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4,3 sur 5 étoiles
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Un jour, en provenance d'un pays qui ressemble bien au Viêtnam, un vieil homme, Monsieur Linh, qui ne connaît pas un mot dans une autre langue que la sienne, fuyant son pays dévasté et dépeuplé par la guerre, arrive dans un port d'un pays occidental tenant serré contre lui le seul être qui lui reste et pour lequel il se bat : sa petite-fille.
Comme souvent chez Philippe Claudel, les noms sont gommés autant que possible, pas une dénomination géographique, par un personnage secondaire, seuls demeurent ceux des trois personnages centraux autour desquels tourne le récit : Monsieur Linh, sa petite-fille Sang diû, « matin doux », et Monsieur Bark, un homme qu'il rencontre dans son pays d'accueil. La portée du texte peut alors d'autant plus facilement prétendre à une forme d'universalité qu'elle ne s'inscrit que très peu dans les réalités et les contingences d'une histoire particulière.

Grâce à une écriture simple et fluide, le roman exprime parfaitement les émotions parfois brûlantes qu'il évoque et provoque chez le lecteur.

L'égarement de Monsieur Linh, perdu au milieu d'un monde et d'une langue qu'il ne connaît pas, nous fait ressentir encore plus douloureusement les moqueries qu'il subit lorsqu'il prend soin de Sang diû, toujours étonnamment calme quoi qu'il se passe, et la force de cette relation qui le maintient en vie, qui lui donne la volonté de passer au-delà de toutes les difficultés que rencontre un réfugié traumatisé, doublement victime d'une part du conflit qui l'a fait fuir et d'autre part de l'attitude au mieux indifférente des habitants du pays d'accueil.
La lumière vient d'un homme qu'il rencontre au hasard d'une pause sur un banc lors d'une promenade, Monsieur Bark. Malgré l'incompréhension verbale - aucun ne parle ni même ne comprend la langue de l'autre - les deux hommes vont se lier d'une amitié étonnamment forte. Les sentiments dépassent les mots. L'un et l'autre s'écoutent et se réconfortent par leur simple présence mutuelle.

Les mots, leur musique plus que leur sens, les attitudes et les gestes donnent la vie, créent du lien et permettent le bonheur, au-delà de toute raison sociale et parfois malgré les hommes.

Et, au milieu d'eux, demeure la petite fille de Monsieur Linh.
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le 17 janvier 2008
La simplicité - ou mieux: la pureté - de la langue donne encore plus de profondeur à ce bouleversant petit roman, merveilleusement écrit. Je l'ai lu en deux soirs, emportée par l'intensité de l'histoire. C'est un ouvrage à recommander et à garder dans sa bibliothèque, un précieux condensé de thèmes essentiels de la vie: déracinement, solitude, vie, mort, séparation, horreurs de guerre, culpabilité, égoïsme, misère, espoir, amitié, folie, amour, sacrifice, et bien plus encore...
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 7 février 2010
Un voyage court et émouvant dans le monde poétique de Claudel, qui à travers monsieur Linh aborde des thèmes profonds comme l'exil, la solitude, l'amitié. Monsieur Linh est un vieil homme de rien du tout, venu de loin, avec pour seul bagage sa petite-fille adorée. Il a tout perdu et se retrouve égaré dans une ville inconnue, avec des gens dont il ne comprend pas la langue, qui se moquent de lui parfois, avec pour seul éclat sa rencontre avec un homme qui, sans avoir besoin de mots, devient son ami. Pas d'histoire à résumer, ou difficilement, car il ne se passe pas grand chose, seulement un petit rebondissement final qui donne un éclairage nouveau à ce qu'on vient de lire. Beau, touchant, bien écrit, un petit moment de lecture hors du temps...
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le 8 septembre 2007
Dubitative ?
Oh oui ! je l’ai été dès les premiers chapitres et pourtant je me suis laissée porter et mener jusqu’au bout sombrant probablement dans une forme de naïveté.
Au fil des pages, je me suis ainsi laissée convaincre de l’éventuelle priorité de l’auteur à ne privilégier que la profondeur des émotions liant ces deux hommes esseulés et tellement désemparés que seule leur rencontre retient dans la vie.
L’espace, le temps sont épurés pour ne laisser place qu’à cette intense et vitale relation.
Après avoir tourné la dernière page, je suis restée troublée et déconcertée un bien long moment face à ma crédulité…
Comme tout s’explique, j’ai eu aussitôt bien envie de recommencer le livre pour vérifier cette prouesse d’écriture dans laquelle je me suis laissée prendre.
Très fort, M. Claudel !
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j'ai beaucoup aimé ce livre.
Sa structure très linéaire, la poésie du texte, la beauté triste de cette histoire.
Malgré tout, je me suis assez rapidement posé des questions et j'ai un peu commencé à lire le texte autrement. La fin n'était donc pas une surprise réelle. Après la scène au restaurant, j'avais une idée dernière la tête.
Il faut dire que pour une fois, ce qui ne m'arrive pas tout le temps, j ai lu ce texte en profondeur, et j'ai même relu deux fois la plupart des paragraphes, car il m'est rarement arrivé de trouve autant de beauté dans une telle simplicité.
Ma note 4/5
Toutefois, Les âmes grises sont indétrônables...
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le 20 août 2010
Un livre pudique, dont le rythme d'écriture semble s'accorder au rythme des pas de Mr Linh. Ne rien dévoiler de la fin, surtout. Mr Linh erre dans ce pays qui lui est totalement étranger, avec une seule idée en tête, comme une obsession, protéger sa petite fille de tout ce que ce monde neuf peut avoir de brutal, d'inhumain. Sa petite-fille, la seule personne qui lui reste, qui a besoin de lui autant que lui a besoin d'elle. Deux solitudes silencieuses, perdues. Faire l'éloge de ce livre, c'est faire l'éloge de la pudeur
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le 5 janvier 2006
Emouvante histoire de ce grand-père, Monsieur Linh, devant quitter sa terre natale dont il n'a connu que son village, devenue la terre de ses morts, avec comme seuls bagages une petite valise et un bébé, sa petite-fille.
Arrivée dans un pays inconnu, avec des gens qui ne lui ressemblent pas, une langue qu'il ne comprend pas, des voitures qu'il n'a jamais vues et toujours... son bébé. Et rencontre merveilleuse avec un passant qu'il ne comprend pas, mais dont l'amitié lui donne de l'espoir, de la force, du courage; et toujours... son bébé.
Enfin délivrance finale pour ce veillard que la guerre avait emmené dans une folie douce.
Très touchant.
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le 10 juin 2014
Voilà en résumé ce que j'ai ressenti, comme indiqué dans le titre de ce commentaire.

Bouleversant par l'histoire elle-même, sentiment accentué de plus par l'âge du protagoniste qui le rend encore plus fragile face à la tragédie qu'il traverse, bouleversant aussi et encore plus par la sobriété de l'écriture qui laisse libre cours, sans influence outrancière lexicale ou stylistique, à notre émotion.

Je vais vous faire un aveu: j'ai pleuré du début à la fin.
Le héros principal m'a profondément touchée, son ami de hasard presque autant. Quant au final, même si certains détails nous alertaient au sujet de la petite fille, il n'en est pas moins déchirant, sinon même plus encore car il montre combien l'humain est fragile, combien il peut être destructeur( par exemple dans ce livre,la guerre, l'indifférence, la cruauté morale ou physique,le flot ininterrompu des voitures.....) combien il peut être le meilleur aussi ( amitié, empathie, compassion, dévouement, amour indéfectible, sens moral à toute épreuve....).

Il est un hommage à ceux qui ont tout perdu ou presque et qui luttent pour survivre. Il est donc salutaire de lire ce livre car on a sans doute tendance à oublier les "damnés de la terre" ou à faire un peu vite leur procès. Sans malgré tout tomber dans l'angélisme : en effet l'auteur nous montre le comportement odieux envers leur vieux compatriote d'une autre famille de réfugiés, laquelle devrait être la plus à même pourtant d'empathie. Ce qui confirme bien qu'il n'y a pas "les gentils" d'un côté, et "les méchants" de l'autre mais des "humains trop humains" partout.
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le 6 septembre 2013
Monsieur Linh, seul rescapé d'un village (vietnamien probablement), arrive dans une grande ville portuaire occidentale où il sera hébergé dans un dortoir avec d'autres réfugiés. Totalement fermé sur lui-même et s'occupant exclusivement de sa petite-fille de trois mois, il va pourtant se faire un ami en la personne de Monsieur Bark, un autochtone veuf et solitaire. Ce livre est un véritable conte de Noël. Il aurait pu être niais, risible, ridicule, dégoulinant de bons sentiments, mais grâce au talent de l'auteur, on rend les armes et les larmes montent aux yeux à la lecture des dernières pages, sans qu'on s'y attende.
ATTENTION, SUITE POUR CEUX QUI CONNAISSENT L'HISTOIRE : le fin du livre est une prouesse et balaie toute réticence éventuelle, avec un double rebondissement, dont l'un deux étant la révélation que le nourrisson est en fait une poupée, et tout s'éclaire. On comprend mieux les bizarreries semées au gré des pages depuis le début, ou plutôt les indices : l'apathie du bébé, l'inaction des services sociaux, les moqueries des réfugiés, la surprise des passants, le placement en hôpital pyschiatrique de M. Linh, le titre ambigü (petite fille et non petite-fille) etc.. On saisit soudain toute l'ampleur du traumatisme et du désespoir du vieil homme. C'est donc sa petite-fille qui est morte avec ses parents, elle qui a eu la tête arrachée. M. Linh en perdra la sienne de tête, en se raccrochant à la poupée comme à une bouée de sauvetage. M. Bark son ami ne s'y trompera pas. On ressort de cette lecture bouleversé, et on le reste longtemps, longtemps...
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100 PREMIERS RÉVISEURSle 7 septembre 2011
Autant j'avais été subjugué par la noirceur, le souffle littéraire, l'invention des « Ames grises » (non blogué ici), autant j'avoue être resté sur ma faim avec ce deuxième roman de P. Claudel.

Il se dégage une indéniable poésie de ce court roman qui parle de la douleur du déracinement et de la possibilité de communiquer, par la seule force de l'amitié, de l'écoute, du partage de deux solitudes et deux détresses, bien au-delà des mots. Car ces mots sont indisponibles et trompeurs. Ils n'ont en effet jamais été appris, ni eux, ni cette langue, le français et qui s'imposent à Mr Linh, nouvel immigré débarqué du Vietnam en guerre.

Il existe de réels moments d'émotion, de ci de là, mais ils restent superficiels, effleurés, perdus dans un roman au propos lent et nostalgique. On a tout le temps l'impression que P. Claudel n'a pas osé aller jusqu'au bout de son propos, qu'au-delà de la poésie il aurait pu exister un souffle épique, une analyse plus approfondie des personnages mis en scène. On reste à côté d'eux sans jamais véritablement entrer en eux.

La fin ne nous apprend rien et laisse un goût d'inachevé. Dommage.

Ce n'est en aucun cas un mauvais roman. Il souffre sans doute de la difficile comparaison avec les « Ames grises » (Prix Renaudot 2003, Grand Prix Littéraire des lectrices de Elle, consacré meilleur livre 2003 par le magazine Lire) et nous laissait attendre beaucoup mieux que ce qui nous est donné.

160 pages - publié par les Editions Stock

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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