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le 2 septembre 2004
Une oeuvre qui m'a touché profondement.
Ce court récit, foncièrement autobiographique , se lit sans doute à l'approche de la trentaine; au moment où l'on cherche encore sa place dans ce monde, quand les désillusions viennent faire vasciller nos ambitions personnelles.
Le style de Thomas Mann est déjà époustouflant et on s'identifie d'abbord avec bonheur à ce jeune héros triste pendant ses errances et ses rencontres fantasmagoriques, jusqu'à ce que l'on ressente véritablement l'ampleur du tiraillement intérieur auquel est soumis l'artiste mythique, tel qu'on peut se concevoir.
De la très belle littérature.
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Ce récit est une méditation profonde sur la place de l'artiste (de l'écrivain) dans la société (du début du 20eme siècle).

Pour Tonio Kröger (Thomas Mann), l'artiste (l'écrivain) dispose de la puissance la plus élevée sur terre, celle de l'esprit et du verbe. Mais, son métier est une malédiction, parce que l'artiste possède `la connaissance du monde, de ce qui se trouve au fond, sous les actions et les paroles', où il ne voit que `ridicule et misère'. L'artiste devient un maudit, un solitaire, pour qui il est impossible de s'intégrer dans `la société des gens candides à l'âme insouciante' (la bourgeoisie). Pour les bourgeois de leur côté, un artiste est de la vermine, qui ronge l'esprit tranquille des bien-pensants.

Mais, un écrivain ne peut pas se laisser `accabler par la tristesse du monde ; il doit observer, noter, faire usage de ses découvertes même les plus angoissantes et avec cela être gai, tout en ayant pleinement conscience de sa supériorité morale sur l'affreuse invention qu'est l'existence.'
Tonio Kröger (Thomas Mann) est un bourgeois qui se fourvoya dans l'art, un bohémien qui a la nostalgie des bonnes manières, un artiste tourmenté par une mauvaise conscience : `c'est ma conscience bourgeoise qui me fait apercevoir dans toute l'activité artistique, dans tout génie, quelque chose de profondément équivoque, suspect et douteux.'

Thomas Mann a été fortement influencé par le philosophe allemand A. Schopenhauer, aussi bien au niveau de sa vision pessimiste sur le monde, qu'au niveau de la tâche de l'artiste qui est de découvrir et d'exposer des aspects essentiels/cruciaux de la réalité, `le fond des actions et des paroles'.

Ce récit ne constitue pas la meilleure introduction à l'oeuvre de Thomas Mann. Il est préférable de commencer par `La Mort à Venise', qui dévoile notamment un aspect caché de la personnalité de l'auteur, venu à la surface après la publication de ses journaux intimes.
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A travers le portrait d'un écrivain, le récit devient essai et même auto-analyse. L'artiste, qui se sent différent, ne peut pas vivre dans le monde qui l'entoure; il souffre de solitude, ne pouvant vivre qu'en soi, il recrée un monde dont il ne peut se passer.
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Tonio Kröger/Thomas Mann/Prix Nobel de littérature 1929.
Ce court récit autobiographie évoque les sentiments tourmentés d’un jeune poète et écrivain d’origine bourgeoise et d’une nature plutôt bohème et nomade. Solitaire, âme sensible souvent incomprise, il s’interroge sur à peu près tout et notamment de façon anecdotique sur son physique dont il n’est pas pleinement satisfait. Il envie celui de son ami Hans.
Thomas Mann fait montre de tout son talent et de son art dans cette évocation qui est la base de toute son œuvre : l’antagonisme de l’art et de la vie, de l’artiste et du bourgeois.
Tonio n’apprécie pas le monde dans lequel il devrait évoluer, celui des lettres :
« Un ami humain ! Croyez-vous que cela me rendrait heureux et fier de posséder un ami parmi les hommes ? Mais jusqu’à présent je n’ai eu d’amis que parmi les démons, les monstres, les gens les moins attrayants, les fantômes rendus muets par la connaissance, en un mot parmi les gens de lettres. »
Tonio se juge dans une tirade finale : « …un bourgeois qui se fourvoya dans l’art, un bohème qui a la nostalgie des bonnes manières, un artiste tourmenté par une mauvaise conscience…Je suis placé entre deux mondes, je ne me trouve chez moi dans aucun, aussi la vie est-elle pour moi un peu pénible. »
Un mal être existentiel caractérise Tonio du début à la fin du récit psychologique.
Une lecture qui demande une certaine initiation au monde de Thomas Mann.
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Dans cette nouvelle paru en 1903, l’influence de Nietszche et de Schopenhauer est visible sous la vision pessimiste de l’existence où l’instinct prime l’intellect, le confinant dans un rôle secondaire que seul l’art pourrait sublime. Comme dans “La montagne magique”, c’est aussi celle de la décadence, quand l’émergence de la connaissance va de pair avec la maladie et la dégénérescence,
Tonio Kröger a une haute idée de lui-même en tant qu’artiste. Il perçoit l’art comme une malédiction qui exige détachement, distance, impassibilité, tout en lui donnant la « conviction d’être étranger au monde et supérieur à la vie consciente et muette ». Il ne se sent ni proche des gens normaux, « les bourgeois », ni de « ces âmes sensibles pour qui la poésie est une revanche sur la vie qui ne les épargne guère et à laquelle leur différence leur interdit de participer ». Lui, se trouve « entre deux mondes, n’est chez lui dans aucun, aussi la vie lui est un peu pénible ». La difficulté de concilier la vie et l’art est d’ailleurs un thème qu’on retrouve dans « Mort à Venise », écrit plus tard en 1912.
Cependant, il est fasciné par ces « êtres solaires, si différents de lui, nés pour l’action », « ces yeux bleus et ces cheveux blonds » qui représentent la joie de vivre sans complications intérieures, comme son camarade Hans et la belle Ingeborg, dont il s'éprend. Mais le dialogue de sourds semble irrémédiable entre les uns et les autres. Ingeborb n’aura jamais envie de lire ses poèmes. Et lui, « quoiqu’il sut que l’amour lui apporterait beaucoup de souffrances et d’humiliations, qu’il détruisait la paix de l’âme et remplissait le cœur de mélodies, sans qu’il fut possible de leur donner une forme harmonieuse et créer une œuvre achevée, il l’acceuillit avec joie, car il savait que l’amour rend riche et vivant plutôt qu’à créer dans le calme une oeuvre achevée ».
Dense et bien structurée, l'une des meilleures nouvelles de T. Mann.
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le 1 décembre 2013
je viens de lire le livre, en moins de trois heures. j'ai beaucoup aimé sa façon d'écrire, de s'exprimer. une nouvelle pleine de vie, de mélancolie.
je me suis bien retrouvée dans beaucoup de passage.
bonne lecture à vous, ceux qui allez le découvrir !
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le 11 février 2016
ouvrage insipide. Tant qu'à faire de baigner dans l'inconscient d'un individu, je préfère la lecture de Freud qui apporte au moins quelque chose.
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