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54 internautes sur 62 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le grand roman de la crise
Mais qui est John Galt ? Et qu'est-ce que l'intérêt général ?
Ce roman est plus qu'un simple roman. Il s'agit du livre le plus influent aux Etats-Unis après la Bible, nous est-il précisé... et pour cause.

A l'heure où nous nous enfonçons dans une crise profonde et très probablement durable, fruit des...
Publié le 15 juin 2012 par Johan Rivalland

versus
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3.0 étoiles sur 5 Du pour et beaucoup de contre
Selon Ayn Rand l’Etat est un parasite qui se nourrit de l’économie pour en retirer les ressources indispensable à sa survie. La forme extrême de cet organisme prédateur est l’Etat providence qui n’hésite pas accroitre sa razzia pour entretenir une vermine sociale improductive. Seul l’avènement du...
Publié le 14 juillet 2012 par Arribat


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54 internautes sur 62 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le grand roman de la crise, 15 juin 2012
Par 
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
Mais qui est John Galt ? Et qu'est-ce que l'intérêt général ?
Ce roman est plus qu'un simple roman. Il s'agit du livre le plus influent aux Etats-Unis après la Bible, nous est-il précisé... et pour cause.

A l'heure où nous nous enfonçons dans une crise profonde et très probablement durable, fruit des errements du passé (et du présent), aucun ouvrage ne me semble mieux à même d'expliquer les ressorts de celle-ci.
Cette fresque romanesque constitue une excellente représentation de l'état d'esprit qui règne dans le monde occidental, notamment en temps de crise, avec tous ses simplismes et ses visions caricaturales.
Un monde de conformité et d'apparences, avec ses mondanités et ses postures faussement humanistes ou empruntes de générosité.
Un monde d'opposition entre des intellectuels doctrinaires, représentants d'associations prétendument "altruistes", du type "les Amis du Progrès mondial", en réalité des médiocres et des lâches et, à l'inverse, les méchants capitalistes, souvent en réalité des êtres ingénieux et créatifs, accusés de tous les maux, au premier rang desquels l'égoïsme, concept abstrait et caricatural, bien pratique pour exprimer l'envie suscitée par ceux qui, s'achetant une bonne conscience à bon compte, y opposent de beaux concepts dits "progressistes", qui ne valent généralement que pour les autres et impliquent bien peu leurs initiateurs.
C'est à ce titre que l'on peut parler de "roman de la crise", celui-ci étant idéal à lire en cette période, pour mieux en comprendre les ressorts et en quoi les erreurs se répètent hélas. Aux mêmes causes les mêmes maux. A moins que l'on change enfin les paradigmes de base qui guident toute action...

Un roman extrêmement captivant, qui vous prend littéralement aux tripes. Absolument bouleversant, comme peut l'être un concerto de Rachmaninov (les deux vont d'ailleurs particulièrement bien ensemble).
Une histoire qui suscite tour à tour l'enthousiasme, l'espérance, la rage, le sentiment de révolte et le désespoir, mais aussi l'admiration face au courage, à la volonté, à la détermination et à l'action.
Une analyse implacable de l'esprit humain, de la société, de la cupidité et la méchanceté humaine, du mal qui se cache non pas là où on le croit, mais tout au contraire là où on prétend créer le Bien, sous les apparences de la générosité, l'altruisme affiché, le prétendu intérêt général ou bien commun. Une véritable destruction de tout bon sens et de toute créativité ou intelligence.
Un roman à la fois éminemment philosophique et une leçon d'économie incomparable.

Roman profondément philosophique, portant à la fois sur la politique, l'économie, la propriété, le droit et plus fondamentalement sur l'idée de liberté, un chef d'oeuvre absolu, au coeur de la psychologie de l'homme ou des foules, une pépite rare qui vaut la peine d'être lue.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bienvenue à l'hypnose..., 6 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
Ce livre est étonnant. Je n'en suis qu'à la moitié et je pense qu'il ne fera pas long feu. Le language est superbe. Enfin une vraie lecture avec des phrases denses et des déroulés construits. On est loin de la lecture de gare, du roman sans saveur qui ne vise qu'à satisfaire les instincts les plus basiques. Ici les mots ont un sens et les concepts pas toujours facile d'accès. On déguste du vin de garde bien charpenté, pas de l'eau sucrée...Avec un peu d'effort, la satisfaction est là et on prend plaisir à refléchir. Mais il vaut mieux s'isoler et ne pas être dérangé.
Sur le fond, le message est surprenant pour qui baigne depuis sa naissance dans la bonne vieille sociale-démocratie européenne. On peut en être dérangé ou pas. Au mieux, le livre peut aider à clarifier ou faire émerger un sentiment latent (qui crée de la valeur dans une société ? / les gens doivent-ils être traités de manière égale alors que leur contribution ne l'est pas ? / tout système politique a t'il une tendance naturelle à promouvoir les improductifs ?...) au pire, il offre un contre-point. Chacun aura sa vision personnelle.
Mais il faut le lire.
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52 internautes sur 63 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une traduction superbe d'un livre formidable..., 24 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
Le livre Atlas Shrugged est l'un des meilleurs exemples de la litterature americaine et la traduction de celui-ci est magnifique. Je viens de commencer a le lire et je n'ai pas pu le poser. 300 pages plus tard, je me suis trouve dans un autre monde. J'ai hate de le finir pour en resoudre le mystere mais au meme temps, je ne veux pas perdre les personnages (mes amis et leurs ennemis) qui sont tellement reels.
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Toute une saga en un seul livre!, 18 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
Que dire de ce roman, tant il est vaste et riche? Et puis j'ai le sentiment que beaucoup de choses ont déja été écrites à son propos. On reprochera ce qu'on voudra à ses principaux personnages, mais dans ce cas, il y aurait bien plus de reproches à émettre à propos d'autres héros de grandes fictions... Je pense que cela provient du fait que nous avons facilement tendance à assimiler son récit et ses personnages à d'autres, bien réels, de notre temps. Alors on se surprend à s'exclamer: "Ah, mais ça, c'est parfaitement invraissemblable! c'est moins simple que ça, dans la réalité!"

Allons, donc; c'est tout de même un roman, ne l'oublions pas, dont la première vocation est de nous faire passer un bon moment!

Il y a dans ce livre une métaphore évidente, bien sûr, mais il n'est tout de même pas un récit satyrique, ni ne prétend être une exacte métaphore de notre réalité d'aujourd'hui. Comment le pourrait-il, ayant été écrit il y a plus d'un demi siècle?

Si me risquais à tenter de le critiquer sur ce point, moi aussi, en me plaignant de ce que ses héros sont trop riches, trop intelligents et trop beaux pour être plausibles, alors il me faudrait accepter que leur histoire se termine bien vite! Leurs ennemis n'auraient aucune peine à les discréditer, et ainsi, à se débarrasser d'eux. Dagny Taggart, "chef de produit chez X", serait bien vite mise à la porte. Elle ne parviendrait pas à retrouver un job. Elle se retrouverait à la rue, cliente aux aides sociales. On la dirigerait vers une assistante sociale psychologue chargée de discrètement évaluer la gravité de son état mental lorsqu'elle commencerait à parler du "moteur" et des sinistres agissements de son frère, etc., etc.
Henry Rearden, lui, aurait perdu son procès, bien sûr, et la presse l'aurait bien vite torpillé en l'accusant d'être un personnage à la fois fantasque et autoritaire: un de ces Geo Trouvetou de Concours Lépine qui croient que "c'est arrivé"; un égocentrique et un paranoïaque, etc., etc.
En fait, seul James Taggart est bien plausible, dans cette histoire, car on ne compte plus, en effet, les personnages de notre siècle qui lui ressemblent fortement ou lui ont fortement ressemblé. Il ne nous parait pas le moins du monde implausible qu'un raté et/ou un pervers soit investi de hautes responsabilités et recueille tous les honneurs, etc., etc.
Cette reflexion, en passant, me fait me demander si ce ne serait pas plutôt notre perception de la réalité qui serait invraissemblable.

A ceux qui hésitent à acheter ce livre et qui n'ont pu comprendre ce que je viens d'expliquer, je dirais qu'il est possible de le comparer à "1984", par George Orwell, sauf que "La Grève" (ou "La Révolte d'Atlas" dans son autre titre) est beaucoup plus long, sans le paraître car il n'ennuie jamais, et que son contexte ressemble beaucoup plus à notre société d'aujourd'hui, beaucoup à celle d'aujourd'hui, même.

J'avais précédemment lu la version originale en langue américaine de ce roman, intitulée "Atlas Shrugged", puis une autre en langue française qui n'existe qu'en livre .pdf, avec pour titre "La Révolte d'Atlas", et qui me semble meilleure que cette dernière là parce qu'elle est plus littérale et exacte par rapport au texte original, et qu'elle est enrichie de notes explicatives intéressantes de surcroit, en dépit de quelques coquilles. Mais je déplore surtout qu'il ne soit pas possible de lire également cette dernière version sur une liseuse, compte tenu de ses poids et encombrement. C'est uniquement pour ces dernières raisons que je ne donne que quatre étoiles à cette version de cet extraordinaire roman.
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44 internautes sur 56 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre indispensable, 2 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
Malgré l'épaisseur de cet ouvrage, en ces temps de crise mondiale, ou la corruption, le mensonge, et l'état tout puissant nous dirigent, il est temps de remettre les choses à leurs places et de revenir au fondamentaux de l'humanité et de son économie. Je conseille la lecture de ce livre à tous, et surtout aux plus jeunes pour avoir une autre vision de monde que celui que les gauchistes de l'éducation nationale leurs ont rentré de force dans le crane. L'individu est le centre de tout. L'état devrait être au service de l'individu et pas le contraire. Si vous souhaitez avoir l'occasion de vous ouvrir à une autre vision des choses que celle qu'on vous a servi depuis tant d'années, lisez ce livre, c'est un régal !
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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Liberté Chérie, 5 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
A la fin des années 50, une bonne partie de la planète subissait sous une forme ou sous une autre, la dévastation du socialisme.
C'est à cette époque qu'un énorme roman entreprenant de démolir méthodiquement cette idéologie vit le jour aux Etats-Unis. Ayn Rand (1905-1982), exilée russe d'origine juive, en était l'auteur aussi inspirée que déchaînée.
Disons tout de suite que cet ouvrage torrentueux, relevait en effet autant de l'imprécation que du récit. Ce haussement d’épaule titanesque (Atlas Shrugged) secouait rudement les canons du conformisme bien-pensant. Mais comment pouvait-il en être autrement pour cette femme passionnée, qui avait connu de près le communisme, qu'elle vit naître, et croître dans sa patrie d'origine ? Les Bolcheviques avaient spolié la pharmacie paternelle, ruiné les espérances prométhéennes que jeune fille, elle nourrissait en un monde meilleur, et tenté de détruire sans le moindre état d'âme, tout ce qui représentait pour elle la force et la liberté de l'esprit humain. Autant dire qu’elle fut vaccinée très tôt et définitivement contre cette calamité.

Pourtant, plutôt que de dépeindre l'enfer concentrationnaire soviétique, Ayn Rand préféra décrire comment cette idéologie peut aussi imprégner en douceur une société libre pour en miner les fondations et en empuantir l'atmosphère. Ce faisant, elle fit des Etats-Unis, pays libéral s'il en fut, le théâtre de cette transformation, et son œuvre se révèle étonnamment visionnaire de ce qui est en train d'arriver à toutes les nations démocratiques « occidentalisées ».

Dans ce roman, le mot socialisme n'est pas même écrit. Pourtant il n'y a pas de doute. Ce mal qui de la première à la dernière page, gagne insidieusement tous les étages d'une société florissante, et qui a la prétention, tout en la pourrissant peu à peu, d'apporter davantage de justice, d'égalité et de progrès social, fait soi-disant de fraternité et d'amour, ce tissu d’âneries sournoises, ce n'est rien d'autre que cette doctrine à laquelle nos gouvernants se targuent d'adhérer corps et âme depuis plusieurs décennies !
Ayn Rand décrit le mécanisme diabolique qui conduit peu à peu à mettre en place le sinistre échafaudage intellectuel qui sous couvert de solidarité et de bonnes intentions, n’aboutit qu’à dresser les gens les uns contre les autres au nom de la lutte des classes et à démolir progressivement tout ce qui fait la cohésion sociale. En offrant notamment en pâture tous ceux qui affichent une réussite trop évidente, au populisme revanchard le plus primaire qui soit. En invoquant dans le même temps le principe trompeur de redistribution sous contrainte étatique des richesses, tout en en planifiant la production par un imbroglio contradictoire de réglementations, de seuils et de quotas. Et bien sûr, en taxant toujours plus les plus aisés, afin soi-disant de réduire les inégalités et surtout de séduire ceux qui sont assez niais pour croire qu'ils peuvent avoir des droits acquis sur les fortunes construites par d'autres qu'eux, grâce à l'audace et à l'esprit d'initiative.

Les esprits grincheux auront beau jeu de relever les longueurs qui plombent quelque peu ce récit. On peut même être rebuté par sa touffeur luxuriante. Il y a des naïvetés également dans la narration des aventures picaresques de ces héros audacieux, qui tentent de s'opposer avec vaillance à l'emprise grandissante d’une froide et prétentieuse bureaucratie dirigiste. La foi inébranlable dans l'individualisme qui les anime semblera caricaturale a certains, tout comme le peu d'élévation spirituelle apparent, caractérisant leur morale fondée sur le pragmatisme.
Pourtant, dans cette fabuleuse odyssée, dans les personnages hors normes qui la peuplent et qui véhiculent cette philosophie, il y a quelque chose de troublant, de vrai, d'attachant, et en fin de compte d’assez bouleversant. Ils sont malgré tout, très humains dans leurs passions, leur manière de vivre et de raisonner.

Tout au long de l'ouvrage, le lecteur est tenu en haleine par une question lancinante : Qui est John Galt ? Sans lever le voile, disons qu'elle sous-tend une inexorable descente aux enfers, jusqu’au paroxysme final, en forme d’apocalypse. L'évidence fracassante est alors révélée au peuple qui sort enfin de sa léthargie. Une roborative tirade qui s'étend sur plus de 60 pages et qui par sa portée messianique, réduit à d'insignifiants vagissements les vitupérations des soi-disant "Indignés", "Altermondialistes" et autres "Occupy".
Les héros prométhéens d'Ayn Rand sont alors en mesure, à l'issue de ce moyen-âge des temps modernes, de propager un message simple, limpide, naturel, appelant à faire en sorte que s’exprime en toute liberté, en toute responsabilité, « ce qu’il y a de meilleur en nous ! »
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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un point de vue qui montre le côté humain du libéralisme absolu et le côté sombre d'un dirigisme total., 13 décembre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
Ayn Rand va trop loin dans sa vision et promet la fin du monde dans une lente agonie pour les adeptes d'un socialisme fort et forcément mal dirigé (selon elle). Mais... Elle montre le côté humain et terriblement méritant des gens qui se démènent pour créer, construire et entretenir le monde. Il y a une intrigue, du suspens, une qualité d'écriture certaine, claire et entrainante. Sa philosophie se tient au niveau logique et Rand brille d'intelligence et de sensibilité, même si sa vision du monde n'est pas la mienne. Il faut dire aussi qu'Ayn Rand a réussi sa vie aux Etats-Unis alors que son pays natal, l'URSS sombrait dans le communisme (il faut lire "nous les vivants" pour comprendre sa vision de cette période). On comprend mieux son éloge du libéralisme total et sans contrôle comme une contre-réaction, une revanche face à ce qu'elle a vécu. Il y a aussi des sentiments, des histoires d'amour qui m'ont personnellement touchés... On pourrait la croire calculatrice et froide, mais non. Elle exprime dans ce livre une sensibilité humaine et artistique certaine. Les 1000 pages et quelques se lisent en un peu plus d'une semaine. On est en haleine durant toute la lecture. On aura après cette lecture peut-être un peu plus de remords à se complaire dans la fainéantise et l'assistanat.
Quant à sa promesse de fin du monde dans le cas où l'on s'éloignerait trop de son point de vue et de sa philosophie... Cette "menace" (et ce n'est pas vraiment une menace d'ailleurs, mais une vision d'artiste) n'est certainement pas infondée. Pour avoir été amenée à cette vision, elle a certainement analysé l'effondrement progressif de sa patrie de naissance (URSS) et le développement et le dynamisme ( à son époque en tout cas ) de sa patrie d'adoption (USA) qui lui a permis de reconstruire sa vie et de se réaliser en tant qu'auteur.
A ceux qui lui reprochent trop de raison et pas assez de coeur : bien sûr, Ayn Rand se méfie des sentiments. Mais elle ne s'en prive pas pour autant. Un proverbe africain dit " il faut avoir la force de sa raison et non la raison de sa force", celà rejoint peut-être la philosophie de Rand. La seule objection (et elle est de taille) que je vois à la pensée de Rand, c'est que l'homme est souvent bien faible et pas toujours pourvu de beaucoup de raison. Elle ne pardonne absolument pas la bêtise, l'indécision, le manque de conviction, ... Un dégoût marqué à un tel point qu'on se demande si son rêve ne serait pas une bonne solution eugéniste (car c'est un peu ce que promet le livre) pour ne gardez que "les meilleurs des hommes..." En tout cas, je ne suis pas sûr que j'en ferais partie "de ces meilleurs hommes" et que s'il fallait faire la sélection, elle m'abattrait froidement (au moins en imagination dans un roman). Mais j'en souris, et je lui pardonne, car elle a du talent, et parceque sa vision extrême reste dans la philosophie et l'imaginaire et non dans la politique et la vie réelle.
Désolé pour ceux qui penseront que mon commentaire manque d'intérêt ou de limpidité, un avis clair, juste, et tranché n'est pas toujours simple à donner, tout le monde n'est pas "John Galt".
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dérangeant, 14 septembre 2012
Par 
Sir "Sir" (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
Ayn Rand est une femme écrivain d'origine russe ayant traversé les premières années du communisme avant d'émigrer aux Etats-Unis.

Ce roman est un très grand best-seller aux Etats Unis publié en 1957 qui est aujourd'hui très influent et représentatif d'un mode de pensée américain.

A travers les personnages très attachants ou déroutants de Dagny Taggart, Francisco d'Anconina et de Hank Rearden, à la fois excessifs et crédibles, vous suivrez les aventures de ces bâtisseurs d'empires industriels du chemin de fer et de l'industrie métallurgique,image traditionnelle des entrepeneurs américains. Pourtant, dans ce paysage en apparence connu, de nouvelles données se font jour. Alors que certains se battent pour leur indutrie, leurs projets et l'innovation , d'autres tendances, plus obscures poussent à contrôler les créations de richesses pour mieux les répartir. C'est un jeu de pouvoir et d'influence à Washington qui s'exerce sur l'économie au nom de principes.
Mais bientôt, toujours de façon imperceptible ou incompréhensible, ceux qui sont les créateurs et les entrepreneurs disparaisssent mystérieusement et la conduite des affaires économiques du pays demande toujours plus d'intervention de Washington. Une véritable quête du sens commmence pour Dagny Taggart.

Ce roman-fiction est étonnant et très dérangeant pour ceux qui ne sont pas anglo-saxons. A partir d'idées assez simples et communément admises sur la libre-entreprise, l'auteur nous conduit progressivement à des raisonnements qui m'ont semblé excessifs mais dont je peux imaginer l'influence dans la société américaine.
J'ai beaucoup aimé ce livre dont je réprouve les idées sous-jacentes qui sous le prétexte de condamner l'interventionnisme de l'Etat dans l'économie veulent faire de la négation des facteurs humains une valeur et tendent à faire de l'égoisme le seul moteur de l'humanité.

A lire dans le train de banlieue au petit matin ou pendant dans de très longues vacances (1100 pages d'une écriture bien serrée!). Ce roman, qui ne ressemble à aucun autre, pourrait vous surprendre.
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17 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Du pour et beaucoup de contre, 14 juillet 2012
Par 
Arribat - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
Selon Ayn Rand l’Etat est un parasite qui se nourrit de l’économie pour en retirer les ressources indispensable à sa survie. La forme extrême de cet organisme prédateur est l’Etat providence qui n’hésite pas accroitre sa razzia pour entretenir une vermine sociale improductive. Seul l’avènement du laisser-faire économique propre au capitalisme libéral est apte à enrayer le funeste délabrement promis à une société trompée par les utopies solidaires. Il est clair que la richesse est la juste récompense due aux meilleurs, un bien privé qui n’a pas à être dérobée par l’impôt. En écho à ce concept collectif, sur le plan individuel l’égoïsme est la valeur cardinale à entretenir et développer, l’altruisme n’étant qu’un leurre destiné à masquer de faux prétextes et à niveler les sociétés par le bas.

La « Grève » développe ces idées. En 800 pages nous faisons la connaissance de la crème des capitaines d’industrie, capitalistes inventifs, créatifs, beaux, intelligents et surtout vertueux. Au sommet du panthéon, la belle des belles, mélange de MacGyver et Wonder Woman , paquet cadeau réservé au maître de l’Olympe. Que du beau monde jusqu’à ce que débarque le mal absolu, politiciens et fonctionnaires tous plus incompétents, improductifs corrompus les uns que les autres qui sous le faux prétexte de l’intérêt général et la vraie raison d’une avidité génétique, finiront par s’emparer des outils de production entraînant par leur incurie la paralysie du système.

800 premières pages intéressantes avec quelques morceaux de choix -comme cette tirade sur l’argent qui vaut son pesant d’or (P.418)- suivies de ces malheureuses 350 pages restantes, horriblement manichéenne. D’une partialité affichée, l’auteur fausse le jeu en mettant systématiquement d’un côté les génies et de l’autre les crétins. Ainsi le préconçu devient vite caricatural pour s’achever en délire grandguignolesque. Bien entendu seuls les riches sont concernés par la rapine étatique. La classe moyenne est quantité négligeable et n’a pas sa place dans cette tragédie.

L’idéologie randienne est élitiste et surtout d’un narcissisme qui suinte à chaque page. C’est de la philosophie à l’emporte-pièce. Par exemple, Rand prétend que la richesse est toujours la mesure du mérite, mais elle n’hésite pas à condamner sans discernement Robin des Bois pour vol de riches au profit des pauvres. Au passage il est clair que Robin au Capuchon symbolise l’Etat, mais elle oublie que les fameux seigneurs de l’époque se sont enrichis par la force des armes, la rapine le meurtre et surtout par l’exploitation de la misère d’un peuple qui leur servant de larbin était pourtant le véritable producteur de richesse. Tout autant et sans aucune réflexion Rand souhaite à l’instar de l’église que l’économie soit séparée de l’Etat, sans même se demander ce qu’il adviendrait d’une économie faite de multiples chapelles dont chacune aurait ses dogmes, cultes, croyance, divinités clergés et papautés ? Ce ne serait ni plus ni moins qu’un retour à la féodalité, mais peu importe Rand assène sa philosophie à coups de certitudes comme d’autres depuis utilisent le mensonge pour faire passer leur politique sachant que l’effet d’annonce l’emporte toujours et que les souvenirs s’effacent vite.

Ce simplisme exaspérant est d’abord favorable au prosélytisme randien. Il favorise le camp du laisser-faire. En effet présenté de façon aussi caricaturale et non controversée, le rejet de l’Etat devient une évidence que l’industrie du mensonge adopte sans difficulté pour justifier une politique économique prédatrice dégagée de tout scrupule, un retour à la loi de la jungle tant espérée par le libéralisme économique, qui dans le monde réel n’a rien de vertueux. En revanche pour les récalcitrants, simplisme et arrogance amènent un rejet épidermique des théories de l’auteur alors qu’il y a pertinence à réfléchir sur la légitimité de l’Etat providence. En effet si l’Etat est le régulateur et l’arbitre des relations économiques et sociales, il doit avant tout être vertueux et juste. Or quand un Etat ponctionne à l’extrême ses citoyens (jusqu’à 75% de leurs revenus selon certaines promesses) , quand il écrase de taxes la transmission de patrimoine faisant en sorte de maintenir ses contribuables en laisse et qu’en contrepartie il chouchoute les copains et coquins, multiplie les emplois de convenances, accorde aux potes les hautes directions avec prime de départ représentant des centaines d’années de SMIG, quand les aides sociales ne sont que des droits sans jamais entraîner de devoirs, alors cet Etat est devenu effectivement nuisible, disons même mafieux et ne répond plus à l’attente d’une société juste. Pour finir, même cet égoïsme socialement incorrect ne peut être rejeté sous le prétexte facile qu'il approuverait le rejet de l'autre. Ne nous laissons pas abusé par cette présentation encore une fois maladroite et d'un certain point de vue admettons que l'égoïsme est l’incitation faite à chacun de travailler d’abord à son propre perfectionnement car c’est par l’amélioration de l’individu que la société pourra devenir mâture et responsable et non pas l’adhésion à des panurgismes utilitaires.

En fin de compte même si Rand manque sa démonstration et reste fixée à un camp, elle démontre sans même s'en rendre compte que quel que soit le « isme »-capitalisme ou socialisme- qui soit aux commandes, aucun système n’est bon s’il n’est pas –encore et toujours- vertueux. Dommage qu'elle n'ai pas su faire preuve de plus nuances, elle y aurait gagné en crédibilité.

Sur cette dérive de l’Etat mafieux,Grandoria: Roman nettement plus subtil et moins dédaigneux, réussit bien mieux sa démonstration que « la Grève » même si les cochons payeurs sont cette fois la classe moyenne oubliée d’Ayn Rand qui la tenait pour quantité négligeable. Noblesse désoblige !
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5.0 étoiles sur 5 excellent livre remarquable, magnifique, 19 mai 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
excellent roman, bien inspiré. Ce roman se lit en haleine, très bien élaboré, un scénario complexe qui fait appel à la réflexion. Le fond n'est pas en reste, la pertinence du point de vu mérite l'intérêt. Je recommande ce livre à tous.
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