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le 31 octobre 2012
LA RÉPARATION, de Colombe Schneck
Que pourrions-nous offrir de mieux à nos morts? Nos propres souvenirs, notre amour posthume? Mieux encore, peut-être : une vigilance renouvelée, jointe au désir obstiné de savoir le pourquoi et le comment des "jours de leur mort". Lorsqu'il s'agit d'une très jeune victime de la barbarie nazie, l'exercice est doublement nécessaire, et le cheminement mémoriel semé d'embûches et d'incertitudes. Car que savons-nous, objectivement, de celle à qui tout avenir fut précocement ravi. À celle qui demeurera à jamais un être en devenir, quelle juste "réparation" offrir, quelque soixante-dix ans après les faits?
Colombe Schneck creuse depuis quelques années un sillon qui se révèle plus riche à chacun de ses livres. L'émotion, distillée avec une pudeur extrême s'attache ici, douloureusement, à des plaies familiales que la mémoire serait heureuse de ne pas raviver. Les tentations, pour une femme de son âge, ne manquent pas qui l'inciteraient à se détourner de telles épreuves, mais on ne choisit pas ses souvenirs, et encore moins ceux qui surgissent au cœur de la nuit.
C'est une incitation maternelle, captée sur l'instant d'une oreille distraite, qui déclenchera le long processus aboutissant à ce beau livre. En donnant à sa nouvelle-née le prénom de la cousine de sa mère, gazée en 1943 à Auschwitz, Colombe Schneck liera leurs destinées, s'imposant du même coup l'obligation morale de tout dire d'une vie brisée dont elle ne sait encore rien.
Pendant des années, elle avait compulsé chaque semaine des albums de famille qui attendaient d'être mis en paroles ; les vraies questions ne venaient pas – pudeur, vieilles habitudes de silence héritées de très longue date -, et lorsqu'elles venaient, les réponses étaient si évasives que mieux valait attendre la prochaine fois, puis la prochaine…
Le passé va se reconstituer comme un patchwork : une photo miraculeusement retrouvée, des messages, des confidences faites dans d'improbables rencontres transcontinentales. Colombe ne peut compter sur les révélations d'une mère (Hélène), "cadenassée" dans le monde d'antan, ni sur les témoignages de Ginda, la grand-mère lituanienne, qui a refermé à bon escient les grilles de ce monde fantôme pour vivre pleinement au présente. Comment le lui reprocher : 31 membres de cette famille avaient disparu pendant la guerre, 95% de sa communauté, qui jusqu'en en 1936 se croyait intégrée, avaient été exterminés.
Pour tracer la si brève histoire de Salomé, il fallait un don pour la détection, un sens du tragique et du romanesque, une réceptivité et une patience singulières, une aptitude à nouer le présent de l'enquête et le passé rapproché, le temps lointain du ghetto et l'instant de la mort imminente. "Val de Grâce" et "L'Increvable Monsieur Schneck" manifestaient déjà l'essentiel de ces qualités, mais l'auteur va encore plus loin, nous plongeant d'entrée de jeu dans l'horreur nue, puis échafaudant et orchestrant la partition des témoignages personnels, l'articulant à celle de l'Histoire jusqu'à faire surgir, strate après strate l'image vivante, les visages de chair et de sang de ses parentes Macha et Raya, de sa mère, de son oncle Pierre. Tous ces êtres gravitent autour de Salomé, dont le fantôme finit lui aussi par s'incarner autant qu'il le pourra jamais. Nous découvrons alors une enfant angélique, miraculeusement douée pour la vie, et qui jusqu'au bout usa de ses ressources pour rendre aux siens tout l'amour dont elle était porteuse. Ses derniers instants, évoqués avec une admirable discrétion, sont un des deux "pics" émotionnels du récit. On nous permettra de ne pas évoquer le second, encore plus bouleversant, qui dévoile, derrière l'enfant, la figure énigmatique, majestueuse, fascinant, de celle qui décida souverainement de son sort, tranchant entre les innocents qui connaitraient une mort immédiate et ceux qui se devaient de survivre…
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le 13 novembre 2012
J'appréhendais un peu le côté lourd et pesant. L'histoire de la famille de Colombe est particulièrement intéressante sur l'aspect des liens familiaux très forts malgré le drame. Un livre sur la famille, l'envie de vivre, vivre quoi qu'il en coûte (ce qui peut être parfois difficile à comprendre quand on découvre la vérité sur sa famille) et les non dits si dévastateurs. Très beau.
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Avec La réparation, Colombe Schneck dévoile un lourd secret familial dont la teneur n'est pas rappeler Le choix de Sophie. Puisqu'il s'agit des siens, la romancière a décidé de s'impliquer, de raconter son enquête par le menu et notamment comment elle a réussi à passer outre les tabous et l'oubli volontaire des témoins et rescapés de cette période tragique. Le contexte est celui d'un ghetto juif en Lituanie, liquidé en quasi totalité par les allemands. Colette Schneck, pour des raisons personnelles, s'attache en particulier au destin d'une petite fille prénommée Salomé, sacrifiée sur l'autel de la barbarie, comme tant d'autres. On sent bien la volonté d'être pudique, de dire les choses sans trémolos dans l'écriture, avec l'évidence des faits avérés. Cela donne un livre dont le style est celui d'un reportage, proche par le ton d'un documentaire de cinéma ou de télévision. Il ne s'agit pas de remettre en question la sincérité ou le courage de Colombe Schneck. Mais de s'interroger sur la façon dont un écrivain se "met en scène" dans cette reconstitution. Le sujet est difficile, triste euphémisme, et l'auteure ne trouve pas, du moins pas toujours, l'équilibre entre la retenue et l'émotion. D'autant plus que la multitude de personnages, avec leur descendance, contribue à égarer un lecteur qui a le sentiment étrange d'être parfois pris au piège de la compassion forcée.
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Pour son nouveau roman, Colombe Schneck continue d'autopsier sa propre personne. Si ces précédents livres tournaient plutôt autour de problèmes contemporains (l'amour, la célébrité, la maternité, ...), cette "Réparation" revient sur une des plus sombres périodes de l'Histoire du XXème siècle : la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Si ce thème a retenu l'attention de Colombe Schneck, c'est parce qu'une partie de sa famille a été déportée dans les camps de la mort depuis leur Lituanie originelle. Et si l'auteur se confronte "enfin" (c'est elle qui le dit ainsi) à son histoire familiale, c'est car un ensemble d'épiphénomènes l'ont amenée à comprendre qu'elle ne pouvait atrophier cette partie de sa généalogie, malgré l'omerta quasi absolue mise en place par sa mère et sa grand-mère.

Le fil conducteur du livre est la "coïncidence" qui resurgit un jour chez l'auteur : sa fille s'appelle Salomé, comme la cousine de sa mère qui a été tuée par les nazis alors qu'elle n'était âgée que de cinq ou six ans. Ce brusque souvenir arrive suite à un coup de téléphone d'une commission d'indemnisation des victimes juives de spoliation et qui lui propose 1500 au titre des biens qui ont été confisqués à sa famille durant cette période.

De cette "rationalisation" de la souffrance mémorielle, Schneck va s'atteler à retracer toute l'histoire qui a entouré la disparition de la jeune Salomé. Un devoir de mémoire, évidemment, mais surtout une lutte acharnée contre l'oubli, contre l'omission.

Le sujet est intense, l'auteur manie la plume avec brio, mais malheureusement le lecteur ne parvient pas à se sentir réellement concerné par l'histoire. La faute à un style parfois un peu froid, un peu trop axé sur l'Histoire, sans doute pour éviter l'autre écueil qui aurait été de tomber dans le sentimentalisme mièvre. Certes, cela Colombe Schneck l'évite. Mais cela procure une impression étrange au lecteur, celle de lire un essai plutôt qu'une biographie familiale et personnelle.

Puis, soudain surgit LA révélation de ce roman. Et là, le lecteur prend une claque à peu près aussi énorme que l'auteur quand elle a appris ce fait. En quelques mots d'une simplicité déconcertante, Schneck parvient à nous donner la quintessence de cet ouvrage. Elle résume ainsi toute cette dramatique période avec ces horreurs et surtout les terribles choix que certains ont dû avoir à faire. Cela est trop rarement évoqué quand on raconte cette période. On parle souvent des horreurs criminelles des nazis, mais jamais des choix de vie que certains Juifs ont été contraints de faire, avec tous les bouleversements psychiques que cela a pu occasionner par la suite. Pour cela au moins, il faut lire cette "Réparation", quitte à regretter le début un peu trop timoré...
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le 8 mai 2013
Un récit d'une grande sensibilité... Je n'ai pas eu l'impression d'être prise au piège de la compassion. L'auteur nous livre un secret de famille mais au travers de cette histoire familiale, elle livre aussi une histoire collective. En maîtrisant son style, en faisant progresser l'intensité dramatique, elle joue le jeu du romancier. Avec brio. Son enquête culmine dans la découverte d'un choix que firent certains afin de survivre aux chambres à gaz. L'auteur dévoile alors un tabou, avec beaucoup de délicatesse. Notre esprit a d'ailleurs du mal à enregistrer l'information. On relit plusieurs fois le passage. On finit par admettre, sans juger, mais bouleversé. C'est là le tour de force de l'auteur.
On croit parfois avoir beaucoup lu ou entendu sur un sujet. Mais les guerres n'en finissent jamais de régurgiter leurs vestiges sanglants.
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le 4 mai 2014
Une femme enceinte de son deuxième enfant donne, sur l'avis d'une amie le prénom Salomé à sa fille. Elle se souviens, quelques temps plus tard, la demande de sa mère lors de sa première grossesse "si c'est une fille, pourras-tu lui donner le prénom de ma cousine, décédée, dont il ne reste rien. Elle s'appelait Salomé."
Qui est cette Salomé, dont il ne reste rien? Cette enfant qui entre deux grossesses à laisser germer, inconsciemment, son existence dans la vie d'une cousine inconnue près de 50 ans après sa mort.
La recherche d'une histoire parmi les histoires, la recherche de son histoire dans l'Histoire. Le chemin d'une vie à la recherche d'une vie, au travers les récits familiaux de ceux qui restent pour faire exister celle qui, il y a quelques temps, n'existait pas encore...
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le 20 mars 2013
J'apprécie les livres de Colombe Schneck pour leur vérité. L'histoire des nôtres a besoin d'être dite, chacun à sa manière, avec son ressenti, ses impressions, sa vie passée et présente, sa philosophie de l'existence.
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le 18 janvier 2016
La réparation est un tout petit roman dans lequel l’auteur, à travers l’histoire de sa famille, traite de la Shoah et de ses répercussions sur les générations suivantes. Il semble que Colombe Schneck a un jour ressenti le besoin de se plonger dans les secrets de sa généalogie et ce livre est le résultat de son enquête qui va la conduire jusqu’en Israël ou dans le ghetto de Kovno en Lituanie. Alors bon, elle se pose elle-même la question de sa légitimité (une fille en sandales dorées peut-elle écrire sur la Shoah ?) et j’ai lu plusieurs commentaires assez négatifs allant dans ce sens, je trouve ça déplacé car qui sommes-nous pour décider de la légitimité des gens ? Chacun écrit ce qu’il veut, peut ou doit – c’est selon – et ensuite le lecteur décide de lire, ou pas, et d’apprécier, ou pas. Point. Après, cela n’empêche pas de dire que oui, je trouve que le livre manque un peu de profondeur, oui j’ai lu des choses beaucoup plus abouties sur le sujet, je pense aux Disparus de Daniel Mendelsohn par exemple, pour autant je ne me permettrai jamais de juger si quelqu’un peut ou non écrire sur tel ou tel sujet. Par contre, je trouve que l’écriture un peu trop journalistique dessert la lecture et qu’au final on en garde un sentiment d'inabouti.
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le 3 octobre 2012
Avec un style rapide et agile, "La réparation" informe au lecteur de ce qui s'est passé au ghetto de Kovno, assez peu connu d'ailleurs. En même temps, Colombe Schneck présente le dilemme des plus dramatiques choix dans la vie et leurs conséquences et cela d'une manière très simple, comme si cela allait de soi.

Le seul défaut que j'ai trouvé dans ce livre c'est l'insistance de la narratrice sur ses propres sentiments et sensations, d'autant plus que ses dilemmes à elle ne se dénouent pas; le sujet du livre n'étant pas SES sentiments mais tout autre chose, il ne s'avère pas nécessaire d'en parler tant que ça.
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le 9 février 2016
Bouleversant récit d une quête initiatique
Le choix du prénom de sa fille ouvre une brèche dans un pan caché de l histoire familiale de l auteur
On a l impression de tout connaître sur la solution finale et on apprend toujours
Je n avais aucune idée de l étendue de l extermination des Juifs Lituaniens
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