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5.0 étoiles sur 5 Au pays des merveilles !
J'ai découvert Amin Maalouf avec Samarcande, et quel fut mon enchantement !
L'auteur nous conte avec talent la vie d'Omar Khayyam, ce poète et homme de science oriental du XIe siècle. Poète et philosophe, il aimait les beautés et les plaisirs de la vie dont il entendait jouir pleinement puisqu'elles étaient sur terre pour...
Publié le 22 juillet 2004 par Hervé M

versus
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3.0 étoiles sur 5 Aux temps de Samarcande
Après Avicenne est venu Omar Khayyam, poète, astronome, mathématicien, amoureux de la vie et du vin, surtout du vin, pour lequel il a écrit bien ses célèbres quatrains, les « robayats ». Maalouf nous offre ici une biographie romancée de cet homme génialement talentueux, mais il base son roman sur bien des faits...
Publié le 7 janvier 2004 par Catheline


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5.0 étoiles sur 5 Au pays des merveilles !, 22 juillet 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Poche)
J'ai découvert Amin Maalouf avec Samarcande, et quel fut mon enchantement !
L'auteur nous conte avec talent la vie d'Omar Khayyam, ce poète et homme de science oriental du XIe siècle. Poète et philosophe, il aimait les beautés et les plaisirs de la vie dont il entendait jouir pleinement puisqu'elles étaient sur terre pour cela, et les robayats qu'il nous a légués sont les fervents témoignages de son immense soif de vie et de vin.
Ce roman, à double temporalité (le XIe et le XXe siècle), nous emmène sur les traces du précieux manuscrit d'Omar Khayyam, où de péripétie en péripétie l'auteur nous dépeint des paysages prodigieux, des situations et des personnages étonnants qui apportent chacun à l'histoire une saveur toute singulière. Tous ces ingrédients savamment entremêlés font de ce roman un mets subtilement épicé dont on se délecte avec raffinement.
Au delà du fabuleux personnage d'Omar Khayyam, Amin Maalouf nous entraîne dans un voyage au coeur de la Perse du XIe, où, sous sa plume magique, chaque phrase, chaque mot prend les couleurs de l'Orient. Au côté d'Omar, on sent la morsure du soleil sur sa peau, les effluves des villes et les fragrances des oasis, on perçoit les bourdonnements des quartiers marchands grouillants d'activité, on se laisse éblouir par la féerie des lumières que dispense le soleil levant sur le désert et les cités et on se laisse envelopper par la douceur des nuits étoilées aux parfums envoûtants et mystérieux.
Je défie quiconque de ne pas tomber sous le charme de cette plume enchanteresse. Le Poète conté par un Poète.
L'auteur a su tresser avec géni le romanesque avec l'Histoire, et le résultat est des plus édifiants. Le divertissement et le ravissement est complet et l'enrichissement historique abondant; de quoi contenter les lecteurs les plus exigeants.
Si vous êtes amateur d'Histoire, d'Orient et de belles histoires magnifiquement racontées, ce livre est fait pour vous ! vous serez subjugué comme je l'ai été et comme bien d'autre avant moi.
Bonne lecture avec le magicien Maalouf !
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22 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fascinant, 17 août 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Poche)
J'ai une grande admiration pour Amin maalouf, j'ai trouvé le livre très instructif coté politique et historique surtout ça nous permet de bien comprendre les causes des litiges politique actuelles je le recommande aux gens qui en soif des connaissances historique.
Un grand Merci à Amin Maalouf qui nous fait parcourir l'histoire avec autant de plaisir.
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35 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Aux temps de Samarcande, 7 janvier 2004
Par 
Catheline (Newton, MA United States) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Poche)
Après Avicenne est venu Omar Khayyam, poète, astronome, mathématicien, amoureux de la vie et du vin, surtout du vin, pour lequel il a écrit bien ses célèbres quatrains, les « robayats ». Maalouf nous offre ici une biographie romancée de cet homme génialement talentueux, mais il base son roman sur bien des faits véridiques, et fait revivre l'époque de Khayyam de façon très convaincante, on entre dans l'histoire avec plaisir, on suit Khayyam, on se plait à s'imaginer à ses côtés, buvant ses paroles, sa sagesse, vivant avec lui les moments remarquables qui ont marqué son parcours. Samarcande est superbe et mystérieuse, riche de promesses et de dangers. Sous la plume de Maalouf la création de la secte des Assassin est retracée, effrayante et malheureusement authentique. Amin Maalouf est un conteur admirable, et son histoire ne manque ni de belles phrases ni de piquant. Un seul regret peut-être, le tout reste un petit peu léger, mais précède le grand ouvrage de Maalouf, « Les croisades vues par les Arabes. » Dans « Samarcande, » on sent que l'auteur a mis le doigt sur quelque chose d'important, à travers Khayyam, c'est l'histoire de l'Homme au sens large qu'il redécouvre. Ce livre reste une très agréable introduction à la plume de Maalouf, et un bel hommage au fantastique, libre penseur qu'a été Omar Khayyam.
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34 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Connaître l'Orient grâce à Maalouf..., 16 septembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Poche)
En cette période incertaine dans les relations géopolitiques entre l'Occident et l'Orient, il me paraît nécessaire de plonger (ou de replonger) son nez dans les écrits de Maalouf pour avoir une autre approche de cet Orient aujourd'hui présenté si "dangereux" (hélas!). Loin d'une approche journaliste, politique, stratégique, découvrez d'une manière romancée cet Orient qui fut si enrichissant, si captivant, si mystérieux. Apprenez l'art de la politique, apprenez l'art de la poésie, apprenez l'ART tout court de cet Orient si généreux. Ayez une approche vraie de cette religion qui fait si peur en Occident, et comprenez les enjeux d'hier et d'aujourd'hui dans cette région du Monde dont on nous présente que l'aspect guerrier (hélas, mil fois hélas). Et vous compprendrez que l'Occident des Lumières doit beaucoup à cet Orient de Lumières.
Commencez par Samarcande, et laissez-vous séduire par tous les autres écrits de Maalouf : Léon l'Africain, les Jardins de Lumière, les Croisades vues par les Arabes...
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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un roman historique passionant et instructif, 1 septembre 2001
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Poche)
Nous suivons, du XIe au XXe siècle, l'incroyable histoire d'un manuscrit du fameux poète-astrologue-savant Omar Khayyam. Elle nous conduit de la Transoxiane médiévale (aujourd'hui l'Ouzbékistan) aux USA, en passant par la Perse, l'empire Ottoman, Baghdad et bien d'autres lieux enchanteurs. Amin Maalouf retrace ici de manière romancée les grands événements de l'histoire d'une région qui fascine, décrivant les grands personnages, expliquant les luttes de pouvoir et analysant l'esprit oriental, dans un style subtil et agréable.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La Perse hier et aujourd'hui, 10 septembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Poche)
Samarcande ou comment passionner les lecteurs avec l'histoire d'Omar Khayyam, poète persan du XIIème siècle... Un défi qu'Amin Maalouf relève avec succès.
La Perse en ces temps-là, c'est un pays magnifique déjà plein de contradictions : la religion érigée en loi absolue cohabite avec la quête du plaisir, l'opulence avec la pauvreté, la grandeur avec la décadence. C'est la peinture d'une douceur de vivre rêvée, que l'on imagine aujourd'hui baillonnée.
Samarcande, c'est aussi la volonté d'un peuple confrontée à l'incompréhension et à l'absolutisme occidental et l'épopée du bien le plus précieux que le Titanic ait enfoui avec lui. Un merveilleux dépaysement.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un souffle poétique explosif, 12 décembre 2010
Par 
DéLecteur "Se ressourcer sous sa source" (Sion, Suisse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Broché)
« J'ai la profonde conviction, en ce début de siècle, que, si l'Orient ne parvient pas à se réveiller, bientôt l'Occident ne pourra plus dormir. » Prononcée au début du XXe siècle par l'Américain Baskerville, cette prédiction tirée de la 2e partie de « Samarcande » n'est désormais plus une mise en garde, mais une évidence incontestable.
« Samarcande » relate d'ailleurs l'intérêt que ressentent certains Occidentaux pour l'Orient, et réciproquement. Près de 9 siècles après la mort du poète Khayyam, auteur du « manuscrit de Samarcande » au XIe siècle, Lesage -- le narrateur Américain de ce roman historique -- retrouve la trace de ce livre. Ce qui le pousse vers ce recueil de sagesse et de poésie ? Voici sa réponse: « Khayyam est peut-être l'homme le plus curieux à étudier pour comprendre ce qu'a pu devenir le libre génie de la Perse dans l'étreinte du dogmatisme musulman.»
A une époque où il était déjà très dangereux de faire figure de libre penseur, Khayyam avait réussi à cristalliser « cette liberté absolue d'esprit que les plus hardis penseurs modernes égalent à peine ».
L'antagonisme entre démocrates avides de liberté et religieux dogmatiques se retrouvent à l'aube du XXe siècle. La Perse traverse une période de révolution. La princesse Chirine, petite fille du shah qui deviendra la compagne de Lesage, tire un constat amer sur son pays : « La Perse est malade, (...) chacun propose ses remèdes, l'avenir est à celui qui obtiendra la guérison. Si cette révolution triomphe, les mollahs devront se transformer en démocrates ; si elle échoue, les démocrates devront se transformer en mollahs.»
C'est justement à cause de cette absence de liberté que des démocrates perses s'exilent : « Si vous n'aviez pas transformé nos beaux pays en prisons, nous n'aurions pas besoin de trouver refuge auprès des Européens ! »
« Samarcande » ne retrace pas uniquement deux phases de l'histoire de la Perse, celle du XIe et du début du XXe siècle. Ce roman aborde également le sujet des relations humaines et amoureuses avec un style littéraire d'une grande beauté. En plus de la très belle plume de Maalouf, les citations du poète Khayyam dégagent un souffle poétique d'une portée phénoménale :

« Auprès de ta bien-aimée, Khayyam, comme tu étais seul !
Maintenant qu'elle est partie, tu pourras te réfugier en elle. »

Ces deux lignes ne s'appliquent pas seulement à celui qui les a écrites, le sage Khayyam. Comme tout bon roman historique se déroulant à deux époques différentes, elles sont polysémiques et concernent également le narrateur Lesage, qui comme Khayyam vit une magnifique histoire d'amour. Celle de Lesage se transformera en un naufrage titanesque dont la dimension symbolique contribue à elle seule de faire de « Samarcande » un chef d'oeuvre littéraire.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le destin de la Perse, 25 août 2010
Par 
David W.J. (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Poche)
Le livre est fait de deux parties bien distinctes : la première moitié se passe au XIè siècle. C'est la plus romanesque et dépaysante. Ses personnages sont extraordinaires : Khayyam, le poète et scientifique, Hassan le fanatique terroriste et Nizam le rusé vizir. Intrigues, guerres, c'est le monde oriental qui s'ouvre à nous. Ici sont exposé les tourments internes qui nuisent à la Perse. La seconde partie se passe entre 1900-1912. Là, ce sont les puissances étrangères (russes et anglaises) qui empèchent la Perse d'évoluer et de poursuivre son mouvement de démocratisation.

Maalouf semble nous montrer les occasions manquées, aux responsabilités partagées, d'un rêve entrepris mais jamais abouti. Les échos avec ce qui se passe de nos jours sont évidents. J'aurais aimé en fin d'ouvrage quelques pages précisant les faits historiques avérés.
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5.0 étoiles sur 5 0mar Khayyam en son temps: un poète épicurien., 26 septembre 2014
Par 
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Poche)
Samarcande/Amin Maalouf
Ce roman est certainement un de ceux qui m’ont le plus séduit au cours de toutes mes lectures. Sa richesse tant sur le fond que sur la forme m’amène à le relire pour la troisième fois en 25 ans.
Découvrir la vie étonnante du grand poète perse Omar Khayyam est un moment magique guidé par le style de l’immense conteur qu’est toujours Amin Maalouf.
Il s’agit non seulement du récit de la vie d’ Omar Khayyam mais aussi de celui du Manuscrit de Samarcande, le recueil contenant les quatrains du poète. Une histoire aussi extraordinaire que celle d’Omarlui-même.
Omar, éminent philosophe, médecin, astrologue, mathématicien et physicien, a vécu son enfance à Nichapour où il est né en 1048 , puis sa jeunesse à Samarcande une ville merveilleuse sise « au milieu des vergers denses et des ruisseaux vifs, avec ça et là l’élancement d’un minaret de brique, une coupole ciselée d’ombre, la blancheur d’un mur de belvédère. Et au bord d’une mare, couvée par les saules pleureurs, une baigneuse nue qui étale sa chevelure au vent brûlant. »
Il a connu ensuite la renommée à Ispahan. Il est mort à l’âge de 84 ans.
Dans sa jeunesse, son protecteur est le cadi de la ville, Abou Taher qui sait lui parler :
« Écoute mon jeune ami, le Très Haut t’a donné l’intelligence, l’art de la parole, la santé, la beauté, le désir de savoir, de jouir de l’existence, l’admiration des hommes et, je soupçonne, les soupirs des femmes. J’espère qu’Il ne t’a pas privé de la sagesse, la sagesse du silence sans laquelle rien de tout cela ne peut être apprécié ni conservé…Si tu veux garder tes yeux, tes oreilles et ta langue, oublie que tu as des yeux, des oreilles et une langue. »
Sa rencontre passionnée avec Djahane va lui offrir des heures inoubliables d’une sensualité délicieuse où « chaque baiser traîne un goût d’adieu, chaque étreinte est une fuite essoufflée. »
Puis il va faire la connaissance d’un homme qui va jouer un rôle déterminant dans sa vie, Hassan fils d’Ali Sabbah, un homme d’une intelligence hors du commun au profit de qui il va renoncer à un poste important offert par Nizam le grand vizir.
Omar va devoir composer avec les intrigues de palais qui couvent et l’inimitié naissante entre le sultan Malikshah et le grand vizir Nizam.
Omar va dévorer la vie à pleines dents avec Djahane l’espionne de Terken la sultane, la belle Terken, qui ensorcelle littéralement Malikshah.
Omar guette les rares joies de l’instant présent et compose des vers sur le vin, l’échanson, la taverne, la bien-aimée et se méfie des faux dévots.
Et Omar de méditer et écrire :
« Quand la douleur t’accable, quand tu en viens à souhaiter qu’une nuit éternelle s’abatte sur le monde, pense à la verdure qui miroite après la pluie, pense au réveil d’un enfant. »
Et Hassan de préparer une mutation culturelle et religieuse dans le cadre de sa vengeance contre Nizam qui l’a écarté :
« Nous ne sommes qu’une poignée aujourd’hui, demain nous serons des milliers, une armée nombreuse, décidée, invincible. Je suis l’Apôtre de la Nouvelle Prédication, je parcourrai le pays sans relâche, j’userai de la persuasion comme de la force et avec l’aide du Très-Haut, j’abattrai le pouvoir corrompu… »
On ne peut s’empêcher à la lecture de ces lignes de songer à la progression violente de l’Islamisme en pays musulmans.
Hassan fait penser à Ben Laden au temps où il était insaisissable avec des troupes s’évanouissant au premier contact.
Hassan se confie à Omar le pacifique, citant le Prophète :
« Un homme viendra de Kom, il appellera les gens à suivre le droit chemin, des hommes se rassembleront autour de lui, comme des fers de lance, le vent des tempêtes ne les dispersera pas, ils ne se lasseront pas de la guerre, ils ne faibliront pas, et sur Dieu ils s’appuieront. »
Nous sommes alors en 1089 et va naître l’Ordre des Assassins sous la houlette de Hassan Sabbah. Et Alamout, le lieu géographique où se réfugie Hassan, fait songer sans conteste à Tora Bora un des repères de Ben Laden, un sanctuaire, une forteresse sur un rocher, un paysage de monts nus, de falaises raides, de cols étranglés, où ne saurait accéder une armée qu’homme par homme.
Pendant 166 ans cette forteresse sera le siège de la secte la plus redoutable de l’Histoire.
Hassan : « Nous tuons un homme, nous en terrorisons cent mille. Cependant, il ne suffit pas d’exécuter et de terroriser, il faut aussi savoir mourir, car si en tuant nous décourageons nos ennemis d’entreprendre quoi que ce soit contre nous, en mourant de la façon la plus courageuse nous forçons l’admiration de la foule. Et de cette foule des hommes sortiront pour se joindre à nous. Mourir est plus important que tuer. Nous tuons pour nous défendre, nous mourons pour convertir, pour conquérir. »(page 123/ 124/125 : on y retrouve le credo de Ben Laden et son organisation.)
Hassan Sabbah a réussir à bâtir la machine à tuer la plus redoutable de l’Histoire.
On apprend que le mot assassin vient de « assassiyoun » , terme qui désigne les fidèles au Assass, c’est à dire le fondement de la foi. Et non pas du mot haschisch comme d’aucuns l’ont prétendu.
Et puis survint Gengis Khan le fléau le plus dévastateur qu’ait jamais connu l’Orient.
La suite de l’histoire contée par Lesage qui ne vit que pour lui relate d’aventure en aventure l’histoire finale du Manuscrit de Samarcande mêlée à la dure bataille pour l’instauration de la démocratie en Perse au début du XX é siècle. C’est aussi un pèlerinage émouvant sur les traces de Khayyam dans les ruines de Samarcande.
B.Lesage, acteur de cet épisode auprès de la belle Chirine serait bien déçu de voir ce qu’est devenue l’Iran aujourd’hui. La belle Chirine qui inspire à Maalouf à travers Lesage ces mots :
« De ma main je défis chaque nœud, chaque bouton, je redessinai avec mes doigts, avec mes paumes, avec mes lèvres, chaque contour de son corps, elle s’offrait à mes caresses, à mes baisers maladroits, de ses yeux clos s’échappaient des larmes tièdes… »
Un livre magnifique et étonnant dans lequel Maalouf fait montre de toute son érudition et sa connaissance de l’Histoire. On y apprend entre autres que Iran vient du mot Aryen, et que « paradis » vient du mot persan « paradaeza » qui veut dire « jardin ».
À lire et relire.
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5.0 étoiles sur 5 La meilleure façon de comprendre le Moyen-Orient, 17 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Samarcande (Poche)
Samarcande est tout simplement mon livre préféré.
Amin Maalouf nous transporte dans la Perse médiévale (première partie du livre) puis dans l'Iran moderne avec sa révolution de 1905 (seconde partie).
Le récit en deux temps peut sembler étrange à priori, mais le message délivré est unique; c'est la description magnifique de l'âme perse et plus encore, de tout ce qui fait du Moyen-Orient moderne une région aussi complexe.
En parcourant la Perse du XIème siècle auprès d'Omar Khayyam, poète, astronome et libre-penseur, puis en suivant l'expérience d'un journaliste américain durant la Révolution Constitutionelle iranienne, l'on ne peut s'empêcher de constater les parallèles entre les deux périodes et le Moyen-Orient d'aujourd'hui; la confrontation continue entre les rêves de liberté et le fanatisme religieux, arbitrée par les rois et vizirs dont la soif de gloire et de pouvoir ne connaît pas de limite. Comment ne pas penser à l'Al Qaida moderne lorsque l'on découvre l'histoire de la Secte des Assassins du XIème siècle ?

Pour un tel récit, quelle chance nous avons de suivre la plume fascinante d'Amin Maalouf ! Avec une écriture simple et belle. l'auteur nous fait voyager dans cette régions des rêves, la Route de la Soie, la Perse gigantesque, à la poursuite d'un poète qui défie le temps et les conventions.
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Samarcande
Samarcande de Amin Maalouf (Poche - 1 janvier 1989)
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