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le 26 novembre 2008
Cet ouvrage mérite assurément davantage que les deux pauvres étoiles attribuées par Ollivier. Jean Ziegler n'en est plus à son coup d'essai dans les ouvrages dénonçant les méfaits de notre mode de vie occidental. Même si on pourrait craindre certaines redites, cet ouvrage se lit comme un roman, mais un roman qui nous rappelle que nous sommes des privilégiés en sursis. Et que nous ne cessons d'engraisser notre considérable dette envers la plus grande partie des habitants de cette planète, laquelle devra être payée un jour ou l'autre par nos descendants. Et il ne s'agit pas là d'une dette monétaire comme celle que le FMI pérennise dans les pays dits en développement, mais d'une dette de sang...
Une note d'espoir toutefois: Le superbe chapitre sur la Bolivie et l'analyse de l'élection d'un Evo Moralès au pouvoir. Et avec l'avènement du premier président de couleur aux USA, on veut croire à la voie de la réconciliation...Mais les forces obscurantistes guettent.
11 commentaire40 sur 46 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 janvier 2011
Ce livre de Jean Ziegler devrait être obligatoire à tous les lycéens, étudiants et tous ceux qui se revendiquent citoyen du monde. Certes, il met assez vite mal à l'aise tous occidentaux normalement constitué ayant un tant soit peu d'égard envers les pays que nous avons opprimés, oppressés et exploités. Ce livre est un devoir de mémoire, c'est une prise de conscience, c'est une claque !
Ce livre n'a pas vocation à expliquer tous les rouages, toutes les manipulations, tous les coups d'états (d'autres livres s'en chargent) qui ont fait ce que le monde est aujourd'hui. Il expose juste les causes d'un ressentiment puissant et légitime que les pays « non occidentalisés » revendiquent. Certaines actions ou réactions nous paraissent parfois disproportionnées provenant de régions du monde fort trouble comme le moyen orient, les pays du Maghreb, l'Afrique ou l'Amérique du sud. Ce n'est que le résultat de tant et tant d'années de frustration, de pillages de leurs ressources et de condescendance que les occidentaux ont affiché à leurs égards !
Après cette lecture, comment ne pas être outré par les propos de notre cher président sur le discours de Dakar ? Comment ne pas être outré et un peu honteux par notre société de consumérisme affamant des millions de personnes ? Comment ne pas s'étonner même que les peuples ne se soient pas soulevés bien avant et même avoir basculer dans le terrorisme. Le terrorisme n'est rien d'autre qu'un acte ignobles (cf : 11/09/01) en réponses à leurs traitements ignobles. Comment ne pas être également outré par « le cassage » d'ethnie ou de famille ?
Aucun européen ne peut comprendre ce que ces peuples ont enduré pendant des siècles et des siècles. Pourtant nous en avons eu un court aperçu. Les actes des nazis en 45 fut les pires perpétrés dans la mémoire des européens. Alfred Métraux a dit qu'Auschwitz avait permis aux européens de comprendre ce qu'ils avaient infligés aux Africains lors du commerce triangulaire qui a duré plusieurs siècles !
Lorsque l'auteur expose les conditions de vie du Nigéria, c'est tout bonnement affolant ! Affolant que pas une ligne ne sorte dans les journaux. Puis, à la fin, nous comprenons que les régions les plus calmes du globe renferment les régions les plus riches d'investissements occidentaux. Le peuple est secondaire. Pire nous avons même installé des dictateurs volontairement pour s'assurer d'un interlocuteur conciliant sur le long terme.
Bien que la situation mondiale paraisse très sclérosée, trop bien contrôlée par les multinationales, il y a tout de même encore un espoir. Cet espoir vient de Bolivie, de l'élection du premier Amérindien. Avec lui, la sagesse séculaire des peuples a pris le pouvoir en nationalisant de manière très intelligente les entreprises privées étrangères. Il augmenta de ce fait le PIB de manière radicale ainsi que le niveau de vie des Boliviens sans discrimination (contrairement à ce qu'il se passait précédemment). La révolte des Boliviens n'a pu se propager à d'autres pays du continent à cause des dollars américains et l'équilibre reste encore fragile mais c'est déjà une victoire pour toutes ces années d'oppressions.
La révolte que nous vivons à présent dans les pays du Maghreb va, je l'espère, dans le même sens en espérant que quoiqu'il advienne, le futur de ces pays soit leur futur et non pas celui que les occidentaux ont choisi pour eux, cela atténuera les tensions existantes entre les deux « camps ». Une chose est sûre, la colonisation n'a pas été bonne pour les pays colonisés que certains veulent bien le faire croire.
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le 1 décembre 2009
Jean Ziegler a raison de dénoncer la nouvelle colonisation des pays en voie de développement en s'emparant des ressources qui permettraient à ces pays de se développer.
Mais son plaidoyer est très partial car il oublie de mentionner que cette emprise n'est possible que par la corruption des dirigeants, (ce qui bloque tout processus de développement).
Celle-ci peut donc s'accompagner de la main mise sur les terres agricoles et les ressouces du sous-sol par les grandes puissances (Chine, USA, France....) afin de fournir aux prédateurs des ressources sans aucune contrepartie.
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L'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis a soulevé un enthousiasme considérable et planétaire : pour la première fois, un homme ayant des origines africaines était porté au plus haut poste de la première puissance mondiale, suscitant l'espoir quant à une évolution allant vers davantage de compréhension et un apaisement des rapports en Occident et pays du Sud. Mais hélas, et de manière assez rapide, cet espoir fut déçu : Obama reste soumis au Pentagone et à la « loi de l'empire », et les Etats-Unis, toujours soumis à leur dépendance au pétrole qui les poussent à maintenir des alliances avec des pays peu respectueux des droits de l'Homme.

C'est sur ce triste constat que Jean Ziegler entame la préface de son livre « La haine de l'Occident ». La suite nous livre un diagnostic tout aussi tragique : la haine éprouvée par les pays du Sud à l'égard de l'Occident, née d'un passé colonial et esclavagiste, loin de s'apaiser avec le temps, se consolide et se manifeste sous diverses formes, sans que les pays occidentaux ne semblent ni en avoir réellement conscience, ni avoir envie d'y prêter attention.

L'auteur revient alors sur la genèse de cette haine, et nous explique comment elle s'est mutée en « force mobilisatrice puissante ».

Ancien rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, actuel vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'Homme, Jean Ziegler fréquente de longue date les milieux internationaux. Il nous narre alors des anecdotes frappantes, issues de conversations avec des diplomates du Sud, qui nous montrent la force du ressentiment même chez ces personnalités qui pourtant participent au système des Nations Unies et donc au dialogue international entre les pays. L'Occident est en effet souvent perçu comme « illégitime » à critiquer/dénoncer les pays du sud au regard de ses propres violations des droits de l'Homme dans le passé. Mais les critiques ne concernent à vrai dire pas seulement le passé : les pays occidentaux, tout en consolidant de vraies démocraties chez eux, se montrent peu regardant du respect des grands principes dans leurs relations aux pays du Sud et vis-à-vis du comportement de firmes occidentales (voir à ce propos le très édifiant chapitre consacré au Nigéria). Ce « double langage », cette « schizophrénie », serait en grande partie à l'origine de la paralysie aisément constatable dans les enceintes de l'ONU supposées réguler les rapports mondiaux.

Ce livre, destiné à frapper les esprits par le poids de mots et d'exemples forts, apparaît en effet comme pertinent dans le contexte d'un occident qui, car il est pourvoyeur d'aide au développement et promoteur de la démocratie, tend à ignorer la force de ce qui se joue au Sud en termes de mouvements identitaires et d'attente de repentance, en même temps qu'il ignore la force de la violence structurelle qu'il continue à faire peser sur le Sud. La haine éprouvée par le Sud se teinte alors d'un mélange entre construction rationnelle et politique, et pulsions pathologiques, d'où les risques pesant sur la stabilité mondiale.

On regrettera cependant une tendance à offrir une lecture de la trajectoire du Sud et de ses actuels sursauts identitaires essentiellement en termes de réaction à l'Occident, de rejet de sa prétention universaliste et de cristallisation des ressentiments. Chaque peuple n'a-t-il pas sa propre identité, ne connaît-il pas son propre mouvement de société indépendamment de ce qui se joue au Nord et du poids du passé ? Nous ne proposons pas nous-mêmes une réponse à ces questions, mais déplorons simplement qu'elles soient peut-être insuffisamment soulevées par le livre de J. Ziegler, de même que ne sont guère approfondies les destinées des nations du Sud considérées actuellement comme des « pays émergents » et développant leurs propres modèles (un chapitre relativement bref est consacré est consacré à l'Inde et à la Chine par exemple, qui laisse un peu le lecteur sur sa faim).

Il demeure qu'au final, Jean Ziegler signe un ouvrage mêlant enquête, analyse, informations issues du terrain et issues de l'étude historique, témoignages, qui fascine tout autant qu'il terrifie, informe tout autant qu'il pousse à se questionner et se positionner sur les déterminants et les enjeux actuels des relations entre Sud et Occident. Nous le recommandons à tous ceux qui voudraient approfondir leur réflexion sur les questions internationales ou avoir quelques clés d'interprétation des tensions entre les aires géographiques.

Léa Breton
11 commentaire2 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 août 2012
Cet ouvrage de Jean Ziegler est très instructif et très bien documenté avec de nombreux exemples concrets. La lecture de cet ouvrage plutôt court et concis donne à réfléchir et donne aussi envie d'explorer davantage le sujet.
A lire absolument.
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le 23 octobre 2015
Une vue de l'économie sans fard ni interprétation occidentale c'est brut mais la vérité et toujours dur !
Un regard sur le monde qui éclaire de nombreux débats
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le 18 février 2009
La Haine de l'Occident.....à lire absolument pour remettre de l'ordre dans nos idées....je vous invite également à lire les autres livres de Jean Ziegler....Nous avons besoin d'équilibre sur cette planète pour le bien de TOUS et non pas pour le bien d'une poignée de décideurs....
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le 13 janvier 2010
Aux quatre coins de la planète vivent des hommes dont nous pensons qu'ils ne peuvent que nous remercier de ce que nous (Blancs occidentaux) avons fait pour eux. Pourtant, depuis 5 siècles, nous laissons derrière nous les ferments des discordes d'aujourd'hui et demain. Encensé aussi bien que vilipendé, Jean Ziegler a le mérite de nous mettre en face d'une réalité qui nous déplait d'autant plus que nous en tirons profit. Si l'injustice et la cruauté ne sont pas le privilège de "l'homme blanc", toujours est-il que sa domination technologique le place dans une situation inédite dans l'Histoire.
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le 25 août 2009
Moins de sujets traités, moins de passion et plus de profondeur, voilà la recommandation à l'auteur. Non pas pour mettre en doute ses affirmations ni pour critiquer la forme, mais pour renforcer la crédibilité du message. Car l'avalanche des informations fournies est telle que l'on finit par douter du caractère objectif de l'analyse. Quoi qu'il en soit, le sujet abordé (relations Nord-Sud) est d'une importance telle qu'il est bon de temps en temps de se faire « secouer » par un auteur engagé comme Ziegler.
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le 28 juillet 2010
Je n'avais jamais entendu parler de la mine d'argent de Potosi.
tant de morts: 80/jour x 360 jours x 250 ans ?
Je ne savais pas.
Peut-être qu'un jour,un grand d'Espagne ira à Potosi et se mettra à genoux, comme Willy Brandt à Varsovie.
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