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L'Idiot
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9 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Tant par son nombre de pages que sa place dans la littérature mondiale, « l'Idiot » s'impose d'emblée comme un monument. Malgré une réelle envie, j'avoue avoir plusieurs fois remis cette lecture à plus tard. Pourtant les quelques neuf cent pages en petits caractères de mon édition de poche n'ont finalement pas été un frein. Il y a sûrement des longueurs mais je me suis laissée emportée par les positions originales et les rebondissements multiples de ce roman démesuré et foisonnant.

C'est pour d'autres raisons que ce roman m'a semblé un peu difficile d'accès. Si j'ai apprécié la profondeur des analyses psychologiques, les réactions des personnages n'ont cessé de m'étonner. Si le roman permet une grande liberté de lecture, j'aurais aimé parfois détecter une ligne directrice. Au travers de ses personnages, l'auteur sonde la psychologie, la « question féminine », la religion, la société, la politique, la Russie... Il est possible de lire le roman comme un drame psychologique (cf. les nombreuses introspections), un manifeste littéraire (cf. le dialogue instauré par l'auteur avec le lecteur), un pamphlet patriotique (cf. une vision désenchantée de la Russie), une profession de foi (cf. les références au christianisme), un conte philosophique (l'Idiot serait-il le Candide de Dostoïevski ?), une farce (cf. les personnages fourbes mais truculents tel Lebedev ou les pointes satiriques sur les fonctionnaires par exemple) ou une tragédie (certains évènements le démontreront) mais il me semble impossible de l'enfermer dans une catégorie ou même une définition. Certains passages sont plus ou moins simples à appréhender. Mes connaissances plutôt sommaires de la Russie, de l'Histoire ou même de Dostoïevski n'ont certes pas pu me guider... J'aurais bien aimé en savoir davantage sur les nihilistes par exemple. Certains passages m'ont laissé perplexe tandis que d'autres m'ont captivée. J'ai en particulier été intéressée par la prise de position du prince sur la peine de mort. J'ai vraiment aimé le lien que tisse l'auteur-narrateur avec son lecteur en le prenant à parti et en lui exposant ses choix d'écriture (le passage sur les personnages et les types par exemple). C'est un procédé que j'apprécie généralement en littérature.

Le personnage de l'Idiot est lui-même complexe. Le prince Muichkine doit au départ ce qualificatif à une « maladie » - nerveuse ? - pour laquelle il a été soigné en Suisse. Cette maladie reste quelque peu mystérieuse et a comme séquelles chez le Prince de sérieuses crises d'épilepsie. Il le doit ensuite à son côté très « premier degré » et son absence de calcul. Cette idiotie semble clairement un handicap pour la vie en société. C'est d'ailleurs cette société elle-même qui le qualifie d' « idiot » car le lecteur pourra s'il le souhaite envisager cet homme bon, sincère et empathique de manière beaucoup moins péjorative, voire même reconnaître en lui une figure christique, un rédempteur. Dans une certaine mesure, le prince est le négatif de l'homme-type de son époque et agit en cela comme le révélateur de la société qui l'entoure. Son comportement décontenance car il n'est pas régi par ses propres intérêts et s'impose comme une honteuse leçon de morale pour ceux qui le côtoient. A la fourberie, la flatterie ou l'avidité des autres, il ne répond pas avec les mêmes armes sous la justification d'une légitime défense mais oppose une ligne de conduite irréprochable. Pourtant son absolue sincérité peut aussi blesser car elle ne saurait ménager ses interlocuteurs par de pieux mensonges... Tel un diamant, le Prince allie malgré lui le tranchant à la pureté.

J'ai lu « l'Idiot » avec plaisir mais le roman reste pour moi étrange et déconcertant. En le fermant, j'avais envie de confronter mes impressions avec celles d'autres lecteurs. Il me laisse finalement avec le sentiment qu'un roman qui donne à réfléchir et s'interroger a déjà quelques qualités primordiales.
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le 16 juin 2006
Le génie ne s'explique pas. Quand il écrit "L'idiot", Dostoievski croule sous les dettes et est harcelé par les journaux à qui il a promis un nouveau roman à publier sous forme de feuilleton. Jour après jour, nuit après nuit, les feuilles noircies s'accumulent fiévreusement. Et de cette urgence créatrice, au sens littéral, sort un chef d'oeuvre absolu. Un volcan de passions, un tableau picaresque de la société russe et de la nature humaine, d'une vérité, d'une violence et d'une âpreté inouïes. "L'idiot" n'est en rien une oeuvre "parfaite", léchée, mûrie. Mais même ses longueurs, ses gaucheries et les multiples digressions de son auteur deviennent sujet d'admiration, tant tout cela vit, vibre, foisonne et emporte tout sur son passage. Et ces personnages! Nastassia Philippovna, Aglaé, Rogojine, le général Epantchine... et au milieu la figure christique inoubliable du prince Muichkine. Immortel, un point c'est tout.
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le 22 juillet 2002
Fantastique, comme dirait le premier commentaire, il est difficile d'expliciter en mille mots le génie d'un homme qui l'a fait un plus de deux mille pages. Toute une société russe est décrite à travers le regard insouciant et devrais-je dire candide d'un homme qui par sa meconnaissance de la perfidie humaine decouvrira lentement et profondément la psychologie humaine. Dostoïevsky, ironiquement semble montrer qu'un homme malade psychologiquement peut en réaliter sembler plus humain, plus perspicace que des hommes censer représenter la raison. Avec un style qui lui est toujours aussi personnel, on a du mal a comprendre d'ou vient cette oeuvre. Pours les cinéphiles, je conseil tout spécialement le film de Kurosawa meme si selon moi, il ne peut que tenter de retracer l'intracable. Extraordinaire
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32 sur 36 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 16 septembre 2004
Comment vous commenter en quelques mots ce roman poignant de vérité sur nous-mêmes? Faites revenir le Christ sur terre, vous avez l'Idiot. Idiot parce que trop pur, trop désintéressé, incapable de blesser mais aussi de ne pas blesser, en acceptant par exemple d'épouser une femme "déchue" (par amour,c'est-à-dire par pure compassion :-))... on imagine quand même que cela ne plaise pas à la fiancée officielle éconduite, et que cela produise des remous, chaque fois qu'une bonne action est produite.. L'idiot nous dit la verité sur nous mêmes parce que face à la pureté, nous sommes incapables de ne pas voir notre propre ignominie affichée devant tous. Si le roman, au niveau purement technique, n'est pas parfait, la qualité de la réflexion n'a pas son égale dans la littérature.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 20 juin 2014
Ce roman fatigue, il demande une attention permanente. Il faut mémoriser une foule de détails, des noms de personnages, prêter attention à tout, ne rien omettre. C’est un inconvénient ; ce peut être un avantage car cet univers nous révèle une part d’ombre. Certains romans nous confrontent à une altérité radicale. L’intérêt ne vient plus de ce que nous reconnaissons de nous même, mais de ce que nous sommes susceptibles d’apprendre de l’autre. Lire ce n’est pas seulement converser avec de grands auteurs du passé et du présent, c’est une expérience de pensée. C’est accueillir en soi d’autres langues, d’autres mondes et d’autres caractères. C’est incorporer dans sa personnalité des savoirs, des émois nouveaux.

Pour Dostoïevski, le prince Mychkine, personnage central de « L’idiot », est l’Homme positivement beau. Malade, il vit dans la perspective émminamant chrétienne de la fin de son existence. L’amour de la vie se confond chez lui avec la hantise permanente de la mort. Ce double sentiment le rend absent au monde et pourtant son retour en Russie lui impose une impossible présence .

Le prince, imitateur du Christ, est donc en butte au milieu cruel de la haute société pétersbourgeoise qui tout à la fois le raille et l’admire. L’amour qu’il éprouve pour tous – sans distinction – sème la tempête. Il détruit tout ce qu’il approche : Hippolyte, l’athée qui se révolte contre sa maladie ; Nastassia Philippovna, la femme déchue et repentie qu’il aime ; Aglaïa, l’amoureuse jeune, et innocente qu’il ne chérit pas moins ; Rogogine, épris de Nastassia et part sombre de lui-même.

L’idiot est un roman profondément russe. Les personnages y sont entièrement dominés par leurs sentiments. Ils sont en cela très étrangers à notre univers et le plus souvent incompréhensibles. Ils passent sans transition aucune des larmes au rire, de la colère aux pardons les plus outranciers. Leur intériorité se révèle, pour nous lecteurs français, d’une complexité inimaginable. Le roman est encombré de bouts et morceaux, de détails improbables. Mais ce fatras apparent – impossible de sauter une ligne – éclaire, page après page, l'âme russe.
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Les conditions dans lesquelles j'ai lu ce roman comptent beaucoup, pour moi.
C'était une année sabbatique, durant laquelle j'ai beaucoup lu, et surtout pris le temps. Ce qui convenait parfaitement à ce roman, très long et évoluant au rythme du quotidien, avec des moments de lenteur et d'autres de passion et d'accélérations ou rebondissements soudains, presque de convulsions.
Un bon reflet de la vie.

Excellent reflet, également, de la Société russe de l'époque et, au-delà, d'un certain point de vue aussi de la nôtre. La confrontation de l'attitude pure et désintéressée d'un être relativement candide (mais pas si idiot), que les accès de fièvre de la maladie rendent particulièrement émotif et réceptif à toutes les petites trahisons et mesquineries quotidiennes, et de celle très superficielle et hypocrite de ceux qui ne manquent pas de respecter les moeurs et conventions de rigueur dans une société du paraître, où chacun essaye trop souvent de se placer au détriment de l'autre.
La générosité d'un être qui est soucieux des autres individus et ne veut faire de mal à personne. Un Idiot, en ce sens, comme sont trop souvent considérés ceux qui ont cette attitude, aux yeux de ceux qui sont prisonniers des apparences et du "qu'en dira-t-on".
Mais derrière cette attitude se révèle, selon moi, l'attitude de l'homme libre. Et c'est ce qualificatif si précieux à mes yeux qui me venait et me vient toujours à l'esprit à l'évocation de ce personnage du prince Muichkine.

C'est ainsi que je garde des sensations particulières de cette lecture, qui symbolise bien cette année de liberté dont je garde un excellent souvenir.
Et cette gentillesse, dont tant abusent, si mal récompensée en général, me semble être une qualité remarquable que je ne saurais renier. L'Idiot représente bien, à ce titre, le prototype de l'homme libre. Quelle que soit l'ingratitude dont peut être victime le gentil, qu'il ne se décourage pas et persiste dans son attitude exemplaire. S'il n'y avait que des Idiots, le monde tournerait sans doute mieux...
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le 20 mai 2005
Impossible de dire avec des mots ce que ce livre represente pour moi.Dostoievski y disseque tous les comportements humains a travers de ce qu'il convient d'appeller le christ russe.L'ecriture n'est pas toujours parfaite masi cela ajoute a l'amour que je porte a ce livre , quand les idees sont la et que la technique fait quelques fois defaut.J'en ai entendu beaucoup reprocher le manque de charisme du personnage principal, masi je pense que ceux qui disent ca n'ont rien compris a la force de ce livre, en effet a la maniere des possedes, L'idiot (stavroguine en gentil) n'a d'importance que dans la maniere dont il va changer les autres.Fort, poignant, quelques fois inegal , ce roman est un grand parmi les grands, bref comme toute l'ouevre de Dostoievski: INDISPENSABLE.
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le 14 avril 2001
Comment traduire le genie de Dostoievski avec mes pauvres mots insignifiants? En essayant peut-etre... "L'idiot" est un livre puissant, torture (marque de la propre epilepsie de Fedor Dostoievski), temoignage ou simple roman. Quel que soit le niveau de lecture choisi, vous ne pourrez que vous attachez a ce personnage a la fois si different et si proche de soi, vous torurer face aux conflits, et pourquoi pas vous choquer de temps a autre...
Tout le genie de Dostoievski, sa philosophie, son ironie, et son talent de romancier sont tous concentres dans "L'idiot". Ne le manquez pas.
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le 25 novembre 2014
J'ai signalé une erreur de pagination dans l'ouvrage (20 pages manquantes). Erreur difficile à détecter car aucunes pages arrachées, sans doute à la fabrication du livre. Le fournisseur a aussitôt remboursé l'achat. J'apprécie cette correction c'est pourquoi j'ai mis la note maximum.
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le 26 juin 2012
Ce beau pavé tourne autour de l'histoire d'un jeune prince tout d'abord désargenté qui après de nombreuses années à se faire soigner revient dans sa Russie natale. Nous allons alors suivre ses diverses aventures et mésaventures dans ce monde dominé par l'amour, l'argent et le désoeuvrement. Rien de passionnant donc si ce prince n'était affublé d'une bonté maladive qui frise l'idiotie et va le pousser dans des situations toujours plus délicates.

Alors comment Dostoievski a-t-il pu faire autant avec si peu ? Et bien en abusant d'analyses psychologiques interminables, parfois intéressantes, parfois lassantes, et même parfois redondantes. Il faut donc en passer par certaines périodes d'ennui pour avoir le plaisir d'apprécier les bons moments et les quelques situations picaresques qui avec le ton le plus souvent léger permettent à ce pavé de rester digeste.
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