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4,5 sur 5 étoiles46
4,5 sur 5 étoiles
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 19 octobre 2011
(Ceci est un commentaire sur la trilogie de Fils des Brumes que j'ai lue en anglais, donc je ne peux pas donner d'avis sur la traduction)

Une fois plongée dedans, je n'ai pas pu en ressortir. J'ai lu nuit et jour pour pour connaître le destin de Vin, Elend, Kelsier, Sazed, Marsh, Breeze, Ham... Et maintenant que j'ai terminé, trop vite, j'éprouve une vraie nostalgie.
Il va m'être difficile d'en aborder tous les aspects ici, mais je vais essayer... ^^

Le contexte est celui de la fin d'un monde, qui agonise d'abord doucement, et dont la chute se précipite. Il n'y a pas de couleurs, la cendre tombe perpétuellement et force les hommes à la déblayer sans cesse. Visuellement parlant, c'est donc très gothique, avec un imaginaire en noir et blanc, et pour seule teinte le rouge sang d'un soleil qui perce à grand peine cette chape de plomb.
Ce monde apocalyptique est construit et conduit de main de fer par un tyran millénaire, le Lord Ruler, qui est un Dieu vivant et néanmoins humain. La vie quotidienne n'est que souffrance pour les "Skaa", des humains esclaves, tandis que la noblesse se contente de se plier aux desiderata du Lord Ruler, priant que celui-ci lui permette de continuer sa vie de cotillons. L'intrigue commence avec Kelsier, voleur de profession qui est également "Mistborn" - un homme aux pouvoirs surhumains - et qui a "l'ambition" de délivrer les Skaa de l'emprise du Lord Ruler et de sa noblesse... et éventuellement tuer le Lord Ruler lui-même. De là débute une aventure époustouflante, qui va nous emmener à une conclusion décoiffante et inattendue.

L'intrigue est fort bien trouvée et racontée. Brandon Sanderson vous emmène de main de maître dans plusieurs histoires dans l'histoire, qui finissent bien entendu par se rejoindre. C'est une vrai poupée russe ! Rien n'est facile, ni prévisible, on est toujours surpris par les situations et leurs retournements. Il n'y a pas non plus de manichéisme primaire, ce que nous pourrions pourtant croire au départ (le Lord Ruler est-il le "méchant" absolu ?)...

Au-delà de l'intrigue, qui est carrément prenante, il y a une véritable réflexion sur d'éternelles question philosophiques, telles que le pouvoir, la politique, la religion, la foi, la confiance...

Le parcours d'Elend Venture notamment est passionnant : ce jeune noble, fils d'une grande famille très puissante, est un étudiant idéaliste, rêveur, féru de livres, de politique et de philosophie. Il s'avère qu'il finit par être nommé roi. Au début, il n'a pas confiance en lui, mais il est enthousiaste et profondément démocrate. Peu à peu, il découvre bien malgré lui que l'exercice du pouvoir est bien plus compliqué que ce qu'il s'imaginait : appliquer à la lettre des idées, si bonnes et humanistes soient-elles, ne suffit malheureusement pas... Avec une réalité de plus en plus dramatique, un monde en péril, Elend va souvent se retrouver devant des alternatives entre le pire et le moins pire, et se voir obligé de prendre des décisions déchirantes. Ainsi, son dessein sera la quête du fragile équilibre entre des idées profondément bonnes et humanistes, et la gestion d'une réalité dont la sauvagerie peut retrancher aisément à la tyrannie.

Sazed le Terrisman est un autre personnage fascinant : homme de science, il possède la faculté magique de perpétuer la mémoire d'un Savoir accumulé depuis plusieurs siècles. Il est spécialisé dans la préservation des religions perdues, éteintes lors de l'avènement du règne du Lord Ruler. Sazed en est le gardien (keeper) passionné, dévoué et prosélyte. Toutefois, des évènements tragiques le poussent à tout remettre en question et perdre sa foi... et se poser des questions véritablement philosophiques (sur la mort, la religion, la vérité...). Personnellement je suis agnostique, et très perplexe devant la religion, et ces interrogations m'ont beaucoup interpellée.

Je ne vais pas décrire tout le monde, même si Vin, Marsh, Kelsier, TenSoon méritent également un portrait tout aussi étayé. Je donnerai toutefois mon coup de coeur à Marsh, dont le destin est d'un tragique shakespearien. J'aime beaucoup Breeze aussi, qui est l'archétype même du personnage à "double fond"... et donc surprenant.

Voilà. Je ne vais pas m'étendre plus longtemps. Tout ce que je peux faire c'est vous encourager à plonger dans le monde de "L'empire Ultime" sans tarder, vous ne regretterez pas.
22 commentaires|21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Pour mon 100ème commentaire, je souhaitais commenter un livre coup de coeur, ce sera donc les trois tomes de la série « Mistborn » par Brandon Sanderson. J'ai été captivée par le premier tome « The Last Empire », j'ai passé un excellent moment avec « The Well of Ascension » et j'ai été enthousiasmée par le troisième volume, exceptionnel, « Hero of Ages ».

D'abord, l'histoire est formidable.

Contexte : L'histoire se situe dans un monde quasi apocalyptique, avec un soleil rouge et un ciel obscurci par des déluges quasi continuels de cendres. En conséquence, depuis plus de 1000 ans, les habitants se sont habitués à la végétation brune clairsemée et ne savent pas ce qu'est une fleur. Le mode de vie est de type moyen-âgeux, peuplé d'humains essentiellement.

Situation politique : Le monde entier est réuni dans un vaste empire dominé par un tyran considéré comme un dieu vivant. Il faut dire qu'il règne depuis 1000 ans et apparaît toujours avec une éternelle jeunesse. Il a organisé la société en trois classes : les nobles, dotés seuls d'un pouvoir d'allomancie, les skaas, esclaves des nobles, et les prêtres, tout puissants, au service de la religion en place, vouant un culte au tyran en place, le « Lord Ruler ». Ce seigneur a bâtit son pouvoir sur ses capacités d'allomancie surnaturelles, sur la soumission des nobles et sur sa domination sur les créatures surnaturelles de ce monde, les kandras, sortes d'espions polymorphes et quasi increvables, et les kolosses, des sortes de géants aussi terrifiants qu'incontrôlables.

L'allomancie : Quelques individus exceptionnels, tous nobles, ont le pouvoir de tirer de l'ingestion de métaux (le bronze, l'étain, le cuivre, l'or, etc.) des capacités exceptionnelles. Ils sont appelés « mistborn » s'ils ont le pouvoir de manipuler plusieurs types de métaux. Brûlant ces métaux, ils deviennent d'une agilité exceptionnelle, d'une force inhumaine, voire même ont la capacité d'influencer les pensées des autres.

C'est un roman d'apprentissage, concernant Vin, 16 ans au début, fille de prostituée, survivant dans les rues en coopérant avec des bandes de voleurs. Vin est une frêle jeune fille qui va devenir la plus formidable femme de son temps. Recrutée par Kelsier, un voleur considéré comme un héros par les skaas (c'est le seul non noble connu à être mistborn) , elle va rejoindre sa bande pour... mettre à bas le Dernier Empire, celui que le tyran en place depuis 1000 ans a mis en place ! Et ce n'est que le premier défi car au final il faudra tout bonnement combattre un dieu et sauver le monde.

Le but est ambitieux, l'histoire est épique mais facile à suivre grâce à un système de magie (l'allomancie) très rationnalisé, et la bande à Kelsier est composée de personnages savoureux, très bien décrits, qu'on a plaisir à suivre. L'écriture est efficace et fluide, avec un processus narratif efficace (quelques lignes d'un écrit mystérieux précèdent chaque épisode, et il faut attendre la fin du roman pour comprendre ce que ces lignes signifiaient). Sous couvert de divertissement, l'auteur pose aussi les bonnes questions sur le pouvoir, sur ce qui fait un leader et sur la religion. Bien sûr, on n'est pas chez Montesquieu ou Saint Augustin, mais on est aussi loin d'un simple roman de fantasy divertissant.

Le premier tome est un roman de fantasy classique, avec de la magie, des combats, quelques scènes qui n'auraient pas déparé dans une romance de type régence (les scènes de bal...), des traitrises, de l'amitié inattendue et des coups de théâtre.

Le deuxième tome consolide ce qui était bâti dans le premier tome et le troisième tome est pour moi exceptionnel : Il y a un suspense étourdissant, des rebondissements incessants. Surtout, les personnages qu'on a connus au début du premier tome ont extrêmement évolués (même ceux qui sont morts, et qui sont réévalués), par moments on a même peine à les reconnaître, et puis finalement, comme les personnages eux-mêmes qui se posent des questions identitaires, on arrive à comprendre que tous ces aspects composent ce qu'ils sont (même si pour certains c'était bien caché, je pense à Spook notamment !!!).

La conclusion de la série est assez dure, l'auteur ne fait pas de concessions, mais c'est bien celle qui convenait. Juste après avoir lu ces trois tomes (heureusement, ils sont longs, on peut donc passer beaucoup de temps avec Vin et ses amis), j'ai déjà envie de relire cette série.

(Note: ceci est un copié-collé de mon avis concernant la série lue en anglais, je ne peux donc pas me prononcer sur la traduction, seulement sur le fond)
88 commentaires|25 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 mars 2010
J'avoue que j'ai longtemps hésité sur le nombre d'étoiles à mettre à cet ouvrage, le coeur et la raison n'étaient point sur la même longueur d'onde... J'ai lu le roman (un pavé) en 3 jours; une fois les 100 premières pages abattues, je ne me lassait pas.

Ce roman touche à plusieurs univers : la fantasy, les "films de voleurs", les films "asiatiques, ect... Bref, c'est un savant mélange d'ingrédients qui nous offre une saveur particulière.

Kell décide de monter un gros coup avec sa bande de voleurs, un coup à peine inimaginable, son commanditaire le chef de la rébellion skaa (le peuple opprimé de l'Empire Ultime). Son premier objectif est de semer la zizanie dans la structure politico-économique de la capitale, et puis enfin de voler un trésor éminemment précieux et de faire tomber le Seigneur Maître de son piédestal.... A cette fin, il fait la rencontre de Vin, une jeune femme très particulière, dotée de pouvoirs similaires aux siens, les Fils-des-Brumes....

Malgré une approche très classique dans le monde de la fantasy ( lutter contre le tyran), l'univers de l'Empire diffère de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent de part ses contrées et son climat (les pluies de cendre très mystérieuses, l'insondable, ect....) qui donne une touche légèrement lugubre et particulière au roman, et ensuite par ses magies des métaux et leur mise en oeuvre (mais je n'en dirai pas plus sur le sujet).

La trame elle-même réserve des surprises, les combats sont bien décris et rendraient vert de jalousie les meilleurs ninjas du monde, le plan pour le vol est astucieux, le rythme est enlevé sur une fin qui ne déçoit pas.
Et, car cela mérite d'être dit, le traduction est très bonne.

Alors pourquoi que 4 étoiles après une telle éloge?

Et bien, hormis les deux personnages principaux, les autres manque de profondeurs, de relief et sont à la limite du caricatural. Il y a quelques longueurs (surtout au début) et un ou deux points de la trame qui nuisent à l'ensemble ( Straff Venture, Yeden).

Certes l'histoire est bien ficelée, et nous réserve quelques surprises, mais peut être au détriment de la psychologie des personnages. Cependant, ce n'est pas rédhibitoire, et le roman se lit avec facilité, envie et plaisir.

Alors, ne le boudez pas.
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le 5 février 2012
Il y a dans les différents avis à propos de l'Empire Ultime une ébauche de débat intéressante.
(Ben oui, à quoi ça sert de manifester un avis s'il rejoint tout les autres?)
Ce qui permet de dresser un portrait réaliste d'une œuvre ou d'une personne, c'est la controverse.
C'est pour cela que je trouve assez intéressant l'avis de Kallisthène même si je ne le partage que très partiellement. Sur certains points, je ne suis pas très éloignée de penser la même chose, mais probablement de manière plus pondérée.

Le tout début de l'histoire se fait effectivement un peu tirer l'oreille, même pour les lecteurs habitués. Où BS veut-il nous amener? J'avoue que je brûlais d'entrer dans l'intrigue, le livre m'ayant été chaudement recommandé par un ami et... je trouvais le début agréable quoi qu'un peu lent.

Après... BS a tout de même accompli avec ce premier volume un travail assez fantastique: Il a élaboré un univers nouveau, très éloigné des clichés habituels et -pour ce qui me concerne-, je trouve qu'il le vend de manière plutôt convaincante.

Bien sûr, il y a quelques incohérences, mais compte-tenu de la complexité du travail entrepris, je crois que ces petits impairs sont tout à fait excusables.

Et il faut bien le dire, L'Empire Ultime a ce côté poignant -là parle la femme- qui éveille et suscite tellement d'émotions chez son lecteur qu'il nous tient en haleine. Pourquoi chercher à décortiquer une histoire afin de la rendre logique ? Même s'il est tentant de régir le monde sur une base cartésienne objectivement... ce n'est pas applicable pour tout. Ce qui fait précisément la magie de l'imagination, selon moi reste la capacité à l'imprévu, et la Fantasy obéit à ses propres lois.

Dans ce contexte, BS a fait un travail d'orfèvre. Ses personnages lissés et bien tenus, son univers inédit, triste et sombre, son aventure qui partant d'une base très ordinaire vire à un véritable bras de fer... Les échecs rencontrés, le réalisme... (pour le genre choisi, l'histoire accroche à des règles très terre à terre.)

Mais ce qui par dessus tout m'a réellement séduite, c'est le travail subtil qui rend ce monde si... présent à l'esprit du lecteur. Combien de fois ai-je posé mon livre pour aller travailler avec la sensation que Vin m'accompagnait? Ou qu'en reprenant la lecture, j'avais l'impression de retrouver une personne étrangement familière?
Et quelle frustration en arrivant au bout du premier volume de ne pas pouvoir dévorer le deuxième! Tant de questions en suspend même si l'histoire se termine... Avec en prime le désir de retrouver ces personnages si attachants et de retourner faire un petit tour à Luthadel...

J'ai lu le premier volume deux fois à la volée tellement j'ai été prise dans l'histoire et désireuse de retrouver cet univers et ces personnages si... sincèrement humains.
Etant une "lectrice éclectique", je lis beaucoup et bien sûr je touche à tout les genres. L'Empire Ultime est depuis très longtemps le premier livre qui aie tenu éveillé mon intérêt et mon attention si longtemps même après l'avoir terminé.

J'aime le côté modéré du manichéisme de cette aventure (oh, bien sûr il y a quelques grands gentils et quelques grands méchants, mais dans un sens ou dans l'autre, les personnages commettent des erreurs qui gomment leur perfection)

Bref, Brandon Sanderson nous offre tout de même une histoire de qualité rehaussée de bonnes trouvailles comme les principes allomantiques, ou même le traitement de ses personnages, ou encore de son univers. Un plaisir pour l'esprit, une véritable friandise qui se laisse savourer encore après consommation!
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le 6 janvier 2013
Dans ce premier tome d'une série de 3, nous allons découvrir l'Empire Ultime, un empire dirigé impitoyablement par un être quasi surnaturel nommé le Seigneur Maître. Celui-ci aurait pris le pouvoir des centaines d'années auparavant après avoir sauvé le monde d'une menace devenu imprécise avec le temps. Pour contrôler la population il s'appuie avant tout sur un clergé et une administration dont certains membres sont dotés de capacités exceptionnelles par le biais d'une magie que l'on va découvrir au fil des pages. Il utilise aussi une aristocratie richissime qui entre deux fêtes dirige d'immenses territoires en corvéant des esclaves nommés les Skaas. La seule chose qu'il ne semble pas pouvoir contrôler sont ces cendres qui tombent quasi continuellement étouffant petit à petit toute vie végétale. Mais ce petit monde réglé comme une horloge est sur le point de basculer...

Comme toute longue saga, le début n'est pas des plus passionnants, mais après cette mise en place le rythme s'accélère pour aller vers un final surprenant et haletant. L'histoire tourne principalement autour de 2 héros on ne peut plus différents et qui n'auraient probablement jamais dû se rencontrer, mais qui vont finalement révolutionner leur monde. Bien campés, on s'attache facilement à ces personnages et à certains de leurs acolytes tous favorisés par une magie dont le système original est à mettre au crédit de l'auteur en plus de sa plume limpide et entraînante. Une fluidité qui fait que les pages s'enchaînent et que l'on se retrouve rapidement à la fin de ce beau pavé avec une seule envie, mettre la main sur la suite, Le Puits de l'ascension.
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le 8 mai 2011
Commençons par le style, puisque c'est tout d'abord cela qui m'a poussé vers ce livre. Dès les premières pages, Brandon Sanderson nous happe dans son univers. Son style est fluide, riche en dialogues. Les mots sont simples, et ils s'enchaînent avec brio, emportant le pauvre lecteur sans défense vers une page, puis une autre...
Et c'est sans compter sur l'action omniprésente qui défile tout au long du livre. Des surprises, des déceptions, des rebondissement, et même des amours contrariés. Tout concourt pour nous faire aimer ce livre et ne pas le lâcher.

Et l'histoire n'en est que plus passionnante. Et comment ne le serait-elle pas ? Le monde est indéniablement novateur (au moins pour moi). Le monde est en poussière : les cendres tombent du ciel depuis 1000 ans, les arbres et leurs feuilles ont perdu leur verdure, ils sont bruns, les fleurs n'existent plus, l'esclavage est la base de l'économie, les nobles sont cruels et le Seigneur Maître règne en tyran ! C'est sans parler du soleil rouge ou encore des brumes menaçantes qui tombent sur la Terre dès que la nuit s'annonce
Les skaas sont tellement anéantis par ces 1000 ans d'esclavage, de brimade, de cruauté qu'ils n'espèrent plus, ne se révoltent plus et ne pensent juste plus qu'à ce qui ne les fera pas tuer par caprice d'un noble ou d'un autre. Alors quel espoir reste-t-il ?
Une bande de voleurs vont essayer de faire bouger les choses, mais dans quel but ? L'enrichissement ou le bien-être des skaas ?
Tout est très bien construit, tout est cohérent et l'histoire fonctionne ! Qui n'a jamais joué à Robin des bois lorsqu'il était gamin ?

Il est temps de parler des personnages qui sont tout simplement sublimes, hauts en couleurs et pour le moins attachants. Leur groupe est très soudé, alors que chacun a sa spécialité et que tous se chamaillent amicalement. Bien sûr, les personnages principaux, Kelsier et Vin se démarquent par leurs actions, leur courage et aussi leur folie (si si c'est une qualité), mais j'ai aussi beaucoup aimé le Terrisien Saked, entre autres pour son humour et aussi Elend Venture pour sa nonchalance.
Les autres personnages sont tout aussi bien, mais je ne peux pas tous vous les décrire, puisqu'aussitôt ma chronique lue, vous irez trouver ce livre et commencer à le lire (message subliminal adressé aux amateurs de fantasy)

Une fois encore j'ai été surprise par l'ingéniosité des auteurs qui inventent toujours et encore des sortes de magie plus innovantes les unes que les autres. Ici, il s'agit d'une magie liée aux métaux et alliages. Il s'agit de l'allomancie. Certains Hommes peuvent brûler un ou plusieurs métaux pour en retirer une forme de pouvoir. Il peut s'agir de force, de perception, de mouvement, etc. Ces Hommes sont appelés brûmands ou fils-des-brumes, selon le cas.

En conclusion, je dirai que j'ai été plus que séduite par ce livre, même si encore c'est un beau pavé de 600 pages écrit en petit. C'est un gros coup de cœur non seulement pour son univers en pièce, pour ses personnages ou encore pour sa magie. En fait je l'ai adÖré !
Il n'est pas sans me rappeler les aventures des Salauds Gentilshommes de Scott Lynch, même si celui-ci est, à mon sens, encore mieux !
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le 6 avril 2014
L'univers de Sanderson est sombre, très sombre ! Après une dizaine de pages, on comprend vite que nous sommes là dans un univers qui est une sorte de mélange de Dark Fantasy est de Urban Fantasy.
Et pourtant au milieu de cette grisaille d'un soleil presque mort, d'une pluie de cendres sur les murs noirs de la ville, et de la perfidie d'un empereur ultime, immortel et invincible, que les personnages sont lumineux !
On oublie très vite la noirceur de ce monde pour se passionner pour l'évolution d'une gamine des rues, sorte de monstre de résignation et de méfiance, et celle d'un dandy dégingandé et arrogant. Tous deux vont se révéler être tellement plus que ça ! Rien que pour la profondeur de ces deux-là, ce livre mériterait d'être lu.
Et puis il y a cette magie, l'Allomancie, totalement novatrice, faite de l'ingérence de métaux permettant d'accéder à certains pouvoirs en fonction du métal consommé. Ca peut paraître bébête de prime abord mais l'auteur met tout ça en perspective avec infiniment de talent.
En résumé, je vous garantie un très bon moment de lecture.
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le 9 décembre 2010
Brandon Sanderson nous livre ici un premier opus passionnant de bout en bout. Bien que classique dans sa construction (le bien contre le mal), l'auteur a toutefois su créer un monde riche, fourmillant de bonnes idées, telle l'allomancie qui permet aux héros de brûler certains métaux en eux pour développer certains pouvoirs. Mais tout cela est bien balisé, chaque pouvoir étant limité et évitant ainsi de sonner un sentiment d'invicibilité qui serait lassant. Les protagonistes sont humains, avec leurs qualités mais aussi pas mal de défauts, les rendant d'autant plus attachants. De plus ce premier tome a une vraie fin et pourrait, en théorie, se suffire à lui-même. Ca évite d'avoir un cliffhanger qui nous laisse sur notre faim dans l'attente du tome suivant, ce qui peut être parfois frustrant. Bref, n'hésitez pas, c'est un des meilleurs livres de fantasy que j'ai lus en 2010 ! J'espère que le tome 2 sera à la hauteur !
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J'ai bien conscience de faire preuve d'un terrible crime que de prétendre, un peu plus bas, que ce livre m'a semblé moyen ou a minima loin du chef d'œuvre que de nombreuses critiques de-ci de-là ont proclamé.

Quelques explications s'imposent, retiens ton ire Ô lecteur. Tout d'abord je ne fais pas partie naturellement du lectorat de la Fantasy «Épique» dans laquelle on pourrait mettre «Le trône de fer», «L'assassin Royal», «La roue du temps» et autres séries de ce genre. En effet ces références du genre ne m'avaient semblé faire preuve de beaucoup d'originalité, originalité crédible voila le terme important pour moi qui suis à la base un lecteur de SF. Voici donc de quel point de vue proviendront mes quelques remarques.

Cela a été régulièrement souligné dans d'autres critiques, le début de ce livre est peu accrocheur, l'aventure qui vous y est proposée est courte et apparemment sans lendemain puisque ensuite nous suivrons longuement les aventures d'une jeune fille skaa (lisez serf médiéval) dénommée Vin embringuée avec sa bande de voleurs dans une machination financière complexe et assez peu attractive.

Ces deux premiers épisodes sont néanmoins l'occasion de découvrir le monde original proposé par l'auteur. Un monde où ne cesse de tomber de la cendre, où le soleil ne perce que rarement, où un profond brouillard descend la nuit, un monde d'où toute couleur semble avoir été bannie et où une grande partie du travail des champs consiste à dégager les plantes marrons (euh, comment ça pousse alors ?) de leur gangue de cendre.

La structure politique est par contre beaucoup plus standard. Un Seigneur-Maître immortel gouverne un empire unique au travers d'une noblesse surveillée, obligée de maintenir le maximum de présence à la cour (à la Louis XIV) à qui est confié la tâche d'encadrer et de commander les hordes de Skaa. Mais le Seigneur-Maître dispose d'outils beaucoup plus efficaces que notre Louis national pour surveiller sa noblesse : une bureaucratie inquisitrice, le Ministère d'Acier composé de notaires régulant de nombreux aspects de la vie de la Noblesse et, côté force, des Inquisiteurs d'Acier aux pieux de métal enfoncés dans les orbites et quasi-invulnérables. Pourtant l'outil suprême du Seigneur-Maître n'est finalement autre que lui-même ... ce qu'on apprend petit à petit sur son compte est plus impressionnant que sa simple Immortalité.
Le fait d'exposer assez clairement le fonctionnement d'un Empire du Mal et de dérouler un processus purement interne visant à l'abattre, basé sur les classes laborieuse, représente une nouveauté bienvenue dans le genre, convoyant le message : «Aide-toi et XXX t'aidera».

La magie présente enfin l'intérêt d'avoir des règles apparemment claire et un fonctionnement quasi-scientifique ne permettant pas de sortir quelque lapin du chapeau selon les besoins de l'intrigue ... sauf que différents systèmes de magie inconnus du lecteur pendant une bonne partie du roman viendront tout de même limiter considérablement cette transparence.

Finalement de nombreux points intéressants et novateurs dans ce début de série, hélas la qualité de l'exécution de ce projet ne me semble pas être au rendez-vous, en voici quelques exemples :

Au début du roman, l'impression d'oppression était réellement forte, on sentait que les gens en étaient abîmés, déformés. Mais ce succès initial est complètement gâché par la suite par la facilité très 'Ocean's eleven' dont font preuve les protagonistes de l'aventure.

L'héroïne, Vin, est une jeune skaa sans éducation, abandonnée par son frère et élevée dans la méfiance et la trahison systématique. Son intégration dans l'équipe de voleurs de haut-vol de Kelsier et la confiance qui y règne est donc problématique. Néanmoins sa transition parait se faire rapidement et sans heurts, tout comme sa transformation en Courtisane Noble puis en séductrice (même involontaire) ! Impossible d'adhérer à ce scénario.

Quant à Kelsier, si Vin a des états d'âme, Kelsier lui n'a guère qu'un agenda secret. Il est à peine plus développé que les autres protagonistes qui remplissent les tâches assignées par le scénario-maître.

Le scénario principal lui-même présente des incohérences qui m'ont beaucoup gêné. Sans trop en révéler, le renversement de l'Empire Ultime est essentiellement le projet de Kelsier, son graal, l'aboutissement d'années de préparation. Pourquoi alors aller risquer un plan connu de lui seul en s'enfonçant au coeur du palais du Seigneur-Maître, sachant qu'il allait rencontrer les Inquisiteurs d'Acier que nul Allomancien n'a jamais encore vaincu ?

Enfin, la résolution finale repose sur tellement de heureux hasards face à un ennemi qui objectivement n'avait quasiment rien à craindre de la rébellion que je me suis senti floué d'avoir tant investi sur une longue préparation ... inutile.

Bon, ce n'est pas gentil de vous laisser comme ça en plan, alors je vais vous proposer quelques titres similaires mais me semblant plus réussis : Le Cycle des démons, tome 1 : L'Homme-rune,La trilogie de l'enfant démon, Tome 1 : Medalon ou Chronique du Tueur de Roi - Première Journée, tome 1 : Le Nom du vent.

(Remarque : la question qui est posée par le site qui abrite tous ces commentaires est de savoir si vous avez trouvé cet avis utile, ce qui ne revient pas à dire si vous êtes d'accord avec l'opinion du commentateur. Il se trouve que je n'ai peut-être pas autant apprécié ce roman que vous-même. Ça ne veut pas dire que les défauts que j'ai relevés n'existent pas, simplement qu'ils ne vous ont pas affecté, nous avons tous un petit faible pour tel ou tel type de roman qui nous permet de passer par-dessus certaines imperfections. Il me semble cependant primordial que ces défauts soient relevés afin que chaque lecteur puisse se demander si ceux-ci lui sont supportables ou non.)
44 commentaires|20 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 mai 2014
Il me reste une impression assez mitigée de ce premier tome.. Le monde créé est intrigant, pas mal de mystères à découvrir, des personnages attachants.... Néanmoins, j'ai trouvé les explications de fonctionnement des métaux, lors d'entrainement ou de combat, un peu indigestes, créant un manque de fluidité. J'ai lu ce livre il y a quelques semaines, et , avec le recul, bien que j'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire, ce n'est pas suffisant pour que j'enchaine sur le tome 2...
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