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le 3 janvier 2015
Dans le commentaire qui suit, le roman d'Hamsun n'est pas du tout en cause, seulement une certaine traduction (à elle seule, j'ai mis la note ci-dessus).
Il n'est pas rare de s'initier à Hamsun par l'un des ses principaux romans, Faim. Un hasard a fait que ma propre initiation s'est faite avec l'excellente traduction au PUF de Régis Boyer, qui excelle en précision, clarté et fluidité de style - qui donne ainsi pleinement la mesure du génie d'Hamsun. En outre, Faim est un grand roman, un des plus grands que j'ai eu l'occasion de lire, achevant quelque lignée littéraire qui irait de Shakespeare à Dostoïveski.
Or quand il s'est agi de faire moi-même découvrir Hamsun à des amis proches et moins proches, je n'ai pas tenu compte du fait qu'il existait une autre traduction strictement archaïque, faite par Georges Sautreau (Pan, de lui, demeure pour des raisons mystérieuses tout à fait lisible; mais il est vrai, sa traduction a été réalisée plus tardivement). Il advient alors un seul et même résultat, que je ne connais que trop bien: beaucoup de gens, pourtant très avisés et aux goûts sûrs dans les matières littéraires , ne peuvent ou ne veulent continuer leur découverte du Norvégien, gênés qu'ils sont par un style inactuel et poussif, bien que reconnaissant avoir décelé quelque potentiel ici et là. Ce résultat m'a toujours paru aberrant et contre-nature. J'ai mis longtemps à me rendre compte qu'ils ne parlaient pas du même Hamsun que le mien. Je ne pensais pas non plus quand j'ai découvert le fait que deux traductions étaient disponibles, qu'une différence de cette sorte pouvait être si accusée. Après vérification, celle de Sautreau est vraiment indigente, quand celle de Boyer reste éblouissante.
Mais mes rétractations, qui étaient plutôt des amendements, n'ont rien pu faire. On sait l'espèce d'inertie qui vous prend alors et qui vous empêche d'essayer à nouveau tel ou tel auteur privilégié par d'autres, même si ceux-là vous expliquent encore et encore quel a été l'infondé des conditions de votre première lecture.
Je soupçonne fortement qu'Hamsun reste encore beaucoup trop inconnu du public français en raison d'un concours de circonstances similaire: qu'une question de réputation fait que vous commencez par Faim, et qu'un manque d'orientation (mais aussi peut-être de finance) vous fait choisir cette édition. Croyez-moi, acquérir l'édition faite par Boyer vaut largement les quelques euros de différence.
Si ce commentaire pouvait prévenir de mauvaises initiations futures et aider à réparer celles du passé, j'en serais très heureux!
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Ce roman dérange le lecteur qui se trouve enfermé dans la tête du héros, en déchéance physique et mentale, face à la faim qui le ronge. On suit ses errances dans la ville de Christiana, entre ses illusions journalistiques, ses rêveries jusqu'à l'angoisse et ses rencontres, entre pittoresque et mystère.

Le roman débute avec les espoirs du personnage principal, un jeune norvégien sans nom ni passé. Un premier article accepté et publié sera le socle de ses espoirs, malmenés tout au long du roman, espoir du revenu qu'il en a tiré, mais aucun autre ne sera publié et ses projets ne resteront que des idées, jusqu'au farfelue.
Il vit dans une piteuse chambre et ne mange pas à sa faim. Son état empire tout au long du récit. Il perd sa chambre et se retrouve à la rue, et sombre de plus en plus dans une certaine folie, conséquence du manque de nourriture. L'angoisse, la colère et le bonheur s'enchaine sans raison dans les nuits et les jours de cette petite ville côtière du Danemark, grise et blanche.
L'enchainement des émotions du personnage est très juste et fine et rend bien compte du déraisonnement des sens.
Dans ce périple sordide et halluciné, il rencontre des personnes mystérieuses et une femme pour un instant d'amour bref et impossible compte tenu de l'état du héros.
il retrouvera un meublé pour en être chassé et décidera de s'engager dans un bateau sous l'impulsion de son échec à Christiana, ayant fini sans logement ni ressources, à la recherche d'un second souffle.

Knut Hamsum retranscrit admirablement la déchéance physique et mentale de ce personnage mystérieux, sans nom, ni passé, mais avec une érudition qui pose questions sur son passé. On est dérangé autant que ce personnage singulier et en galère.

Ce roman est brillant dans la retranscription psychologique du personnage et le style s'accorde aux turpitudes de l'esprit dérangé par la faim du personnage.
Je conseille donc vivement ce roman, court mais puissant, juste et dérangeant.
22 commentaires|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 octobre 2011
Un des plus beaux livres qu'il m'ait été donné de lire. Moi qui suis passionnée par Flaubert et Zola, je n'ai pas du tout été déçue par Knut Hamsun que je ne connaissais pas encore. Je m'aperçois que c'était là une grosse lacune.
Je le recommande pour tous les amoureux de la belle littérature.
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le 25 octobre 2004
Un chef d'oeuvre de la littérature moderne ; on a rarement aussi bien décrit les incidences morales et psychologiques de la misère.
Une plongée dans l'abîme de la pauvreté, avec beaucoup de réalisme. On ne devrais jamais oublier ce que nous dit ce livre.
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le 4 mars 2010
Je découvre Knut Hamsun, prix Nobel 1920, et déjà j'apprends qu'il a fini sa vie dans un hôpital psychiatrique... et qu'il était un chaud partisan de Hitler....
Bon, après cette douche froide, je reviens au livre, écrit en 1890.
Comme le dit André Gide dans la préface, le personnage n'est pas un héros de roman, c'est un cas clinique.
Il ne se passe rien dans ce récit, le personnage raconte sa déchéance physique et mentale, sur un mode intimiste, analytique.
Il meurt de faim, mais il est fier. Pire que çà, il est orgueilleux.
Il n'hésite pas à mendier auprès d'un usurier qui refuse de lui acheter les boutons de sa veste, mais refuse l'aide d'un rédacteur en chef qui lui propose une petite avance pour un article à venir. Dès qu'il perçoit ce signe de confiance ou d'encouragement, une forme de respect pour son travail, un appui pour rester digne, il le refuse, sans montrer de vanité à son bienfaiteur, mais avec au fond de lui la rage d'avoir suscité cette bonté. Lorsqu'un épicier lui rend la monnaie par erreur, sa morale le torture, alors il s'empresse de s'en débarrasser, de se libérer de cet argent sale. Il entre dans le premier restaurant, dévore un steak, et donne le reste en pourboire à la serveuse. Volontairement appauvri il reprend son cycle auto destructeur.
Bien sûr l'écriture est superbe, la narration vivante pour un sujet aussi cafardeux. On se laisse facilement porter, même si on ne se fait aucune illusion sur le dénouement. Tout semble écrit d'avance. Et c'est un peu la limite de ce superbe roman.
En le lisant il m'est venu l'idée de le comparer à Martin Eden de Jack London. Les deux personnages souffrent de la faim, les deux veulent être reconnus et rester libres, mais là où Martin Eden construit sa vie de futur écrivain en se confrontant au monde, le jeune homme de La Faim la déconstruit en se réfugiant dans sa folie orgueilleuse.
Martin Eden est un chef-d'aeuvre foisonnant de vie, je ne dirai pas la même chose de celui-ci.
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le 24 décembre 2006
Le roman d'un jeune homme qui a faim, et qui glane quelque argent avec ses écrits. Analyse pointue des sensations physiques et psychologiques d'un homme torturé par la faim. Roman du 19ème siècle (1890). Un chef-d'oeuvre.
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Un très grand livre de la littérature mondiale, bien trop méconnu,.
A lire absolument.
Un voyage à travers la misére, la faim, et la folie qui les accompagnes.
Bref, un monument.
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Auteur à découvrir, par contre il faut aimer les antis héros, qui ne font rien, pour se sortir de leurs mauvais pas et qui au contraire accentuent leur miséres inconsciement.
Auteur qui devrait être étudié et devrait figurer dans les programmes scolaires.
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le 21 avril 2016
En Norvège, à la fin du XIXe siècle. Ce roman-récit décrit les effets délétères et à la fois énergisants de la faim sur un organisme humain jeune et sain, et la façon dont un jeune homme affamé peut ressentir la moindre altération subie dans son corps, corps de gloire quand il croit pouvoir placer un article de journal qui lui rapportera les piécettes permettant de se nourrir (et s'habiller décemment) et corps de souffrance lorsque ses espoirs de s'enrichir pour la journée s'effondrent. La faim tout d'abord éclaircit les idées et donne une sensation de légèreté au corps, puis s'introduit le délire escorté des mensonges qui amusent, enfin vient la fatigue vidant la tête. Puis à nouveau après quelques heures de sommeil l'inspiration revient s'installer pour remplir des pages qui seront portées aux journaux prêts ou non à les accepter.
Ce livre possède un intérêt anthropologique en tant que description d'un état physiologique et psychologique. Si l'on sait que Knut Hamsun a dû quitter jeune la Norvège, chassé par la misère et la faim ainsi que le rappelle le préfacier, on peut penser qu'il s'agit d'une expérience vécue et remémorée dans un âge plus mûr capable d'analyse. Bien sûr, si son anti-héros souffre de la faim par manque d'argent, il connaît aussi des difficultés pour se loger et pour se vêtir convenablement. C'est donc une sempiternelle course après le moindre confort dans la petite ville qui abrite ses tribulations.
Pour qui n'a jamais souffert de la faim ou ne s'est jamais trouvé à la rue, c'est une expérience fascinante et dérangeante. Dans une société protestante luthérienne, le narrateur se culpabilise et sa conscience est pleine du Dieu créateur. Pour ne pas se livrer à la mendicité, il offre ses derniers effets en échange d'argent. Il dort dans un bois, dans un atelier, sur un banc sous la pluie, dans une cellule au poste comme sans-logis. Des lueurs de folie lui passent dans l'esprit. Il essaye d'emprunter aux rares connaissances, en vain. Il lui arrive de mâcher des copeaux de bois.
"Mâcher des copeaux ne servirait plus à rien ; mes mâchoires étaient lasses de ce travail stérile et je les laissai en repos. (...) Au surplus, un bout d'écorce d'orange déjà brunie que j'avais trouvé par terre et m'étais aussitôt mis à ronger m'avait donné la nausée." (pp. 128-129) : c'est dire sa déréliction. Son estomac ne tolère plus aucun aliment. Aussi, lorsqu'un jour il dévore un bifteck, il est pris de nausée et vomit. Il en vient à ronger un os.
Et cependant, au comble de sa misère, surgit une romance avec une jeune fille.
Il loge bientôt à l'hôtel.
Il écrit.
Et la faim le dévore toujours, et son satané orgueil...
Alors il embarque.
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le 15 mai 2013
Vraiment, ce livre est atypique. Impossible ou presque d'en raconter l'histoire.

Car il n'y en a pas vraiment. L'essentiel, ce sont les réflexions du narrateur, désœuvré et... affamé.
Si vous êtes à la recherche d'aventures ou d'intrigues à n'en plus finir, passez votre chemin. Ce roman est surtout une introspection, une réflexion personnelle livrée sans état d'âme.
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