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5.0 étoiles sur 5 Un livre magistral
Daniel25, néo-humain devenu immortel par le biais du clonage et de diverses manipulations génétiques, prend connaissance de l'autobiographie de Daniel1, dernier humain dont il représente la lointaine reproduction. Daniel1 a aimé, souffert tout au long de son existence assez particulière. Amant de deux femmes (Isabelle qui n'aimait...
Publié le 18 avril 2010 par Ludwig Jean Sébastien

versus
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Du grand Houellebecq
Michel Houellebecq, né Michel Thomas à la Réunion, en 1956 selon son acte de naissance ou en 1958 selon lui ! Son nom de plume est le nom de jeune fille de sa grand-mère paternelle qui l’éleva. Michel Houellebecq est poète, essayiste, romancier et réalisateur de cinéma. Depuis la fin des années 1990, il...
Publié il y a 24 mois par Eminian


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28 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre magistral, 18 avril 2010
Par 
Ludwig Jean Sébastien - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Possibilité d'une île (Broché)
Daniel25, néo-humain devenu immortel par le biais du clonage et de diverses manipulations génétiques, prend connaissance de l'autobiographie de Daniel1, dernier humain dont il représente la lointaine reproduction. Daniel1 a aimé, souffert tout au long de son existence assez particulière. Amant de deux femmes (Isabelle qui n'aimait pas vraiment le sexe et Esther qui n'aimait pas vraiment l'amour), humoriste à succès et célébrité richissime, il a assisté à la montée en puissance de la secte des Elohimites qui attendent le retour des extra-terrestres et promettent l'immortalité à leur adeptes grâce aux nouvelles techniques de clonage. Deux millénaires plus tard, Daniel25, vit dans la plus totale solitude avec pour unique compagnon son petit chien Fox, nième avatar de celui de Daniel1. Il ne connaît ni envie, ni désir, ni amour et vit dans une sorte de contemplation permanente favorisée par la disparition des besoins alimentaires et de l'instinct sexuel. Est-il plus heureux pour autant ?
Dans ce livre magistral, Michel Houellebecq nous décrit un présent inquiétant et un futur peu engageant. Jamais son regard n'a été aussi acéré et aussi désespérant. Tous les problèmes et les dérives de notre société sont abordés et analysés sans le moindre complexe : la problématique de l'amour libéré de la procréation, l'inéluctable déclin des religions (Houellebecq n'oublie pas l'Islam), le désenchantement du monde, le retour inéluctable vers la barbarie, le jeunisme, les souffrances de la vieillesse et maintes autres lubies actuelles. Œuvre de philosophe visionnaire et de moraliste iconoclaste, ce livre est à mon sens le meilleur de l'auteur.
Indispensable pour qui veut comprendre notre monde et se faire une idée de ce que l'avenir nous réserve'
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Indubitablement donne à réfléchir !, 20 juin 2013
Par 
Gerard Muller "médicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La possibilité d'une île - Prix Interallié 2005 (Broché)
La possibilité d’une île/Michel Houellebecq/Prix Interallié 2005
Voilà un livre qui ne peut que frapper les esprits par son audace tant sur le fond que sur la forme.
Comme l’abord de ce long récit n’est pas simple, situons les conditions et les divers narrateurs.
Avec la fonte des glaces polaires et la réduction de la population mondiale de 14 milliards à sept cent millions d’individus, la fin du monde est arrivée ou presque d’autant que le Grand Assèchement perdure et entraine la disparition progressive de l’humanité : la Méditerranée n’est plus qu’une mare boueuse…et Daniel 1 le narrateur (qui doit être Houellebecq lui-même quoique revisité), se souvient de sa carrière d’humoriste à succès, de sa femme Isabelle et de la vie facile qu’il menait avant tous ces événements…
Donc Daniel 1 vit au début du XXI é siècle et rédige son autobiographie, ce que l’on appelle selon la loi des Fondateurs « son récit de vie ». Humoriste qui connaît la gloire et la richesse, il fait la rencontre des élohimites , secte hédoniste à la grande largeur d’esprit alliée à une certaine permissivité sur tous les plans, rencontre qui va influer sur sa vie . Il donnera son ADN et deviendra ainsi virtuellement immortel.
« La duplication rigoureuse du code génétique, la méditation sur le récit de vie du prédécesseur, la rédaction du commentaire : tels étaient les trois piliers de notre foi, inchangés depuis l’époque des Fondateurs. »
Plusieurs siècles plus tard, ses descendants clonés, Daniel 23, 24 et 25 lisent ce récit de vie et le commentent…
Ce quatrième roman de MH se sert du thème du clonage et de la création artificielle d’une nouvelle humanité pour porter un regard critique et entamer une réflexion sur la société contemporaine et particulièrement sur la relation homme-femme.
Premier point : avec Houellebecq on ne s’ennuie pas ! On peut s’agacer parfois, sourire souvent, être franchement surpris, mais jamais connaître l’ennui.
D’entrée l’un des thèmes favoris de M.H. donne le tempo :
« Mon incarnation actuelle se dégrade. » C’est sans appel. Il faut vivre avec cette idée d’une obsolescence programmée et inexorable de toute chose.
Et le second thème, c’est la misogynie :
« Le bienfait de la compagnie d’un chien tient à ce qu’il est possible de le rendre heureux ; il demande des choses si simples, son ego est si limité. Il est possible qu’à une époque antérieure les femmes se soient trouvées dans une situation comparable—proche de celle de l’animal domestique. » Nous voilà fixés et sans illusions. Et d’ajouter plus loin : « Les femmes manquent d’humour en général, c’est pourquoi elles considèrent l’humour comme faisant partie des qualités viriles. »
Le sens critique de M.H. ne faiblit jamais et les humoristes de tout poil, dont il fait partie,(bonjour l’autodérision), en prennent pour leur grade :
« Finalement, le plus grand bénéfice du métier d’humoriste, et plus généralement de l’attitude humoristique dans la vie, c’est de pouvoir se comporter comme un salaud en toute impunité, et même de pouvoir grassement rentabiliser son abjection, en succès sexuels comme numéraire, le tout avec l’approbation générale. »
Après les humoristes, ce sont les réalisateurs de films qui sont visés :
« Les réalisateurs de film, j’eus vite l’occasion de m’en rendre compte, ne sont pas d’un niveau très élevé : il suffit de leur apporter une idée, une situation, un fragment d’histoire, …on rajoute quelques dialogues, trois ou quatre saillies à la con…et ils s’émerveillent…Les réalisateurs de films couchent avec leurs actrices, c’est connu ; certains films, même, ne paraissent pas avoir d’autre motivation essentielle. »
La provocation est l’arme préférée de M.H. Elle permet de retenir l’attention du lecteur que le propos soit une vérité insoupçonnée ou totalement incongrue.
« Quant aux droits de l’homme, bien évidemment, je n’en avais rien à foutre ; c’est à peine si je parvenais à m’intéresser aux droits de ma queue. »
« Le jour du suicide de mon fils, je me suis fait des œufs à la tomate. Un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort, estime justement l’Ecclésiaste. Je n’avais jamais aimé cet enfant : il était aussi bête que sa mère, et aussi méchant que son père. Sa disparition était loin d’être une catastrophe : des êtres humains de ce genre, on peut s’en passer. »
C’est Houellebecq, il faut s’y faire et l’on est seulement au début du livre !!
Ensuite le couple est pris pour cible :
« La solitude à deux est l’enfer consenti… »
Et après c’est au tour d’écrivains tels que Sartre, Genet , Teilhard de Chardin ou Céline d’être réduits à des nullités. Seuls à ses yeux trouvent grâce Jean Sébastien Bach, Samuel Barber, et Agatha Christie.
La société occidentale fait l’objet d’un traitement spécial :
« Augmenter les désirs jusqu’à l’insoutenable tout en rendant leur réalisation de plus en plus inaccessible, tel était le principe unique sur lequel reposait la société occidentale. »
Et plus loin suite à la canicule de 2003 :
« Des scènes indignes d’un pays moderne, preuve que la France était en train de devenir un pays moderne, que seul un pays authentiquement moderne était capable de traiter les vieillards comme de purs déchets, et qu’un tel mépris des ancêtres aurait été inconcevable en Afrique, ou dans un pays d’Asie traditionnel. »
Le narrateur juge sévèrement cette société mais avec non seulement lucidité et discernement mais encore un humour décapant et réprobateur.
Quant à la conception de l’amour, c’est à vouloir le fuir :
« L’amour rend faible, et le plus faible des deux est opprimé, torturé et finalement tué par l’autre qui de son côté opprime ; torture et tue sans penser à mal, sans même en éprouver de plaisir ; avec une complète indifférence ; voilà ce que les hommes, ordinairement appellent l’amour. »
Et pourtant, « aucun sujet n’est davantage abordé que l ‘amour, dans les récits de vie humains comme dans le corpus littéraire qu’ils nous ont laissé…Aucun sujet en somme ne semble avoir autant préoccupé les hommes…L’amour semble avoir été pour les humains de l’ultime période l’acmé et l’impossible, le regret et la grâce, le point focal où pouvaient se concentrer toute souffrance et toute joie. »
Sur la religion :
« Jamais, à aucun moment de l’histoire humaine, une religion n’avait pu prendre l’ascendant sur les masses en s’adressant uniquement à la raison. »
C’est assez bien dit.
Et pourtant il va faire la rencontre de Belle alias Esther. Et là va débuter une période de sa vie fabuleuse, d’une richesse inouïe sexuellement parlant, qu’il nous décrit avec force détails d’un brûlant érotisme.
Après s’être en quelque sorte défoulé en posant les bases de son récit, MH nous fait entrer dans le vif du sujet à savoir l’emprise sur le monde de la confession élohimite…
Récit hallucinant et monumental qui amène à se poser de nombreuses questions sur l’avenir de l’humanité. Quels hommes serons-nous dans 3000 ans ? Des néo-humains, êtres autotrophes comme les végétaux, menant une existence anagogique dépourvue de passions ou des sauvages sanguinaires vêtus de peaux de bêtes retournés à l’âge de pierre, résidu caricatural des pires tendances de l’humanité ordinaire ? Les néo-humains de ce roman seront-ils nos descendants ? Ou bien seront-ce les sauvages ? Et que seront les Futurs annoncés ?
Un ouvrage étonnant et passionnant.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très bon choc, 31 août 2008
Par 
Stephane (Nouméa, New Caledonia) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Possibilité d'une île (Broché)
Ce livre est un "électrochoc".
Dans un style parfois très déstabilisant, pouvant heurter les âmes les plus "pures" dira-t-on, Michel Houellebecq nous entraîne dans une visite guidée de la société d'aujourd'hui. Sans paillettes, ni strass, tout y passe pour y être analysé au peigne fin. Si on se veut objectif, on reconnaît parfaitement nos traits les plus humains que l'on s'évertue à vouloir nier ou gommer pour paraître plus sain, ou saint ? Mais au fond nous plongeons facilement dans cette "abomination" refoulée.
La forme de l'ouvrage est aussi déroutante car on en appréhende que très doucement le sens, mais c'est effectivement bien vu de l'avoir écrit ainsi.
Un livre à lire lentement, à la vitesse de l'histoire, pour pouvoir en savourer tout le second sens.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Du grand Houellebecq, 28 novembre 2012
Par 
Eminian - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Possibilité d'une île (Broché)
Michel Houellebecq, né Michel Thomas à la Réunion, en 1956 selon son acte de naissance ou en 1958 selon lui ! Son nom de plume est le nom de jeune fille de sa grand-mère paternelle qui l’éleva. Michel Houellebecq est poète, essayiste, romancier et réalisateur de cinéma. Depuis la fin des années 1990, il est l'un des auteurs contemporains de langue française les plus connus et traduits dans le monde. En 2010 il reçoit le prix Goncourt pour La Carte et le Territoire.
La Possibilité d'une île, son quatrième roman, a été publié en 2005 et il reçut le prix Interallié. Trois ans plus tard l’écrivain en fera un film qu'il réalisera lui-même avec Benoît Magimel dans le rôle principal. Sa sortie sur les écrans en 2008 se soldera par un échec commercial autant que critique.
La possibilité d’une île est un roman d’anticipation. Daniel est artiste de scène, humoriste, provocateur et cynique, estimant que le plus grand bénéfice de son métier « c’est de pouvoir se comporter comme un salaud en toute impunité ». Un premier mariage raté, sa femme l’a plaqué et son fils s’est suicidé.
Quand le roman débute, Daniel écrit le récit de sa vie, mais c’est là aussi que le bouquin entre dans la catégorie « anticipation » car il ne s’agira pas uniquement de sa vie. Ce seront les vies successives de tous les Daniel qui les uns après les autres viendront remplacer le précédent au cours des siècles futurs, s’enrichissant chacun du vécu des autres. Michel Houellebecq faisant du clonage et de la création artificielle aboutissant à la vie éternelle, le thème central de son roman, une vaste fresque courant de l’Homme d’aujourd’hui au néo-humain du Futur. Les chapitres du livre sont autant de point de vue, principalement de Daniel 1 (celui d’aujourd’hui) que de ses successeurs, Daniel 23 ou 25 (plusieurs siècles plus tard).
A travers cet épais roman recouvrant un temps non moins grand, l’écrivain a tout loisir pour développer sa réflexion sur notre société et ça fuse de toutes parts. Critiques sur la presse et le cinéma, considérations sur l’art moderne et les idéologies politiques ou bien du rire comme représentation de la cruauté. Sachant que ce sont les relations entre hommes et femmes qui restent son sujet de prédilection et donc le sexe.
Les scènes sexuelles très détaillées ne manquent pas, balançant entre but éducatif et argumentation sur sa manière de voir la vie. De façon plus générale, pour l’auteur, nos corps expliquent nos actes, « l’état de nos corps constitue la véritable explication de la plupart de nos conceptions intellectuelles et morales ». C’est évidemment aussi l’occasion de placer une analyse sur l’amour de nos jours, « Esther n’aimait pas l’amour, elle ne voulait pas être amoureuse, elle refusait ce sentiment d’exclusivité, de dépendance, et c’est toute sa génération qui le refusait avec elle ».
Michel Houellebecq aborde aussi les thèmes, du bonheur, de la religion, de la morale, de la mort et de la résurrection donc de la vie éternelle par le biais d’une secte qui ressemble fort au mouvement Raélien. L’euthanasie des vieillards ou l’inceste sont aussi évoqués mais sans trop insister heureusement car parfois son manque d’empathie et ses analyses froides laissent un goût amer dans la bouche du lecteur. L’écrivain est un maître dans la dissection de l’âme/nature humaine, ce qui le rend particulièrement éprouvant à suivre quand il met à nu nos pensées les plus intimes et les moins reluisantes.
Un roman qui se lit très bien, écrit avec virtuosité par un écrivain qui n’hésite pas à mettre beaucoup de lui-même dans son texte tout en nous embarquant personnellement dans son sillage, parfois contre notre volonté, et qui nous force à réfléchir tout au long de ces cinq cents pages denses et riches en thèmes abordés. Philosophe ou moraliste provocateur, Michel Houellebecq ne peut laisser indifférent et en cela son livre est grand.

« « Au fond on naît seul, on vit seul et on meurt seul ». (…) De telles dispositions d’esprit ne peuvent guère, à long terme, favoriser une sociabilité riche. La sociabilité avait fait son temps, elle avait joué son rôle historique ; elle avait été indispensable dans les premiers temps de l’apparition de l’intelligence humaine, mais elle n’était plus aujourd’hui qu’un vestige inutile et encombrant. »
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29 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 indispensable, 7 avril 2006
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : La possibilité d'une île - Prix Interallié 2005 (Broché)
Nécessaire de lire ce livre, comme tous les précédents de l'auteur, d'abord pour juger sur pièce et non au travers des nombreuses critiques. Ensuite parce que Houellebecq n'écrit comme nul autre. L'histoire ? comme d'habitude désespoir social, misère sexuelle, utopies, fantasmes, solitude, rêves inachevés, influences. Houellebecq regarde tout ça de haut, avec un cynisme qui surprend, qui dérange fort et quand ce cynisme commence à agacer, le voilà tendre, attendrissant, très profondément humain. Il est clair que Houellebecq est indispensable, sa musique est fascinante, les thèmes qu'il aborde sont incontournables. Oui il est narcissique, mégalomane, incontrôlable, inclassable, attendrissant, provocant, différent, provocateur. C'est vraiment heureux que cet auteur existe. Jetez vous sur ce livre, (mais aussi sur les autres), vous serez allergiques ou contaminés, enfin un auteur qui ne laisse pas indifférent !
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21 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le desespoir absolu, 31 janvier 2006
Par 
Antoine Krieger "antoine krieger" (Williamsburg, VA, USA) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La possibilité d'une île - Prix Interallié 2005 (Broché)
En fait, ce livre contient deux recits. Le recit de Daniel 1 est une satire mordante de la mediocrite de nos societes occidentales modernes (partouzes desincarnees, impossibilite de nouer des relations viables avec autrui, opportunisme, etc...). On a également accusé Houellebecq de sympathie pour certaines sectes(pas de nom...). La partie de la retraite de Daniel chez les Elohim est au contraire emprunte d'une grande lucidité quant a la folie de ce type de mouvements. Le recit de Daniel 25 evoque le film Alphaville de Jean-Luc Godard dans lequel des androides eprouvaient de la nostalgie pour l'ancienne humanité. La fin du livre est un petit morceau d'anthologie de litterature apocalyptique...
Ne vous fiez pas a la reputation de l'auteur, lisez plutot son TEXTE!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 29 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Possibilité d'une île (Broché)
On se demande parfois comment et pourquoi Houellebecq écrit ce qu'il écrit. On imagine directement tout ce à quoi il s'expose personnellement : psychanalyse publique, vindicte intellectuelle, politique, religieuse, adoration malsaine, familiarités, tutoiements, au mieux ... Quel risque ! On en frémit pour lui, plus encore que pour ses personnages... C'est une des particularités de son style.

Ce qui surprend, dans cet opus, c'est qu'il parvient encore à franchir quelques échelons, à l'instar de Sergueï Bubka dans le monde moins polémique du saut à la perche.

Je sais seulement, pour ma part, pourquoi je le lis : parce qu'il me fait rire, quelle que soit l'horreur de ce qu'il décrit. Personnellement, je trouve que c'est une excellente thérapie, un excellent point de vue. Il s'agit donc moins d'apprécier les thèmes qu'il travaille (la dépression, l'horreur quotidiennes, qu'il sait décrire comme objectives), encore moins d'y descendre volontairement, que de saisir les solutions pratiques et immédiates qu'il propose pour vingt euros environ.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le chef d'oeuvre d'un grand écrivain, 2 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La possibilité d'une île (Littérature Française) (Format Kindle)
Il arrive à Houellebecq d'en faire un peu trop dans le genre narcisso-dépressif uniquement préoccupé de ses histoires de bite, mais comment lui contester le statut de grand écrivain ? Noirceur indélébile du regard qui masque mal une sensibilité d'écorché vif; style inimitable, à première vue nonchalant mais où chaque phrase est une grenade dégoupillée prête à vous sauter à la gueule; sens très sûr de la construction romanesque ; et pour finir, ce magnifique final suspendu dans le temps et dans l'espace qui, tel les derniers accords de la symphonie "Pathétique" de Tchaikovsky, s'ouvre sur le vide et le silence. Remarquable.
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5.0 étoiles sur 5 une histoire biblique portée par les nouvelles technologies, 15 octobre 2008
Par 
Reboul "Nico" (Paris & Vauvert) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Possibilité d'une île (Broché)
C'est un livre important de la littérature Française.
L'auteur reste l'un des seuls à développer des thèmes qui lui sont chers (misère individuelle, vacuité des rapports humains, ...). Le livre se présente sous la forme d'une bible comtemporaine. Comment un ensemble de récits de vie forme un tout cohérent et permet l'émergence d'une pensée "biblique" portée par des néo-humains et servis par les progrés de la science (clonage). Le côté anticipation/SF du livre est très interréssant pour le lecteur assidu de SF que j'ai été: le clonage comme promesse d'imortalité est utilisé par cette nouvelle religion qui supplante toutes les anciennes croyances. Le clonage réduit le lien familial de la descendance et reproduit un individu à l'identique avec au final la suppression du geste sexuel de procréation: une société sans sexe ou la cellule familiale classique ne joue plus son rôle de renouvellement des générations.
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11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 D'un pessimisme jouissif, 30 octobre 2005
Par 
Daniel Fattore "Fattorius" (Fribourg, Suisse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La possibilité d'une île - Prix Interallié 2005 (Broché)
Une fois de plus, Michel Houellebecq peint le malaise de la société fin de siècle/début de siècle dans laquelle nous vivons. Une fois de plus, dans "La Possibilité d'une île", il le fait avec grand talent, donnant à voir un artiste de renom qui peine de plus en plus à se cacher le vide de son existence.
Vide? L'auteur représente également la vacuité foncière de notre époque, une époque tyrannisée par le jeunisme (les vieux de cet ouvrage ont une existence sinistre), qui a perdu ses repères moraux et sa foi. Tout cela, dans ce roman, est remplacé par une secte... Le tout perçu avec une prise de distance qui peut glacer le lecteur.
C'est donc un texte haudement recommandable! C'est d'un pessimisme jouissif...
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La Possibilité d'une île
La Possibilité d'une île de Michel Houellebecq (Broché - 31 janvier 2007)
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