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51 internautes sur 59 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 WAOUH !!! Despentes, le retour !!!
Valentine est une ado bien née (mais pas tant que ça) qui un jour disparaît de la circulation. Deux enquêteuses - la Hyène et Lucie - se lancent à sa poursuite. L'une est charismatique, puissante et lesbienne, l'autre est invisible, pataude et asexuée (mais pas tant que ça non plus). Nous voilà embarqués dans un tourbillon de...
Publié le 8 septembre 2010 par ServaneL.

versus
27 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 à lire, pourquoi pas.
Je ne résume pas l'histoire, lisez les commentaires précédents. Ce roman est tout à fait dans le style Despentes donc il faut aimer. Pour ceux qui ne connaissent pas ces autres oeuvres ce roman peut faire office d'introduction. Ceux qui connaissent J.G.Ballard trouveront des similitudes dans le style, plus trash sur le plan sexuel,...
Publié le 24 septembre 2010 par DucVincent


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51 internautes sur 59 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 WAOUH !!! Despentes, le retour !!!, 8 septembre 2010
Par 
ServaneL. (Midi-Pyrénées, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
Valentine est une ado bien née (mais pas tant que ça) qui un jour disparaît de la circulation. Deux enquêteuses - la Hyène et Lucie - se lancent à sa poursuite. L'une est charismatique, puissante et lesbienne, l'autre est invisible, pataude et asexuée (mais pas tant que ça non plus). Nous voilà embarqués dans un tourbillon de vraie vie qui nous prend aux tripes.

Rarement j'ai lu un ouvrage contemporain d'une telle énergie et pour dire vrai, je pense qu'Apocalypse Bébé est vraiment plus qu'un roman (OK, on dit ça à chaque fois que Despentes sort un nouveau truc...). Mais là c'est la vérité ! Despentes est la seule à écrire vrai sur les vrais gens : les gosses de riches, les beurs, les politiques, les bobos, les religieux, les paumés, les rouges, les fachos, les ados, les quadras, les qui-en-bavent, les qui-en-ont-bavé et tout le toutim. Elle semble sans tabous mais pas dans le but ultime de choquer pour choquer. C'est la seule à ne pas être ridicule lorsqu'elle écrit un chapitre entier sur une ado en parlant à la première personne. Et c'est idem avec tous ses personnages qu'elle saisit parfaitement. Elle réussit à décortiquer le moindre des fragments des cerveaux humains, la plus petite émotion, chaque particularité avec une précision qui file même parfois les chocottes... Est-ce que Despentes a vécu tout ce qu'elle écrit ?
En vérité, ça s'appelle juste le talent.
Avec son nouveau roman, on s'aperçoit dès les premières lignes qu'elle a acquis une maturité indéniable. Pourtant, elle n'a rien perdu de sa niaque (un vrai pitbull, même). Comme quoi maturité ne rime pas forcément avec mollesse... Pas une once, pas un gramme de niaiserie ; pas une scorie ; pas un relâchement.
Rien.
Despentes écrit à la fois avec son cerveau et avec ses tripes ; avec ses convictions et avec sa rage.
Despentes écrit intelligemment.
Despentes ne connaît pas le politiquement correct.
Despentes est féministe.
Despentes est brillante.
Despentes fait tout sauter...
Tout au long du bouquin, on l'imagine sur un ring à distribuer les marrons : pas de panique, y'en aura pour tout le monde !
Ses personnages vibrent littéralement sous sa plume et pourraient difficilement être plus aboutis. L'histoire est passionnante. Le style est puissant. Il ne faut pas non plus négliger l'humour, en particulier certaines répliques de la Hyène qui, franchement, valent le déplacement (cf. Garfield par exemple...).
La fin ? Impossible pour moi de vous en parler ; à la limite, je peux juste vous dire qu'on ferme le livre avec une sorte de brouillard dans la tête. Du brouillard dans la tête et un mauvais goût dans la bouche.
Au final, je pense que Virginie Despentes est une romancière doublée d'une sociologue : une sociocière en somme... (Servane Lusset)
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27 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 à lire, pourquoi pas., 24 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
Je ne résume pas l'histoire, lisez les commentaires précédents. Ce roman est tout à fait dans le style Despentes donc il faut aimer. Pour ceux qui ne connaissent pas ces autres oeuvres ce roman peut faire office d'introduction. Ceux qui connaissent J.G.Ballard trouveront des similitudes dans le style, plus trash sur le plan sexuel, l'époque le permet (et donc l'oblige?). Le style est énergique, simple, concis et efficace, l'histoire sur le même ton, les personnages attachants, la chute est moyenne. Ça casse pas des pierres mais ça se lit bien, je l'ai acheté à la gare et lu en 3h dans le train et posé sur un banc à la fin pour le prochain. Attention tout de même la partie sexuelle est assez crue, c'est pas pour les enfants ^^.
en résumé si vous avez des sous achetez le sinon vous pouvez attendre qu'on vous le donne.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un style très particulier...lisez un extrait peut-être, 28 octobre 2012
Par 
Poison (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
Apocalypse bébé est le dernier roman de Virginie Despentes, auteur plutôt controversée. On retrouve sa patte, dans le thème, la fugue, l’adolescence, les milieux underground, les comportements trash…Une écriture parfois crue, à la limite du vulgaire, et un regard sans grandes concessions sur ses personnages.
Le livre raconte l’histoire d’une jeune adolescente, Valentine. Fille d’écrivain méconnu, abandonnée par sa mère, elle disparait un beau jour. Mais son père semble presque soulagée de son absence, personne parmi ses amies ne s’inquiète, et il n’y a que sa grand-mère pour engager une détective, alors qu’elle avoir plus peur du regard des autres et des on-dit que de ce qu’il pourrait être arrivé à sa petite-fille.
La détective, Lucie, gentille mais plutôt terne et banale ne sait pas par où commencer, elle file des jeunes pour rassurer leurs parents, elle ne s’occupe pas de disparitions. Elle décide alors de contacter La Hyène, une légende dans leur milieu, pour l’aider dans cette enquête. La Hyène c’est une femme à l’âge indéterminée, lesbienne qui s’assume et le crie au monde, prête à tout pour arriver à ses fins et qui n’a pas peur de recourir à la force. Le duo improbable va alors se lancer dans une drôle d’enquête pour retrouver la jeune fille.
On adopte plusieurs points de vue successifs dans le récit. Des fois le narrateur revient, comme pour Lucie, des fois non. Mais ces différents regards vont nous dresser de drôles de portraits des personnages. Personne n’est ce qu’il semble paraitre, et les opinions des autres peuvent parfois diverger franchement.
On relève surtout ce cas pour la jeune fille, Valentine, qui prend la parole dans un des chapitres, à la fin. Qui est cette jeune fille qui semble extrême, prête à tout et sans aucune limite ? Personne ne la connait, ne sait vraiment ce qu’elle aime, ce qu’elle pense. Quels sont ses rêves, ses désirs, ses peurs ? À la fin du livre on n’a pas beaucoup plus de réponses à ses questions qu’au début, mais on a une compréhension plus fine de ce qui se dégage : les gens ne se connaissent pas parce qu’ils se fichent les uns des autres. Personne ne se connait vraiment. Peut-être aurait-il suffit que d’une parole ou d’un geste (peut-être du petit Yacine ?) pour que Valentine soit sauvée ?
Bref, j’ai eu beaucoup de mal à me décoller du lire, très curieuse de connaitre Valentine, ses pensées et ses envies, ce qu’il lui est arrivé. Le style parfois cru m’a surprise au début, mais très vite je me suis habituée, ça ne gêne pas, sauf si vous êtes plutôt…délicat. La fin, cependant, m’a déçu. Elle est en total décalage avec le reste du livre (le lien ? une idée de Big-Brother et de complot à grande échelle, de manipulations). Elle choque, elle est en contradiction presque avec le reste du roman. Et le message qui semble s’en dégager m’a fortement déplu ! Il n’en est pas fait mention avant (ou alors j’ai manqué l’allusion, ce qui est possible) et arrive comme un cheveu sur la soupe.
Je reste plutôt sur ma faim, mais j’ai quand même une bonne impression, générale, sur le livre.
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5.0 étoiles sur 5 Impressionnant, 26 novembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
J'ai adorée ce livre, il me laisse un souvenir de plaisir de lecture, seul bémol, trop de longueur sur les détails des scènes homosexuelles qui m'a donné le sentiment d'être prise en otage d'une sexualité qui n'est pas annoncée, mais ce reproche n'entâche en rien le plaisir que j'ai passé à lire ce roman. A lire absolument
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4.0 étoiles sur 5 toujours efficace !, 19 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
Un des meilleurs romans de Despentes, incontestablement. Le style divise, et je peux comprendre, mais moi, j'adhère : sexe, drug and rock n'roll. Tous les ingrédients habituels sont bien là, avec, en plus, une bonne enquête policière et un voyage. ça, c'est du bonus. Les personnages sont toujours aussi hauts en couleurs. L'intrigue avance par les yeux des différents personnages, ce qui permet d'arriver pas à pas vers la découverte de qui est la jeune fille que tous recherchent, et surtout, quel est le dénouement de l'histoire. C'est bien foutu, un peu trash, c'est du vrai Despentes, que je ne prêterais pas à ma grand-mère !
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4.0 étoiles sur 5 méchanceté jouissive, 14 septembre 2010
Par 
rauch75 - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
Ce qu'il y a de bien avec Apocalypse bébé, c'est que Despentes est vraiment méchante ! Dans une période où on encense des films, des livres, de la musique et des pièces de théâtre qui prônent la douceur, ici, tout le monde en prend pour son grade et l'auteur arrive parfaitement à se glisser dans la peau et à trouver un style tant pour un écrivain sur le retour, une bourgeoise parisienne, une ado paumé, un beurre agressif, une goudou nympho' et apprécie suffisament chacun de ses personnages (même les pires raclures) pour leur donner de la consistance. Donc, même si certaines choses sont téléphonées, totalement pas crédibles, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre Lucie et surtout la Hyéne dans ce road-movie bien trash.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Vous avez dit "Renaudot" ?, 14 septembre 2011
Par 
Gerard Muller "médicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
Apocalypse bébé/Virginie Despentes

D'emblée, on se trouve dans le vif du sujet et le style alerte, simple et percutant de l'auteur va à l'essentiel, sans fioritures. On se dit que ça va « dépoter » ! En un langage branché pour ne pas dire « chébran » des protagonistes , on avance en terrain miné au sein d'une histoire un peu glauque .
Au bout d'un moment, le branché fait plutôt place à la vulgarité et le ton qui se veut actuel c'est à dire fait de raccourcis est sincèrement réducteur avec ses idiomes, sa syntaxe lâche avec une ponctuation fantaisiste. Les anglicismes à la mode non indispensables émaillent le récit ainsi que l'argot de bas étage. L'auteur veut choquer, c'est indéniable.
Nous est offert tout au long du livre une galerie de portraits de personnages plus ou moins sordides juxtaposés sans que l'intrigue y gagne nécessairement et progresse d'un iota. On se trouve comme au point mort : il n'y a pas de rebondissement.
Le feu de l'action initial fait place peu à peu à une braise peu active de par un style trop narratif à l'imparfait avec retour dans le passé et le récit se traîne et le suspense en pâtit.
Je veux bien que cette production de Virginie Despentes soit qualifiée de « littérature de consommation d'aujourd'hui » comme dit un commentateur, mais est-ce vraiment de la littérature ? Je me pose encore la question. En effet, les personnages trop manichéens nous font vite sombrer dans l'ennui que l'intrigue assez insipide ne fait qu'accroître .
Malgré quelques hésitations, je suis allé au bout de ce roman mal ficelé car il y a quand même quelques passages qui valent le détour, notamment des digressions sur les hétéros, les bonnes sœurs et les femmes battues.
P 218 : « Les hétéros se ressemblent toutes, elles préviennent « je ne mange pas de ce pain là » alors qu'on ne leur demande rien, puis elles te sautent entre les cuisses pour te bouffer la chatte sans même te laisser le temps de réagir. »
« L'hygiène de vie austère à laquelle elle se soumettent (les bonnes sœurs), n'interdit pas l'éveil ardent d'une foi supérieure, mais encourage le plus souvent l'idiotie la plus aride . »
Quelques exemples de style : »Dans une agence de privés, faire cracher les créanciers, c'est pareil que nettoyer les chiottes. »
« A part le sexe, rien n'est plus fédérateur que la drogue. »
« L'hétérosexualité, c'est aussi naturel que l'enclos électrique dans lequel on parque les vaches. »
Quelques passages sur la société d'aujourd'hui ne manquent pas de pertinence.
La fin de l'histoire sombre dans un délire à la Barjavel en moins poétique avec le spectre de Big Brother en toile de fond.
Et voilà !!!Vous avez un aperçu de ce qui vous attend. Des sentines barcelonaises aux bourbillons parisiens, l'auteur nous promène en une série d'enthymèmes dont elle a le secret. Et le tout sur un rythme poussif absolument poussif'
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10 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Envie de tout faire péter ?, 31 août 2010
Par 
Pulp "vieux motard que jamais" (métropole) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
Une auteure à la réputation sulfureuse, de bonnes critiques dans la presse, un pitch attrayant; j'attendais beaucoup d''Apocalypse bébé'. J'ai apprécié ce roman par intermittence avant d'être définitivement conquis à l'avant dernier chapitre; celui-ci s'intéressant de plus prêt à Valentine, l'adolescente recherchée. En effet, la disparition de la jeune fille semble être un prétexte pour Virginie DESPENTES afin de critiquer différents milieux (les catholiques, les hétérosexuels, les beurs, les rupins...) à travers une série de portraits sans concession.
Son style est direct, voire cru, et son esprit radicalement anticonformiste. Elle critique la société française sans retenue et laisse peu de place à la romance. Ceci dit, son penchant révolutionnaire a un côté jouissif et `Apocalypse bébé' est un livre que je relirai volontiers.
(3,5 étoiles /5)

NB: Ce roman fait partie de la sélection finale (4 romans) pour le prix Goncourt 2010
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le style Despentes, 16 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
Il faut à mon avis connaitre le style Despentes avant d'ouvrir ce livre
Si vous aimez : alors c'est parfait...vous ne serez pas décu
On la retrouve ici avec le côté sexe, le côté trash de son écriture.
L'histoire est prenante, rythmée. L'ambiance, les personnages mis en scène
sont résolument contemporains. Sexe (cru !) et violence sont entrecoupées de notes d'humour.
Le changement de narrateur lors de certains chapitres imprime un certain rythme,
tout en permettant au lecteur d'appréhender encore un peu plus les caractères
de chaque personnage.. un bel effet de style. La fin : à vous de la découvrir !!
Si on n'aime pas V. Despentes : alors passez votre chemin..
Si pour vous cette lecture est une découverte de l'auteur : à vous de juger mais âme sensible s'abstenir !
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 R.I.P, Amy, 23 juillet 2011
Par 
Philisine Cave - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 (Broché)
Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir...Sans pasticher notre Johnny national, le livre de Virginie Despentes sied parfaitement à cette non-couleur. A part cela, une histoire bien glauque: une jeune ado Valentine, issue du milieu bourgeois parisien, fugue alors même qu'elle est suivie depuis 15 jours par Lucie, une privée paumée de plus de trente ans. Lucie va tenter de la retrouver à l'aide de La Hyène, une freelance efficace et professionnelle, à la violence souterraine. Le périple débutera sa boucle à Paris et passera par Barcelone. Je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher la lecture de cet ouvrage.

Indéniablement, Virginie Despentes sait imposer un style: mi-trash, pro-lesbien, un brin sociologique. Elle présente parfaitement ses personnages Valentine, La Hyène, Lucie, Vanessa, Yacine etc : certaines parties leur sont bien heureusement réservées pour mieux les comprendre. L'intrigue se tient jusqu'à l'arrivée d'Elisabeth: là, on sent que Miss Despentes n'a pas complètement réfléchi à la fin de son œuvre, d'où un flottement et une fin abracadabrantesque, comme dirait un ancien président français, et invraisemblable (vous me direz: " c'est une fiction", soit..mais quand même !). Me posent un problème également :
a) l'emploi de pléthore de "que" , de "qui", ... qui fait qu'à la fin, je caquète !! .
b) un ensemble de personnages caricaturaux à souhait, entre les banlieusards parisiens et les réflexions négatives sur l' hétérosexualité: les femmes considérées au mieux comme des chiennes et les mecs des zobards (me voilà vulgaire maintenant, au secours ! ).

En résumé, bien mais peut mieux faire
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Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010
Apocalypse bébé - PRIX RENAUDOT 2010 de Virginie Despentes (Broché - 18 août 2010)
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