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le 2 septembre 2011
Le livre n'est certes pas facile à lire, il est structuré comme un journal mais ne raconte pas la vie au jour le jour des deux personnages (qui en sont un) mais leur passé. A chaque jour des deux journaux correspond une période de la vie de Simon Simonini et l'Abbée Dalla Piccola. Le premier est un faussaire, diffamateur, et agent secret, agent double, mu par l'argent, la bouffe, et la destruction de tout ce qui ébranle le statu quo de son époque, donc les franc-maçons, les carbonari, Garibaldi, les jésuites et bien évidemment les juifs. Ces derniers sont le bouc émissaire des malheurs de la France et de l'Europe, l'antisémitisme que lui est hérité directement de son grand-père, qui s'était librement inspiré du grand paranoïaque jésuite Augustin Barruel et ses Illuminés de Bavière. C'est un portrait de l'Europe de la fin du XIXe., l'Europe ouvertement antisémite et antimaçonnique, antilibértaire, c'est enfin l'antichambre de ce qui se passerait des années plus tard, l'antichambre de la Solution Finale. Tout se cuisait depuis des années, des Protocoles jusqu'au Mein Kempf il n'y a eu qu'un petit pas. Tout est déjà là avant le Nazisme, il aurait fallu la Grande Guerre et la misère postérieure à ces années pour que les souhaits de ces personnages sinistres de la fin du XIXe. et début du XXe. deviennent réalité. Enfin, un autre point intéressant c'est la personnification de tous ces complots et ces faux, l'œuvre qui a sans doute été l'inspiration de beaucoup de personnages, acquière un nom, un visage et une histoire chez Eco, c'est mélange du vrai et du faux, du fait historique et de la fiction, est un des thèmes de prédilection de l'auteur.
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Sous prétexte d' un journal intime nous allons parcourir l' Europe de l' unité italienne à l' affaire Dreyfus, sans oublier le docteur Freud! C' est la vie d' un faussaire qui va le devenir pour assumer une vengeance et qui va se trouver mêlé de par les services secrets italiens, puis français, puis européens aux différents évènements qui vont balayer l' Europe dans la fin du 19 ème siècle.

Il nous faut toute l' érudition d' un tel homme pour que soient dans le même texte des hommes comme Garibaldi, Dumas, Verne, Freud, Dreyfus , et la liste est loin d' être exhaustive, et cela d' une façon si naturelle. En même temps nous avons une réflexion sur des sujets comme le début de la psychanalyse, l' antisémitisme, la construction de l' Italie, les pogroms en Russie, la franc-maçonnerie, l' Eglise, la construction de l' Italie. Le tout est mâtiné d' érudition et d' humour et pas seulement anglais! N' oublions pas que c' est aussi un roman d' action, un roman d' espionnage, un roman historique, un thriller, un roman psychologique, un essai. Le style est superbe, nous n' arrêtons pas d' apprendre, et tel que le prône Niezctche, de la manière la plus efficace avec le gai savoir. L' écriture est flamboyante, les images originales, les rebondissements constants.

Arriverai je à le résumé en un seul mot, non je vais vous décevoir il m' en faudra au moins 2, car ce livre a tout du chef-d' oeuvre!!!
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le 30 mars 2011
Depuis le Nom de la Rose, Umberto Ecco ne cesse de nous étonner et de nous captiver. Ce texte est passionnant, on a une envie constante à chaque fin de chapitre d'en connaître la suite et de savoir qui peut bien se cacher derrière ce mystérieux personnage qui se retrouve dans une intrigue historique et mystérieuse.
A travers cette oeuvre, l'auteur nous livre également une certaine critique de la société du XIXème siècle et une véritable satyre des peuples: chacun en prend pour son grade au début du texte et cela faite rire, grincer des dents, dégoûte, effraie, angoisse... Bref nous fait passer d'une émotion à l'autre, ce qui est la clé et la magie de la littérature.
L'ensemble n'est pas difficile à lire, néanmoins quelques connaissances générale sur les grands personnages et les faits marquants de la fin du XIXème siècle est tout de même souhaitable pour se référencer.
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le 5 avril 2011
Je ne lis que rarement deux fois un roman, sauf peut-être Dumas, ou Tom Clancy mais Eco toujours. Après le Nom de la Rose et Le Pendule de Foucaut, ce Cimetière de Prague est un roman à tiroirs, un livre que l'on peut prendre par plusieurs bouts, et faire un lecture en sautant certains chapitres lors d'une deuxième lecture bien sûr.
Cette manière géniale de montrer la construction progressive de nombreux faux, du Protocole des Sages de Sion au bordereau de l'affaire Dreyfus est étonnante, la haine de tout, le refus de l'amour et du bonheur comme cause de la haine des autres. Le refoulement et le racisme basique sont à la base de ce roman épique construit comme un roman populaire typique du XIXe siècle. L'antisémitisme plus que primaire tellement ridicule que l'on purrait en rire si l'Histoire ne nous avait pas secoué de manière horrible, est incroyable. Comment pouvait-on écrire des textes aussi ridicules et surtout comment les français pouvaient y adhérer à ce point sans esprit critique aucun, tant les idées et les faits rapportés sont impensables. Ce que ce livre montre mais on le savait déja, c'est que l'antisémitisme était profondément ancré et répandu dans toutes les populations européennes et dans toutes les classes sociales. Il est toutefois étonnant (pas vraiment en fait) que des journalistes français aient fait croire qu'il y avait eu en Italie une polémique soulevant l'idée que Eco fut antisémite. Il faut supposer que ceux-ci n'ont pas lu le livre.
Livre à lire et à relire.
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le 8 mai 2011
Je me suis lancé avec beaucoup d'enthousiasme dans ce roman que j'attendais avec impatience, ayant adoré "Le nom de la rose" ou encore "Le pendule de Foucault".
A la fin de "Le cimetière de Prague", j'avoue tout de même rester sur ma faim: Umberto Eco est un immense érudit et nous fait partager ses incroyables connaissances sur le sujet, mettant en scène avec virtuosité de grands événements historiques (j'ai adoré le récit de l'expédition des mille, me muant en lecteur de Dumas... dont il est d'ailleurs question dans ce chapitre)mais je n'ai pas accroché, de manière générale, à l'intrigue, au récit de Simonini, de cet espion, agent double, falsificateur de génie, antisémite à l'extrême...
Au final, j'ai pris du plaisir à la lecture du style d'Eco, j'ai appris beaucoup de choses sur la montée de l'antisémitisme au XIXeme siècle mais l'intrigue générale ne m'a pas emballée, ou pas assez.
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le 20 mai 2012
Encore une fois, derrière une intrigue qui n'en n'est pas vraiment une, des personnages insaisissables qui apparaissent et disparaissent au gré du récit, une connaissance encyclopédique de la période qu'il nous décrit, Umberto Eco traite de sujets brûlants et totalement inscrits dans l'actualité de ce début du XXIème siècle: l'antisémitisme renaissant, les "théories du complot" qui fleurissent aujourd'hui au moins autant qu'il y a un siècle, le thème des "grands manipulateurs cachés"( autrefois Rotschild, franc-maçons, jésuites, aujourd'hui "riches", CIA ou compagnies pétrolières), le pouvoir extraordinaire et sans contrôle de la Presse et les moyens si faciles de la manipuler...

Après la déception du "Pendule de Foucauld" et de son mysticisme ennuyeux, "Le cimetière de Prague" est à nouveau un grand roman picaresque dont le héros, raciste, opportuniste, homosexuel refoulé aveuglé par la haine des femmes et assassin à ses heures sert de fil conducteur dans une sorte de labyrinthe dont l'aboutissement n'est rien moins que la Shoah et les racines qui lui ont permis de prospérer..

Tout ceci est ponctué de quelques aphorismes inoubliables, dont le plus savoureux reste à mon avis :" les jésuites, ce sont des francs-maçons déguisés en femme..."
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Umberto Eco est né en 1932, médiéviste, sémioticien, philosophe, critique littéraire et romancier il a connu un succès mondial avec son roman Le nom de la Rose en 1980.
Un nouveau roman de Umberto Eco c'est toujours la promesse gourmande de longs moments de lecture érudite avec ce je ne sais quoi qui nous replonge dans la littérature du XIXe siècle, Le cimetière de Prague en est la preuve évidente.
Le romancier qui ne s'en cache pas et d'ailleurs les cite, nous entraîne dans une folle aventure digne des meilleurs Dumas ou Eugène Sue, ces spécialistes des gros pavés truffés d'histoires à rebondissements et de complots machiavéliques. Le roman se déroule entre 1830 et 1890 à travers l'Europe, où le « héros » Simon Simonini faussaire de talent et espion à la solde de tous, croisera dans le désordre, Napoléon III, Garibaldi, le roi Victor-Emmanuel, les Carbonari, les Francs-maçons, les Jésuites, des spirites, j'en passe et des meilleurs, la liste des personnages serait trop longue à énumérer. Il y a foison de complots, des cadavres planqués dans les égouts, des messes noires, un double de Simonini en l'abbé Dalla Piccola, soyons franc, on a parfois un peu de mal à suivre tout ce beau monde dans leurs activités méprisables.
Car c'est là, le parti pris d'Umberto Eco, avoir choisi comme personnage principal de son roman ce Simonini qui s'avère être un ignoble individu, sans aucune qualité, sans morale et surtout animé d'un antisémitisme total qui motive toutes ses actions et toute sa vie. Tous les complots dans lesquels il va tremper n'ont qu'un but, discréditer les Juifs. Cador dans son métier de faussaire, il est bien vite connu sur la place et de toute l'Europe, de tous bords, les mouches attirées par ce miel utiliseront ses services pour créer de faux documents afin de faire accuser tel ou tel, et il finira par devenir le créateur du tristement célèbre Protocole des Sages de Sion, cet évangile antisémite. L'espionite atteint de tels niveaux de complexité que parfois c'en devient ridicule et comique dans les situations, Umberto Eco n'étant pas non plus avare de réflexions pleines d'humour.
Le livre aurait fait polémique en Italie ' j'écris « aurait » car Eco dément et peut-être n'est-ce qu'un coup du marketing ' accusant l'écrivain d'antisémitisme. Pour ma part, je dois reconnaître que ce livre me met mal à l'aise. Umberto Eco n'est pas antisémite, j'en suis certain, mais son roman trop intelligent, trop second degré (voire plus) pourrait être mal lu ou mal interprété.
Le point faible de ce roman, à mon avis, c'est qu'il est trop bien écrit ! Tous les personnages et les faits cités sont réels (sauf Simonini). Eco décrit la manière de mettre en branle le soit disant complot universel fomenté par les Juifs pour conquérir le monde, afin de mieux le dénoncer ' et je maintiens que c'est son but ' mais il le fait d'une telle façon, qu'à la lecture de son roman on ne s'indigne pas réellement de ce Simonini, qu'à suivre ces aventures rocambolesques on se prête au jeu du feuilleton. A compiler tout ce que la littérature antisémite à déjà semé dans l'esprit des gens, qui plus est sous cette forme romanesque admirablement écrite, il concourt à répandre ce qu'il dénonce, « les gens oublient facilement ce qu'ils ont appris et, quand on leur fait prendre pour argent comptant ce qu'ils on lu dans un roman, ils ne s'avisent que vaguement qu'ils en avaient déjà entendu parler, et ils ont confirmation de leurs croyances ». Vertigineuse mise en abîme qui d'un point vue strictement intellectuel est remarquable, mais n'est-ce pas aussi renforcer insidieusement le sentiment anti-juif de quelques esprits faibles. Si Umberto Eco voulait soulever une polémique, il y a là matière à discuter.
Pour conclure, un gros livre qui se lit comme du Dumas pour l'ampleur des aventures et des personnages et si parfois on perd un peu pied ce n'en est que plus grisant. On retrouve aussi toute l'érudition d'Eco à travers les faits historiques et les quelques mots rares (mais pas trop, ici) dont il a l'habitude de parsemer ses ouvrages et qui font mon régal. Umberto Eco fait confiance à notre intelligence pour le lire comme il convient, ne le décevons pas.

« Or précisément cette année, plus ou moins le même texte a paru dans un opuscule à Moscou. Bref, là-bas, ou là-haut si on préfère, on est en train d'organiser une affaire d'Etat autour des Juifs, qui deviennent une menace. Mais pour nous aussi ils sont une menace car à l'abri de cette Alliance Israélite se cachent les maçons, et Sa Sainteté est désormais bien décidée à déchaîner une campagne en bataille rangée contre tous ces ennemis de l'Eglise. Et voilà que, bien bon, tu reviens toi, Simonini, qui dois te faire pardonner la plaisanterie que tu m'avais jouée avec les Piémontais. Après l'avoir si bien diffamée, tu dois quelque chose à la Compagnie. Diable, ces jésuites étaient plus forts qu'Hébuterne, que Lagrange et di Saint Front, ils savaient toujours tout de tout le monde, ils n'avaient pas besoin de services secrets parce qu'ils étaient un service secret eux-mêmes ; ils avaient des frères dans chaque partie du monde et ils suivaient ce qui se disait dans chaque langue née de l'effondrement de la tour de Babel. »
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le 4 février 2012
La polemique d'antisemitisme n'a pas lieu d'etre pour ce livre.
Demarrage du livre tres interessant,drole et bien ecrit.,puis assez rapidement eco se perd dans son intrigue et dans son "besoin"(?) de vouloir faire etalage d'un savoir sans interet qui perd l'auteur et par consequence le lecteur
Du coup l'interet du livre s'en trouve tres vite tres amoindrie et on ne comprend plus tres bien ou l'auteur veut en venir ou quel etait son projet.
On ne sait plus si on lit un roman ou une pseudo these sur les francs maçons ,les juifs ,les faussaires .
Certaines scenes sont particulierement mal amenée et mal ecrite ( je pense en particulier à la description d'une messe noire)
Au final ce livre aurait merité d'etre condensé (retravaillé) .
Cela reste un livre interessant mais laissant un gout d'inacheve au final et donc de deception.
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le 11 avril 2012
J'aurais aimé aimer le livre parce que j'ai adoré, comme beaucoup, "Le nom de la Rose" et "Le pendule de Foucault", parce que les livres théoriques les plus abordables de M. Eco (sur la beauté, la laideur, de Superman au Surhomme, etc) sont un régal d'intelligence et de savoir et surtout parce qu'avec lui, on a toujours l'impression de sortir meilleur d'un de ses livres (même si on est passé à côté des 3/4 de ce qu'il nous offre).
Mais quand ce qui faisait l'admiration (ces digressions instructives) devient système, réflexe, savoir pour le savoir, je lâche...
J'ai eu la désagréable impression que là, Umberto Eco "faisait du Eco". Sur le coup, l'intrigue n'avance que par à-coups entrecoupés de longs développements pas forcément intéressants pour l'action (pour caricaturer : prière de ne pas citer le nom d'une rue sinon nous avons droit à 3 pages sur son historique!! On n'est pas dans "Métronome" que je sache!).
M. Eco voulait faire du personnage principal le "héros" le plus détestable de la littérature, il a surtout réussi à le rendre ennuyeux.
J'aurais vraiment aimé aimer le livre.
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Bien sûr Eco est un monument, et comme toujours il est bien mal venu de jouer les petits aboyeurs de la caravane qui passe. Il faudrait pourtant que je louange, j'adule, je vénère le monstre sacré pour garder une chance de revenir dans le club des 100 dont de perfides concurrents m'ont chassés.

Mais les faits sont là, à la page 165 je jette l'éponge. Ras la caquette de cette somme de petites scénettes qui semble toujours nous annoncer une trame qui se dérobe sans cesse pour nous amener vers d'autres labyrinthes. C'était bien parti ? Un type qui déteste tout à la fois les français, les allemands, les piémontais, mais aussi les juifs les jésuites et les curés en général friserait presque la note parfaite s'il avait ajouté les anglais et mon voisin qui traîne ses chaises sur son carrelage à 11h00 du soir.

Mais voilà une fois passé ce mode rewind de la détestation ordinaire on tourne en boucle, pour finir en pause.
Une affaire qui commence par un régal et passe rapidement à l'indigeste. Même si c'est bien écrit et certainement plein d'érudition, cette navigation à vue et cette lenteur à l'allumage ne conviendra pas à une certaine sorte de lecteurs. Mais que chacun se fasse son opinion.
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