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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Passionnant..., 19 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour est fou (Poche)
Au point que je l'ai lu d'une traite...
Un peu moins "noir" que d'habitude, ce qui devrait permettre de se "réconcilier" avec Queffelec pour ceux que ça concerne...
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La confusion des sentiments, 25 juillet 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour est fou (Broché)
Il est amoureux de la fille qui se refuse, alors c'est avec la mère qu'il va vivre une histoire d'amour passionné, dans l'hystérie de la jalousie.

C'est écrit à 200km à l'heure. C'est ébouriffant, fulgurant parfois. Je me délecte notamment de la correspondance décalée entre 2 personnages secondaires, Tim et Jennyfer.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Un homme, une femme, aussi seuls l'un que l'autre, appelle ça l'amour si tu veux", 12 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour est fou (Poche)
"Un homme, une femme, aussi seuls l'un que l'autre, appelle ça l'amour si tu veux"

C'est sur ce fond de solitude absolue, de deuil incommensurable et d'amour illusoire que se construit le dernier volume de la trilogie inaugurée par "Ma première femme" et qui constitue peut-être, dans l'oeuvre abondante de Yann Queffélec, son ouvrage le plus personnel, le plus intime. Si le roman précédent, "L'amante", reprenait, dans un contexte plus moderne et plus oedipien, le thème proustien de la jalousie, ce troisième roman, en anticipant dès le début le retour d'Alba, l'infirmière mythomane, s'intéresse plutôt aux fondements de l'amour (ici entre Aline, la mère d'Alba et le narrateur) et à la possibilité d'un amour-substitution qui équivaudrait au report du désir sur un autre sujet(hypothèse qui développe l'idée deleuzienne que le désir est partout et que faire l'amour n'en constitue qu'une des expressions possibles - parmi d'autres indicibles, inexprimables; mais qui apporte comme crédo l'idée que ce premier amour, surtout s'il est non assouvi, non vécu, s'il est manque et désir frustré, demeure celui auquel tous les suivants doivent se mesurer). Seul reproche, qui valait déjà pour le roman précédent, les analyses de Marc côtoient quelquefois le kitsch, le cliché ("l'amour est plus fort que les mots")même si ces passages ne sont qu'éphémères et très vite diluées dans le contexte amer du retour du réel, de la fin du rêve.
En dehors de cet aspect, le roman poursuit avec délectation les relations du narrateur avec Cathy,la soeur aveugle (elle passe un peu en arrière-plan et c'est dommage puisque c'est dans les courts mais beaux passages qu'un roman comme "L'amante" puisait, entre autres, ses moments forts) et le père, l'absent éternel auquel Marc, quand il est couché aux côtés d'Aline, écrit d'interminables et belles lettres fictives avant de s'endormir.
Avec le personnage de Tim, Yann Queffélec poursuit sa réflexion sur la construction de mondes illusoires (métaphore pour le roman même) en évoquant à plusieurs reprises l'idée commune à cet ami d'enfance et au narrateur de partir faire le tour du monde en bateau, possibilité qui demeure bien entendu sur un plan hypothétique, mais possibilité qui, à l'instar d'un beau roman, permet de faire face à la monotonie et à l'ennui qui nous guette et qui revient incessamment, comme la balle de tennis que Marc projette, infatigablement, au loin.
Finalement, ce que Queffélec maîtrise comme personne, c'est l'art du décalage éternel entre herméneutique, lecture de l'autre et la réalité du message: en d'autres mots, le narrateur, souvent, se méprend sur les phrases qu'un autre prononce, les gestes de la femme aimée, d'une soeur aveugle ou d'un père peu doué pour les mots, il prend pour de l'amour ce qui n'est que du mensonge (Alba, dans "L'amante"), pour de l'indifférence ou de la feinte ce qui, probablement, est de la fierté et de l'inquiétude paternelles. Ce qui se dégage de cette lecture du monde, c'est que l'autre demeure à jamais indéchiffrable et imprévisible, surtout en amour: "Ca commence où, la vérité, s'il vous plaît? Quand? De quelles autres vérités fait-on la peau pour débarquer chez soi la vérité au bec [...]"
Enfin, les pages de conclusion, très intimes, marquent l'aboutissement théorique et touchant d'une réflexion sur l'amour qui, au final, est aussi une réflexion sur la fiction, le vrai et le mensonge s'amalgamant à la fois chez les amants et dans les romans.
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L'amour est fou
L'amour est fou de Yann Queffelec (Poche - 11 février 2009)
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