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3,7 sur 5 étoiles
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le 24 avril 2008
Une nouvelle fois Kawabata nous fait parcourir un bout de ce japon d'antan ou tout est mélancolie, subtilité et finesse.
Cette histoire sait nous montrer toute la compléxité des relations entre hommes et femmes du japon passé. La nature y est décrite avec perfection, l'hitoire des "belles endormies" est troublante, parfois dérangeante mais jamais vulgaire et déplacé.
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le 5 juillet 2010
Ce livre nous laisse suspendu, entre impressions étranges : ce qu'on ressent d'abord c'est la poésie des descriptions de ces corps adolescents, des souvenirs du vieil homme et des paysages fleuris chers à l'imaginaire japonnais. Mais le malaise qui se dégage de ce petit ouvrage est aussi palpable : cette proximité du corps décrépi du vieil Eguchi et des corps vierges et purs des jeunes filles. Le fait qu'elles soient aussi inconscientes de ce qui ce déroule autour d'elles et des pensées du vieillard conforte ce sentiment de gêne. La poésie et ce sentiment d'inconfort sont équilibrés dans cet ouvrage d'un style dépouillé. Le roman reste cependant très digne. A découvrir comme le chef d'oeuvre du prix nobel de littérature 1968.
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D'une sensualité pudique, ce livre est poétique. Il s'y mèle une saveur parfumée teintée d'une pointe de dégout et Kawabata laisse le lecteur entre deux images : la beauté de jeunes corps et la froideur de la vieillesse.
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Les belles endormies/Yasunari Kawabata
Né à Osaka en 1899 Yasunari Kawabata est mort en 1972 après avoir obtenu le prix Nobel de littérature en 1968.
Écrivain majeur du XXé siècle, toujours en quête du beau, il a écrit des récits brefs au style travaillé, concis, épuré de tout mot superflu riche de sensibilités diverses et d’une pudeur suggestive particulière. Son souci du détail qui change tout en fait un esthète de la littérature japonaise.
Dans ce récit très célèbre, il met en scène de pitoyables vieillards en quête de sensations et de rêveries troubles auprès de jeunes filles en principe endormies par un narcotique. Une certaine perversité teintée paradoxalement d’une grande pudeur plane tout au long de ces instants de contacts furtifs avec le corps des jeunes et belles adolescentes.
En principe, seuls des vieillards « de tout repos » fréquentent ce lieu mystérieux de bonne réputation. Le fait que les adolescentes soient endormies « épargne aux vieillards la honte du sentiment d’infériorité propre à la décrépitude de l’âge et leur permet de s ‘abandonner sans réserve à leur imagination et à leurs souvenirs relatifs aux femmes. » Incapables de traiter la femme en femme, ils se contentent » de dormir paisiblement aux côtés de jeunes filles, illusoire consolation dans leur poursuite des joies de la vie enfuie. »
« Ce qui montait du fond de leur poitrine quand ils étaient étendus au contact de la nudité d’une jeune femme endormie, peut-être n’était-ce que la terreur de la mort prochaine et le vain regret de leur printemps disparu. »
Eguchi va pour la première fois goûter à ce lamentable divertissement de la vieillesse en se posant moult questions non seulement sur lui-même mais aussi sur la jeune fille nue à ses côtés.
« Soumise à tout et ignorante de tout, étendue là, avec son visage ingénu, plongée dans un sommeil léthargique, elle respirait paisiblement. »
Les sens d’Eguchi vont–ils savoir rester muets alors qu’au premier contact son cœur se met à battre la chamade ?
« L’affreuse décrépitude des lamentables vieillards qui fréquentaient cette maison menaçait de l’atteindre lui-même dans peu d’années. L’immense étendue des désirs, leur insondable profondeur, jusqu’à quel point les avait-il finalement mesurées au cours des soixante-sept années de son passé ? Et puis, autour des vieillards naissent innombrables les filles jolies, à la peau neuve, à la peau jeune. Les désirs rêvés à perte de vue par de misérables vieillards, les regrets des jours perdus à jamais, ne trouvaient-ils pas leur aboutissement dans les forfaits de cette maison mystérieuse ? »
Avec une grande sensualité et une belle maîtrise, Kawabata nous décrit les gestes et les pensées d’Eguchi découvrant ces corps juvéniles endormis.
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le 3 juillet 2003
Les belles endormies, probablement le livre qui vous réconcilie avec le vieillissement. Que de moments de demi-rêve, de soie froissée, d'émotions exhalées...
Les madeleines de Proust peuvent rester dans leur placard tant les souvenirs de goûts et d'odeurs des personnages sont tangibles.
Un réel moment d'oubli et de poésie. Le roman est trop court et l'on cherche le sommeil pour prolonger cet état cotonneux où les brumes du songe s'emmêlent avec la force du concret.
Certainement un monument de la littérature, mais pas à la façon des pyramides, majestueuses et écrasantes, mais une peite folie, intimiste et rafraîchissante.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 5 avril 2008
On a déjà eu l'occasion de croiser ici Yasunari Kawabata, l'un des deux prix Nobel nippons de littérature (rien que ça), avec l'excellent Pays de neige.
Revoici cette belle écriture venue d'extrême-orient avec Les belles endormies.
Moins accessibles que Pays de neige, encore plus japonaises, Ces belles endormies nous proposent une bien étrange visite.
Celle d'une maison de «passe». Une maison où l'on «passe» la nuit aux côtés d'une belle.
Aux côtés d'une belle endormie.
Une maison où quelques vieillards avisés, mais plus tout à fait en mesure d'honorer une belle (des «vieillards de tout repos» !), passent une nuit paisible auprès d'une belle, endormie artificiellement.
Comble de l'horreur ou comble du bonheur ?
Un bien étrange rituel, très loin de nos fantasmes occidentaux, très proche du shinjû, le double suicide amoureux de l'imaginaire nippon. Car du sommeil tout court au sommeil éternel, il n'y a qu'un pas. Un pas de deux.
En contrepoint des rêveries d'Eguchi, le client que nous suivons au fil des nuits, les réparties sans réplique de la maîtresse des lieux qui tient sa maison d'une main ferme.
Oui, car au-delà de la fascination pour les corps délicats de ces jeunesses endormies, Eguchi le vieillard, est tout autant obsédé par leur sommeil que rien ne vient réveiller. Un sommeil que l'on pourrait croire éternel.
Un sommeil qui sera bientôt le sien, vu son âge avancé.
Dix ans après avoir écrit Les belles endormies, Kawabata se suicidera, un an après le seppuku de son ami Mishima.
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le 29 mai 2011
un romantisme différent: un homme sage et sensible, inscrit dans une tradition ancestrale songe à une vie pratiquement révolue , qui, néanmoins, paraît, en cet homme , plus vivace que jamais. Et le mystère des belles endormies subjugue le lecteur d'un suspense délicieux.
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le 16 septembre 2005
"Les belles endormies" est le nom d'un bordel où des vieillards viennent coucher avec de très jeunes filles que l'on a préalablement endormies à l'aide de drogues. Un sujet particulièrement horrible, mais c'est là que l'art de Kawabata se révèle dans toute sa subtilité: l'auteur, à partir de ce canevas pourtant effroyable, croque un tableau subtil et féminin, tout en finesse. Le personnage principal, qui tout au long du roman ne cessera de proclamer son individualité, distille pourtant des vérités universelles: la solitude de la vieillesse, la crainte de la mort.
Par ailleurs, l'objet-livre lui-même est absolument magnifique; les pages épaisses sont ornées de photos, de dessins, de tâches de couleurs... qui ancrent encore davantage l'oeuvre dans le domaine du féminin. Un plaisir supplémentaire qui concourt davantage à passer d'agréables moments en compagnie de Kawabata...
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le 7 octobre 2013
On ne peut pas comprendre l'âme japonaise, son rapport à la femme, son rapport à la mort, sans avoir lu ce livre troublant et dérangeant.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 23 novembre 2015
Des vieillards impuissants paient pour dormir à-côté de belles jeunes filles droguées. Ce qui pourrait être choquant et sordide s'avère poétique et très beau. L'innocence des jeunes filles à qui rien de fâcheux n'arrive, est juste un prétexte pour invoquer la vie, la jeunesse, la vieillesse et tant d'autres choses sublimées par un prix Nobel japonais au sommet de son lyrisme et de son humour poétique. Une perle de la littérature japonaise.
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