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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Décevant, 14 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les champions d'Hitler (Broché)
La 4ème de couverture nous annonce les portraits de "funestes messagers qui se croyaient des héros infaillibles et qui n'étaient que de vulnérables otages"...Le sujet s'annonce passionnant. A la lecture, je déchante.

En fait, les champions choisis sont majoritairement présentés par l'auteur comme des hommes, certes utilisés par un régime infâme et propagandiste, mais finalement peu inféodés aux idéaux du Nazisme. Luz Long, von Cramm, Schmeling, Harbig,...ne semblent être en fait que des hommes emportés dans la tourmente de l'Histoire...comme tant d'autres à cette époque. ..ils ne croyaient donc pas des héros infaillibles !

Les portraits sont sommaires et les "duels" avec les représentants d'un "monde libre" (mais raciste comme c’était le cas aux USA) tout autant...Bref, on reste sur sa faim.

Surprenant, l'auteur constelle son récit d'appréciations péjoratives et peu en phase avec l'époque. Par exemple, Ernst Udet (1,60 m) est décrit par : "le nabot voit les choses en grand" ou "son regard bleu-vert...son humour ...font oublier sa piètre envergure et ses épaules fragiles" (fragile ? un as de la Luftwaffe à 62 victoires homologuées !)...Avec un regard d'historien un brin anthropologue, l'auteur se serait rendu compte que la taille moyenne des conscrits entre 1910 et 1930 (Udet est né en 1896) était de 1,65-1,67 (selon les régions) !

Il en est de même pour le chapitre portant sur la conquête des sommets alpins (Eiger) et himalayens (Nanga Parbat). Les grimpeurs allemands qui ont tenté de gravir l'Eiger avant la cordée Heckmair n'étaient en rien des "jusqu'au-boutistes ou des "Kamikazes". Ils étaient à l'image de leurs homologues européens, britanniques en tête (Mallory en fer de lance dès le début des années 20). Ces grimpeurs germaniques étaient de forts grimpeurs animés par des défis personnels plus que nationa-ux(-listes). La reconnaissance par le Prix Olympique d'Alpinisme (tel celui des frères Schmid en 1932 à LA) et les financements des futures expéditions lointaines - conséquences de ces victoires alpines - étaient le plus souvent les motivations premières de ces grimpeurs. Dans ce contexte, on peut se demander comment l'auteur qualifierait aujourd'hui des grimpeurs comme Daniel Arnold (recordman de vitesse de la voie Heckmair en 2h28) ou Ueli Steck ?
Ce chapitre regorge d'affirmations déconcertantes tant elles sont erronées. Dès le début : 1/ l'Eiger est en calcaire (qui délite ; blessure à la tête de Willy Angerer lors de latragédie de l’eiger en juillet 1936) et non "en granite", 2/ "Au mitan des années 30, les premiers arpenteurs d'altitude...tâtonnent les contreforts des Alpes. Loin d'eux l'idée de renverser des montagnes." ...l'auteur aurait-il oublié Alfred Mummery (fondateur de l'alpinisme sportif) mort au Nangat Parbat dès 1895, Tom Longstaff au sommet du Trisul (7120 m) dès 1907, les expéditions britanniques sur l'Everest en 1921, 1922, et 1924) avec une altitude de 8570 ou 8574 m atteinte sans oxygène additionnel par Norton en 1924, 3/ "A la fins des années 30, les Britanniques, les italiens, ...les français se posent une unique question : qui au sommet du premier 8000, cette frontière symbolique...." : quelle vue de l'esprit : les britanniques comptant en pieds se sont intéressés avant tout aux sommets de plus de 25000, 26000, ... pieds (ex: Shipton, Smythe et Holdsworth et le Sherpa Lewa visent et atteignent le sommet du KAMET -7816 m- le 1er sommet de plus de 25000 pieds ! La conquête du premier 8000 (Annapurna en 1950 par Herzog et Lachenal) a été une ressentie EN FRANCE comme une fantastique victoire car les français dans leur majorité ignoraient la géographie des sommets himalayens et considérés l’Annapurna comme le plus haut sommet du monde. 4/ "L’administration anglaise contrôlant les portes d’entrée du premier (dominé par l’Everest), les Allemands choisissent de concentrer leurs efforts plus à l’ouest… ») : en fait, les expéditions britanniques sur l’Everest (1921, 1922, et 1924) sont passées par le nord c-à-d le versant Tibétain ; le Népal, royaume indépendant (interdit aux étrangers donc non contrôlé par les Britanniques) ne s’ouvrira au Monde qu’en 1950-1, facilitant l’accès à l’Everest par la voie Hillary-Tensing Norgay devenue « normale/historique » en 1953.

Les 12,5 pages de ce chapitre, constellées d’affirmations naïves ou erronées, jettent un grand trouble sur la véracité du reste de l’ouvrage. Quel dommage, le sujet était vraiment passionnant.

A l'évidence n'est pas historien qui veut.
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Les champions d'Hitler
Les champions d'Hitler de Benoît Heimermann (Broché - 14 mai 2014)
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