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41 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un récit épique et initiatique
Voilà encore un roman qui se lit d'une traite. Quelques 200 pages d'un texte à la fois lent et intense qui vous prend et ne vous lâche plus. Le roi Tsongor, souverain d'un immense empire qu'il a conquis à la force des armes durant 20 ans, meurt avec son fidèle Katabolonga à ses côtés. Sa cité, Massaba, sera bientôt le...
Publié le 6 décembre 2002

versus
2.0 étoiles sur 5 Quand l'orgeuil est à l'honneur
Paradoxalement aux autres commentaires, c'est le roman de Gaudé que j'ai le moins aimé.
Les sujets abordés ne sont certes pas inintéressants mais je trouve que le livre perd de son élan dès la seconde moitié.
Je n'ai pas ressenti le souffle de "La porte des enfers", "Le soleil des Scorta" ou encore...
Publié le 6 avril 2009 par Fred0873


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41 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un récit épique et initiatique, 6 décembre 2002
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort du roi Tsongor (Broché)
Voilà encore un roman qui se lit d'une traite. Quelques 200 pages d'un texte à la fois lent et intense qui vous prend et ne vous lâche plus. Le roi Tsongor, souverain d'un immense empire qu'il a conquis à la force des armes durant 20 ans, meurt avec son fidèle Katabolonga à ses côtés. Sa cité, Massaba, sera bientôt le territoire d'une guerre sans merci que vont se livrer les armées des deux prétendants à sa fille, la belle Samilia...
Mais le roi ne reposera en paix que lorsque son plus jeune fils lui aura construit sept tombeaux et choisi celui dans lequel il demeurera éternellement. Le jeune Souba part alors pour des années d'errances pendant que la cité devient la proie de la fureur guerrière des combattants dont aucun ne semble prendre l'avantage...
A la fois récit initiatique et réflexion sur l'ampleur de la haine et les dégâts du pouvoir, voici un texte qui vous laisse le coeur planant entre espoir et errance.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La lecture de Patryck Froissart, 5 juin 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort du Roi Tsongor (Poche)
La mort du roi Tsongor

Auteur : Laurent Gaudé

Editions Actes Sud, 2002

Vous avez aimé Salambô de Flaubert ? Vous avez été sensible à la poésie qui traverse le Désert de Le Clézio ? Vous vous souvenez du plaisir étrange que vous avez éprouvé en lisant L'exil et le Royaume de Camus, ou L'aleph de Borges ?

Si c'est le cas, lisez vite ce roman.

Vous y retrouverez un peu de tout ce qui précède, sur fond d'une guerre de Troie dont l'Hélène s'appelle Samilia, où Troie devient Massaba, où les armées en présence finissent par ne plus vraiment savoir pour quoi ni pour qui elles se battent, mais le font jusqu'à la mort du dernier combattant, sous les yeux de Samilia, impuissante car ne pouvant choisir, qui a rejoint le camp de Sango Kerim et qui, la nuit, sous sa tente, se donne à Kouame, le chef de l'armée ennemie :

« Je n'ai pas pu choisir, pensa-t-elle. Ou je me suis trompée. J'ai choisi le passé et l'obéissance. J'ai fait taire le désir que j'avais en moi. Et j'ai rejoint Sango Kerim, par fidélité. Mais la vie exigeait Kouame. Non. Ce n'est pas cela. Si j'avais choisi Kouame, le serais en train de pleurer sur Sango Kerim. Ce n'est pas cela. Il n'y a pas de choix possible. J'appartiens à deux hommes. Oui. Je suis aux deux. C'est mon châtiment. Il n'y a pas de bonheur pour moi. Je suis aux deux. Dand la fièvre et le déchirement. C'est cela. Je ne suis rien que cela. Une femme de guerre. Malgré moi. Qui ne fait naître que la haine et le combat. »

Tout commence quand le vieux roi Tsongor, après avoir passé sa vie à se forger un immense empire de bataille en bataille, de siège en siège, de massacre en massacre, enfin retiré, repu de sang et souhaitant finir sa vie paisiblement dans sa capitale, Massaba, accepte de se faire donner la mort par son fidèle compagnon, Katabolonga, à qui, lors d'un des derniers combats de sa longue entreprise de guerrier, il avait donné le droit de lui prendre la vie au moment même où ce dernier le voudrait.

Pourquoi se résigne-t-il à mourir ce jour-là ? Parce qu'il est incapable de choisir entre les deux prétendants à la main de Samilia.

Il meurt donc, sachant que la guerre commencera le lendemain, après avoir demandé à son plus jeune fils, Souba, de parcourir le royaume à la recherche des sept lieux les plus propices à la construction des sept tombeaux dont l'ensemble devra refléter ce que fut le grand roi Tsongor.

Epopée, long poème ésotérique, récit initiatique, tout cela se mêle ici dans une belle langue, traversée de réminiscences des mythes mélangés, à peine travestis, de diverses civilisations et des thèmes éternels de la tragédie.

Quel plaisir esthétique !

Patryck Froissart, le 14 janvier 2006
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 TOUJOURS DU GRAND GAUDE, 16 février 2007
Par 
DEDEE DE BASTIA (bastia- corse) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort du Roi Tsongor (Poche)
Encore une fois, Laurent Gaude nous livre un récit fabuleux....une grande fresque où se melent l'aventure, l'honneur, la guerre, et la folie des hommes.
Ce roman digne d'être un grand classique de la littérature se déroule à une époque imaginaire et nous trace le récit mythique d'une guerre à mort pour l'honneur et l'amour d'une femme, la fille tant aimée du roi Tsongor.
L'Ecriture est envoutante, magique et rythmée.
les personnages sont magnifiques.
Le Fils cadet, que le roi envoie construire sept tombeaux à travers l'immense royaume n'aura de cesse que son père repose enfin en paix parmi les morts.
j'ai retrouve dans ce livre les grands romans d'aventure intemporels qui nous faisaint tant rêver, ....même si dans ce livre la reflexion occupe beaucoup de place.
A lire et faire connaitre absolument....aux jeunes et moins jeunes.
Prix Goncourt largement mérité.
Bravo Laurent Gaudé ! !
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Beau comme de l'antique, 23 novembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort du Roi Tsongor (Poche)
Je ne sais pas si vous avez déja lu des tragédies grecques, mais Laurent Gaudé lui, sûrement, à moins qu'il ne soit né avec l'âme tragique.
Un des commentaires précédent fait remarquer que ces personnages agissent comme des extraterrestres, allant contre tous leurs intérêts pour se livrer à une guerre fratricide qui ne connaîtra que des vaincus. Mes ce sont des personnages tragiques, qui n'ont d'autre choix que d'accomplir une destinée plus grande qu'eux.
Un authentique souffle épique, et un art du conteur tout en sobriété. Bravo.
PS : il a recu le Prix Goncourtd des lycéens en 2003, et le roman suivant "Le soleil des Scorta" a remporté le Goncourt 2004
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un pur bonheur, 9 décembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort du Roi Tsongor (Poche)
Pour ne pas avoir à reprendre sa parole à l'un des deux prétendants de sa fille, le roi Tsongor se tue, espérant ainsi éviter la guerre qui se profile. Peine perdue. Ce roman est une évasion totale, presque un rêve. C'est complètement envoutant, très dépaysant, on ne peut poser le livre. La caractérisation est particulièrement réussie, et les scènes de batailles me font pensées aux grandes épopés d'heroic fantasy. Cela faisait longtemps qu'un roman ne m'avait pas autant ravie.
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une écriture "archétypale" qui touche l'universel à travers l'individuel, 29 janvier 2007
Par 
Olivier Clerc (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort du Roi Tsongor (Poche)
Il m'est difficile de dire autre chose ici que ce que j'ai déjà dit à propos du "Soleil des Scorta", du même auteur. Car ce livre est du même cru : rares sont les auteurs qui, comme Gaudé, nous livrent une oeuvre qui touche à l'universel, à l'essence de la condition humaine, à travers des personnages bien précis. Les philosophes nous parlent de tels traits ou qualités propres à l'homme, les étudient et les approfondissent : Gaudé leur donne corps et vie, ils sont là devant nous, en nous, en trois dimensions, dans toute leur profondeur. Certains livres sont comme des bonbons : ils stimulent les papilles gustatives sans vraiment nourrir, on les oublie aussi vite qu'on les avalés ; d'autres, et celui-ci en est, étanchent en nous une soif profonde, et imprègnent notre goût et notre odorat d'arômes qui perdurent longtemps après.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Splendide, 8 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Mort du roi Tsongor (Poche)
Un livre magnifique qui m'a transportée dans un univers fabuleux, d'une poésie étourdissante.

J'ai plusieurs fois pleuré à chaudes larmes et je suis sortie de ma lecture bouleversée.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'attente au coeur de la tragédie, 17 mars 2010
Par 
Veilleur - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort du roi Tsongor (Broché)
Ils sont rares les livres qui m'enserrent le cœur de leur poigne puissante, ceux qui font que le regard reste enchaîné aux lettres, aux phrases et aux chapitres, parce que l'histoire qu'ils racontent est portée par l'universelle tragédie humaine : l'amour, la mort, le futur et le passé, les passions humaines enchâssées dans les chairs. Oui, ils sont rares. Ils sont plus rares encore dans la littérature française ces livres qui dépassent le niveau du nombril ; ceux qui ne font pas de la littérature une expérience grammaticale, un refuge psychanalytique ; ceux qui tout à la fois supportent le vent du grand large et les airs raréfiés des hautes altitudes.

Parce qu'il traite du mystère des origines et du destin d'un peuple, parce que les phrases de Laurent Gaudé portent toutes la marque de la tragédie grecque antique et du plus profond classicisme français, ce livre est une perle à garder précieusement. Il se passe dans un royaume d'une Afrique imaginaire, mais que j'imagine sur la côte Ouest, là où furent les grands empires mandingues. Il se passe en Afrique comme il pourrait se passer ailleurs dans le monde. Dans son particularisme local, l'auteur universalise la tragédie. C'est intime et grandiose, flamboyant et sobre à la fois. Le style de l'auteur joue pour beaucoup dans la profonde impression que laisse ce livre : clair et profond, court et cinglant. La marque de l'écrivain, c'est son style et le style, c'est la manière de se faire clairement comprendre et d'aller droit à l'essentiel. Des phrases courtes, peu de descriptifs, de l'action. Laurent Gaudé, dans sa geste tragique, n'oublie pas les couleurs et en lisant son livre me venaient en mémoire les phrases que Flaubert peaufinait à l'extrême dans Salammbô. Ces deux livres sont de la même matrice et Massaba ressemble étrangement à Mégara.

En refermant ce livre, comment oublier les héros de la tragédie qui ne font qu'attendre : Tsongor attendant la paix, puis la mort, puis le repos ; Katabolonga attendant de tuer Tsongor, puis attendant la suite des évènements, et Souba ; Kouame attendant sa fiancée, puis que la haine l'envahisse ; Sango Kerim attendant le jour de recueillir la promesse de Samilia ; Souba attendant l'inspiration pour les tombeaux de son père ; Samilia n'attendant plus rien sinon la paix du coeur. Dans cette attente, tout tourne au tragique, avec la guerre qui ronge les cœur et les âmes.

Merci à l'auteur de m'avoir, durant quelques jours, entraîné dans les faubourgs de Massaba.
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2.0 étoiles sur 5 Quand l'orgeuil est à l'honneur, 6 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort du Roi Tsongor (Poche)
Paradoxalement aux autres commentaires, c'est le roman de Gaudé que j'ai le moins aimé.
Les sujets abordés ne sont certes pas inintéressants mais je trouve que le livre perd de son élan dès la seconde moitié.
Je n'ai pas ressenti le souffle de "La porte des enfers", "Le soleil des Scorta" ou encore "Eldorado".
Laurent Gaudé reste néanmoins l'un de mes auteurs favoris.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 De l'Iliade à Gaudé..., 3 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Mort du roi Tsongor (Poche)
Une famille se déchire après le suicide de leur père qui pense résoudre le nœud crucial en se donnant la mort. Dès lors, une guerre sanglante éclate, ne laissant que désolation, fureur et traitrises. Ce roman aux senteurs théâtrales nous plonge dans une dramaturgie d'une antique contrée africaine (non sans rappeler les tragédies grecques : Socrate/Homère). Réflexion sur le pouvoir et la reddition, sur la honte et la rédemption, sur l'exil et le sacrifice (Samilia magnifique en Hélène de Troie), cet ouvrage ouvre sur un univers envoutant, saignant, montrant comment l'orgueil et la mégalomanie peuvent réduire un peuple en cendres, et qui, au-delà d'un temps reculé, englobe la représentation diabolique et barbare de l'humanité toute entière. On est dans le brut et le brutal. Texte très coloré dans la description des tribus baroques qui occupent les deux camps, ce récit initiatique, mystique dans une belle langue qui toujours coule chez Gaudé, nous laisse sans répit, sans temps mort, les chapitres s'enchainant dans un vent de folie.
En parallèle, Souba, le fils cadet de Tsongor, comme pour nous reposer dans notre lecture, teinte le roman de poésie et d'émotions, deux histoires robustes donc dans lesquelles pendant que ses frères combattent, souffrent et meurent en se déchirant, celui-ci, expatrié selon la volonté de son père, fera l'apprentissage de la vie.
Superbe !
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La Mort du roi Tsongor de Laurent Gaude (Poche - 25 janvier 2006)
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