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4,3 sur 5 étoiles
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le 31 octobre 2001
Demian est tout simplement l'un des meilleurs romans qu'il m'ait été donné de lire. Roman d'initiation prodigieux, une sorte de "Petit Prince" pour adulte et adolescent.
Hermann Hesse y développe ses thèmes favoris, la difficulté d'être un et unique face à la multitude, les tourments inhérents à la recherche de soi, qu'impliquent bien souvent l'expérience de la solitude, des tâtonnements, des erreurs, des revirements, une vie pleine de zig et de zag.
Cette impression d'être à part, d'être soudainement isolé et coupé des autres, parce que l'on a choisi de devenir ce que l'on est, que l'on a refusé la facilité des compromis, du reniement de soi pour l'illusoire réconfort que présente l'appartenance aux autres, c'est à dire au troupeau où l'on n'a aucune existence propre.
Ce n'est pas le chemin qui est difficile, mais le difficile qui est chemin pour parvenir à soi même.
L'image de l'étoile de Caïn est magnifique, la relation d'Emile Sinclair avec la mère de Demian, Eve, est également un sublime passage du roman.
Demian est un roman prodigieux, le fruit d'une réflexion profonde sur l'âme humaine, les tourments de l'adolescence, cette période tragique et magnifique à la fois, où l'on doit trouver sa voie, où l'on commence pour la première fois à se cogner à la vie, sans la protection rassurante de papa, maman, où l'on se rend compte que l'on est fondamentalement seul pour affronter la vie. Ce qui en fait justement toute sa beauté. Lire Demian revient à "lire son âme", à réaliser qu'un génial auteur a connu et merveilleusement décrit (le style d'Hermann Hesse est empreint d'une profonde sensibilité, d'une finesse et d'une telle fluidité, d'une telle simplicité!!), les affres et les vertiges de notre conscience.
On se sort grandi, enrichi à la lecture d'une telle oeuvre. Elle peut constituer un déclic dans une vie, le phare, ou plutôt l'étoile qui nous dit que nous ne sommes pas seul, et qu'on a raison d'essayer, qu'il ne faut jamais renoncer face à l'adversité, que la plus grande des récompenses est celle "d'être un homme", que "l'avoir" n'est qu'illusion.
Tout simplement un chef d'oeuvre.
0Commentaire66 sur 66 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 mai 2003
Je devais avoir environ 17 ans, quand un ami m'a dit "Lis Demian. Moi, ça a changé ma vie...".
Perplexe mais très intriguée, j'ai lu le livre. Et j'ai, moi aussi, eu cette "révélation". 8 ans plus tard, j'y pense encore et m'y réfère très souvent et je sais que ce livre me suivra tout au long de ma vie.
La lecture de ce "roman d'initiation" a effectivement eu l'effet d'un déclic qui a soudain fait basculer ma vie hors de cette adolescence où l'on est perdus et perturbés par le monde qui nous entoure.
J'ai trouvé dans ce livre la clé qui m'a permis de comprendre enfin, petit à petit, le sens de cette vie et par là même qui je suis. Une clé qui a ouvert la porte d'une spiritualité et une philosophie de vie qui éclaire mon chemin à chaque instant.
Je remercie le génie de Hermann Hesse, pour avoir réussi le prodige de faire passer au travers de mots et avec une telle simplicité, un tel message philosophique, un tel message de vie.
Je suis étonnée que ce livre ne soit pas plus connu, mais en même temps, cela donne le sentiment à celui qui le découvre de faire partie d'un cercle d'initiés...
0Commentaire45 sur 46 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 janvier 2006
Demian est le roman d'une crise d'adolescence. Pas de la crise d'adolescence je-claque-la-porte-au nez-de mes-parents-qui-sont stupides. Il s'agit ici d'une crise d'adolescence qui peut intervenir à tout âge : c'est la crise d'identité que l'on ressent lorsque l'on regarde autour de soi et que l'on réalise que chacun est en train de prendre, ou a déjà pris sa place dans un ordre bien rangé, et que l'on n'a pas soi-même de place dans cet ordre des choses, que l'on est différent et que l'on ne veut pas être formaté par la société.
Alors soit on se replie sur soi-même en rejetant l'extérieur, prenant le droit chemin de la déprime ou d'une révolte solitaire et stérile, soit, grâce à une rencontre, une lecture parfois, on réalise qu'il y a une autre façon de vivre et d'envisager les choses, différente de celles qui sont imposées par les modes de vies de l'époque. Cette rencontre, pour le narrateur, sera celle de Demian, un jeune homme qui semble sans âge et porte en lui une sagesse insoupçonnée.
Un roman fort sur l'adolescence, sur la formation de l'identité, formation qui peut arriver à tout âge – il n'est jamais trop tard.
0Commentaire19 sur 19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce magnifique roman teinté d''un lyrisme profond et d''un romantisme d''époque, dont Emile Sinclair est le héros traduit le lent cheminement d''un adolescent sensible vers la connaissance de soi. Le sentiment et l''amour de la nature si cher à Jean-Jacques Rousseau exacerbent la sensibilité d''Émile. D'autre part, il semble une fois encore que ce récit tout empreint de spiritualité soit largement autobiographique.
On peut distinguer trois parties ou trois thèmes : au début, la confrontation d''Émile, enfant bien élevé, au mal incarné par Kromer. Puis le détachement d''avec ses parents qui incarnent le bien, pour s''interroger sur son existence et sur la vie en général. Enfin l''épanouissement d''Émile au contact de Démian et aussi de Pistorius. Leur critique des conventions sociales les conduit à souhaiter en quelque sorte une guerre qui fasse table rase.
Quelques phrases sont particulièrement significatives :
« Chacun de nous est un essai de la nature, dont le but est l''homme. »
J''ai particulièrement aimé le passage où Émile philosophe avec Pistorius qui lui dit : « Vous devez avoir des rêves'. Vivez-les, ces rêves, jouez-les, construisez-leur des autels.' Vous avez dix-huit ans, vous devez avoir des rêves d''amour, des désirs d''amour'. Ils sont ce que vous avez de meilleur. 'Il n''est aucun désir de notre âme que nous devions craindre ou considérer comme défendu. »
Un très beau livre en somme dont le fil se perd souvent dans un monde onirique qu''il faut suivre'.
0Commentaire4 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 avril 2009
Cette histoire est celle d'un jeune homme face à son miroir, Demian.
Elle est celle de tout être humain qui cherche à se découvrir au travers des expériences souvent douloureuses mais constructives. Le doute angoisse. Les certitudes aveuglent. L'équilibre est difficile à trouver. Mais en se connaissant mieux, n'a-t-on pas plus de chance d'y réussir ?
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le 6 octobre 2010
Ce livre est magique, tant par son originalité, sa singularité, que par les thèmes abordés tout au long de la naissance spirituelle du héros. Sans cesse remis en question, le lecteur trouvera dans ce livre des phrases et des mots éternels qui nous ramènent vers le but profond de chaque être humain. Franchement, lisez-le.
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le 15 novembre 2010
Roman fascinant par son contenu et sa sensibilité.
On y sent l'influence de la pensée de Nietsche, mais également celle de beaucoup de thèmes abordés par Jung dans son oeuvre: confrontation à "l'ombre" qu'il faut intégrer (Caïn), à l'anima qu'il faut découvrir (Eve), recherche de "l'individuation" et découverte de l'univers qui se trouve en soi, et avec lequel on doit se réconcilier.
Le "deviens ce que tu es" d'Heidegger n'est pas loin.
L'écriture est limpide et on y trouve exposé des concepts ardus de façon claire, en particulier celui d'Abraxas, si cher aux gnostiques.
A lire absolument si l'on s'est lancé dans un véritable "cheminement intérieur"
0Commentaire1 sur 1 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 mars 2012
Encore une fois je trouve que cet auteur nous propose un très bon livre. Il nous explique que pour passer le cap de l'adolescence il est très important de se chercher, et que pour y arriver il faut couper le cordon ombilical qui nous unit avec nos parents. Certes le chemin sera dur et on prend le risque de se démarquer des autres d'être rejetés, mais c'est le prix à payer si l'on veut réussir à se connaître réellement.

De plus, il évoque au fil de l'histoire, certaines théories qui mon beaucoup intéressé et fait réfléchir. Par exemple le fait de concilier le divin et le démoniaque comme le font les adeptes du culte du dieu Abraxas.
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Lorsque Hesse connut la notoriété dans les années 60 aux USA auprès de la Flower Generation et du New Age, avec Siddharta et Steppen Wolf, il disait avoir été surpris que ses admirateurs le qualifient de bouddhiste alors qu'il est avant tout protestant, mais protestant d'un genre spécial, car pour lui « le vrai protestant est celui qui se défend contre sa propre Église aussi bien que contre les autres, car sa mentalité lui fait préférer l'évolution à la stagnation. Et ajoute-il, « dans ce sens, le Bouddha était lui aussi, protestant ». Pas de doctrine, pas de maitre à penser. Hesse a toujours été imperméable à tout embrigadement doctrinaire, car pour lui toute doctrine est unilatérale et ne peux jamais embrasser la totalité dans sa multiplicité pour atteindre l'Unicité. L'Univers contient tout, la chose et son contraire, le bien autant que le mal, le pêché autant que la sainteté et pour atteindre la réalisation de soi, il faut tâter de tout. Comme l'affirme Demian dans ce roman initiatique, « l'univers entier est contenu dans chaque âme ».
Donc, ni protestant, ni bouddhiste. Nietzschéen peut être ?
Le jeune Sinclair, au sortir de l'âge bête, est attiré par la personnalité de Damian qui deviendra son mentor. Celui-ci porte sur le front la marque de Caïn, signe du paria. Mais on sort vite de la morale chrétienne, et c'est par-delà le bien et la mal que les deux compères entrevoient leur destin.
La réalisation de soi est pour Hesse un long processus qui ne remonte pas seulement à l'avènement de l'homme sur Terre. Son personnage Siddharta le confirme:
« Cette pierre n'est qu'une pierre, une chose de rien. Dans un temps éloigné, elle sera terre, et de cette terre naitra une plante, un animal, un humain, et comme elle est susceptible, dans le cercle des transmutations, de devenir aussi un être humain, un esprit, je veux bien en reconnaitre la valeur, elle est aussi Dieu, Bouddha, je la vénère et je l'aime, non parce qu'elle peut devenir ceci ou cela, mais parce qu'elle est tout cela depuis longtemps, depuis toujours. »
Pistorius, l'ami de Sinclair, lui conseille d'écouter la voix de sa volonté et de prendre exemple sur certains poissons préhistoriques, dont l'organe régulateur, la vessie natatoire, organe formé pour nager, mais qui peut aussi faire fonction de poumons en tant que de besoin. Lorsque le poisson ne parvient plus à respirer, il retrouve instantanément par un instinct gravé dans la mémoire collective, un rôle perdu au cours de l'évolution, et dont il retrouve l'usage.
Cette volonté de puissance, de survivre, n'est pas seulement une volonté individuelle. Elle est la manifestation de l'évolution de l'espèce. Elle est aussi la manifestation de cette « volonté de se perpétuer dans son être », comme l'a montré Schopenhauer, qui s'inspirait d'ailleurs du Bouddhisme. Mais si le Bouddhisme préconise le renoncement à la vie, source de souffrance, le Surhomme exige qu'on aille au-delà de la souffrance pour atteindre son but. Sinclair ne renonce pas à la vie, et à l'amour, qui en est le principal moteur, comme en témoigne son attirance pour Eve, qui en est le symbole. Mais la réalisation de soi ne se réalise qu'à condition de mourir mentalement pour laisser derrière soi son moi primitif. Collectivement, cette réalisation ne pourra se réaliser qu'à travers les bouleversements de l'Histoire, ces guerres et ces révolutions qui permettent aux sociétés en déclin de céder la place aux nouvelles. C'est dans cette optique qu'il faut prendre Hesse, que certains critiques ont taxé de belliciste, alors que c'est un pacifiste notoire. Hesse voit dans les sursauts de l'Histoire la marque de la Volonté dans sa progression. Les physiciens de nos jours y verraient plutôt l'évolution entropique de l'univers à l'œuvre, depuis le Big Bang jusqu'au Big Crunch, et on pourrait dire que la disparition des dinosaures sur Terre est aussi l'un de ces bouleversements. Si la disparition de l'espèce humaine n'est pas inéluctable, si la Volonté l'emporte, on se demande ce que pourrait être l'homme dans 50 mille ans ?
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J'étais déjà conquis puisque je connaissais l'auteur -via "Siddhartha"- et j'ai toujours eu un goût pour les romans d'initiations.

Ce roman à la double intérêt d'être un grand témoignage d'une jeunesse allemande d'Avant-guerre (tel "Les Thibault" ou "Le grand Meaulnes" comme équivalent pour la jeunesse française)
C'est également un classique du roman d'initiation allemand avec "Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister" de Goethe ou encore "La Montagne Magique" de Thomas Mann ; et bien sur les autres grands romans d'Hermann Hesse : "Siddhartha", "le Loup des steppes" ou encore "le Jeu des perles de verre".

Il m'en reste une lecture passionnante où l'on cherche à découvrir les intentions de Demian, une sorte d'ange peu orthodoxe...
Également l'ambiance, du monde allemand du début du XXe siècle avec l'atmosphère baignée de protestantisme (référence à Caïn, etc.), où l'on ressent que le monde protestant s'appuie davantage sur l'Ancien testament; tandis que le monde catholique s'appuie davantage sur le nouveau testament.
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