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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un scénario implacable, 25 août 2005
Par 
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le zéro et l'infini (Poche)
Un roman évocateur de l'univers opressant du système soviétique et de l'esprit du communisme pour lequel, comme l'indique si justement le titre, l'individu ne représente rien (zéro) face à la collectivité, à l'opposé du monde libre où pour les humanistes tout au moins il a une valeur infinie, qui ne vaut d'être sacrifiée au bien-être hypothétique d'une quelconque collectivité.
Le personnage principal, haut responsable communiste de la première heure, se voit suspecté de trahison alors même qu'il n'avait aucunement dérogé à l'esprit de la Révolution.
Réalisera-t-il son auto-critique lors des interrogatoires musclés qu'il va subir ? Restera-t-il fidèle à l'esprit qui le guida lors de la Révolution ou doutera-t-il en fin de compte du bienfondé de celle-ci ?
Une peinture intéressante de l'élimination (au sens physique et historique) de la première génération des pères de la Révolution, au profit de ceux, moins intellectuels et idéalistes, qui leur ont succédé et craignaient "l'embourgeoisement" de ceux-ci.
Une bonne leçon pour tous ceux, souvent intellectuels auto-proclamés, qui rêvent encore d'une nouvelle révolution soi-disant au service du peuple et du bien public, et qui ne mène jamais qu'à l'asservissement total de l'homme.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L�horreur de la bureaucratie stalinienne, 17 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Zéro et l'Infini (Poche)
Ce livre est une description historique, politique et philosophique du système bureaucrate stalinien qui nie l'individu, la personne, le JE, cette « fiction grammaticale ». Où l'on suit la déchéance d'un homme politique du Parti, Roubachov, dans sa descente aux enfers. En même temps et du même coup, cet homme parvient à analyser - pour la première fois - la ligne du Parti, la politique de la logique, de la raison, la légitimité et la justesse de ses propres actions...
Des réflexions sur l'histoire, qui jugera a posteriori QUI avait raison, une théorisation du degré de conscience du peuple relativement au contexte historique,... toutes sortes de réflexions s'entremêlent et aboutissent à une délivrance psychologique du personnage, en contrepoids de sa déchéance sociale. La portée en devient alors bien plus générale et d'autant plus pertinente.
Un très beau roman. Vraiment.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 éclairant, bouleversant, terrifiant....EN UN MOT INDISPENSABLE !, 11 décembre 2011
Par 
roseB (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Zéro et l'Infini (Poche)
Cela fait un temps certain que j'ai lu ce roman,récemment je l'ai repris en l'ouvrant au hasard, en me laissant guider par mes annotations (dans les marges), les mots, les phrases que j'avais entourés, soulignés... Et là l'évidence !!! Je devais faire un commentaire.

lorsque qu'il me manque le temps nécessaire pour entamer la lecture d'un livre, je me replonge dans ceux qui m'ont bouleversée, ou dans la découverte d'une nouvelle. Ce fut la première option que j'ai choisie, tant mieux!

C'est un roman, certes par sa forme littéraire, par le style trop méconnu de cet auteur talentueux ; mais ce n'est pas qu'un roman... C'est un témoignage VIVANT contre l'amnésie rampante de ce début de 21° siècle

A la lecture de cette oeuvre j'ai éprouvée des sentiments si intenses que je le situe à mi chemin entre "d'une journée d'Ivan Denissovitch " de Soljenitsyne Une journée d'Ivan Denissovitch (dont la fulgurance des révélations de cette oeuvre à 10 ans transforma ma vie) et le procès de kafka, que j'ai découvert vers mes 13 ans et que je lisais et relisais avec l'innocence de la lectrice boulimique que j'étais, en espérant que "mon pouvoir" de lectrice pouvait à force de le lire changer le cours implacable de l'absurdité de cette administration!!!

POURQUOI C'est un ROMAN:

- pour le style, le phrasé de cet auteur
- pour la mise en mots des maux de l'enfer du communisme
- pour le génie que l'auteur a mis dans la création de "ses" personnages
- pour le choix de la littérature pour décrire une réalité qui serait sans cela difficile à voir en face, surtout pour nos jeunes, nos ados...

POURQUOI ce n'est PAS Q'UN ROMAN.... pour tout le reste!!!

- D'abord, les personnages, sont à "demi fictifs" , puisqu'ils sont en ce qui concerne les victimes des liquidateurs du régime communiste des "condensés" des amis de l'auteur morts pour avoir OSER (crime impardonnable pour le régime en place) penser par eux mêmes... pour avoir réaliser l'horreur de ce régime dès le début des années 30...Ils ont tous payés de leurs vies cette prise de conscience. L'individu ne devait pas exister,le "JE" était interdit... et la conscience humaniste exterminée..

extraits :
" ... tout compromis avec notre conscience sera une perfidie. Quand la maudite voix intérieure te parle, bouche toi les oreilles de tes deux mains"

"...Il s'est découvert une conscience, et une conscience vous rend aussi inapte à la révolution qu'un double menton. La conscience vous grignote la cervelle comme un cancer, jusqu'à ce qu'elle vous ait dévoré toute la matière grise. Satan est battu et se retire "

A vous donner la nausée, non ?

C'est pour ce crime que le personnage central et arrêté, emprisonné dès les premières pages de cette oeuvre...Lui qui fut un "liquidateur exemplaire"... se retrouve à la place de toutes celles et ceux qu'il a éliminé ou fait éliminé, s'en suivent des interrogatoires à la "sauce communiste" au cours desquels, Roubachof, sait que rien ne peut arrêter le rouleau compresseur... Alors il va faire une rencontre intime avec ce que les communistes appellent une "abstraction grammaticale"

extraits :
"...Ces réflexions prenaient aussi la forme d'un monologue, mais selon une ligne familière ; le partenaire muet, cette entité qu'il venait de découvrir, n'y prenait aucune part. bien qu'il fût la personne à qui l'on parlait dans tous les monologues, il gardait le silence, et son existence se bornait à n'être qu'une abstraction grammaticale nommée "première personne du singulier"

"... tandis qu'à présent il avait rencontré la "fiction grammaticale" comme une réalité physique dans son propre corps.."

- Pourquoi ce n'est pas un roman : POUR LES RÉVÉLATIONS des FONDEMENTS DE CE SYSTÈME

Arthur Koestler nous livre les "règles de bases" de ce régime sur lesquelles, les membres du Parti justifièrent le génocide

Extraits :

"... Les mobiles de l'individu ne lui importait pas. Sa conscience n'importait pas au Parti, qui n'avait cure de ce qui se passait dans sa tête et dans son coeur. Le Parti ne connaissait qu'un seul crime : s'écarter du chemin tracé ; qu'un seul châtiment : La mort"

"L'individu n'était rien, le Parti tout ; la branche qui se détachait de l'arbre devait se dessécher...

" Nous ressemblions aux grands inquisiteurs parce que nous persécutions les germes du mal non seulement dans les actes des hommes mais aussi dans leurs pensées. Nous n'admettions l'existence d'aucun secteur privé, pas même dans le cerveau d'un individu"

"Dans le parti, la mort n'était pas un mystère, elle n'avait rien de romantique. C'était une conséquence logique, un facteur avec lequel on comptait et qui revêtait un caractère plutôt abstrait. D'ailleurs, on ne parlait rarement de la mort, et l'on employait presque jamais le mot d'"exécution" ; l'expression habituelle était "liquidation physique"

Il y aurait tant d'autres extraits à vous confier pour vous encourager chaleureusement à lire ce livre... Mais je ne veux pas vous laisser sur un goût "amer"...

Vous savez combien,après un repas au restaurant... ce qui nous reste le plus souvent en mémoire se sont les desserts, ou le café.... ces délices, avant que nous quittions ce lieu de plaisir... Alors je vais tenter de vous servir un petit "café gourmand"

Dans ce roman il y a des moments de grâce dans cette prison où les hommes ne sont plus que des numéros (le 406, Le 404...)

Roubachof est enfermé dans une cellule mitoyenne avec un autre prisonnier qui croupit là depuis des années parce qu'il est impérialiste... c'est 2 hommes qui en un autre lieu auraient été les pires ennemis se parlent, échangent par l'intermédiaire d'une sorte d'alphabet codé qu'ils scandent mutuellement sur leur paroi commune. Roubachof va "offrir" à ce vieux prisonnier quelques mots codés, qui permettront à ce dernier de renouer avec des souvenirs chaleureux de l'amour charnel avec une femme.

Il a suffit à Roubachov de taper lettre par lettre contre le mur ces quelques phrases pour qu'un peu d'humanité prenne chair :
" - Racontez moi
- Roubachof : Les seins dorés comme des pommes ... des cuisses de pouliche sauvage"

A LIRE POUR GARDER NOTRE "JE" VIVANT, AUTONOME,LIBRE !

MERCI à Monsieur Arthur Koestler, les témoins vivant à cette époque sont quasiment tous morts... Alors seul les livres restent pour que nos enfants n'oublient jamais et soient vigilants quant à la sauvegarde de leur "JE"

Merci à vous toutes et tous de m'avoir lu, en espérant sincèrement vous avoir convaincu.

Je finirai ce commentaire par une pensée pour un peuple qui vit quotidiennement le génocide depuis l'inversion de son pays en 1958 par l'armée communiste : JE PARLE DU TIBET . Si vous souhaitez une description OBJECTIVE de la situation je vous recommande "Tibet, 20 clés pour comprendre" de Frédéric Lenoir Tibet : 20 clés pour comprendre
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le mécanisme impitoyable des purges staliniennes..., 7 avril 2007
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Zéro et l'Infini (Poche)
Qui mieux que Koestler pouvait écrire ce roman dur et impitoyable sur les réalités du marxismes et de l'appareil d'état communiste. Démontant, décortiquant le processus implacable du système soviétique, l'auteur, dans une spirale implacable, nous entraine dans les coulisses des purges initiées par un système déshumanisant, déshumanisé, le système stalinien...
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lucide désillusion, 7 mars 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Zéro et l'Infini (Poche)
Arthur Koestler décrit avec brio la prise de conscience d'un bolchévique plongé dans l'horreur du stalinisme.

Progressivement celui-ci ouvre les yeux sur l'horreur du communisme, sacrifice de ce que l'homme a de plus précieux, sa conscience, sa liberté sur l'autel de l'illusion de l'état, de la patrie, du groupe.

Finalement tout comme le capitalisme, à travers son culte de la compétition, du matérialisme nie l'Homme, le communisme à travers des procédés apparemment opposés sert la même fin. Il s'agit simplement des deux facettes d'une même pièce.

Arthur Koestler décrit le cynisme, les mensonges, la soif de pouvoir, la violence, l'asservissement et la manipulation au service des ambitions folles et jamais satisfaites d'une petite élite dénuée de conscience.

Le zéro et l'infini est un roman fort, juste et poignant dont vous ne regretterez certainement pas la lecture. 5 étoiles largement méritées pour cette oeuvre majeure.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Aussi une oeuvre littéraire, 3 février 2007
Par 
Aristide France - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Zéro et l'Infini (Poche)
Rien que pour les dernières lignes décrivant la mort du personnage principal, comme une note d'espoir au bout de cet implacable et impitoyable piège de la dialectique léniniste qu'il a lui-même contribué à mettre en oeuvre, ce livre mérite d'être lu. Un chef d'oeuvre politique, historique mais également voire surtout littéraire.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'ADIEU AUX ARMES, 9 mai 2007
Par 
BAGRATION "MOLTO LENTE" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Zéro et l'Infini (Poche)
En 1953, le directeur d'une prison de Berlin-Est convoqua les prisonniers politiques-tous communistes fervents, tous épurés- pour leur annoncer la mort de Staline. Ces hommes en ressentirent un immense chagrin. La problématique du croyant/communiste est tout entière dans cete "aberration".
Arthur Koestler, militant des années 30, revenu des horreurs imposées au nom de l'Histoire triomphante (" Le parti se renforce en s'épurant" écrivait Lasalle à son beau-père, Karl Marx), du Parti d'avant-garde (Cronos dévorant ses enfants) et des errements historiques (en Allemagne avec le refus d'endiguer le péril nazi au prix d'un front commun avec la bourgeoisie et en Espagne avec la liquidation des autres groupes de gauche tel le POUM) nous décrit, à travers la trajectoire de Roubachov, vieux Bolchévique épurateur puis épuré (cf les grandes purges de la fin des années 30 et l'éxécution des compagnons de combat-Kamenev, Zinoviev....-) ce qui différencie la vie d'un point de vue communiste de la vie d'un point de vue humaniste. Affirmant la primauté de l'individu et de sa liberté (vieille lubie bourgeoise dirait l'autre) sur le collectif asservi à une vision grandiose du futur humain, Koestler fait son "aggiornamento" et nous offre , en prime, un très beau livre.
La grand illusion lyrique s'était estompée plus rapidement chez certains esprits lucides que chez d'autres. La preuve par le "Zéro et l'infini".
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Terrible et fondamental, 20 juin 2013
Par 
Philippe Poux "Passion & création" (Levallois, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Zéro et l'Infini (Poche)
Juif hongrois, Arthur Koestler fût communiste ... jusqu'à son voyage en URSS où il découvre l'envers du décor. Il rompra ses liens dès 1938 et passera de nombreuses années à dénoncer la dictature soviétique, dans l'indifférence générale des années de la guerre.

Ce roman, écrit en 1940 paraîtra en France en 1945 et aura rapidement un grand succès. Il raconte la trajectoire de Roubachof, un responsable communiste injustement accusé, comme nombre de responsables lors des fameux procès de Moscou. On découvre à quel point l'homme, censé être la valeur majeure, n'est que Zéro face au Parti qui est l'Infini. Comment ceux même qui envoyaient au peloton d'exécution les déviants furent broyés à leur tour, par un système entretenant sa propre paranoïa.

Dans ce roman vif, Arthur Koestler nous aide à nous poser les questions essentielles des rapports entre l'individu et la société, qui semblent sans intérêt tant que la société cohérente et si cruciaux quand les événements dérapent. D'ailleurs l'analogie peut aussi rappeler les époques de la Terreur post 1789 où l'on se retrouvait sous la lame de la guillotine pour une simple parole ...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 bon comme les autres Koestler, 8 juin 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le zéro et l'infini (Broché)
Koestler montre ici ses grandes qualités d'honnêteté intellectuelle ; à lire en se rappelant qu'il a été un des premiers déçus à reconnaître ses erreurs passées - longtemps avant des plus célèbres que lui.
Un très bon livre, et comme d'autres livres de Koestler autant pour la dimension psychologique que pour la dimension historique ou politique.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Excellente confrontation avec le totalitarisme, 26 juillet 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Zéro et l'Infini (Poche)
Ecrit en 1938, "Le zéro et l'infini" traite des procès de Moscou. Au-delà de la souffrance physique des hommes et des femmes qu'il expose, c'est la perversité du système qui les a broyés que l'auteur met à jour. Qu'on se le figure : le bourreau risque sa tête tant que sa victime condamnée d'avance n'a pas livré des aveux que chacun sait forgés de toutes pièces. La situation impose donc une collaboration, mais encore faut-il avoir déjà défini un objectif commun. Pour la victime, ce ne saurait être d'éviter à son bourreau de rejoindre ses rangs, et pour le bourreau, ce ne saurait être d'épargner une victime dont il lui est interdit de disposer. L'objectif sera donc de servir le système, la victime en venant finalement à croire qu'il lui faut jouer le rôle de bouc-émissaire pour sauver le monde, et le bourreau lui laissant espérer que son sacrifice sera reconnu un jour. Le système démontre ainsi sa force : au-delà des hommes qu'il peut tuer, il est aussi au-delà des faits qu'il peut nier. En fait, il est fait de raison pure.

Tel est approximativement le processus brillament décrit par Arthur Koestler à travers l'histoire de Rouchabof, un vieux de la Révolution que celle-ci entreprend un jour de dévorer. L'oeuvre n'intéressera pas seulement les amateurs de littérature ; la finesse avec laquelle elle démonte le système aidera beaucoup tous ceux qui étudient le totalitarisme.
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Le Zéro et l'Infini
Le Zéro et l'Infini de Arthur Koestler (Poche - 1 février 1974)
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