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36 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une oeuvre magistrale,
Par étoile (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
J'ai relu Madame Bovary. Je me suis fait violence car j'en ai un désastreux souvenir. Ou l'école, comment dégoûter de la littérature. Ainsi, les Balzac, Stendhal et autre Proust, dont la lecture imposée à l'adolescence, m'ont presque définitivement dégoûtée de la lecture. C'est le paradoxe de l'école, on veut faire découvrir aux jeunes esprits les perles de la littérature française, mais ces romans n'ont aucune résonnance pour un adolescent, ça reste un pensum. Ce sont des oeuvres adultes, écrites par des adultes avec leur préoccupation d'adultes, et adulés par d'autres adultes. C'est un univers qui laisse totalement indifférent l'adolescent, n'oublions pas que le « jeune vit dans un monde qu'il ne comprend pas et qui ne le comprend pas (cf une excellente pub pour la Poste). Ecrire sur les relations sociales, l'ennui, les mauvais choix que l'on peut faire dans une vie, c'est tout à fait à l'opposé de ce qu'attend le jeune : il veut qu'on le fasse rêver d'une vie pleine, enthousiaste et réussie.Pourtant, je le reconnais aujourd'hui, c'est une oeuvre majeure de notre patrimoine culturel. Une leçon de littérature, sublime et habitée. Madame Bovary, c'est moi, disait Flaubert. Je rajoute c'est moi aussi, et probablement vous également. Un roman indispensable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
De l'arsenic dans l'encrier,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
Elle s'appelle Emma et, comme le pauvre Don Quichotte de Cervantès qui crut pouvoir trouver dans le monde les aventures qu'il trouvait dans les livres de chevalerie, elle espère trouver dans le monde les passions qu'elle trouva dans les livres romantiques. Mais du couvent où elle fut élevée au monde petit-bourgeois qui traçera l'horizon de ses espérances crucifiées, c'est tout un gouffre qui sépare le rêve de la réalité. Et, comme pour l'hidalgo, la confrontation avec ce réel sera trop brutale pour y survivre. Car le réel ici est plus réel que partout ailleurs, c'est le monde étroit, étouffant, de la petite bourgeoisie de province sous le Second Empire, un cauchemar d'ennui, de médiocrité et, pire que tout, d'autosatisfaction. Une autosatisfaction telle qu'on croit y guérir les malades quand on ne fait que les tuer...Mal mariée, mal courtisée, mal comprise... pauvre Emma ! Un mari (Charles) moyen, inexistant, et - horreur suprême - tendre comme de la mie de pain ; un apothicaire (le mythique Homais), imbécile, bavard et suffisant ; et quelques amants, bellâtres égoïstes qui, ne comprenant rien au formidable drame qui se joue en cette fleur maladive, la butinent pour mieux la faner. Bref, la banqueroute est totale. Armé du grand style et des descriptions cliniques, d'une ironie mordante et d'une hauteur de vue si souveraine que le drôle et l'ignoble y sont indissociables, le maestro fait gicler l'arsenic de son héroïne sur toutes les pages de son brûlot, si bien que la bonne société ne trouva rien de mieux à faire qu'intenter un procès pour "outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes m½urs" ! Acquittés, l'auteur et l'oeuvre en sortirent glorieux. Voilà ce qui se passe quand on croit que mettre un drap sur le miroir en fait disparaître le reflet... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
24 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Avec les années...,
Par Laandihna (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
À 12/13 ans, j'avais ouvert le livre. J'en avais lu un cinquième, je l'avais refermé et oublié. L'ennui et les rêves d'Emma m'ennuyaient et m'endormaient. 19 ans : je le rouvre à nouveau. La médiocrité de l'entourage d'Emma et les tourments de cette âme déchirée de chimères ont su me toucher, ont su me charmer. Mme Bovary s'apprécie avec les ans.Flaubert sait faire de l'ennui un art ; n'oublions pas que son rêve était d'écrire un livre sur le rien. J'en suis presque à la fin, je peine à m'en détâcher. Il m'aura fallu six ans pour aimer. C'est bien. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
"Un infini de passions peut tenir dans une minute",
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
C'est une histoire de la médiocrité, de cette déception que nous éprouvons au moment où nous découvrons que le réel c'est aussi le médiocre et l'ennui. C'est le récit d'une confrontation entre ce que pourrait être nos vies à ce qu'elles sont. C'est une lente prise de conscience de l'échec. C'est le récit de la déchéance d'une femme trop romanesque, le romanesque résidant en ce mouvement qui va du rêve au réel.C'est le roman d'Emma. Le roman d'une femme mal mariée à un mari médiocre. Une femme condamnée entre ses aspirations, rêves, chimères et désirs, ses vaines aventures avec des amants égoïstes et l'étroitesse d'une société bourgeoise et dévote. L'issue ne peut en être que fatale. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Gustave Flaubert consigne dans une préface que son projet en écrivant Madame Bovary était d'en finir avec sa période romantique. Dès lors, on peut voir dans Madame Bovary non pas une critique du romantisme, mais plutôt une critique teintée d'ironie des excès du romantisme. Un roman offensif et corrosif qui valu à son auteur, au moment de sa publication, un procès pour "outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
la meilleure édition, notes passionnantes,
Par Perrin Ambroise "Mesdames Bovary exposition" (Wissembourg-Strasbourg-Bruxelles) - Voir tous mes commentaires (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
Les notes en bas de page sont vraiment passionnantes, je considère cette édition "école des lettres" concoctée par Pierre-Marc De Biasi comme étant celle qu'il faut choisir chaque fois que l'on veut inciter quelqu'un à lire le roman de Flaubert, surtout si "en plus" il s'agit d'une obligation scolaire: il y a un roman dans le roman, on suit pas à pas Flaubert en train d'écrire ! La genèse du texte... Cette édition du Seuil est épuisée, donc à acheter chaque fois que vous en trouvez un exemplaire, bouquinistes ou internet ! ap
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Rendons à Emma ce qui appartient à Emma...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
Que l'on aime ou pas "Madame BOVARY", soyons réaliste, Flaubert a construit un mythe !Alors, certes, Emma est naïve et s'installe dans une niaiserie sentimentaliste mais tout de même, replaçons les protagonistes à leur époque : la campagne du 19è siècle n'a pu enfanter les mêmes jeunes filles et femmes que celles que nous sommes devenues au 21è. Flaubert termine donc sa période romantique avec Emma Bovary : il l'emmène jusqu'au bout à la rendre pitoyable. Ce roman est extraordinaire de contrastes et d'exacerbation : incontournable ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
A lire,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
Un classique de la littérature à (re)découvrir d'urgence et à tout petit prix !L'écriture de Flaubert est très fluide, très facile à lire, son héroine est une femme suffocant dans sa vie campagnarde monotone, et sa quête effrénée de passion. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
mon livre préféré entre tous,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
Pauvre petite Emma ! La vie ne fut pas tendre pour elle, et pourtant, elle avait du pain et du feu et le pauvre abbé Bournisien ne put rien pour elle, quand elle vint le consulter pour lui faire part de son malheur et chercher une aide auprès de lui. Que lui manquait-il, à la pauvrette ? Elle qui avait épousé Charles, un brave homme attentif à sa femme, dont le seul défaut était un cerveau aux possibilités bien réduites et peu de flatterie dans ses paroles. Emma, nourrie de littérature romanesque, s'imaginait trouver l'amour dans le mariage ; elle ne le trouva point et sombra dans une sorte de mélancolie.Mais vint un jour un individu sans scrupule, qui sut lui dire les mots qu'elle attendait et qui firent chavirer son coeur. Elle céda à Rodolphe Boulanger, un hobereau qui la roula dans la farine. Son nom n'était-il pas choisi à bon escient ? Amour malheureux que celui-ci, bientôt remplacé par Léon Dupuis, comme si la vérité sortait du puits même de ses entrailles et allait révéler à Emma toutes les facettes insoupconnées de la passion. Lui aussi sut réciter de belles phrases pour la convaincre, mais l'emporta dans un fiacre pour consommer le bel amour. Le romantisme n'y allait pas par quatre chemins ! Pas même la petite fille Berthe au gros oeil bleu ne fit revenir sur terre la pauvre petite femme, que Flaubert appelait "ma pauvre Bovary". Comme prise par le tourbillon des superficialités et du factice clinquant, Emma tomba dans les filets du marchand Lheureux - admirons toujours l'onomastique choisie par Flaubert - qui lui avait fourni tapis, robes, manteau, cravaches, en lui tendant un piège : endettée, à présent, menacée de saisie, Emma ne trouvera pas l'argent qui lui sauvera la vie. De tous les livres que j'ai lus, celui-ci est mon préféré. Il est la Bible, écrit à la perfection, mille fois pensé et repensé. Une musicalité parfaite, des pages que l'on connaît par coeur à force de les avoir lues et récitées. Un roman qui fait pleurer et méditer. Et le plaisir de voir le film avec Isabelle Huppert est encore une façon de célébrer Flaubert et de le voir revivre. Flaubert qui avait travaillé cinq longues années sur ce roman. Flaubert qui avait tout compris de l'existence de ces pauvres petites femmes perdues dans un monde qui n'était pas fait pour elles. Il n'a pas jeté la pierre sur Emma, pas plus que sur Charles. Mais sans doute faut-il dire que "c'est la faute à la Fatalité". Le portrait de chaque personnage et sa psychologie ne relève pas des caricatures ou des universaux, tant ces derniers sont imprévisibles et parfois comme victimes eux-mêmes de leurs vices, de leur bêtise ou de leur naïveté (le notaire, Hippolyte, la mère de Charles, et même Léon, subjugué un temps par Emma). Quant au personnage d'Homais, le pharmacien, j'ai remarqué qu'il était toujours à l'origine d'une "catastrophe". C'est lui qui héberge Léon dans sa maison, de même que son neveu qui s'occupe des bocaux d'arsenic, neveu qui conduira Emma à leur emplacement même, quand elle décide d'y plonger la main pour s'empoisonner. C'est lui qui propose à Charles de pratiquer l'opération sur Hippolyte, lequel perdra sa jambe. C'est lui qui crie à Emma et Rodolphe, avant la promenade à cheval qui les verra amants "de la prudence !" Ne fait-il pas comprendre à Charles qu'Emma voit trop l'abbé Bournisien, et qu'il lui faut des occupations ? Il l'invite à conduire sa femme au théâtre, entendre chanter le ténor Lagardy. Et, sur place, que trouve-t-elle ? Léon. Et deux jours après, ils seront amants. C'est encore Homais qui, à la fin du roman, fait fuir les trois médecins qui s'installent à Yonville. N'est-ce pas étrange de voir se clore le roman sur sa description ? Lui seul a obtenu ce qu'il désirait depuis toujours : "Il vient de recevoir la croix d'honneur". On reste sidéré après la lecture, même après dix, voire quinze lectures. Un livre incroyable ! Que Flaubert soit cité en exemple, toujours ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Mme Bovary, un livre à lire....,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
Mme Bovary est un livre fantastique, il est superbement bien écrit. A travers les personnages (Emma, Charles...), Flaubert décortique scrupuleusement l'âme humaine, les instincts, les rêves et les bien sûr les désirs qui l'animent.Chaque événement est pour moi quelque chose de magique. L'auteur (Flaubert)dévoile le monde psychologique et la profonde solitude de l'homme. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Que dire qui n'a pas déjà été dit ?,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Broché)
Un chef d'oeuvre, oui ; de style, d'ironie ; qui inaugure l'aventure du roman moderne.Cinq années pour atteindre la précision de cette prose, dont l'auteur a su conserver, malgré sa richesse, la sobriété et une certaine forme de pureté. Des personnages dont le caractère est devenu mythique, au fondement de développements interminables d'universitaires : Emma Bovary, femme parmi les femmes, héroïne numéro un de la littérature humaine ; Homais, l'odieux imbécile, épure de tant d'autres crétins heureux chers aux littérateurs... Ce livre figure sans doute, dans les bibliothèques du monde, quelque chose comme "le roman", avec quelques autres, pour l'éternité. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Madame Bovary de Gustave Flaubert (Poche - 25 janvier 1972)
EUR 3,89
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