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Le capitalisme est-il moral, André Comte-Sponville
C'est à une analyse lucide, sans complaisance ni langue de bois que se livre Sponville dans cet excellent opuscule qui décortique avec finesse les rouages de notre économie. En notre époque moderne difficile de mondialisation et globalisation, il est bon d'y voir clair pour faire face aux défis qui s'imposent à notre civilisation. L'auteur regroupe là tous les thèmes qu'il a abordés au cours de différentes conférences à travers la France.
La question posée par le titre peut paraître saugrenue, comme si la morale pouvait interférer avec la politique ou l'économie. En philosophe, l'auteur va exposer son point de vue sur ce qu'est la morale et ses limites dans le contexte étudié. Il faut bien voir que dans un certain nombre de domaines, la morale n'a pas à mettre son nez. Comment l'économie serait-elle morale, puisqu'elle est sans volonté ni conscience ? Un comportement rationnel et non- raisonnable- nécessaire en économie, n'est pas obligatoirement vertueux ! Sans être immoral, le capitalisme ne peut pas se targuer d'être moral ; il est amoral. Mais cette amoralité est-elle véritablement condamnable comme le voulait Marx ? Sponville , dans ce chapitre explique qu'il était inévitable que le communisme devînt totalitaire et échouât.
« Les hommes sont généralement égoïstes et mettent toujours leur intérêt particulier plus haut que l'intérêt général. Il était à peu près inévitable que le communisme devienne totalitaire puisqu'il fallut bien imposer par la contrainte ce que la morale s'avéra incapable d'obtenir. »Et de poursuivre : « Le coup de génie du capitalisme, sa logique propre, son essence actuelle et active, sa puissance intrinsèque, c'est de ne rien demander d'autre aux individus que d'être exactement ce qu'ils sont : « Soyez égoïstes, occupez-vous de votre intérêt et tout ira pour le mieux' » Le présent nous montre les limites de cette attitude.
J'ai bien aimé ce livre de 250 pages, très facile à lire, qui fourmille de réflexions pertinentes et conduit à se poser de nombreuses questions, ce qui est somme toute le but d'un opus de philosophie. Pourtant je n'y ai appris que peu de choses ; disons qu'il a mis de l'ordre dans mes idées et structuré ma pensée, donné des arguments pour étayer une conversation; la technique de distinction des ordres pour décortiquer le sujet est intéressant et permet une approche plus claire des vrais problèmes; grâce à cette grille, les mots prennent leur sens, comme le mot tyrannie par exemple.
. Sponville est parfois dur dans ses propos, cynique même, mais c'est pour faire éclater une vérité, une réalité, une évidence même si on y réfléchit bien; je pense à l'angélisme par exemple. Il ne faut pas perdre de vue que Sponville est athée et surtout matérialiste; point d'idéalisme dans sa démarche et sa vision du monde .Et lui d'insister, sur le fait que l'économie est extérieure à toute préoccupation morale; on le savait, mais lui martèle...D'où son appel à la responsabilité individuelle pour apporter de la morale et non pas compter sur le marché ou sur la politique. La responsabilité de l'individu est engagée au cas par cas, et cela nous sauve un peu; car comme disait St Exupéry:"Etre homme , c'est être responsable...."
Donc, cet ouvrage est très intéressant par la technique d'analyse qui pose des jalons , des structures qui permettent d'aborder la question; les ordres je veux dire. La question en fait est une fausse question puisque le capitalisme n'est ni moral ni immoral mais seulement tout à fait amoral, cqfd.
Finalement, la réponse à la question reste anecdotique, mais les références à Pascal, Marx et Spinoza qu'il est bon d'avoir lu dans le texte (!), sont très intéressantes et aussi culturelles, pourquoi pas.
Le récit reste fluide et aisé à comprendre à tout moment et les thèmes abordés permettent d'avoir un œil critique sur ce que l'on veut nous faire croire dans les média. On comprend mieux le monde moderne, le monde actuel avec son libéralisme ; je vois ce texte comme un moyen de mieux comprendre notre société et de mieux la juger en bien ou en mal, plutôt qu'une réponse importante à la question initiale. C'est parfois un peu un vade mecum, un manuel de bonne conduite.
Citations remarquables :
« Nous avons besoin d'une morale qui ne se réduise pas à une politique, mais nous avons besoin aussi d'une politique qui ne se réduise pas à une morale.
« La morale n'est jamais pour le voisin.
« Mettre le chômage hors la loi, cela ne suffira pas à créer un seul emploi.
« Une entreprise, ça n'a pas de morale:ça n'a qu'une comptabilité et des clients.
« Une entreprise, ça n'a pas de devoirs: ça n'a que des intérêts et des contraintes.
« Une entreprise, ça n'a pas de sentiments, pas d'éthique, pas d'amour: ça n'a que des objectifs et un bilan.
« Dans une démocratie, les citoyens ont les hommes politiques qu'ils méritent.
« La gauche est à l'aise dans l'opposition, car il y a toujours des inégalités à combattre; elle est mal à l'aise au pouvoir où il faut bien essayer d'être efficace.
« Celui qui n'est pas communiste à 20 ans manque de coeur; celui qui l'est encore à 40 manque de tête.
Et pour finir :

« Il n'est pas nécessaire que le prince soit vertueux, il suffit qu'il passe pour l'être. »(Machiavel)
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La principale qualité de ce petit ouvrage très pédagogique est que l'exposé est particulièrement clair. Synthèse de multiples conférences animées par l'auteur, il a gardé volontairement le style de l'exposé oral et du jeu des questions-réponses ce qui rend l'ouvrage concis et particulièrement accessible. Raisonnements, arguments et contre-arguments sont maniés avec beaucoup de talent par André Comte-Sponville. C'est de l'excellente vulgarisation. Simple, convaincant, avec en plus une touche d'humour et de provocation qui facilité la lecture. Tellement limpide, qu'on en oublierait presque de prendre un peu de recul et de garder son esprit critique.
Certes, le capitalisme a fait ses preuves en matière de création de richesses comme aucun autre système jusqu'à présent. Certes, nous n'avons pas encore trouvé d'alternative à ce système économique ; ce qui soit dit en passant ne signifie pas pour autant que c'est le seul système possible, ce que semble parfois sous-entendre l'auteur. Certes, il est bon de ne pas confondre ce qui relève de la sphère économico-scientifique, de la sphère politico-juridique, de la sphère morale et de la sphère spirituelle/religieuse : les 4 ordres définis par l'auteur. Mais, il n'empêche que certains des arguments développés ne sont pas toujours très convaincants et qu'il manque tout de même dans cet exposé deux questions centrales : la question du sens et celle du bonheur. Abordé sous cet angle, le rapport du capitalisme et de la morale pourrait sans doute aboutir à une conclusion un peu différente. Reste que l'auteur énonce quelques idées qu'il est toujours bon de répéter en ces temps de confusion et d'approximations conceptuelles. Par exemple : "si nous voulons qu'il y ait de la morale dans une société capitaliste [...], cette morale ne peut venir, comme dans toute société, que d'ailleurs que de l'économie. Ne comptez pas sur le marché pour être moral à votre place !"
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le 26 février 2004
« Une grille de lecture ou d’analyse »(p134), André Comte-Sponville est là bien modeste.
Je dirais plutôt, un discours de la méthode, un moment incontournable de la philosophie appliquée, ou plus simplement, un moment de joie, de cette joie qui selon Spinoza, nous fait passer d’une perfection moindre à une plus grande perfection.
La méthode s’applique à toutes les questions d’actualité, les OGM, l’euthanasie, le foulard islamique… et nous laisse irrémédiablement face à nos responsabilités.
Entre 'l’arithmétique' (l’ordre techno-scientifique) qui n’est pas tout à fait un ordre, puisque insuffisant, et 'l’amour' (l’ordre de l’éthique) qui n’en est déjà plus un, puisque l’amour suffirait, il y a la place de 'ce qui doit se faire' (l’ordre juridico-politique), et de 'ce qui devrait se faire' (l’ordre de la morale).
Celles et ceux qui ont lu « Le traité du désespoir et de la béatitude » et/ou « Le petit traité des grandes vertus » retrouveront la rigueur et la pédagogie du professeur de philosophie.
Si seulement, l’ami Luc avait la bonne idée de réserver Sartre, l’indigeste, aux classes supérieures de philosophie, et de privilégier Comte-Sponville dans les lycées, nos futurs bacheliers ne seraient pas tant rebutés par la philo, ils en redemanderaient.
Merci André.
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En complément de ce qui est dit dans certains commentaires, diverses choses doivent être prises en compte à propos de ce petit livre.

Tout d'abord l'enjeu: l'enjeu de ce sujet est majeur et la compréhension de la conclusion d'ACS aussi. En effet, à l'heure des grandes remises en causes obligatoires, beaucoup de pseudo-intellectuels font assaut d'érudition pédante pour disserter de systèmes en "-ismes" qui ne parlent que d'hier alors qu'entrepreneurs comme salariés ne se frottent, eux, qu'à la réalité d'aujourd'hui et de demain.

Méthode: ACS apporte une réflexion philosophique pratique et pédagogique à la question de la morale économique de façon à sortir des faux débats. Du coup, point n'est besoin de convoquer pour cela le ban et l'arrière ban de tous ceux qui ont publié sur le sujet. On rejoint d'ailleurs là une conception pratique de la philosophie qui ne fait pas toujours bon ménage avec l'académisme qui l'accompagne trop souvent.

Contenu: notez qu'un bon tiers du livre est consacré à des réponses à des questions pointues généralement posées par des chefs d'entreprises pendant diverses conférences et qui apportent encore à l'aspect pédagogique cité plus haut. Car ce livre résulte vraisemblablement des séminaires que tient ACS notamment avec de petits groupes de patrons de PME.

Alors, oui, ACS nous démontre clairement que le capitalisme est amoral. Il n'est donc ni une panacée ni la cause de tous les maux. Nous voilà renvoyés à la nécessité de repenser notre cadre social et politique et à prendre nos destins en mains. Il s'agit sans en avoir l'air d'une philosophie de combat qui est essentielle aujourd'hui.
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le 1 juin 2007
Avec les questions que posent aujourd'hui le développement durable et la mondialisation, je suis en pleine recherche de "sens" tant au niveau scientifique, politique que moral et ceci aussi bien dans le cadre de mes activités professionnelles que personnelles.

Ce livre me donne LE cadre que je cherchais pour remettre les choses en place dans les rapports entre le commerce et la morale, entre les droits et les devoirs, la tyrannie et la barbarie. Venant d'un philosophe, il me permet de prendre de la hauteur et donc de relativiser.

J'en retiens une idée à appliquer directement dans mes activités professionnelles: "Il faut respecter le client non pas pour des raisons morales mais parce que le Capital a besoin de lui pour faire du profit et qu'il ne fera des bénéfices que si le client lui aussi en fait !"

Doit-on pour autant parler de "solidarité" ou simplement de convergence d'intérêts! André Comte-Sponville ne va pas jusque là. A moi donc de creuser encore !
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le 17 mars 2013
Un essai bien construit, clair et didactique.
Comte-Sponville remet les idées en place (distinction des ordres, amoral n’est pas immoral), aide à structurer sa pensée et donne des arguments avec notamment de nombreux exemples et anecdotes permettant « d’imprimer ».
Le ton est parfois provocateur, voire cynique, mais le fond est plus un appel à la responsabilité individuelle. Il faut « assumer » ses actes et ses décisions et ne pas se réfugier derrière des concepts ou entités hors de propos. A contrario, il est également non pertinent (et accessoirement parfaitement hypocrite) de se réclamer de la morale lorsqu’on ne fait au fond que poursuivre son intérêt, Le fait que ce dernier soit éventuellement collectif (solidarité) ou long terme (éthique de travail) ne change rien à l’affaire.
Ma seule gêne concerne la légitimation peu nuancée du capitalisme. Je suis tout à fait d’accord avec la nécessité de ne pas confondre les ordres, mais même en faisant abstraction des éventuelles conséquences injustes ou dommageables pour les individus, son amoralité n’implique pas nécessaire son « efficacité » technique. C’est d’ailleurs souvent l’argument de la droite française : « OK nous ne sommes pas « sympas »/ moraux, mais nous sommes efficaces ; alors que la gauche par contre est « nulle en économie »/ pas réaliste ». Bref, le stéréotype, éventuellement entretenus par les intéressés eux même qui ont intérêt à maintenir ce « débat » sans fin, de la barbarie de la droite vs angélisme de la gauche. Au vu du bilan de la dernière décennie, il faut quand même avoir un « culot en béton » de la part de la droite pour maintenir cette position : chômage croissant, endettement croissant, régression industrielle, … La crise (inévitable contre-argument) a bon dos et a d’ailleurs été causée par la politique néolibérale anglo-saxonne qui impressionne tant les dirigeants européens. Pour être « fair » l’essentiel de la politique économique n’est pas remis en question par la gauche (cf sur ce sujet les écrits de Jacques Généreux). J’aurais donc aimé voir souligner le fait qu’on peut être mauvais et dans le 1er ordre (économie) et (malheureusement) du point de vue du 2e et 3 ordre. On me dira que « oui, c’est évident », mais de manière plus ou moins inconsciente, les gens opposent en fait les deux, et donc actent que les « angéliques » sont forcément inefficaces et les « barbares » forcément efficaces.
Comte-Sponville étant philosophe devrait être conscient de ça, et donc insister sur ce point. Il répondrait peut-être que les différentes finalités possibles du capitalisme sont évoquées, qu’au contraire il insiste sur le rôle de l’état, la responsabilité individuelle, et que de toute manière ce n’est pas un traité d’économie donc il ne peut s’engager sur les modalités de l’efficacité du 1er ordre. Certes, mais un philosophe pour être pertinent doit élargir ses connaissances à d’autres sphères et en particulier de nos jours aux sciences économiques et sociales (cf commentaire suite à apprendre à vivre de Luc Ferry, « nul n’entre ici s’il n’est géomètre »). Et j’aurais aimé que ce 1er ordre de l’économie soit plus analysé, à commencer par poser la ou les définitions de ce qu’est « l’efficacité » (voire, soyons fou, la finalité) d’un système économique de manière générale (et non seulement du capitalisme comme il est fait dans cet essai). Sur ce point, je recommande « la dissociété » et « l’autre société » de Jacques Généreux, un des rares économistes à « voir plus largement ».
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le 29 janvier 2008
"Il a été scientifiquement démontré [...] que dans un pays ultralibéral, où l'Etat ne s'occupe absolument pas de l'économie, le plein-emploi est assuré... pour tous les survivants." (Un peu de provocation pour commencer)

Point de départ de l'analyse : pourquoi assiste-t-on au retour de la morale (pensez en particulier à l'action humanitaire avec les ONG remplaçant l'action politique) ? Comment "justifier moralement" le capitalisme, maintenant qu'il est privé de son faire-valoir négatif, le communisme ?

"Aussi le "triomphe" du capitalisme n'a-t-il d'égal que son désarroi. Le soupçon naît qu'il ait vaincu pour rien. A quoi bon vaincre, quand on ne sait pourquoi vivre ?"

André Comte-Sponville essaye de répondre à ces interrogations dans ce court texte, adapté de conférences, particulièrement accessible et enrichissant (j'insiste là-dessus, pas besoin de formation philosophique), parsemé de nombreux rappels des positions de Pascal, de Hobbes, de Marx...

Il distingue donc 4 "ordres" (comme les ordres pascaliens), 4 dimensions superposées, limitées par le haut, qui doivent nous aider à prendre position par rapport à une situation :
- ordre scientifico-technique : ce qui est possible, réalisable
- ordre politiquo-juridique : ce qui est juste, légal
- ordre moral : ce qui est bon/souhaitable (éviter le "salaud légaliste")
- ordre éthique, spirituel : "l'ordre de l'amour", ne tient pas debout.
Immédiatement, on comprend que la question du départ est mal formulée : le capitalisme en lui-même n'est ni moral ni immoral, puisqu'il relève d'un autre ordre (l'économie, dans l'ordre scientifico-technique). La question doit plutôt être reformulée ainsi : peut-on vouloir le capitalisme ?

Selon Comte-Sponville, nous ne pouvons pas nous reposer sur un seul ordre (le tout moral, le tout légal, le tout possible...), mais nous devons savoir choisir le bon référent selon les situations qui s'offrent à nous – même s'il oublie de préciser la nature de ce qui doit nous guider. Ce qu'il appelle la responsabilité, logique de décision, choix à opérer et non problème à résoudre. Une nouvelle casuistique ?
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le 13 mai 2013
Ce livre devrait être offert à tous les élèves des grandes écoles d'ingénieurs et de commerce de la planète. J'ai fait ce cadeau aux élèves d'une grande école d'ingénieurs à qui j'ai récemment fait un exposé. Cela permettrait à tous les futurs cadres de nos entreprises de savoir dans quel milieu ils vont évoluer pendant leur carrière et ils se feraient moins d'illusion sur "l'entreprise citoyenne" et autres beaux concepts utopiques. Ce serait plus sain ! J'ai découvert ACS en 2000 et j'en ai fait un de mes "maîtres à penser". Dans l'entreprise et en dehors ...
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Un livre très bien écrit dans un style limpide, direct, accessible à tous car issu de conférences données par l'auteur.
Une classification des ordres de pensée en 4 thèmes qui forment des cadres conceptuels.
Les sciences, la politique, la morale, l’éthique ou l'amour.
L'économie faisant partie des sciences qui ne répond qu'a la question possible ou impossible en fonction de lois naturelles il ne sert pas à grand chose de lui adresser des questions de morale sinon à embrouiller l'esprit.
Ce n'est pas son rôle et toute réponse ne peut être que "tordue" par une idéologie.
Un texte rafraîchissant, pertinent, iconoclaste qui tord le cou à quelques conférences à la mode dans les écoles de commerce du style "éthique et entreprise".
Des exemples concrets, des réponses structurées par ce cadre conceptuel fait de cet ouvrage un "must" en matière de réflexion sur notre société.
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le 30 novembre 2012
En matière de réflexion éthique, Comte-Sponville a un sérieux atout : c'est structuré, clair, limpide même. La théorie est constamment éclairée par des exemples pertinents. Ce qui ne veut pas dire que c'est simpliste ! Si on se basait tout simplement sur cette vision pour éclairer les dilemme moraux qui déchirent nos sociétés occidentales (capitalisme sauvage, inégalités, état-providence en faillite...), les solutions nous sembleraient moins inatteignables.
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