriotes afin d'être considéré être plus humain que quelconque autre individu. Pour tout cela, et pour beaucoup plus, je ne suis pas patriote. Je serai patriote le jour où l'on reconnaîtra l'humanité comme unique patrie. Ainsi, sans discriminations.

Et effectivement, quand nous aurons abdiqué ce "dernier égoïsme" qu'est la patrie, quand toutes les nations européennes auront été transformées en sociétés multiraciales, dotées d'une identité cosmopolite et non plus "nationale", qu'un gouvernement européen, première étape vers un gouvernement mondial (concept cher à Jacques Attali), aura été instauré, un grand pas aura été accompli vers ce "magnifique rêve de l'intelligence : avoir pour patrie le Monde et pour nation l'Humanité" que souhaitait Victor Hugo.

Il est évident que la célébration actuelle et forcenée de l'identité nationale a entre autres pour fonction de donner aux citoyens quelques compensations imaginaires. De leur faire accepter d'être de plus en plus misérables, taxés, exploités et méprisés, condamnés à pointer à Pôle emploi et, dès la cinquantaine, à croupir dans les poubelles de la société. Oui, mais ils sont français !

L'identité nationale : une drogue pour faire oublier aux citoyens leurs malheurs et les braquer contre ceux qui, paraît-il, nous menacent dans notre être même : les étrangers extra-européens.
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1 internaute sur 8 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 L'identité heureuse vs l'identité malheureuse, 26 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'identité malheureuse (Broché)
Très pessimiste comme vision du présent et de l'avenir. Je vous conseille de lire "l'identité heureuse" de Dr Khermimoun qui est sorti tout récemment.
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37 internautes sur 123 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Quand Finkielkraut joint sa voix aux lamentations des pleureuses, 1 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'identité malheureuse (Broché)
Alain Finkielkraut a longtemps été un philosophe exigeant qui se distinguait par un refus de la simplification abusive des discours populistes. Ses mises en garde étaient souvent des contrepoids salutaires à l'aveuglement et à l'optimisme béat d'une classe politique marquée par la vision à court terme et le clientélisme. Sa pensée ouvrait de nouveaux horizons.

Les temps ont changé et Alain Finkielkraut aussi. Dans une France où seuls sont audibles les discours populistes, passéistes et déclinistes des prophètes de l'apocalypse, Alain Finkielkraut a décidé de joindre sa voix à ce concert de lamentations. Ces lamentations qui sont sans cesse renouvelées par les groupes politiques d'opposition qui, depuis l'avènement du quinquennat, considèrent que la campagne électorale présidentielle doit démarer au lendemain du second tour de l'élection précédente.

Car le discours d'Alain Finkielkraut, qui se résume à la nostalgie d'une "identité" passée idéalisée et au rejet de ce qu'est la France d'aujourd'hui, est justement le discours dominant.
Au lieu de se pencher sur ce qu'est la France d'aujourd'hui, sur les projets, les évolutions et les idéaux qui pourraient rassembler ses composantes, Alain Finkielkraut s'enferme dans une notion d'"identité nationale" qui n'a aucun sens car cette identité n'existe pas ou, si elle existait, serait mouvante. Alain Finkielkraut voudrait fixer, tel un mètre étalon inviolable, l'"identité nationale" comme une référence qui devrait guider la politique des gouvernements. Voilà la dangereuse illusion qui consiste à penser qu'on peut définir scientifiquement l'identité d'un peuple. Cette illusion ne peut mener qu'aux théories racistes et eugéniques qui ont marqué les régimes totalitaires les plus sanguinaires car elle ne peut que mener à exclure de fait tout élément étranger et discordant qui sortirait de cette "identité".

Le "mètre étalon" qui doit guider la politique des gouvernements existe déjà c'est la Constitution de la République Française qui doit justement servir de repère à une population Française qui est mouvante. Nul n'est besoin de chercher une "identité Française" qui n'est qu'une notion réductrice et un outil destiné à l'administration du pays (la carte d'identité et les registres d'état civil).

En fait cette notion d'"identité" est un leure qu'on agite devant le peuple à des fins électorales.
Car les problèmes du communautarisme ethnique et religieux et de l'affaiblissement des cultures nationales ne sont qu'une conséquence de la fin de la guerre froide, de l'entrée de la France dans une Europe financière et du développement d'une économie mondialisée qui fait de la culture un produit industriel qui doit être standardisé et simplifié pour se vendre au plus grand nombre. Et l'immigration de masse désignée comme ennemi n°1 n'est que la conséquence de cette économie mondialisée qui cherche des coûts de production toujours plus bas pour vendre toujours plus en réduisant à l'esclavage des populations entières... Si un combat politique peut être mené c'est sur ces causes et non pas sur leurs conséquences. Mais quel philosophe ou quel homme politique ira expliquer aux Français qu'on peut certes reprendre la main sur ces phénomènes, mais au prix de la réduction du pouvoir d'achat, de la liberté de se déplacer hors des frontières... La vérité c'est que les peuples ont déjà fait les choix de la liberté de circulation et de la hausse du pouvoir d'achat au détriment de la diversité culturelle et des pouvoirs politiques nationaux. Comme tout choix il a ses inconvénients et ses avantages qui sont indissociables... Mais qu'il est difficile, pour un homme politique, qui n'a pour but que de remporter les prochaines élections, d'expliquer que chaque choix a ses avantages et inconvénients...

Au fond, le principal défaut de la pensée actuelle d'Alain Finkielkraut est le manque de recul. Il pense la France comme elle était il y a 50 ans alors que la France a changé dans sa culture, ses institutions, ses idéaux et de manière très importante... La culture Française s'est en effet standardisée et diluée suite à l'intégration à l'Europe dans le cadre du traité de Maastricht et aux effets de la mondialisation. C'est cette dilution de la culture Française qui fait qu'elle n'est plus assez forte pour s'imposer aux populations immigrées qui préfèrent, par défaut, se réfugier dans une culture religieuse plus proche. Ce phénomène touche d'ailleurs aussi les "Français de souche" qui se réfugient dans les intégrismes religieux catholiques, protestants, juifs... La France, avant de souffrir de l'immigration, souffre d'abord d'un manque de clarté dans sa politique intérieure et internationale et de l'absence de projet adapté à des contextes nationaux et internationaux qui ont changé. Une culture peut-elle s'envisager uniquement par un rapport au passé sans projet pour l'avenir?

Alain Finkielkraut n'en parle pas mais le trop grand attachement au passé est une cause de nécrose de la culture française dont des pans entiers sont figés dans des musées et centre-villes-musées réservés aux touristes et à une nomenclatura de gens aisés alors que les masses laborieuses sont reléguées dans des cités dortoirs sans âme. Là encore, les immigrés ne sont pour rien dans ce phénomène puisque pour la plupart ils sont les premiers exclus de ces centre-villes et de cette culture conservés dans la naphtaline

Ce qui est dommage ce n'est pas que le débat sur l'immigration soit laissé au Front National comme le prétend Alain Finkielkraut. Il faudrait que ce débat stérile soit justement laissé au FN. Ce qui est dommage c'est que le débat sur la place de la France dans l'Europe et dans le Monde soit laissé au Front National. Et Alain Finkielkraut se garde de le lui reprendre... Au lieu de se demander ce que la culture française a à dire au monde en 2013, il se contente de contempler une culture passée fantasmée dans une attitude nombriliste et de désigner les immigrés comme coupables de la décadence de cette culture comme le fait le Front National.

Finalement Alain Finkielkraut ne défend dans ce livre que la culture de la peur, celle utilisée par le Front National pour arriver au pouvoir et imposer son idéologie totalitaire... Alain Finkielkraut pense-t-il vraiment que cette culture de la peur est celle qui va emporter l'adhésion des populations immigrées et améliorer leur intégration?

A la décharge d'Alain Finkielkraut, la position équilibrée du philosophe ou de l'homme politique éclairé relève, par les temps qui courrent, de l'exercice périlleux du funambule qui, sur la corde de plus en plus fine de la raison, peut se trouver déstabilisé au moindre faux pas par le tourbillon médiatique venant des extrêmes... Espérons qu'Alain Finkielkraut arrivera à retrouver son équilibre avant d'atteindre l'extrémité du fil de sa carrière...
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1 internaute sur 12 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 note sur style et pas sur le contenu, 23 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'identité malheureuse (Broché)
Quel dommage que le Francais soit une belle langue ! On dirait qu'Alain F, transporté par la mélodie des mots de chaque phrase prolonge ces dernieres à l'infini. Pour un poeme ce serait intéressant comme demarche; pour un livre de plus de 5 pages c'est juste ... Chiant.

J'attends mon prochain séjour sur une ile déserte - suite à un crash d'avion qui me laisserait juste ce livre - pour le poursuivre et finir

Dommage, sa presentation semblait intéressante
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2 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Finkie ( enstein ), 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'identité malheureuse (Broché)
Il y a des apories terribles , prononcer ou pas la dernière consonne de Finkielkraut ?

Un nouveau philosophe le reste t-il jusqu'à sa retraite ?

Finkie le nécromancien il agite son stylo et que sorte de terre un peuple de sorbonnards et de normaliens

Le joueur de flûte de Hamelin est devenu académicien

Halte au charivari , place à l'armée de Xian - ça ressemble à une blague ce livre on sent bien le type écrivant sabre au clerc

Le multipolaire ce n'est pas pour lui

Avec une centaine d'occurrences pour professeur il est vraisemblable que là est son coeur de cible , les autres peuvent passer leur chemin
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L'identité malheureuse
L'identité malheureuse de Alain Finkielkraut (Broché - 9 octobre 2013)
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