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25 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fantastique et biscornu
Un village isolé dans un temps suspendu, des moeurs dérangeantes et meurtrières, un curé illuminé, une mère névrotique haineuse, puis trop aimante, un père résigné, des chérubins aux pouvoirs surnaturels qui tentent de se construire un monde rêvé. Fange et sang, vide et oppression...
Publié le 3 mai 2003 par Laurent

versus
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2.0 étoiles sur 5 l'arrache coeur
je n'ai pas du toutaimé je ne sais pas où l'ecrivain veut en venir
pas du tout sensible à son ecriture
Publié il y a 8 mois par voisin


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25 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fantastique et biscornu, 3 mai 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Poche)
Un village isolé dans un temps suspendu, des moeurs dérangeantes et meurtrières, un curé illuminé, une mère névrotique haineuse, puis trop aimante, un père résigné, des chérubins aux pouvoirs surnaturels qui tentent de se construire un monde rêvé. Fange et sang, vide et oppression constituent le bien étrange cadre de ce roman de Vian où le héros principal, Jacquemort, se cherche des émotions. A l'opposé de l'Ecume des Jours, l'Arrache-Coeur est un texte peu enclin au sentimentalisme. Mais l'écriture est la même, féroce et drôle, et le langage, toujours fleuri, est un must d'expression française. Indispensable Vian.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quel choc !, 3 août 2009
Par 
ServaneL. (Midi-Pyrénées, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Poche)
Quel choc et quel modernisme dans ce roman de Boris Vian publié en 1953 (!)
Par où commencer... par l'histoire.
Ici, l'histoire est prétexte à tout. Dans un coin de campagne française, on ne sait où, Jacquemort, psychiatre de profession, est confronté à mille et une bizarreries : la naissance de trumeaux, la foire aux vieux, une église où prêche un curé de choc accompagné de son sacristain satanique, un ruisseau de la honte, des enfants qui volent comme des oiseaux...
Mais plus que tout cela, « L'arrache-caeur » est un livre sur l'enfance, la morale et la religion.
L'enfance dans un premier temps ; Vian traite des rapports mère-enfants ou comment les mères peuvent souvent être abusives en culpabilisant, enfermant, tourmentant leurs enfants sous prétexte qu'elles les ont mis au monde (j'abrège évidemment).
Dans un second temps, et selon moi, le roman est axé sur la religion et tout ce qui, sous couvert de moralité, est autorisé. Tout ce que l'on s'autorise...

Deux aspects hyper modernes dans « L'arrache-caeur » : le langage (mots valises, style, néologismes, etc.) permettant de pousser l'humour très loin malgré l'atmosphère lourde et pesante qui règne dans le village et le point de vue de l'auteur en lui-même : de la science-fiction et de l'onirisme et des concepts précurseurs, des idées fortes sur la société et ses valeurs.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vian dans toute sa splendeur !, 29 novembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Poche)
Encore un Boris Vian, qui, comme "l'Ecume des jours, bouleverse et emporte le lecteur dans un monde étrange. Il en devient presque difficile de suivre ses pensées, d'arriver au même point que le narrateur ou le personnage. On pert pied, on s'égare, mais on s'envole, on se laisse surprendre à chaque seconde. En bref, un superbe texte servi par une belle plume.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Etrange, déroutant et terriblement passionnant, 19 janvier 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Poche)
Boris Vian est un immense écrivain, malheureusement caricaturé à l'extrême par les tenants d'un classicisme un peu guindé, horripilés par le langage sans pareille de l'auteur. Ce livre ne fait exception, et c'est un des meilleurs.

Il conte l'histoire d'un psychiatre à la recherche, non pas de patients au sens courant du terme, mais d'une solution avant tout égoïste à ses problèmes, voulant tester par la même occasion une forme nouvelle de consultation :

« Celui que je psychanalyserai [...] qu'il me dise tout. Tout. Ses pensées les plus intimes. Ses secrets les plus poignants, ses idées cachés, ce qu'il n'ose pas s'avouer lui-même, tout [...]. Aucun analyste ne l'a fait. Je veux voir jusqu'où on peut aller. Je veux des envies et des désirs et je prendrai ceux des autres. [...] Savoir qu'il existe des passions et ne pas les ressentir, c'est affreux. »

Partant de ce postulat un peu déroutant, le héros, Jacquemort, déboule dans un village de paysans étranges, tout en étant logé dans la maison d'un couple dont la femme est en train d'accoucher. Loin de faire les choses normalement, elle, Clémentine, braque de manière belliqueuse son revolver vers celui qu'elle séquestra deux mois durant, Angel, son mari, pour que celui-ci ne vienne pas perturber ce moment si difficile. La veille de l'accouchement, l'auteur nous livre les pensées intime du futur papa, apparemment ravi ( !) de l'état de sa femme : « Il dormait et tachait de dormir en pensant aux fesses de sa femme, car, vu le ventre, il préférait penser à elle de dos ».

Jacquemort arrivé à temps, il aide Clémentine avec les moyens du bord et avec l'aide un peu inutile de la nurse dont il demande entre temps le nom : « Préparez les appareils [...] comment vous appelez-vous ? J'm'appelle Culblanc, m'sieur, répondit-elle avec un fort accent campagnard. J'aime mieux ne pas vous appeler, dans ce cas, grogna Jacquemort. » à accoucher de triplé, de « trumeaux » comme dit son mari.

Une fois les « trumeaux » arrivés, dont la mère, apparemment peu heureuse de leurs venus, en détaille un de la sorte : « il était rose, avec une petite bouche humide de pieuvre et des yeux de viande plissée », il fut chargé d'aller leur commander un lit chez le menuisier. Ce qu'il vit au village, en bas, dépasse l'entendement. Arrivant en pleine « foire aux vieux », il fut le témoin d'une mis aux enchères sordides de plusieurs vieux ce tenants devant lui : sous les quolibets de ses collègues, un vieillard montrait son sexe en prétextant tout fier de lui qu'il était encore vaillant - de sorte à faire monter profitablement les enchères -, une autre soulevait sa robe et découvrait ses fesses sous les commentaires du « commissaire priseur », vendant cette vielle femme avec des arguments plus que douteux, du genre : « Allez, celle-là est en bon état [...] Qui en veut ? Elle a point de dents. Ca peut être commode ». Ecoeuré, Jacquemort protesta est ne reçu, en réponse, qu'un coup de poing vengeur qui le fit tomber par terre.

Arrivé chez le menuisier, il se prit un second coup de poing quand il s'insurgea de la façon dont avait celui-ci de traiter son apprenti. Une fois le lit commandé, ils allèrent, le héros ainsi que le père des « trumeaux » , le chercher le lendemain. Ils le prirent et débarrassèrent, par la même occasion, le menuisier d'une petite caisse encombrant son atelier. Arrivé au abord du ruisseau du village, Angel déchargea la caisse et la jeta laconiquement dans l'eau. Sans vie, sortant peu à peu de l'étroite caisse en bois, le corps du petit apprenti gisait sur la surface de l'eau.

S'imisçant au sein d'un village de dégénérés habité par un étrange code social, le héros va tenter de mener à bien sa mission psychanalytique quelque peu utopique, sorte de recherche du Graal désespéré au prise avec un état irrationnel surgissant de tout côté.
Je n'en dirais pas plus, tant ce roman se révèle être surprenant de page en page, le lecteur sans cesse guidé par la forme d'écriture toujours très novatrice de Vian, à travers ses descriptions courtes et terriblement juste, son humour souvent irrésistible, ou son art certain pour proférer un tas d'étrangeté, y compris linguistique, à l'aide d'une banalisation de situation, celle-ci renforcée par cette impression que tout cela parait "presque" normal.

A travers ce roman, il est évident que le monde paysan est caricaturé à outrance, faisant régir leurs vies par des codes spécifiques et barbares, allant en l'encontre de tout humanisme habitant les gens « normaux ». La psychanalyse est elle aussi pointée du doigt, soulignant l'attitude nombriliste du thérapeute, aussi gravement malade que ses patients et poussant le vice jusqu'à être soigné par eux, et un peu malgré eux. Et l'extrapolation si contraire entre la psychanalyse d'un coté et le monde paysan de l'autre ne pouvait être osée que par un auteur du talent de Vian.

Pour finir, un petit extrait savoureux dans lequel Jacquemort conclu dans un champ à l'abri des regards avec Culblanc, la nurse, avant d'aller à la messe et d'assister au lynchage du curé par des paysans demandant à tout prix à celui-ci de supplier Dieu de leur donner de la pluie :

« - Mettez-vous à quatre pattes », dit Jacquemort.
- Bien sûr, dit-elle, comme si elle estimait que c'était la seule façon possible.
Tandis que le psychiatre la besognait, il voyait la nuque courte de la fille se redresser puis se relâcher. [...] Par un soucis d'humanité bien compréhensible, il évita de lui faire un enfant. »

Jamais vulgaire, toujours plein d'un esprit que se veut percutant et diablement rafraîchissant, Boris Vian a un don certain pour faire côtoyer de manière efficace humour et tragédie, complexité et légèreté. Et ce ton si personnel, ce langage si recherché à la beauté simple et dès fois un peu triviale, ainsi que cette perpétuelle impression qu'une corde s'étire de plus en plus jusqu'à l'explosion, faisant baigner les héros dans une étrange atmosphère, font de ce roman un petit chef-d'aeuvre d'inventivité.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 magnifiquement terrible, 25 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Poche)
Lu et relu, je m'y promène toujours avec autant de délectation.Il faut dire que je suis une inconditionnelle. Laissez vous porter, il y a des couleurs, des odeurs, des bruits sur ce chemin que vous ne rencontrerez nulle part ailleurs.Des sentiments derrière chaque tableau, une envie de liberté une fois le livre fermé. Compostelle du livre, quel voyage!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un classique., 14 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Poche)
Achat parfait. Il s'agit d'un classique à lire et à relire. Envoie rapide et soigné. Je recommanderais ce livre à des amis sans problème.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un magnifique Vian, 13 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Poche)
Un Vian avec tout ce qu'on aime, création de mots, entorses à la réalité ...
Terrifiant à relire quand est devenue maman !...
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4.0 étoiles sur 5 de bons moments!..., 19 août 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Broché)
Précédé d'une préface très succincte, - pourtant bien dans le style de Queneau -, le texte du roi de la trompinette n'a pas pris une ride! Serait-ce la bonne voie pour l'immortalité ? J'ai beaucoup aimé, et passé de très bons moments!
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Du Boris Vian, 5 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Poche)
C'est avec appréhension que j'ai commencé ce livre. Mais qu'a inventé Boris Vian pour nous bousculer une nouvelle fois dans notre fort intérieur?
Il y a de quoi nous rassurer, ce livre est cru et nous prend aux tripes!
Quel va être le prochain livre?
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 l'arrache coeur, 11 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arrache-coeur (Poche)
je n'ai pas du toutaimé je ne sais pas où l'ecrivain veut en venir
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L'Arrache-coeur
L'Arrache-coeur de Boris Vian (Poche - 1 janvier 1992)
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