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La Tyrannie de la pénitence : Essai sur le masochisme occidental
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Une réflexion intéressante pour expliquer une tendance actuelle observée par tout un chacun : le flétrissement systématique de l'histoire occidentale, notamment française. Ceci pas seulement par des intellectuels « engagés », mais par une large partie des élites et référents culturels.

Pour l'illustrer, l'auteur rappelle -entre autres- la récente chape de plomb tombée sur le 200 anniversaire de la bataille d'Austerlitz. En fait, il fustige cette dérive comme d'une part une preuve de faiblesse morale caractérisée -comparée à un renoncement- et d'autre part pour un penchant condescendant qui perpétue de manière perverse une situation d'infériorité des peuples anciennement sous tutelle. Or celle-ci n'est plus de mise : l'émancipation des ex-colonies est une réalité incontournable.

L'auteur décrit le fond du problème se situant entre Mémoire et Histoire. Si la Mémoire accable les victimes comme les bourreaux qu'elle désigne, l'Histoire, elle, apaise, en rétablissant la vérité, elle permet la réconciliation.

Bien que l'ouvrage soit convaincant, en ce qu'il décrypte les ressorts et non-dits de ce phénomène d'auto-flagelation, l'exposé tend à se perdre dans une certaine confusion, lorsqu'il prend une posture critique sur la politique internationale et qu'il aborde les ratés de l'intégration.

Ainsi, suivant ses prédécesseurs, notamment JF Revel et J Sevilla, P Bruckner s'attaque à une des facettes du politiquement correct. Si son axe d'étude apporte un éclairage didactique sur celui-ci, il ne parvient pas totalement à s'en extirper, tant il est vrai que ces prisons intellectuelles, bâties et renforcées des années durant, sont entourées de murailles abruptes.
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Déjà avec "le sanglot de l'homme blanc" (1983), qui n'a pas pris une ride, Bruckner avait fait la preuve de sa clairvoyance et la pertinence de ses analyses de notre société. Cet essai est de la même trempe, et décrit avec brio ce mal de la repentance et de la pénitence qui ronge notre société, pourtant soumise aujourd'hui à de nouvelles menaces totalitaires extérieures, et à de dangereux adversaires intérieurs qui ne cessent de saper ses fondements, accompagnés par bien des "idiots utiles"...Triste, mais combien vrai!!
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42 sur 48 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 19 novembre 2006
Ouvrage salutaire que l'essai de Pascal Bruckner sur « le masochisme occidental ».

S'inscrivant comme suite logique à son désormais célèbre « sanglot de l'homme blanc », il frappe juste en montrant les effets pervers de la culpabilité obsessionnelle vis à vis des fautes du passé, devenue la marque de l'Europe et tout particulièrement de la France.

Bruckner flétrit la tendance actuelle à vouloir systématiquement prendre le parti des vaincus, des rebelles et des auto-prétendus opprimés, jusqu'à se dresser contre ses propres alliés et à ériger des brutes en héros.

Loin de les inciter à progresser, ce dérèglement des sens conduit à infantiliser et déresponsabiliser nombre d'excités du tiers monde en excusant leur comportement actuel par leurs peines passées. On en vient d'ailleurs à se demander s'il s'agit de stupidité ou de lâcheté : « on s'agenouille devant les fous de dieu, on accepte leur révolte, et on bâillonne ou on ignore les libres penseurs. »

On cultive un devoir de mémoire intransigeant sur les drames du passé mais on se révèle d'une incurable myopie ou bien complaisants sur les maux actuels : Cambodge, Rwanda, Bosnie, Darfour, Tchétchénie, Corée, Irak, Iran...

Avec une mauvaise conscience aussi dogmatique, Bruckner montre qu'en recherchant trop opiniâtrement les fautes anciennes, on laisse entendre que tout individu est une victime potentielle. « Chacun de nous acquiert en naissant un portefeuille de griefs qu'il devra faire fructifier. » De cette manière, on ne referme pas les plaies, on en crée de nouvelles : « j'étais malheureux, je ne le savais pas ».

Appliquée aux affaires intérieures du pays cette logique amène une étrange manière de penser : l'anticolonialisme sert de marxisme de substitution à toute une gauche en perte de compréhension du monde, l'anti-libéralisme et l'alter-mondialisme deviennent des substituts aux illusions socialistes perdues.

On voit l'empreinte maléfique de la « Loi du marché » partout et même dans les aléas climatiques, et on finit « par lire les Minguettes ou la Courneuve avec les lunettes des Aurès ou des hauts plateaux du Tonkin »...

Il y a dans cet ouvrage un constat pertinent des maux qui rongent notre société.

Au titre des critiques, on peut toutefois regretter une organisation générale un peu confuse. Cette impression est renforcée par l'excès de notes de bas de page et le surgissement de curieux encadrés en fin de chapitre, dont on ne comprend pas bien la signification vu qu'ils sont souvent sans lien évident avec ce qui précède.

La thèse n'est d'autre part, pas exempte de contradictions.

L'auteur reproche par exemple à la France « la détestation qu'elle se porte à elle-même », une « jubilation morose à se déprécier », et l'instant d'après il l'accuse au contraire de « s'identifier avec l'universel », de « se gargariser de sa grandeur ».

S'attaquant vertement à l'anti-américanisme, il ne peut pourtant pas s'empêcher de sortir le traditionnel couplet anti-Bush accusant notamment l'administration actuelle de « rompre de façon inquiétante avec l'alliance d'empirisme de bon sens et d'enthousiasme qui a toujours caractérisé l'Amérique. » Plus fort, il qualifie même l'entourage du président « d'anciens bolcheviks passés à droite», et de « lobby néo-impérialiste » ! Quant à George W. Bush, il le dépeint comme « le messager antipathique de la liberté » !

C'est dommage, car venant à la fin de l'ouvrage ça en atténue un peu la portée.

Il faut en effet décider si le fait de porter haut l'étendard de la démocratie et de ses convictions constitue une qualité ou un défaut.

On peut lire par exemple que la démocratie résulte d'une « lente maturation », ce qui suggère qu'elle ne peut être imposée par la force, et qu'en terre musulmane elle ne s'établira « qu'à partir de l'islam et non dans sa négation », contrairement semble-t-il à ce que feraient actuellement les Américains.

Or, à l'inverse de ces affirmations, on a vu la démocratie s'installer de manière brutale et sanglante, et pourtant durablement au Japon et en Allemagne. Jamais enfin, en dépit d'une indéniable naïveté et de maladresses, l'administration Bush dans son grand dessein de faire progresser la liberté, n'a remis en cause l'islam lui-même, surtout pas en Irak.

Ces réserves mises à part, on ne peut que tomber d'accord avec l'exhortation avec laquelle Bruckner conclut son exposé : « Que l'Europe chérisse la Liberté comme le bien le plus précieux, et l'enseigne dès l'école aux enfants. »
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Cet essai sur le masochisme occidental explore les raisons de l'Europe à se poser en coupable des maux de la Terre.
Le colonialisme arrive en tête de liste. L'Europe a fait deuil de ses colonies beaucoup plus vite que l'inverse. On est passé du colonisé affligé au décolonisé affligeant. Si celui-ci nous frappe, c'est donc que nous sommes coupables. Alors que l'Europe porte un regard très critique sur son passé - à tel point que l'idée même de coloniser d'autres régions du monde nous paraît aujourd'hui totalement dépassée -, trop de pays confondent autocritique et recherche d'un bouc émissaire qui justifie leurs malheurs actuels. A Alger, l'antigallicisme reste le ferment de l'unité nationale absente. Cette construction contre un tiers diabolisé est précisément ce qui empêche de surmonter le traumatisme et de s'ouvrir à une réflexion sur soi.
Le regard très critique sur l'Islam occupe une partie importante du livre. Cette religion se pose en victime, culpabilise les Occidentaux de leur soi-disant oppression passée et présente des musulmans. Mais pourquoi l'Islam serait-elle la seule religion exempte de raillerie et d'ironie qui est la règle pour les autres ? La vengeance terrible annoncée par les imams radicaux devrait réveiller les plus sceptiques, ce d'autant plus que tout est dit en clair dans le Coran et dans les prêches. D'ailleurs, comme le souligne Eric Conan, les religions chrétiennes furent sanglantes et meurtrières en s'éloignant de leurs textes, tandis que l'Islam le fut en se rapprochant des siens.
Ensuite, l'auteur se pose la question de savoir pourquoi le conflit israélo-palestinien est si médiatisé. C'est parce qu'il cristallise au plus haut point la haine de l'Occident, et qu'il permet de souder les Arabes dans une cause commune. Mais attention ! La création d'un Etat palestinien ne garantira en rien la paix pour Israël, pas plus qu'elle ne calmera les ardeurs des croisés du Prophète en guerre contre l'Occident. Si le juif persécuté inspira par le passé la pitié, on lui en veut maintenant d'être sorti de sa position de victime et de défendre chèrement son droit à avoir un pays à lui. Certains en Europe et ailleurs attribuent même à l'Etat juif des visées exterminatrices pour relativiser la gravité de la Shoah.
Le jour où Israël disparaîtra, l'Europe chrétienne sera la prochaine sur la liste. Et c'est possible qu'on y arrivera plus tôt que prévu, tant sont nombreux en Occident les adeptes du désamour de soi et les renieurs de nos valeurs culturelles. Alors que l'Amérique mêle patriotisme et sacré, l'Europe reste une construction désespérément profane. Quand l'Amérique agit (parfois il est vrai avec une inconscience tragique), l'Europe croise les bras. La peur de recommencer les erreurs d'hier nous rend trop indulgents à l'égard des infamies contemporaines. Au crime d'ingérence succède le crime d'indifférence.
La France fait encore pire. Ce peuple de ricaneurs voit en l'échec un arrêt définitif, contrairement aux Américains pour qui cela représente une modalité normale du changement, une étape dans la construction de soi. Plus grands consommateurs de tranquillisants au monde, les Français aspirent à 70 % d'entre eux à devenir fonctionnaires, si grande est leur peur de la précarité.
Ce pays qui fêta en grande pompe le bicentenaire de la Révolution semble avoir oublié sa soif de répandre la liberté et d'abattre les tyrannies. Elle en veut à sa cousine américaine d'avoir grandi sur son rapetissement mais surtout de promouvoir des valeurs qui ne sont plus que murmurées du bout des lèvres en France, parce ce pays n'y croit plus.
L'Amérique commence en général par commettre des erreurs, parfois criminelles, puis elle les corrige. L'Europe ne fait aucune faute parce qu'elle ne tente rien.
L'Europe a une histoire mais l'Amérique est l'histoire.
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le 10 janvier 2007
Face au déferlement de contrition, d'auto accusations et de haine de soi qui accable les démocraties occidentales, cet ouvrage alerte et bien écrit, relève, entre autres choses, que ce dérèglement intellectuel est unilatéral.

En effet, aucune pénitence, aucune repentence n'est exigée des civilisations non judéo-chrétiennes pour leurs crimes passés.

Espérons que ce livre n'est pas venu trop tard pour sonner un salutaire réveil.
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le 6 janvier 2007
Enfin un formidable essai salvateur dans ce monde abject du politiquement correct qui assassine l'intelligence depuis trop longtemps. Pascal Bruckner ose affirmer avec grand talent ce qui doit être dit, sans retenue et avec une justesse d'esprit rare. Il cloue le bec de ces innombrables adeptes du non-dit et de la pudibonderie stylistique qui monopolisent nos pensées et dessèchent nos idées. Merci Monsieur Bruckner de cette bouffée d'oxygène pour nos neurones asphyxiés par la pensée unique de ces donneurs de leçons de tout bord, gourous hypnotiseurs de nos médias.
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17 sur 21 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Cet essai de Pascal Bruckner est très intéressant en ce qu'il pose en des termes clairs et sans fausseté l'inclination d'une société à se chercher des fautes davantage pour plaire que pour se bonifier. M. Bruckner montre les limites de la victimisation, notamment la victimisation par procuration. (Finalement, cette approche ressemble à celle d'Elisabeth Badinter lorsqu'elle critique la victimisation de la femme mise en avant par les mouvements féministes.) Cette victimisation conduit à blanchir de tout soupçon des groupes entiers de la population qui en deviennent par là même inattaquables. Elle conduit aussi à une corporisation de la société qui mène davantage au cloisonnage qu'à l'égalité recherchée. Chacun devient l'égal de l'autre dans ses blessures mais non pas dans la jouissance de ses droits. En revanche, la partie relative aux Etats-Unis n'est pas aussi convaincante car on ne comprend pas toujours quel est le véritable but recherché de l'auteur.
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le 14 mai 2013
Difficile d'écrire un livre plus pertinent, plus argumenté et qui bouscule autant les idées reçues sur le monde occidental. Une nécessité dans sa bibliothèque. Pertinent, empêcheur de tourner en rond sur des soi-disant évidences qui ne sont que des mensonges pour se rassurer ou au contraire se flageller à tours de bras sans raison valable. Un livre bien renseigné sans érudition pédante mais qui fait réfléchir sur la manipulation des "masses" que nous sommes et nous pauvres moutons, nous ne marchons pas, nous courons, jusqu'a ce que nous tombions de la falaise, victimes de l'orage que nous aurons provoqué à force de naïveté. Un livre à lire absolument.
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le 3 août 2015
I'ai tout dit ou presque dans le titre. Merci Monsieur Bruckner : grâce à vous qui écrivez bien mieux que nombre de français ne pourraient le faire et dans les propos duquel nous nous reconnaissons, nous sommes confortés de n'être pas les seuls à ne pas trouver normale la gabegie ambiante, la désinformation, le politiquement correct ou incorrect, la "faute" qu'il y aurait à être français et à aimer son pays, à ne pas tout tolérer des minorités qui ne respectent pas nos us, coutumes et lois, au prétexte d'une pseudo ouverture, etc... CA FAIT UN BIEN !...
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le 30 juillet 2013
Dans cet essai, Bruckner pointe avec bonheur la tare de l'Occident qui consiste à présenter des excuses systématiquement sur tout et rien. Il montre bien en quoi cette attitude représente un mépris de l'Autre, ravalé de façon définitive à l'"enviable" position de victime. La crise existentielle de nos civilisations est mise en avant, notamment celle d'une Europe incapable de capitaliser sur ses réussites indéniables.
Un bon Bruckner d'une lecture très abordable.
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