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Commentaires client

60
4,0 sur 5 étoiles
Les Âmes grises - Prix des Lectrices de Elle 2004 et Prix Renaudot 2003
Format: PocheModifier
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21 sur 21 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 16 octobre 2006
Philippe Claudel n'écrit pas pour ceux qui veulent comprendre l'histoire dès les vingt premières pages. Il faut mériter le livre et se torturer l'esprit avec le personnage principal.

L'écriture est superbe, directe et sans fioriture. Les sentiments font mal mais nous les désirons. Ce livre est superbement construit et laisse le lecteur délicieusement desorienté jusqu'à la dernière page.

Je vous le conseille vivement.
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46 sur 48 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 10 août 2006
Voilà quelques mois que Les Âmes grises traine sur ma bibliothèque, attendant que je le saisisse pour en faire la lecture. Acheté à défaut d'avoir pu voir le film, il fait désormais parti de mes meilleurs instants littéraires.

Je n'avais jamais lu Philippe Claudel. Le style est... fabuleux, vraiment. Ce soucis du détail, cette façon de décrire les paysages, les décors, les ambiances, à la fois simple et suffisante, jamais une phrase de trop. L'histoire est belle, terrible, celle de cette petite fille retrouvée étranglée au bord d'une rivière, l'histoire de la noirceur de l'âme des hommes, dans le Nord de la France, pendant la première guerre mondiale.

Une histoire belle et touchante, ou le lecteur est transporté avec brio par le talent de l'auteur. On se prend d'affection pour tous, on a parfois les yeux embués, le poil qui se hérisse. Destinat, Mierck, la jeune institutrice, Belle de Jour, Joséphine, Clémence, autant de destins tragiques qui se croisent, des âmes grises sur fond noir.

Une chose reste certaine à propos de ce livre magnifique, il mériterait presque un "10 sur 10". Je vous le conseille avec beaucoup beaucoup d'insistance, et je vais me mettre à l'affut des autres romans de Philippe Claudel.
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10 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
VINE VOICEle 15 décembre 2007
Il n'y a pas que le titre, 'Les âmes grises', qui soit froid. Le climat
du livre l'est aussi. Froid, blanc, gris : quelle différence ? Mais le froid n'empêche pas le beau, bien au contraire : il durcit les sensations, les exacerbent. Beau, ce livre l'est : une beauté à la fois glaciale et humaine. On y voit les hommes comme ils sont, ni blanc, ni noir : gris ; ça n'est jamais si simple, le bien et le mal, quand on a la vie en face et une guerre sanglante juste à côté.
Et pourtant. Malgré le froid et la guerre, malgré tout, on entre dans cette histoire sans efforts, on la lit avec un ravissement indéniable, tenu en haleine jusqu'au dernier mot. Ce mot que l'on regarde tomber, sans bruit, lentement, avec respect ; comme le dernier flocon de neige...

Malheureusement, la neige fond, à la fin !
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8 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Il a été reproché à ce livre une noirceur exagérée.
Un malheur permanent et qui s'acharne, une galerie de personnages d'une bêtise crasse et animés des pires sentiments (bassesse, lâcheté, méchanceté, sadisme,...): c'est vrai, tout cela contribue à éloigner "Les âmes grises" de la vague des mièvreries à la psychologie de comptoir à la mode.
Mais les grands évènements, comme la première guerre mondiale pendant laquelle se déroule ce roman, sont propices à favoriser tous les excès et mettre en avant nos pires comportements. De plus, il suffit de malheureusement suivre l'actualité pour se convaincre que le sort (toujours mauvais) sait s'acharner.
"Les âmes grises" est un très bon livre, très bien écrit et d'un pessimisme revendiqué. Il nous montre tel que nous pouvons être et qu'effectivement la réalité n'est jamais ce qu'elle parait, pas toute blanche ou toute noire mais plutôt grise, grise d'un gris bien foncé...
Dans tous les cas, préférez ce livre au film où un raccourci scénaristique aussi incompréhensible qu'injustifiable rompt la subtilité de l'intrigue en son milieu.
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11 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 octobre 2006
dur car l'histoire est grave, lourde et sombre. Doux car les mots vous caressent et le style est remarquable. Un grand moment de littérature pour tous les amoureux des mots, pour les amateurs d'ambiences écrasantes dans lesquelles s'épanouit le talent de l'auteur. Très très beau.
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7 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Situant son récit dans la Meuse, à proximité de la ville de V. (on pense évidemment à Verdun), dans cette France de l'est, dont Aragon a écrit (voir Le con d'Irène) qu'il n'en aimait pas les maisons grises, Philippe Claudel donne la parole à un policier, qui manifeste une propension assez soulignée à la boisson, et qui s'exprime tantôt comme un rustre et tantôt comme un narrateur subtil et même sans doute assez cultivé.

Son langage se veut populaire (« comme on dit chez nous » ; « Louis Despieux, il s'appelait le gendarme » ; « Pollop ! » ). Il dit "sûr que" pour affirmer quelque chose avec certitude, et use de tournures à l'ancienne. Ne rechignant pas au pléonasme (« une vraie réalité vraie ») ni au néologisme (« muettement »), il élude à l'occasion la négation qu'appelle une langue soutenue (« boire d'un trait à la bouteille, et penser qu'on est rien »). Il n'hésite pas à parler de litrons, de gueulées, de conneries et de con, de pisser et de m***, de chier, de cul ou de couilles (« il avait eu des couilles de taureau en ce temps-là ») et n'oublie pas de jurer comme un paysan du dix-neuvième siècle ou du bas-Morvan (« Foutre Dieu ! »), avec de surcroit des expressions datées comme le fameux macache bono venu d'Afrique du nord, sans oublier les boîtes de "singe".

Ce « policier » nous livre de belles formules, cocasses ou imagées. Le narrateur, qui ne manque pas de recourir au mot rare (éclisses, podagre, nourrain, trimardeur, par exemple), s'avère même talentueux, et certaines de ses notations peuvent passer pour le fait d'un véritable lettré (citation implicite d'Héraclite, référence à l'ouroborisme), voire d'un poète :

« Le ciel prend des tons gris-bleu et la première étoile y fiche un clou d'argent. »

Il nous fait d'ailleurs cet aveu d'auteur : « C'est douloureux d'écrire. »

Conduit avec une incontestable maîtrise et jonglant habilement avec la temporalité, le roman, qui n'est pas sans faire parfois penser à Bernanos, se révèle finalement un véritable cimetière, avec à l'arrière-plan, évoquée avec beaucoup de justesse, la Grande Guerre. Toutefois le policier-narrateur a tendance à flotter entre des registres contradictoires (la philosophie grecque ou le litron), ce qui lui ôte une part de crédibilité. De plus la figure du procureur, qui à certains égards rappelle un personnage de Claude Simon, se perd un peu en route.
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9 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 15 janvier 2007
Première guerre mondiale… l’histoire se passe à quelques kilomètres des tranchées, mais ce n’est pas un livre de guerre. J’ai beaucoup aimé ce récit acheté en urgence à l’aéroport. La description des personnages leur donne vie, l’intrigue est captivante. L’auteur revèle petit à petit les morceaux de l’histoire, mais avec suffisament de finesse pour que cela ne ressemble pas à une manipulation pour garder le lecteur jusqu’à la dernière page. Ce roman est dur mais très humain.
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22 sur 24 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 16 novembre 2004
Cette oeuvre est magistralement montée, suprenante jusqu'à la dernière ligne, elle nous renvoie à nos jugments hatifs sans donner aucune leçon. De prime abord, j'ai plutot tendance à me méfier des oeuvres primées, ici, hasard ou compétence, enfin, du cercle Renaudot, le titre choisi est incontournable. Une superbe leçon de lettres.
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12 sur 13 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 10 février 2007
J' ai d' abord lu , de P. Claudel, "la petite fille de mr linh", un roman bouleversant de poésie.

Avec les âmes grises, Mr Claudel nous emmène sur une autre planète : c' est la Grande Guerre et tout se délite, se décompose, comme les corps des soldats dans les tranchées.

Le procureur est un mort vivant, l' institutrice ne survit que grace aux lettres de son amant, le seul rayon de soleil est la petite fille du cafetier; mais aucune lumière ne resiste dans ce monde en guerre, plus noir que gris; La fin est encore plus dure que l' on ose l' imaginer. Lisez le livre, (oubliez le film raté)On n'en ressort pas indemne.
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11 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce roman deviendra à cours sur un classique pour les lycéens des nouvelles générations. De la littérature à l'état pur. On se retrouve transporté dans une époque pas si lointaine et pourtant si différente, on vit au coeur de cette france des petits notables. Des personnages remarquablement décrits et mis en scène sans jamais sombrer dans l'ennuyeux. Une histoire à couper le souffle, qui vous laisse sans voix, et qui se mérite jusqu'à la dernière page car on ne comprend le sens de ce roman, de l'histoire, et des personnages qu'une fois le livre reposé définitivement.
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