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23 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un sommet de la littérature mondiale,
Par Laurent Lenormand (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
Le génie ne s'explique pas. Quand il écrit "L'idiot", Dostoievski croule sous les dettes et est harcelé par les journaux à qui il a promis un nouveau roman à publier sous forme de feuilleton. Jour après jour, nuit après nuit, les feuilles noircies s'accumulent fiévreusement. Et de cette urgence créatrice, au sens littéral, sort un chef d'oeuvre absolu. Un volcan de passions, un tableau picaresque de la société russe et de la nature humaine, d'une vérité, d'une violence et d'une âpreté inouïes. "L'idiot" n'est en rien une oeuvre "parfaite", léchée, mûrie. Mais même ses longueurs, ses gaucheries et les multiples digressions de son auteur deviennent sujet d'admiration, tant tout cela vit, vibre, foisonne et emporte tout sur son passage. Et ces personnages! Nastassia Philippovna, Aglaé, Rogojine, le général Epantchine... et au milieu la figure christique inoubliable du prince Muichkine. Immortel, un point c'est tout.
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28 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le roman psychologique à son apogée,
Par neodyme "neodyme" (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
Comment vous commenter en quelques mots ce roman poignant de vérité sur nous-mêmes? Faites revenir le Christ sur terre, vous avez l'Idiot. Idiot parce que trop pur, trop désintéressé, incapable de blesser mais aussi de ne pas blesser, en acceptant par exemple d'épouser une femme "déchue" (par amour,c'est-à-dire par pure compassion :-))... on imagine quand même que cela ne plaise pas à la fiancée officielle éconduite, et que cela produise des remous, chaque fois qu'une bonne action est produite.. L'idiot nous dit la verité sur nous mêmes parce que face à la pureté, nous sommes incapables de ne pas voir notre propre ignominie affichée devant tous. Si le roman, au niveau purement technique, n'est pas parfait, la qualité de la réflexion n'a pas son égale dans la littérature.
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26 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
une barriere est franchie,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
Fantastique, comme dirait le premier commentaire, il est difficile d'expliciter en mille mots le génie d'un homme qui l'a fait un plus de deux mille pages. Toute une société russe est décrite à travers le regard insouciant et devrais-je dire candide d'un homme qui par sa meconnaissance de la perfidie humaine decouvrira lentement et profondément la psychologie humaine. Dostoïevsky, ironiquement semble montrer qu'un homme malade psychologiquement peut en réaliter sembler plus humain, plus perspicace que des hommes censer représenter la raison. Avec un style qui lui est toujours aussi personnel, on a du mal a comprendre d'ou vient cette oeuvre. Pours les cinéphiles, je conseil tout spécialement le film de Kurosawa meme si selon moi, il ne peut que tenter de retracer l'intracable. Extraordinaire
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Foisonnant et déconcertant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
Tant par son nombre de pages que sa place dans la littérature mondiale, « l'Idiot » s'impose d'emblée comme un monument. Malgré une réelle envie, j'avoue avoir plusieurs fois remis cette lecture à plus tard. Pourtant les quelques neuf cent pages en petits caractères de mon édition de poche n'ont finalement pas été un frein. Il y a sûrement des longueurs mais je me suis laissée emportée par les positions originales et les rebondissements multiples de ce roman démesuré et foisonnant.C'est pour d'autres raisons que ce roman m'a semblé un peu difficile d'accès. Si j'ai apprécié la profondeur des analyses psychologiques, les réactions des personnages n'ont cessé de m'étonner. Si le roman permet une grande liberté de lecture, j'aurais aimé parfois détecter une ligne directrice. Au travers de ses personnages, l'auteur sonde la psychologie, la « question féminine », la religion, la société, la politique, la Russie... Il est possible de lire le roman comme un drame psychologique (cf. les nombreuses introspections), un manifeste littéraire (cf. le dialogue instauré par l'auteur avec le lecteur), un pamphlet patriotique (cf. une vision désenchantée de la Russie), une profession de foi (cf. les références au christianisme), un conte philosophique (l'Idiot serait-il le Candide de Dostoïevski ?), une farce (cf. les personnages fourbes mais truculents tel Lebedev ou les pointes satiriques sur les fonctionnaires par exemple) ou une tragédie (certains évènements le démontreront) mais il me semble impossible de l'enfermer dans une catégorie ou même une définition. Certains passages sont plus ou moins simples à appréhender. Mes connaissances plutôt sommaires de la Russie, de l'Histoire ou même de Dostoïevski n'ont certes pas pu me guider... J'aurais bien aimé en savoir davantage sur les nihilistes par exemple. Certains passages m'ont laissé perplexe tandis que d'autres m'ont captivée. J'ai en particulier été intéressée par la prise de position du prince sur la peine de mort. J'ai vraiment aimé le lien que tisse l'auteur-narrateur avec son lecteur en le prenant à parti et en lui exposant ses choix d'écriture (le passage sur les personnages et les types par exemple). C'est un procédé que j'apprécie généralement en littérature. Le personnage de l'Idiot est lui-même complexe. Le prince Muichkine doit au départ ce qualificatif à une « maladie » - nerveuse ? - pour laquelle il a été soigné en Suisse. Cette maladie reste quelque peu mystérieuse et a comme séquelles chez le Prince de sérieuses crises d'épilepsie. Il le doit ensuite à son côté très « premier degré » et son absence de calcul. Cette idiotie semble clairement un handicap pour la vie en société. C'est d'ailleurs cette société elle-même qui le qualifie d' « idiot » car le lecteur pourra s'il le souhaite envisager cet homme bon, sincère et empathique de manière beaucoup moins péjorative, voire même reconnaître en lui une figure christique, un rédempteur. Dans une certaine mesure, le prince est le négatif de l'homme-type de son époque et agit en cela comme le révélateur de la société qui l'entoure. Son comportement décontenance car il n'est pas régi par ses propres intérêts et s'impose comme une honteuse leçon de morale pour ceux qui le côtoient. A la fourberie, la flatterie ou l'avidité des autres, il ne répond pas avec les mêmes armes sous la justification d'une légitime défense mais oppose une ligne de conduite irréprochable. Pourtant son absolue sincérité peut aussi blesser car elle ne saurait ménager ses interlocuteurs par de pieux mensonges... Tel un diamant, le Prince allie malgré lui le tranchant à la pureté. J'ai lu « l'Idiot » avec plaisir mais le roman reste pour moi étrange et déconcertant. En le fermant, j'avais envie de confronter mes impressions avec celles d'autres lecteurs. Il me laisse finalement avec le sentiment qu'un roman qui donne à réfléchir et s'interroger a déjà quelques qualités primordiales. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Dostoïevski pose la question: trop bon, trop c... ?,
Par Nastasia Buergo (c'est fini) "découragée par ... (désormais sur www.babelio.com/monprofil.php?id_user=46049) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
L'idiot est un assez long roman, dans la veine russe du XIXème, avec un nombre assez important de personnages, plusieurs familles des couches moyennes à hautes de la société (mais pas de l'aristocratie) avec différentes identités constitutives et autour desquelles gravitent un certains nombres de satellites, tous plus ou moins intéressés (argent, mariage, élévation sociale, simple désir d'être "rincé" à l'½il, etc.). Le corps du roman prend racine à Pétersbourg ou dans sa proche banlieue bien que Moscou ou des pays étrangers soient mentionnés à différents endroits. Le sujet du roman semble être l'effet produit par l'intrusion dans cette société d'un homme radicalement différent, mû par son seul désir d'être agréable aux autres, toujours conciliant et bienveillant. Une telle attitude est perçue, au mieux pour de la naïveté, le plus souvent pour de la bêtise et parfois comme une pathologie. Ce trait de caractère du personnage est d'ailleurs renforcé et rendu ambigu par l'épilepsie qui a nécessité plusieurs années de traitement au héros, le prince Muichkine, dans un établissement spécialisé. Ainsi, ses prises de positions inattendues, sa mansuétude, sa bonhommie sont souvent mises au compte d'une déficience intellectuelle. Combinées à son humilité naturelle, cette disposition place systématiquement le prince en position d'infériorité vis-à-vis de ses interlocuteurs dans un premier temps. Mais, le plus souvent, ses mêmes interlocuteurs, tentés de se mettre un peu dans la position d'un "dîner de cons" (voir Le dîner de cons) se retrouvent surpris du caractère pénétrant de ses réflexions et de sa subtilité et en ressentent un certain malaise, en comprenant qu'ils ont un peu été la dupe de la situation. Mais un roman russe du XIXème ne serait pas un roman russe du XIXème sans d'inextricables histoires d'amour à la façon d'Anna Karénine. Notre bon prince va évidemment semer le trouble dans le c½ur de ces dames, et même, de ces messieurs, qui à son contact vont parfois changer radicalement. La folie de différents personnages n'est jamais très, très loin non plus, ce qui ajoute au cocktail une touche déjantée. C'est évidemment un très bon roman, mais je lui reproche tout de même des insertions longues et parfois ennuyeuses de personnages comme Hippolyte, jeune nihiliste, à l'article de la mort en raison d'une tuberculose, et Lebedev, un fonctionnaire rapace, entremetteur, fourbe et mielleux. D'où mes 4 étoiles et non 5, ce qui ne veut pourtant pas dire que je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à sa lecture.
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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Dostoievski mon amour...,
Par Florian Cheval (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
Comment traduire le genie de Dostoievski avec mes pauvres mots insignifiants? En essayant peut-etre... "L'idiot" est un livre puissant, torture (marque de la propre epilepsie de Fedor Dostoievski), temoignage ou simple roman. Quel que soit le niveau de lecture choisi, vous ne pourrez que vous attachez a ce personnage a la fois si different et si proche de soi, vous torurer face aux conflits, et pourquoi pas vous choquer de temps a autre...Tout le genie de Dostoievski, sa philosophie, son ironie, et son talent de romancier sont tous concentres dans "L'idiot". Ne le manquez pas. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Pas si idiot...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
Impossible de dire avec des mots ce que ce livre represente pour moi.Dostoievski y disseque tous les comportements humains a travers de ce qu'il convient d'appeller le christ russe.L'ecriture n'est pas toujours parfaite masi cela ajoute a l'amour que je porte a ce livre , quand les idees sont la et que la technique fait quelques fois defaut.J'en ai entendu beaucoup reprocher le manque de charisme du personnage principal, masi je pense que ceux qui disent ca n'ont rien compris a la force de ce livre, en effet a la maniere des possedes, L'idiot (stavroguine en gentil) n'a d'importance que dans la maniere dont il va changer les autres.Fort, poignant, quelques fois inegal , ce roman est un grand parmi les grands, bref comme toute l'ouevre de Dostoievski: INDISPENSABLE.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Si je dois être le dernier, je serai celui-là...,
Par Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
Les conditions dans lesquelles j'ai lu ce roman comptent beaucoup, pour moi.C'était une année sabbatique, durant laquelle j'ai beaucoup lu, et surtout pris le temps. Ce qui convenait parfaitement à ce roman, très long et évoluant au rythme du quotidien, avec des moments de lenteur et d'autres de passion et d'accélérations ou rebondissements soudains, presque de convulsions. Un bon reflet de la vie. Excellent reflet, également, de la Société russe de l'époque et, au-delà, d'un certain point de vue aussi de la nôtre. La confrontation de l'attitude pure et désintéressée d'un être relativement candide (mais pas si idiot), que les accès de fièvre de la maladie rendent particulièrement émotif et réceptif à toutes les petites trahisons et mesquineries quotidiennes, et de celle très superficielle et hypocrite de ceux qui ne manquent pas de respecter les moeurs et conventions de rigueur dans une société du paraître, où chacun essaye trop souvent de se placer au détriment de l'autre. La générosité d'un être qui est soucieux des autres individus et ne veut faire de mal à personne. Un Idiot, en ce sens, comme sont trop souvent considérés ceux qui ont cette attitude, aux yeux de ceux qui sont prisonniers des apparences et du "qu'en dira-t-on". Mais derrière cette attitude se révèle, selon moi, l'attitude de l'homme libre. Et c'est ce qualificatif si précieux à mes yeux qui me venait et me vient toujours à l'esprit à l'évocation de ce personnage du prince Muichkine. C'est ainsi que je garde des sensations particulières de cette lecture, qui symbolise bien cette année de liberté dont je garde un excellent souvenir. Et cette gentillesse, dont tant abusent, si mal récompensée en général, me semble être une qualité remarquable que je ne saurais renier. L'Idiot représente bien, à ce titre, le prototype de l'homme libre. Quelle que soit l'ingratitude dont peut être victime le gentil, qu'il ne se décourage pas et persiste dans son attitude exemplaire. S'il n'y avait que des Idiots, le monde tournerait sans doute mieux... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Pourquoi les gens n'aiment pas la littérature russe...,
Par O.H.E (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
Pour tempérer les avis élogieux : il s'agit d'un pavé de 900 pages qui narrent la vie mondaine d'un héritier millionnaire simplet amoureux d'une garce exécrable, comme tant de riches mondains... Car bien sûr elle est une garce, mais si belle à tel point que tout homme serait prêt à passer outre son caractère de petite peste pour lui décrocher la lune.Déjà les histoires d'amour ne sont pas pour me passionner... rajoutez à cela la vie d'une élite paresseuse et inutile qui enchaîne rendez-vous mondains sur rendez-vous mondains... un style littéraire agaçant car reposant quasi uniquement sur le discours direct ou indirect et très lourd car complètement éclaté avec des mises en abîmes nombreuses, longues et fastidieuses qui ne font en rien avancer le schmilblick... MAIS EN PLUS rajoutons à cela une foule de personnages très peu travaillés (les alcooliques, l'endetté, la mère, les filles, les frères, etc.) qui se nomment par trois noms différents russe évidemment, si bien qu'au bout de 450 pages, je ne savais plus qui était Kolia de Varia, Ivanovitch et Toski, Dotkorenko, s'ils appartenaient à la même famille ou pas, s'ils étaient des filles ou des garçons, ou s'ils étaient seulement un seul et unique personnage. Enfin, je ne vois vraiment pas en quoi on peut comparer Muichkine à Jésus (franchement, les analystes n'en finissent plus de sottises pour faire l'éloge d'un infâme bouquin... ne travaillerez-vous pas dans la publicité par hasard ?). La seule chose intéressante est le passage p. 31 dans lequel l'auteur parle de la frayeur que provoque la certitude de mourir sans répit, dans l'immédiat. Bref, un seul mot : indigeste ! Je mets feu à mon livre, enterre définitivement mon intérêt pour la littérature russe et préfère cesser de me la péter en disant que, "moi aussi je suis trop une intellectuelle qui lit de la littérature classique et qui fait semblant d'aimer cette merveille". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Comment critiquer un tel travail ... ?,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Idiot (Poche)
L'Idiot est un roman très scénique, avec de longues et poignantes descriptions comme semblait les aimer Dostoïevski.Je n'ai pas particulièrement été touché par ce roman, même si, il faut l'avouer, il s'agit objectivement d'un bon livre ( d'où les 5 étoiles attribués). Subjectivement ( c'est mon propre avis ! ) j'ai trouvé les dénouements trop longs, les descriptions aussi même si tout cela contribue à faire de ce livre un roman fleuve possédant une réelle dimension artistique et sociale. On y retrouve beaucoup les caractères de la société actuelle, on apprend à connaître les gens, leurs réactions grâce à de tels livres. Du même auteur, j'avais nettement préféré les "les carnets du sous-sol" ( moins long et plus cynique :) ou encore, "L'adolescent". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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L'Idiot de Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski (Poche - 1 juin 1994)
EUR 7,69
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