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Maurice Genevoix (1890-1980) est surtout connu pour ses livres régionalistes inspirés par la Sologne et le Val de Loire comme son fameux roman Raboliot (Prix Goncourt 1925). Il a cependant dépassé le simple roman du terroir par son sobre talent poétique qui, associé à sa profonde connaissance de la nature, a donné des romans-poèmes admirés comme la Dernière Harde (1938) ou La Forêt perdue (1967). En 1927 tirant parti de son prix Goncourt il rachète une vieille masure au bord de la Loire à Saint-Denis-de-l'Hôtel, au hameau des Vernelles : « une vieille maison, rêveuse, pleine de mémoire et souriant à ses secrets. » C'est dans cette maison, dans son bureau donnant sur la Loire, qu'il écrira la plupart de ses livres.
Avec La boîte à pêche, écrit en 1926, nous sommes au cœur de l'œuvre de Maurice Genevoix, même s'il ne s'agit pas de son livre le plus connu. Le roman, ou plutôt le récit, se déroule dans un petit village des bords de la Loire et comme son titre nous le laisse deviner, parmi les passionnés de la pêche à la ligne. Nous suivons Daniel Bailleul, un gamin épris de cette activité, de son plus jeune âge jusqu'à sa vie adulte. Grâce aux conseils du mystérieux Najard, un taiseux spécialiste de cet art mais qui se prend d'affection pour le petit, il sera initié aux subtilités et secrets de ce noble sport.
Même si comme moi, vous ne pratiquez pas la pêche, vous adorerez suivre les artistes le long du fleuve, pour en découvrir la richesse animale ou florale, les paysages qui évoluent selon les saisons, les longues marches et affûts dans les roseaux ou les hautes herbes, les techniques pour appâter le goujon, le chevesne ou le brochet. Vous constaterez que les amateurs les mieux équipés avec les cannes les plus modernes ne prennent pas plus de poissons que ceux qui ne sont armés que d'un bambou et d'un fil fabriqué par leurs soins mais qui connaissent parfaitement leur sujet et le terrain. Parallèlement à la pêche, Maurice Genevoix nous décrit la vie de province dans ces années qui suivent de peu la fin de la Grande Guerre, un roman de terroir qui nous parle de la vraie vie.
L'écriture comme le style de l'auteur sont « d'époque », c'est-à-dire riche en belles phrases bien troussées et souvent poétiques. Genevoix s'applique à trouver le terme exact et le texte est ponctué de mots rares ' pour moi du moins ' comme le perré, un cotret, un rouennier etc. dont je vous laisse rechercher la définition dans votre dictionnaire préféré. Je me suis aussi régalé de comparaisons qui sont de merveilleuses trouvailles « l'église au clocher minuscule, plus fin qu'un sucre d'orge sucé par un enfant de cœur ». Un plaisir qui s'ajoute à la lecture de cette célébration lyrique des bonheurs simples. Un livre vivement recommandé bien entendu.
Dans des styles complètement différents mais qui entrent en résonance avec cet ouvrage, par les lieux ou activité, mais surtout par l'esprit, je ne peux que vous conseiller John Gierach et son Traité du zen et de l'art de la pêche ou encore de Bernard Ollivier ses Aventures en Loire.

« L'idéal pur, assurément, serait de voir cette bouée entre toutes, la mienne, plonger à l'attaque du brochet. Mais qu'une autre bouée plonge, je n'en serai guère moins ému : j'y aspire comme à un idéal mineur, que je n'avouerais point sans honte si j'osais tout d'abord l'expliquer à mes propres yeux. Dieu des pêcheurs, faites que ce soit mon vif, mon goujon frétillant que le brochet choisisse et happe, que j'aie ainsi l'orgueil de le ferrer, de le sortir de l'eau devant tous les hommes qui sont là ! Mais si je suis indigne ou malchanceux, faites du moins que je le voie mordre avant que ne revienne la nuit, que j'assiste au triomphe d'un autre, secoué d'une allégresse toute semblable à la sienne, mais en même temps d'une jalousie qui n'appartiendra qu'à moi seul. »
22 commentaires|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 février 2006
Indisponible ? Quel dommage !
Souvenirs, souvenirs... de lecture !
Ablettes virevoltant dans un miroitement nacré... Lourdes carpes coulées dans le bronze... Brochets marbrés, patients, aux aguets... Et Najard, le nomade... Najard, le pêcheur... Najard piégeant les poissons de la blonde Loire...
Merci, Monsieur Genevoix !
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le 3 mai 2014
Pour tous ceux qui connaissent les joies de longer les berges , de poser une canne , d'attendre la touche et de rêver de ces poissons invisibles encore , ce livre est un enchantement
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le 16 avril 2014
J'avais envie de relire ce classique mais j'aurais volontiers donné quelques € de plus pour une édition un peu plus agréable.
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le 1 décembre 2014
Le plaisir du style et du talent de Genevoix conjugués à la pêche. Najar, Najar, ou donc est-tu passé ?
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le 12 juillet 2011
Bien que Maurice Genevois soit un très grand écrivain, il n'a pas réussi à me faire vivre ses grands moments de pêche.
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le 11 avril 2013
Ce livre ne traite que de pêche à la ligne, mais j'avoue que pêcheur moi-même, c'est bien le plus mauvais livre sur la pêche à la ligne que j'ai jamais eu entre les mains. Je me rappelais avoir lu "La Dernière Harde" et "La Forêt Perdue" de M. Genevoix, académicien, auteur qu'on nous recommandait à l'école car il parlait surtout de la nature et évitait les sujets scabreux. J'avais oublié à quel point son style est boursouflé, faux et pour tout dire mauvais, enflé d'adjectifs utilisés à tort et à travers et de descriptions confuses qui n'évoquent rien. Pour de la bonne "littérature de pêche", je recommande "Pêche à la mouche artificielle de G.-Albert Petit.
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le 8 février 2013
Maurice Genevoix est certainement une belle plume. Erudit et minutieux, il nous fait découvrir sa passion pour la pêche. Hélas, en l'absence d'intrigue,gagné par l'ennui, je n'ai pas poursuivi ma lecture au-delà de 22%.
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