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le 3 juin 2009
Durrell a ses fans. Ils forment une sorte de secte. C'est un peu dommage car ça contribue à le maintenir dans un ghetto littéraire, d'autant que ses autres œuvres sont loin d'atteindre la même qualité ("Le quintette d'Avignon", en particulier, confus et plutôt lourdaud dans son parti-pris ésotérique). En fait, il s'agit d'une œuvre majeure de la littérature du 20e siècle, à ranger au même niveau que Proust et ... pas beaucoup d'autres.
Le style est éblouissant (et même meilleur en traduction française qu'en version originale: je suppose que Durrell, qui possédait une maîtrise parfaite du français, a dû plus ou moins la superviser). Il y a plusieurs niveaux de lecture: la peinture d'un monde disparu (Alexandrie dans l'entre-deux guerres), le cheminement ésotérique, la réflexion sur la mémoire, l'analyse psychologique, la relativité des perceptions, la formation d'une sensibilité artistique, etc. Roman de mœurs, roman d'apprentissage, roman historique, il a un peu de tout cela sans se rattacher à aucun genre particulier.
Une des originalités du livre réside dans sa structure. Dans le premier tome, le narrateur raconte des événements; dans le second, il a envoyé son manuscrit à un de ses amis qui lui répond: "non, tu n'a pas compris ce qui se tramait" et lui livre sa propre interprétation, à partir de quoi le narrateur "reconstruit" son récit; le troisième relate, sur un mode impersonnel, des événements antérieurs d'une dizaine d'années qui leur donnent un éclairage nouveau par rapport aux deux premiers tomes; le quatrième est une sorte de "Temps retrouvé" à la mode proustienne, qui voit le narrateur accéder à la conscience de sa vocation d'écrivain.
Dans le premier tome, on est en présence d'une intrigue passionnante qu'on croit avoir décryptée, les tomes suivants conduisent sans cesse le lecteur à réviser ses propres certitudes et sa propre compréhension.
Pour ceux qui entreprennent de le lire, je recommanderais de se donner un "budget temps" assez conséquent, de manière à pouvoir le lire d'une traite à la façon d'un "roman d'été". On peut aussi laisser reposer un bon mois entre chaque tome, puis revenir dessus quelques années plus tard (par exemple en le relisant en anglais cette fois) pour y découvrir de nouvelles richesses. Quelle que soit la "stratégie de lecture", cet ouvrage réserve à ses lecteurs une bonne dose de plaisir esthétique et intellectuel.
11 commentaire|64 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 février 2010
En littérature, le style c'est l'homme, paraît-il. Que dire du style de Lawrence Durrell ? Lorsque je m'en imprègne par la traduction française du Quatuor d'Alexandrie, je suis envahi par un ravissement absolu. Est-ce la magie d'une écriture tellement belle, qu'elle continue de faire effet, même par traducteur interposé ? Est-ce le talent, rare, de ce dernier, Roger Giroux, d'être parvenu à enjoliver l'œuvre originelle, ou tout au moins à préserver toutes ses qualités, toutes ses nuances et son ineffable fraicheur ?
Un peu des deux sans doute, mais n'étant pas anglophone suffisamment averti, je ne saurais trancher...
La force du quatuor d'Alexandrie, est qu'après y avoir goûté on y revient sans cesse. Comme de toutes les grandes créations, on n'en épuise jamais la substance tant ses facettes sont nombreuses, et aussi parce qu'après avoir plongé dans cette matière si dense, on peut y nager à toute profondeur.
On dit de cette somme qu'elle est d'un abord difficile : c'est vrai et c'est probablement en partie à cause de cela qu'elle est belle. Une sorte d'universalité émane de son propos égaré dans le temps, et cheminant librement dans l'espace. Autour des personnages, on virevolte sans contrainte, tantôt comme des papillons capables d'appréhender les détails les plus infimes (les mouvements spasmodiques de l'œil de verre de Scobie), tantôt comme des aigles survolant les infinis les plus complexes (les méandres de la Kabbale). Même s'il sont étincelants, Durrell livre en morceaux son énigme. Charge au lecteur d'en faire une harmonie. Je voudrais faire un livre qui serait libre de rêver dit l'un des personnages écrivains du roman...
La ville égyptienne ne dévoile quant à elle qu'une partie de ses mystères comme une statue antique parle en son langage muet, de temps révolus. Elle se veut à la fois le lieu où se cristallise un doux espoir de syncrétisme spirituel entre les civilisations, et le point de fuite où se rejoignent dans un néant sinistre, le passé et l'avenir.
C'est un fait, ce monde éblouissant, aux couleurs d'or et d'argent, de bitume et de poussière est un monde finissant. Les grondements sourds de la guerre ébranlent ses fondations millénaires. Après avoir perdu son phare, Alexandrie la magnifique s'enfonce dans la médiocrité. Peu à peu ce qui était cosmopolite devient interlope, ce qui relevait de sortilèges se mue en vils stratagèmes. Alexandrie était riche et généreuse, elle devient mesquine et agressive.
Dans ce livre, les personnages et les lieux sont mêlés si étroitement qu'ils finissent par former un ensemble indissociable. Quatre angles d'attaque ne sont pas trop pour épuiser tous les arcanes de ce microcosme. S'il en avait eu le temps et la force, l'écrivain aurait pu les multiplier à l'infini, jusqu'à obtenir un reflet de plus en plus approchant de la vérité... Mais à quoi bon ? L'élan est donné, à chacun de trouver les prolongements indicibles à cette intrigue ensorcelante pour appréhender la mesure d'une plénitude faite de sagesse et de sérénité.
Pour toutes ces raisons, pour cette écriture limpide et tellement suggestive, pour cette capacité stupéfiante à extraire de réalités triviales des morceaux d'éternité, en un mot pour son style si merveilleux, à mon sens Le Quatuor d'Alexandrie constitue la clé de voute de la littérature moderne et un des chefs-d'œuvres de la littérature universelle
11 commentaire|27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce volume regroupe les 4 romans qui constituent le quatuor d'Alexandrie : Justine, Mountolive, Balthazar, Clea. Il est précédé d'une introduction - consternante - de Vladimir Volkoff mais contient une intéressante postface. Que dire du quatuor, de ce livre-monde qui n'a guère d'égal en ce dernier demi-siècle - Belle du seigneur, Le choix de Sophie, Ada, Une saga moscovite peut-être exceptés. Comme ces romans, le quatuor nous parle, avec une cruauté que masque une fausse nostalgie, d'un monde et d'hommes qui ont cessé d'être ; et dans des personnages comme Pursewarden, Leila ou ses fils, c'est toute l'expérience humaine qui nous est livrée sans fard. Un monde qui devient nôtre.
11 commentaire|19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 octobre 2001
Formidable enchevêtrement de tableaux et de personnages, qui se croisent et s'entrecroisent dans l'onirique décors Alexandrien, le tout au service d'une langue française rêvée, servie par un style de Maître.
Au niveau de 'La Recherche' ou de 'Belle du Seigneur'.
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le 11 décembre 2011
Peut on approcher la littérature contemporaine sans cet opus de référence ?
Attirant, captivant et terriblement addictif tant pour le style que pour les positions narratives.
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