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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Inclassable.
Publié en 1920, Orages D'Acier est le premier livre d'une longue série de cet auteur vraiment à part qu'est Ernst Jünger. A part car il ne suscite ni l'unanimité, ni l'indifférence. On aime ou on rejette...
Blessé quatorze fois, il a fait la Grande Guerre de bout en bout et la terminera avec le grade de lieutenant et,...
Publié il y a 5 mois par Hubert Meunier

versus
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Témoignage indispensable
Lieutenant allemand au cours de la première guerre mondiale, officier d’occupation durant la seconde, Ernst Junger a eu une destinée qui laisse pour le moins dubitatif : il a traversé les deux principaux conflits mondiaux qui ont déchiré le siècle passé au pas de course, façon parcours de santé, pour rouler...
Publié il y a 17 mois par Goldeneyes


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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Inclassable., 15 mars 2014
Par 
Hubert Meunier - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
Publié en 1920, Orages D'Acier est le premier livre d'une longue série de cet auteur vraiment à part qu'est Ernst Jünger. A part car il ne suscite ni l'unanimité, ni l'indifférence. On aime ou on rejette...
Blessé quatorze fois, il a fait la Grande Guerre de bout en bout et la terminera avec le grade de lieutenant et, surtout, la distinction de l'ordre "Pour le mérite" qu'il est un des plus jeunes à obtenir ainsi qu'un certain Erwin Rommel...
Contrairement à bon nombre d'autres livres écrits par des témoins de la Grande Guerre, dans Orages D'Acier la peur ou le sentiment d'horreur face à la déferlante de violence demeurent le plus souvent quasiment imperceptibles. Même la description des blessures ou surtout des cadavres reste "clinique", détachée voire "hautaine". L'écriture de Jünger en revanche semble s'enthousiasmer lorsqu'il s'agit de décrire l'émotion du combat, l'ardeur voire l'euphorie qui s'emparent de lui au moment de l'assaut et, là, le parallèle avec Maurice Genevoix si bien décrit par Bernard Maris ("L'Homme Dans La Guerre : Maurice Genevoix face à Ernst Jünger") prend tout son sens. On peut retrouver des similitudes également dans cette sorte de satisfaction d'avoir tué un ennemi sans jamais éprouver de haine à son égard, juste par obligation de faire son devoir en vue d'atteindre le seul but qui doit préoccuper le soldat : la victoire finale.
C'est une écriture riche, dense et très très bien construite mais dont l'apparent détachement peut parfois déstabiliser.
A titre personnel, j'ai vraiment adoré relire ce livre et vous le recommande donc en cette année de centenaire.
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52 internautes sur 58 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Témoignage allemand, 17 juin 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
Orage d'acier est un des rares livres de la 1ère guerre mondiale qui permet au lecteur d'avoir un point de vue allemand. Récit étonnant d'un homme qui s'est révélé à la Guerre et qui décrit particulièremant bien les situations de combats inhérentes à ce triste conflit.
Ouvrage indispensable pour celui qui souhaite en connaître un peu plus sur ce sujet.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Témoignage indispensable, 14 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
Lieutenant allemand au cours de la première guerre mondiale, officier d’occupation durant la seconde, Ernst Junger a eu une destinée qui laisse pour le moins dubitatif : il a traversé les deux principaux conflits mondiaux qui ont déchiré le siècle passé au pas de course, façon parcours de santé, pour rouler insensiblement ses vieux jours jusqu’au centenaire passé (il est mort à l’âge de 103 ans). Une longévité improbable qui s’accorde à une destiné tout aussi incroyable, et dont l’une des premières expériences nous est livrée dans ce présent "Orages d’acier" publié pour la première fois en 1920, retravaillé par l’auteur des années plus tard, et qui nous retrace le rôle décisif que ce jeune homme alors âgé d’une vingtaine d’années a occupé dans le camp allemand durant la première guerre mondiale…

Une manière, donc, de se replonger dans l’ardeur de ces combats dont nul aujourd’hui n’est capable de se représenter la véritable férocité. L’occasion de se remettre en mémoire l’inhumaine expérience qu’a consistée pour les hommes de l’époque la guerre des tranchées : où le soldat, pouilleux, terré dans son trou à rat au plancher boueux grouillant de vermines, son uniforme rendu humide par l’eau et le sang, le corps gelé par le froid de l’hiver, les nerfs soumis à une exaspérante passivité, attend le signal de l’assaut qui augurera de son sort… A travers le regard de ce tout jeune soldat, on assiste à l’évolution extérieure du conflit (les combats du front nord auxquels Ernst Junger a principalement participé : la bataille de la Somme, la bataille de Cambrai), mais aussi à l’évolution intérieure d’un homme dont le moral et la volonté pourtant pétris de convictions patriotiques se voient érodés par l’action d’une guerre de la démesure décrite in texto pour ce qu’elle est : une monstrueuse machine de destruction humaine. La certaine indifférence – le terme exact serait peut-être distance ou détachement – avec laquelle l’auteur nous rapporte ses actions de guerre renforce considérablement la violence et la rudesse de leur impact sur notre sensibilité d’homme moderne. On vit véritablement certains épisodes rapportés par l’écrivain, et jamais, aux oreilles du lecteur, l’épouvantable fracas des obus, des explosions, les cris des soldats à l’agonie, n’auront adopté autant d’ampleur et de réalisme… D’une écriture volontairement détachée, le roman d’Ernst Junger n’est pas sans aborder, aux détours de quelques poignants passages, ce gouffre béant aux bords duquel, à certains moments, la guerre fait tituber les soldats :
"Il flottait au-dessus des ruines, comme de toutes les zones dangereuses du secteur, une épaisse odeur de cadavres, car le tir était si violent que personne ne se souciait des morts. On y avait littéralement la mort à ses trousses – et lorsque je perçus, tout en courant, cette exhalaison, j’en fus le premier surpris – elle était accordée au lieu. Du reste, ce fumet lourd et douceâtre n’était pas seulement nauséeux : il suscitait, mêlé aux âcres buées des explosifs, une exaltation presque visionnaire, telle que seule la présence de la mort toute proche peut la produire.
C’est là, et au fond, de toute la guerre, c’est là que j’observai l’existence d’une sorte d’horreur, étrangère comme une contrée vierge. Ainsi, en ces instants, je ne ressentais pas de crainte, mais une aisance supérieure et presque démoniaque ; et aussi, de surprenant accès de fou rire, que je n’arrivais pas à contenir." (P123-124)
…La folie, toute proche. Qui guette. Fléau impartial qui aura autant lacéré les esprits que les corps… Comment, au terme de cette lecture, ne pas repenser à l’œuvre d’un Breton, ou d’un Aragon ? En ce sens, Orages d’acier devient un éclairage nécessaire à tout un pan de notre culture…

Une autre chose marque profondément le lecteur : c’est le respect, affiché et assumé, qu’entretient l’écrivain alors soldat à l’égard de ses ennemis. Comme si cette guerre, entamant le XXème siècle, possédait, sous la graisse de la technologie et de la machinerie de sa monstrueuse armada, les vestiges d’une sorte d’ "éthique" ou de "code d’honneur" hérité des guerres passées, et que l’on ne retrouvera définitivement pas dans le comportement des combattants de la seconde. Certains scènes de ce roman font ainsi montre d’une touchante humanité : si dans la férocité des assauts les plus intenses, le soldat s’abandonne au courant de la haine, jamais il ne tue sciemment son ennemi, le considérant, en dépit des enjeux bien réels du conflit, non comme l’abstraite incarnation d’un opposé, mais avant tout comme un homme, un être humain, un semblable. Cette lucidité qui s’associe clairement à une certaine noblesse de caractère, et qu’on ne pourrait évidemment pas étendre à tous les soldats allemands, anglais ou français de l’époque, frappe réellement le lecteur et évite au roman, pourtant daté, de sombrer dans ce qui aurait pu passer pour une alacrité patriotique, ou dans le sens contraire, une excessive contrition. Au-delà du simple témoignage de guerre, Orages d’acier se dévoile ainsi comme un roman avant tout profondément humain.

La trajectoire insensée d’Ernst Junger, cet écrivain qui aura défié la mort et le temps avec la plus improbable insolence, ne peut que susciter la fascination. Témoignage éprouvant d’une page inoubliable de notre histoire, "Orages d’acier" reste un témoignage essentiel de la première guerre mondiale et ne donne qu’une envie : se plonger dans le reste de l'oeuvre de son auteur.
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49 internautes sur 57 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et l'horreur fut, 24 février 2005
Par 
Joël (Hotonnes, Ain) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
Avec ce livre, Ersnst Jünger nous livre un témoignage puissant sur un conflit qui fut un massacre qu'il ne faut surtout pas oublier. Avec des mots forts, il décrit combien d'hommes sont devenus de la chair à canon. Jamais il ne porte un jugment sur l'ennemi et narre même des scènes où ceux qui s'affrontent se retrouvent. Il reconnaît également les qualités des civils français ou belges qui l'accueillent chez eux. Cet ouvrage est un hommage à tous ceux qui sont tombés laissant derrière eux femmes et enfants et anéantissant ainsi tous les rêves que de jeunes hommes sont en droit d'avoir. Malgré la boucherie qu'a été cette "grande guerre", l'auteur n'oublie pas de souligner combien il est difficile de tuer même en période de conflit et dit combien l'Etat qui envoie ses hommes au combat ne pourra jamais prendre à son compte la repsonsabilité des actes commis par chacun des soldats envoyés au front. Un livre à lire de toute évidence.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Incroyable vie, 1 mars 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
Un soldat allemand, blessé de nombreuse fois, devenu officier et maintes fois décorés
pour sa tenue lors des combats. Un meneur d'homme rare mais lucide qui explique
les horreurs de la guerre clairement. Mon livre préféré après "les carnets de guerre de Louis Barthas"
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33 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LA DURETE DU METAL, 6 février 2007
Par 
BAGRATION "MOLTO LENTE" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
Ce qui peut compliquer la lecture de Junger, c'est que cet homme a un passé d'authentique fasciste. Ceci peut peser sur la lecture d'Orages d'Acier.

Orages d'Acier, c'est la forme la plus aboutie des ouvrages que Junger a consacré à son expérience d'officier durant la Grande Guerre. Il termine "Le boqueteau 125", "La guerre comme expérience intérieure" voire même "Le Lieutenant Stürm".

C'est tout d'abord le vécu d'un soldat de première ligne, un témoignage hors de pair ( "Ceux de 14" de M. Genevoix est du même acabit) sur ce que furent ces années d'héroïsme, d'horreur et de misère quotidiens.

C'est ensuite un témoignage sur la spécificité du phénomène guerrier 14-18, vision matérielle, ou l'homme n'est rien d'autre qu'un équivalent chair d'un obus métal.

C'est surtout une incroyable bravoure d'un homme, qui se forgeant dans le feu des tirs d'artillerie, finit par devenir un guerrier par excellence, indifférent à sa propre fin, tendu comme un fil d'acier vers un seul objectif : la victoire, préoccupé exclusivement de ses hommes qu'il mène sans relâche au combat.

Quoi qu'on pense de Jünger, Il nous a donné, en écrivant Orages d'Acier, un très grand livre.
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le soldat heureux, 6 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
La littérature de guerre nous l'apprend, il y a globalement deux attitudes face au combat:
- soit on subit la guerre
- soit on la fait

Ce que l'on voit, notamment dans les récits français de l'époque, c'est une hésitation entre l'une et l'autre. Pas de ça chez Junger, ici vous lirez le récit pur (quoiqu'un rien raffiné) et dure de la guerre.

Ce livre a 3 dimensions :
- l'aspect littéraire
- l'aspect historique
- l'aspect anthropologique

Le premier est le plus faible, car Junger n'est pas un grand écrivain. Il n'est pas un mauvais écrivain pour autant, mais le style est très daté, typique de ces anciens officiers qui s'essayaient aux métiers de plumes (directement ou via quelque nègre plus ou moins habile) dans les années 20. Attention, le récit est de bonne tenue, et se lit très agréablement, mais bon.. même avec ses 3 semaines de combat, Remarque est plus habile.

L'aspect historique est beaucoup plus intéressant. La guerre est vue de manière aventureuse, comme beaucoup d'officiers allemands l'ont sans doute vu. Le fait que les combats aient lieu en terre étrangère suscite leur sympathie à l'égards des populations indigènes occupées et spoliées (voir le récit des destructions de l'hiver 16-17 dans la Somme nécessaires mais critiquées) et des soldats ennemis si originaux (cf. la description des écossais et des indiens). Le gros intérêt de cet ouvrage est le point de vue du quotidien allemand, oú le front est plus organisé, plus sûr. Le récit permet aussi de mieux comprendre l'effort des grandes offensives allemandes, comment en ce printemps 18 le sort de l'humanité a probablement pesé sur les épaules de quelques milliers d'hommes qui se battaient dams la grande banlieu d'Amiens.

Mais l'intérêt du récit repose avant tout sur son caractère anthropologique. Le soldat est un guerrier et cet animal y est disséqué. Toutes ses pensées, philosophiques ou primitives y sont évoquées. On sait (les carnets de Junger le révèle) que nombre d'anecdotes morbides ont été supprimées dans le récit final. Mais on est quand même dans la tête d'un soldat qui aime tuer, qui aime risquer sa vie toutes les secondes, qui voit un bombardement comme un jeu dont lui seul grâce à sa volonté va sortir indemne. Il aime aller suprendre l'ennemi lors des raids nocturnes, événement que l'on ne voit souvent comme une punition alors que des volontaires ont toujours été trouvés dans toutes les armées pour cela, et l'on comprend mieux pourquoi en lisant Junger.

Bref un ouvrage à lire, à compléter aussi par " La Guerre Comme Expérience Intérieure" du même auteur. Cette expérience fit de certains hommes, allemands, italiens ou autres, des réprouvés convaincus d'avoir gouté à la substantifique moelle de la vie, et qui pour une bonne part serviront avec plus ou moins de zèle dans les rangs du fascisme et du nazisme des 3 décennies suivantes. Lire cet ouvrage vous facilitera la compréhension de cette évolution.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 A LIRE ABSOLUMENT, 27 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
ERNST JUNGER, comme MAURICE GENEVOIX, est un témoin irremplaçable de la GRANDE BOUCHERIE.
épisode dramatique et sanglant qui laisse pensif sur l 'aptitude et l 'appétence des hommes à s'auto-détruire.
On reproche à l 'auteur d'avoir exalté la Guerre.Ce n'est pas du tout cela: Il dit, au travers des multiples expériences qu'il a vécues, que dans ce conflit gigantesque qui le dépasse le soldat n'a pas à se poser de problèmes métaphysiques .
Il lui suffit de faire son devoir, tout son devoir, rien que son devoir
Que le but fixé soit impossible à atteindre, que les chefs soient des imbéciles, cela n'est pas de son ressort.
La grandeur du combattant réside dans son attitude face à la mort, sa mort.
On a fait à cet immense soldat un mauvais procès
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11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un combattant de valeur, 26 septembre 2010
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
La Grande Guerre, occasion d'héroïsme. D'un héroïsme naturel, parfois sans conscience aigüe du danger. L'habitude rend comme ça.
Le héros de ce livre débute le combat en état de naïveté. La guerre lui rentre dedans dès leur première rencontre. Les obus tombent, elle n'attend personne, pas de traitement de faveur pour les nouvelles recrues. Et le croirez-vous? Malgré le chaos, malgré la peur, malgré le sang et la mort, ces soldats restent ce qu'ils sont : innocents. Car cette qualité, il s'agit bien d'une qualité, est la porte de la survie. Garder son âme d'enfant, rire, ironiser, constater sans juger, voilà ce qui permet d'agir pour le bien et pour survivre ; rester humain.
Ce livre, c'est aussi un bout de l'histoire de l'armée allemande. Glorieuse dans cette Première Guerre, ses hommes combattent avec une haute idée de leur rôle. On sera peut-être choqué de voir comme les médailles nourrissent et récompensent le comportement de ces "tueurs" et véhiculent une image fière et orgueilleuse de l'assaut. Mais ce serait commettre un anachronisme. Rappelez-vous comme le guerrier recevait la louange depuis des temps immémoriaux, en témoigne la Chanson de Roland. L'Homme, c'est aussi un combattant. Il prouve sa valeur dans la bataille. Tradition perdue.
Au personnage de ce livre n'appartient pas les grandes décisions, il subit les décisions supérieures. Mais à son humble échelle, il apprivoise le chaos. Il n'est qu'un rouage, une pierre de l'édifice. Il ne ressent pas d'amertume pour cela. Une belle leçon de courage (le vrai), une belle leçon d'abnégation.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 classique, 1 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages d'acier (Poche)
Un grand classique concernant la première guerre mondiale.
Vision de la guerre du coté allemand
A lire et à relire
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Orages d'acier de Ernst Jünger (Poche - 31 décembre 2002)
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