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le 26 janvier 2012
Voici donc la version "revue et corrigée" par Umberto Eco lui-même. Celle-la même dont l'annonce fit couler beaucoup d'encre lors de son annonce au printemps dernier.

Pour commencer, une clarification : non, il ne s'agit pas d'une édition "Le Nom de la rose, pour les nuls". Presque toutes les citations latines sont laissées intactes et ne sont pas suivies d'une traduction intégrée dans les dialogues. Mais c'est le cas pour quelques passages, peu nombreux.

Le seul passage réellement modifié se trouve au chapitre "Après Complies" du Troisième jour. Adso y évoque le souvenir de la mise mort de l'hérétique Michel à Florence. La version de 1982 contient deux longues citations en latin, celles de l'acte de condamnation à mort. Dans la version 2012, les deux longs passages en latin ont purement et simplement disparu.

Pour le reste, Eco a profité de cette nouvelle édition pour un "lissage stylistique", une répétition corrigée de-ci de-là, et pour rectifier quelques errata, erreurs de classifications botaniques, détails historiques anachroniques qui ont dû pour la plupart échappé au lecteur non spécialiste.

Alors, bilan de cette édition "revue et corrigée"... Beaucoup de bruit pour rien ? Coup de publicité pour une réédition du roman ? Peu probable : Umberto Eco est au-dessus de ces considérations, il n'a plus besoin de vendre ses livres ni de faire parler de lui.

Peut-être cette nouvelle édition se justifie-t-elle précisément par la double nature de ce roman unique et de cet auteur. Récit policier à l'intrigue parfaitement réglée, Le Nom de la rose est aussi une oeuvre de médiéviste et de philologue passionné. A cet égard, il est bien compréhensible qu'Umberto Eco ait souhaité parfaire son travail. Revenir sur son grand oeuvre, à l'aune de ses 80 ans. En offrir, en somme, une édition définitive.

Pour un tel chef-d'oeuvre, cela se justifie parfaitement.
L'occasion rêvée pour (re)découvrir ce fascinant ouvrage. A la fois enquête policière et livre philosophique.

Julian Morrow
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le 2 juin 2005
Ce livre d'Umberto Eco est un livre malin. Malin car il mélange différents genres romanesques. Est-ce un polar, un roman à clefs, un roman historique, un roman psychologique? Ce livre est tout cela à la fois. C'est là une de ses forces et un de ses intérêts.
L'érudition qui baigne ce roman n'est pas un obstacle à la lecture. Elle plonge au contraire le lecteur dans l'univers de cette abbaye glauque et magnifique.
Et surtout, la profondeur de ce roman dépasse le contexte historique de son intrigue. Sa portée ne est plus générale: c'est la liberté de penser et de savoir qui est en jeu.
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Ce livre est un chef d'oeuvre d'érudition et de mélange des genres. Il tient à la fois du polar, du roman historique, de l'initiation à la philosophie du bas Moyen-Age et du manifeste de la raison contre l'obscurantisme religieux. Il réussit le pari très audacieux de nous plonger dans un monde complexe, étranger et à priori rébarbatif sans jamais nous ennuyer bien au contraire : le rythme est celui d'un roman policier, avec un suspens et des rebondissements, et des clés qu'il faut trouver et comprendre et qui nous font ensuite voir le récit entier sous un autre jour, le tout dans un huit clos qui renforce le coté dramatique du récit, servi par des descriptions psychologiques extrêmement fines des personnages. C'est un roman extrêmement profond, qui peut se lire à différents niveaux de lecture, et dont même la lecture à son niveau le plus superficiel est agréable et passionnante ! C'est sans doute ce qui explique son succès pour une oeuvre aussi dense et intelligente, avec ses 16 millions d'exemplaires vendus et traduits en 26 langues. Parmi les niveaux de lecture plus profonds du livre, on pourra noter l'introduction à la philosophie médiévale, au contexte politique complexe de l'époque, à l'ésotérisme, au symbolisme et à la sémiotique. Vous pouvez passer des jours et des jours sur cette oeuvre et en retirer des des interprétations et des enseignements à chaque fois différents.

La seule critique que je pourrai adresser à ce livre est de taille : les nombreux passages en latin non traduits, qu'il ne reste plus qu'à sauter avec un sentiment de frustration. Cet élitisme me semble tellement archaïque que je n'en reviens toujours pas : qui aujourd'hui maîtrise suffisamment le latin pour s'en coltiner des pages entières et les comprendre ? 1% de la population ? Que les éditeurs persistent à publier des éditions dénuées de toute traduction de ces passages m'énerve, je doit le dire, au plus haut point.

Le film éponyme tiré du livre, réalisé par Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery qui joue parfaitement le rôle de Guillaume de Baskerville, est une bonne adaptation, mais insistant avant tout sur l'intrigue policière. C'est normal, étant donné la densité de l'oeuvre, il y a sans doute de quoi faire une dizaine de films racontant la même histoire à chaque fois de manière différente !

Points forts :

* Intrigue policière prenante et haletante
* Riche environnement mis en place et décris dans un luxe de détails
* Introduction à la philosophie du Moyen-âge et à la sémiotique
* Roman profond aux multiples niveaux de lecture

Points faibles :

* Dense
* Peut sembler ardu
* De nombreux passages en Latin non traduits, ce qui me semble être un élitisme archaïque inexcusable
11 commentaire|24 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
En un seul livre, Umberto Eco nous fait vivre une enquête en milieu clos (un des standards de la "Détective "Story) avec comme Détective Chef un aïeul, vif et alerte, de l'incomparable Sherlock Holmes (un britannique nommé Baskerville doté d'une sorte de monoculaire et se "rafraichissant" l'esprit à coup d'herbes aromatiques-cherchez l'erreur), flanqué d'un moinillon nommé Adso (Watson ?) de Melk, narrateur de l'histoire (recherchez l'erreur).
Il nous dresse le tableau historiquement exact d'une Chrétienté tourmentée d'hérésies ("Pénitentiagite") percluses d'envies et de "péchés", "purifiée", en la personne de Bernard Gui-l'auteur du "Manuel de l'Inquisiteur"-par la Sainte Inquisition.
Enfin, à travers cette bibliothèque de "sapience" labyrinthique à la Borgès, inaccessible, bourré de trésors antiques, il nous évoque, à travers le "Rire" d'Aristote, le rire de Rabelais, des grands humanistes érasmiens et le choc qui s'en suivit (Luther, Calvin, Loyola). le débat sur la Tolérance, la Connaissance et le Progrès s'ouvre là.
Ce point de vue n'est que le mien. D'autres y trouveront d'autres choses, d'autres sens, d'autres significations. Jeu ouvert donc.
Bluffant.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 26 décembre 2014
J'avais vu le film de J.J Annaud il y a plus de 20 ans. J'avais entendu que l'érudit Jerphagnon l'avais lu 50 fois (!!), alors je me suis lancé. J'avoue avoir été vite refroidi par les premiers chapitres. L'arrivée de ce Baskerville au XIVè siècle lassait supposer une enquête médiévale. En réalité des chapitres entiers (et nombreux) sont consacrer à exposer le contexte religieux et intellectuel de l'époque : mouvements hérétiques, théologie, description architecturale de la bibliothèque, fréquentes citations en latin. En réalité un ouvrages d'érudit qui n'est pas du tout destiné au grand public. Je pense que bon nombre de lecteurs ne sont pas allés très loin.

Ce que je reproche, c'est la juxtaposition de parties savantes au roman (comme si le film était interrompu par des mini-documentaires) au détriment du romanesque qui passe au second plan pendant la première moitié du livre (personnages qui manquent de relief, présence trop discrète de G. de Baskerville, apathie de tous alors que d'horribles crimes sont commis sous leur nez). Ce que je reproche, c'est qu'U. Eco ait réutilisé ses dizaines de fiches accumulées et qu'ils ait cherché à les incorporer coûte que coûte. Et peut-être suis-je allergique à l'auteur, un peu trop pédant (voir l'apostille au roman et son accumulation de références d'intellectuels, philisophes et universitaires).

Enfin, le dernier tiers du livre (à l'arrivée de de Bernard Gui avec de brillants monologues) tout se met enfin en place et la lecture devient réellement passionnante (malgré des pages sur le rêve d'Adso, les pierres précieuses...).
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le 9 octobre 2004
Ce livre est un véritable chef-d'oeuvre de la littérature. L'histoire est très prenante, les personnages éloquents, les descriptions somptueuses. Umberto écrit avec une finesse de style et une plume majestueuse un crime médiéval qui nous emmène dans des réflexions sur la religion et le statut de l'Inquisition à cette époque. A voir aussi : le film, de Jean-Jacques Annaud, une adaptation à la hauteur du génie d'Eco
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le 1 décembre 2008
Bonjour,

Je suis un grand passionné de ce roman, à tel point que je m'y consacre assez assidûment => j'essaye en fait de répertorier les difficultés que le roman contient (par exemple, les citations latines, qui ne sont pas traduites - pas même dans l'édition originale en italien, par choix de l'auteur), en les annotant avec un premier niveau d'explication.

Il en résulte un site Web, que je crée au fil de l'eau, et que je vous invite à découvrir si le roman vous intéresse également et vous donne envie de creuser :

[...]

Rassurez-vous, pour celles et ceux qui sont peut-être un peu moins curieux, ou trop pressés, il est toujours possible de lire ce livre de façon "superficielle" => il restera formidable quand même !

Amicalement, Pascal Berne.
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le 21 mars 2005
Je ne sais plus combien de fois j'ai relu cette merveille d'Eco. Un huis clos malsain, un suspense insoutenable, une peur latente et une manière de combattre ses ennemis digne des rois de France (voir la Reine Margot). Un mélange de faits et de fiction qui nous plonge à une époque où tout n'est que complot, tuerie et malédiction.
Mes moments préférés: les scènes se déroulant dans la bibliothèque. Un terrain de jeu "labyrinthique" où se rejoignent les superstitions et les misères d'un homme qui croit détenir LA vérité.
Eco a su trouver encore une fois le juste dosage des éléments qui font la différence entre une histoire et une merveille.
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le 28 septembre 2009
Dom Adson de Melk entreprend dans ses vieux jours d'écrire le récit d'étranges événements dont il fut le témoin durant sa période de noviciat lors d'un bref séjour, sept journées plus précisément, dans une abbaye dont il ne cite ni le nom, ni le lieu.

Le premier narrateur, outre Adso, et détenteur du manuscrit de celui-ci l'inscrit dans une zone imprécise entre Pomposa et Conques, en Italie.

Quant à l'époque à laquelle eurent lieu les événements décrits, elle se situe à la fin du mois de novembre 1327 (« vers la fin de l'année du Seigneur 1327 où l'empereur Louis descendit en Italie pour reconstruire la dignité du Saint-Empire romain, suivant les plans du Très-Haut et pour confondre l'infâme usurpateur simoniaque et hérésiarque qui en Avignon couvrit de honte le saint nom de l'apôtre - je veux dire l'âme pécheresse de Jacques de Cahors, que les impies honorèrent sous le nom de Jean XXII »).

Quand Adso et le docte franciscain frère Guillaume de Baskerville, qui s'est pris d'affection pour le jeune novice, arrivent aux abords de l'abbaye, ils découvrent sa « masse imposante », à l'architecture complexe.

De fait, Guillaume se rend dans ces lieux car il est investi d'une mission par l'Abbé, celle d'enquêter sur la mort suspecte de l'un des moines nommé Adelme, dont tout porte à croire qu'il s'est suicidé.

Dès lors, commence pour Guillaume et son secrétaire une aventure qui va les mener à la découverte d'un second cadavre, puis d'un troisième, à partir de quoi, l'observation des faits, des lieux et la savante analyse des indices orientent progressivement l'enquête vers la présence d'un mystérieux ouvrage qui serait détenu au sein de la bibliothèque de l'« Édifice » mais dont l'accès n'est possible et autorisé qu'à deux personnes en dehors de l'Abbé, à savoir : Malachie de Hildesheim, le bibliothécaire, et le confesseur Jorge de Burgos...

Dans ce roman, Umberto Eco exploite les ressources du genre policier en y intégrant celles de l'Histoire et en particulier de l'Histoire médiévale, matière dans laquelle cet auteur fait autorité dans le monde entier tout autant que dans le domaine de la philosophie du langage.

Ouvrage savant et néanmoins porteur d'une intrigue au suspense magistralement construit qui a la vertu de nous tenir en haleine jusqu'à la dernière ligne, « Le Nom de la rose » est une référence dans l'univers des Lettres dans la mesure où les péripéties auxquelles sont confrontés le jeune Adso et son maître Guillaume de Baskerville savent captiver, voire capturer, l'attention à telle enseigne que le lecteur devient lui-même un personnage de l'enquête qui a cours en tant que témoin à charge ou, selon le cas, à décharge.

En outre, les faits d'ordre historique qui demeurent rapportés par le narrateur Adso confèrent la part de réalité qui nous permet d'adhérer complètement aux émotions des personnages dans ce climat de terreur qu'instaurait alors l'Inquisition, climat que par ailleurs l'adaptation fidèle du réalisateur Jean-Jacques Annaud traduit remarquablement.

On doit enfin noter qu'Umberto Eco propose une explication de son travail sur ce roman dans un court opus intitulé Apostille au Nom de la rose où il donne des réponses très argumentées à maintes questions que lui a posé son lectorat composé par une majorité d'étudiants.
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le 1 février 2001
Dans ce livre, Umberto Eco sous le couvert d'un roman policier se passant au mois de novembre 1327, dans une abbaye italienne, nous fait vivre une semaine à jamais marquée dans le coeur d'un jeune moine, qui auprès de son maître va découvrir les vicissitudes de la vie. Mais à travers une enquête policière s'étalant sur sept jours, Umberto Eco va nous instruire des évènements centraux de l'histoire européenne, et va également nous faire réfléchir sur diverses philosophies. Ainsi sommes-nous alors amenés à connaître une vérité : lisez-le livre et vous la comprendrez.
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