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4,3 sur 5 étoiles
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La légende de nos pères/Sorj Chalandon
C’est à une histoire étrange et originale que nous convie ici Sorj Chalandon. En effet, son héros le narrateur, est un biographe professionnel. Il s’appelle Frémeaux.
Un beau jour il se voit solliciter par une femme au doux prénom de Lupuline de rédiger des sortes de mémoires de guerre de son père résistant de la première heure durant la seconde guerre mondiale avec pour nom de code Beuzaboc.
Frémeaux dont le père, juste décédé, était lui aussi résistant, n’a jamais voulu conter ses faits de guerre, est ravi de pouvoir en quelque sorte écrire pour retrouver sa trace de vieux soldat de l’ombre comme le fut Beuzaboc,
« Je n’avais jamais écrit la biographie d’un résistant. Mon père était mort. Et avec lui, ma part de fierté. Ce sillon d’histoire me manquait. »
Mais les choses ne vont se passer comme on aurait pu l‘attendre. Est-ce que les cahiers de Lupuline relatant les histoires que lui contait son père le soir pour l’endormir détiennent la vérité ? Les rencontres au cours desquelles Beuzaboc se confie au biographe vont elles mettre au jour la même histoire ?
Au fil des jours, Frémeaux a des doutes sur la véracité non seulement du contenu des cahiers de Lupuline mais encore des récits de Beuzaboc. Mais est-ce vraiment l’essentiel ? La vérité historique a-t-elle besoin d’être clamée ici ? Quel est le secret de Beuzaboc ? Où finit le vrai et où commence la légende de nos pères ? Notre biographe a bien du souci à se faire au terme d’une lutte intérieure pour savoir ce qu’il doit écrire dans cette biographie, d’autant plus que la relation entre Fremeaux et Beuzaboc va s’avérer ambiguë de même qu’avec sa fille.
Dans un style très simple, élagué, presque télégraphique mais percutant, fait de phrases courtes sans un mot inutile, Chalandon nous tient en haleine de la première à la dernière ligne avec beaucoup d’habileté. Dès la première ligne, on est dans le bain :
« À l’enterrement de mon père, il y avait neuf personnes et trois drapeaux. Nous étions le 17 novembre 1983, j’avais vingt-sept ans. »
On dirait presque le début de « L’étranger » d’Albert Camus !
La quête du mot juste, celui qui dit tout: c’est le souci du biographe autant que de l’auteur de ce roman passionnant.
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le 1 janvier 2014
Après "mon traître" et "retour à Killybegs", la magie de Sorj Chalendon opère à nouveau dans cette très belle et troublante histoire qui se déroule dans le Nord de la France.Un duel pour la mémoire, pour la Résistance, pour l'honneur, pour l'amour. Une ambiance feutrée dans la canicule de 2003, un match de non-dits, de silences et de souvenirs, c'est beau, les mots sont ciselés et choisis.Encore une histoire inoubliable de Sorj Chalendon.
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le 8 mai 2014
cet ouvrage, qui retrace une expérience vécue par un écrivain public évoque ce que peut éprouver un professionnel lorsqu'il est confronté à une difficulté quelconque. La passion, le doute, les limites... comment gérer une situation qui vous dépasse ?
Tout écrivain public ou biographe peut se retrouver en lisant les descriptions si bien retranscrites dans les pages de ce livre.
Je le recommande tant pour son contenu, que pour son style.
Cet auteur était pour moi une découverte, je vais m'empresser de lire d'autres de ses ouvrages.
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le 20 décembre 2013
Je n'avais pas encore eu l'occasion de dire tout le bien que je pense de cet auteur.
C'est le troisième ouvrage que je lis: Magnifique, par le style tout en finesse et pudeur, chaque mot, chaque phrase, est terriblement lourde de sens.
Les personnages sont décrits subtilement, chaque pensée, chaque émotion, est si bien décrite qu'elle nous transperce instantanément.
Sans parler de l’originalité du récit, a lui seul une merveilleuse trouvaille!
Formidable
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 15 septembre 2012
J'ai cru qu'il racontait sa propre histoire... Et non, tout serait inventé. En tout cas j'adore le style de Sorj Chalandon, celui de ses articles dans Libération. Marquer dans la marge les impressions et mettre les faits dans le texte. C'est ce mélange de réel et de ressenti que j'adore.
L'intrigue se tient : une fille demande à un "biographe" de raconter l'histoire que son père lui a raconté quand elle était petite. Et le biographe doute de la véracité du récit.
La fin se tient aussi. J'ai aimé l'histoire et beaucoup aimé le style. Je le conseille.
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le 25 avril 2015
Ce livre est surprenant à la fois dans sa construction et dans le message qu"il est censé délivrer. Je m'attendais à une toute autre histoire qui aurait mêlé les deux familles. Tour à tour, on a de compassion pour beuzaboc, puis du dégout pour son imposture. Enfin, on se met à comprendre sa démarche, le respect qu'il a pour les résistants, ce désir de vivre par procuration le courage qu'il n'a pas eu, pour sa fille, puis les remords qui l'assaillent, mais c'est le malaise qui persiste une fois que l'on terminé l'ouvrage. On cherche la morale de l'histoire, le point de vue. Les cartes sont brouillées et il est bien difficile de se dire qu'après l'ère des témoins, seule la mémoire persiste, mais quelle mémoire?
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que j'aime Sorj Chalandon !
ce style, cette poésie, cette acuité des mots ...
encore une fois là il m'a embarquée
après l'Irlande et le magnifique retour à Killybeggs, encore plus abouti que "mon traitre"
voici le nord de la France et le passé de résistant de deux hommes
encore un monde que l'on connait mal, anonymes, simples ouvriers , grand courage, combattants de l'ombre,monde de silence

belle histoire aussi, beaux portraits , beau roman

ma note 4,5/5
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le 10 mai 2015
C'est la personnalité de l'auteur qui nous prend aux tripes dans ce récit. L'écrivain est dense dans sa tête et dans son coeur. Le récit est un rrécit qui interroge sur le rôle de l'écrivain, sur la transmission de l'histoire, tout cela dans de la finesse et de la force.
On a parfois un peu l'impression de tourner en rond et ce n'est pas un roman d'action.
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le 6 octobre 2015
C'est le premier livre de Mr Chalandon que je lis et c'est sûr pas le dernier. C'est un récit très touchant, pudique, sensible sous une plume légère, fluide. J'aime ce style épurée tout en étant très profond. C'est une belle histoire.
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le 24 octobre 2014
Voyage à l'intérieur d'un remord. Fin un peu déroutante et qui laisse sur notre faim. Ecriture nerveuse et qui tient en haleine.
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