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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un livre intéressant pour la psychologie des personnages
Genitrix, histoire d'un huis clos familial entre une mère, son fils et la femme de celui-ci met en évidence les rapports de domination que cette mère entretient sur son fils même pendant son mariage. L'histoire est conduite avec une telle justesse que l'on ressent parfaitement cette tension et cet atmosphère étouffant et que l'on a...
Publié le 12 septembre 2004 par agnes-aime-lire

versus
2.0 étoiles sur 5 Huis clos sans fond
Un livre loin d'égaler "Le noeud de vipères" du même Mauriac. Agit comme un soporifique nauséeux. Décrit le rapport de force entre une mère et son fils dont l'épouse vient de mourir. Ennui et malaise.
Publié il y a 9 mois par Cyrille Godefroy


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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un livre intéressant pour la psychologie des personnages, 12 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Génitrix (Poche)
Genitrix, histoire d'un huis clos familial entre une mère, son fils et la femme de celui-ci met en évidence les rapports de domination que cette mère entretient sur son fils même pendant son mariage. L'histoire est conduite avec une telle justesse que l'on ressent parfaitement cette tension et cet atmosphère étouffant et que l'on a qu'une hâte : d'ouvrir la fenêtre et de respirer l'air pur !! Mais on apprécie tout le talent de Mauriac à la mort de cette femme mal aimé de son époux. Le retournement de la situation est poignant, et l'ombre de la morte qui devient progressivement plus forte que l'autorité maternelle est décrite magnifiquement... on ne lutte pas contre les morts ... ceux-ci emporte dans leur tombes tout leur défauts et laissent un goût amer à ceux qui leur survivent : le sentiment d'avoir perdu un être exceptionnel car il n'est plu. A lire tout simplement (d'autant plus que c'est un petit livre pour ceux qui ne sont pas fan des pavés !!)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Roman âpre et poignant, 30 août 2014
Par 
Incognita - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Génitrix (Poche)
A cinquante ans, Fernand a décidé d'épouser une jeune femme, Mathilde. Deux mois après ses noces, Fernand réintègre sa chambre d'enfant près de celle de Félicité, sa mère, qui jubile. Félicité pense que son triomphe va être total lorsque sa belle-fille décède, seule, quelques jours après avoir fait une fausse-couche. Cependant, en la contemplant sur son lit de mort, Fernand est pris d'une culpabilité soudaine, et commence à en vouloir à sa mère.

On assiste dans ce livre au combat d'une mère qui refuse de relâcher l'emprise qu'elle possède sur son fils. Mais le roman est aussi complexe car il n'est pas facile de rendre sur papier les subtilités des relations entre la mère et le fils. François Mauriac décrit très bien la force de la figure maternelle par opposition à un fils faible et effacé. La mère est ici un vrai mauvais personnage. L'amour pour son fils est véritable, mais étouffant. Mais pas question pour Mauriac de dépeindre Fernand comme une victime, car il se complait dans sa faiblesse et dans son besoin maladif de la présence d'une mère forte. La mère et le fils se sont construit au fil des années une relation malsaine. Le roman est relativement court, mais quelle intensité !

C'est une histoire familiale, sombre et étouffante, dure aussi et que l'on suit avec horreur parfois, mais qu'on ne lâche pas avant la fin.

Dans un style classique travaillé, François Mauriac se montre très doué pour saisir ce qu'il y a de plus noir dans l'âme humaine et pour en habiller ses personnages. A lire !
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5.0 étoiles sur 5 Puissant..., 9 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Génitrix (Poche)
Cette relation mère/fils étouffante et la relation ratée entre ce même fils et son épouse sont au centre de ce huis-clos saisissant. François Mauriac décrit avec une grande justesse cette mère (Félicité) qui empêche son grand enfant de 50 ans, Fernand, de grandir depuis toujours en le couvant, en en faisant sa chose, son jouet. Le roman s'ouvre sur la mort de la l'épouse de Fernand (Mathilde) qui était la rivale détestée de Félicité.
Fernand prend conscience de ce qu'il a raté et se met à vivre dans le culte de la disparue sortant ainsi, petit à petit, de l'emprise de sa mère.
La fin de cette histoire, que je ne dévoilerai pas, est poignante.
La grande force de Mauriac est d'arriver à nous faire comprendre chacun des personnages (dont aucun n'est totalement innocent ou coupable). Félicité, la Genitrix, est bien sûr la plus coupable du trio mais elle a aussi des excuses et des côtés touchants. Ceux qui paraissent clairement les victimes (Fernand et Mathilde) ont aussi leurs côtés sombres. Tout ce roman est en clair obscur (au sens propre comme au sens figuré), comme l'atmosphère qui règne dans cette maison (notamment lors des nombreuses scènes vespérales ou nocturnes). Mauriac déploie, une fois de plus, son style concis, puissant et poétique.
Un grand roman noir à lire absolument pour la densité de ses personnages et pour sa poésie.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'œuvre de la littérature., 5 janvier 2013
Par 
Gerard Muller "médicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Génitrix (Poche)
Genitrix/François Mauriac
Dans ce roman noir, Mauriac met en scène les sinistres personnages rongés par l’avarice et la mesquinerie que sont Félicité Cazenave, mère possessive et castratrice et son fils quinquagénaire Fernand, ancien élève de Centrale qui à présent collige avec application des apophtegmes de toutes provenances, d’Épictète à Spinoza. Mathilde, l’épouse délaissée de Fernand et malheureuse parturiente agonise dans la chambre à côté en proie à la fièvre et aux réminiscences douloureuses d’une vie de malheur :
« Elle n’avait pas été aimée. Ce corps allait être consumé dans la mort et il ne l’avait pas été dans l’amour. L’anéantissement des caresses ne l’avait pas préparé à la dissolution éternelle. Cette chair finissait sans avoir connu son propre secret. »
Quel style magnifique ! Quelle littérature ! De la vraie !
Une fois de plus c’est dans cette région des Landes non loin de Bordeaux, chère à Mauriac que se déroule le drame. Posséder des biens seul compte pour les gens de cette contrée : « A tous ces disparus le mariage avait assuré, outre un accroissement de fortune, la continuité de la possession. Ils avaient opposé à l’inévitable mort la famille éternelle. »
Mathilde, l’ennemie vivante qui lui a emprunté son fils, puis la morte toute puissante qui va le lui enlever définitivement, va obséder l’existence de Félicité. Mauriac avec un talent sans égal creuse, fouille, dissèque les âmes jusqu’au plus profond recoin là où se cache les plus vils sentiments :
« Dans le minuscule univers de sa bassesse, dans ce réseau, dans cette toile gluante que sa mère, pour le protéger, avait dévidée autour de lui pendant un demi-siècle, il (Fernand) se débattait, grosse mouche prise. »
Des quatre personnages qui ne sont bientôt plus que deux, Marie de Lados est la plus obscure mais non la moindre ; depuis la souillarde , elle, serve tremblante et ancienne gouge, elle épie ses maîtres en proie à des passions sombres qu’elle ignore. Elle deviendra à son insu le personnage clef.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la mère, son fils et l'ennemie, 13 février 2012
Par 
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Génitrix (Poche)
et l'ennemie c'est sa bru ; tout se déroule dans une grande villa bordelaise entourée de hauts murs près de rails de chemin de fer, la bru Madeleine vient de perdre sa petite fille, elle ne s'en remet pas, elle agonise en silence Et meurt subitement, le fils Fernand qui avait préféré sa mère chérie à son épouse trop compliquée a des remords tardifs -il a cinquante ans-, la mère tyrannique et dictatoriale chérissant maladivement son Fernand (les filles ne comptent pas) pingre et haïssant dès le début sa bru qui prétendait la remplacer auprès de son petit dieu ; elle fut tellement heureuse lorsque son fils dès le voyage de noces où il s'était senti incompris se plaignait à sa mère -au travers d'une missive-, puis il avait quitté la chambre conjugal pour son lit d'enfant -jouissance de la vieille- Mais la bru meurt Et il est quasiment impossible de lutter contre une morte omnipotente ; ajoutons encore la présence soumise, docile et asservie de la bonne Marie Et voilà une atmosphère étouffante à la Simenon, un drame domestique en sourdine invisible au étrangers : Brillantissime. Servi par une prose paisible, juste, équilibrée, d'une précision diabolique, dont voilà un petit exemple :

"Autour du drame interrompu, les grands arbres : tulipiers, peupliers carolins, platanes, chênes, agitaient leurs feuillages pluvieux sous le ciel amolli. Ils défendaient contre les regards étrangers le fils et la mère. Ce qu'on dit de la province et de ses ragots n'est vrai que pour les petites gens qui vivent porte à porte. Mais rien n'est moins accessible aux regards, ni plus propice au mystère que ces domaines ceints de murs et enserrés si étroitement d'arbres, qu'il semble que les êtres qui vivent là n'aient aucune autre communication qu'entre eux ou avec le ciel. En ville, on jugeait correcte l'attitude des Cazenave : moins nous sommes sensibles à la perte d'un parent, et plus il importe d'outrer les marques extérieures de notre deuil. Ainsi s'interprétait la claustration de la mère et du fils."
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 S'il ne restait qu'un Mauriac, ça serait celui-là, 28 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Génitrix (Poche)
Ceci n'est que mon avis : si vous ne devez en lire qu'un, lisez Génitrix !
Un huis-clos étouffant : une mère, son fils, l'épouse de ce dernier... jusqu'à la mort.
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5.0 étoiles sur 5 Regards féroces et poétiques, 25 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Génitrix (Poche)
Un fils de cinquante ans qui dort dans la chambre de sa mère, laissant mourir seule sa jeune épouse après une fausse couche ! Nul ne le saura, car cela se passe près de Bordeaux, entre vignes et pinèdes, au paradis des secrets... Mauriac, dont je me défiais hier pour son gaullisme viscéral, me ravit aujourd'hui pour ses qualités d'observateur et de styliste. Nul n'a, mieux que lui décrit la bourgeoisie bordelaise et landaise, et aussi les paysages d'Aquitaine: il évoque les regards indiscrets que jette la lune par les soupentes; ces longs trains qui ferraillent la nuit sur le fleuve, faisant claquer la porte du grenier, réveillant l'angoisse des riches insomniaques. Secrets d'alcôve chuchotés. Regards d'espions familiers et sans pitié. Jalousies et vanités de propriétaires. Intrigues et médisances de domestiques... A l'ère d'Internet, de la finance nomade et des polissonneries mondialisées, que reste-t-il de ce monde bien catholique mais bien peu chrétien qui paraissait aussi immuable que les grands crus et grands domaines des Landes et du Bordelais ?
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2.0 étoiles sur 5 Huis clos sans fond, 10 décembre 2013
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Un livre loin d'égaler "Le noeud de vipères" du même Mauriac. Agit comme un soporifique nauséeux. Décrit le rapport de force entre une mère et son fils dont l'épouse vient de mourir. Ennui et malaise.
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