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50 PREMIERS REVISEURSle 2 décembre 2011
Il s'agit de l'adaptation en bande dessinée du roman Cité de verre (1985) de Paul Auster. La transposition du roman sous forme de scénario a été réalisée par Paul Karasik, et la mise en images par David Mazzucchelli. Cette version date de 1994.

Tout commence par un faux numéro, une erreur d'identité. Une femme cherche à joindre le détective privé Paul Auster, mais ses appels aboutissent chez Daniel Quinn, un écrivain vivant seul qui publie des romans policiers sous le pseudonyme de William Wilson. Quinn a perdu sa femme et son enfant et il vit dans l'ombre de William Wilson, et de son détective privé de papier appelé Max Work. Dans cet état d'esprit un peu particulier, il finit par endosser le nom de Paul Auster et accepter de rencontrer Virginia Stillman, la correspondante souhaitant l'engager. Il se rend chez elle, dans un appartement cossu et luxueux et rencontre son fils Peter. Celui-ci souffre d'une difficulté de langage et explique péniblement qu'il a été victime de maltraitance de son père qui a été condamné et qui doit sortir de prison bientôt, après 13 ans d'incarcération. Quinn accepte d'épier Peter Stillman père dès qu'il remettra les pieds à New York.

Je n'ai pas lu le roman de Paul Auster, et je ne pourrais donc pas établir de comparaison entre cette adaptation et l'original. Le premier point positif est que le lecteur a la sensation de lire une vraie bande dessinée, et pas une adaptation qui essaye de caser autant de textes d'origine que possible. Il subsiste, dans la narration, un parfum très littéraire : les thèmes abordés et la structure du récit relèvent d'une construction littéraire sophistiquée et complexe.

Le premier signe de mise en abyme réside dans la nature du personnage principal qui est un écrivain (double fictif et déformé de l'auteur). Le deuxième signe apparaît quand le lecteur apprend que cet écrivain utilise un nom de plume. Et l'étendue du jeu de miroir prend de l'ampleur avec la mention (et plus tard l'apparition) d'un personnage appelé Paul Auster. Il faut également prendre en compte que Peter Stillman (le père) est également un écrivain qui a effectué des recherches sur la nature théologique du langage, et Peter Stillman (le fils) est un poète de renom. Pourtant ce qui pourrait être un dispositif vertigineux, complexe et lourd s'avère naturel dans le cadre de ce récit qui revêt les apparences d'une enquête policière.

Paul Auster (le vrai, l'auteur) enchevêtre avec habilité les fils narratifs de l'intrigue policière, les réflexions philosophiques et existentielles de Daniel Quinn, et les métacommentaires de nature postmoderne. Il est très facile pour le lecteur de ressentir de l'empathie pour cet individu qui a organisé sa vie de manière à se mettre à l'abri de la souffrance psychologique, qui profite de la solitude propre aux grandes métropoles et qui succombe à la tentation de renouer des contacts avec d'autres êtres humains en se protégeant derrière une usurpation d'identité.

En tant que bande dessinée, l'adaptation de Karasik et Mazzucchelli constitue une expérience envoutante, à la hauteur des thématiques littéraires. Mazzucchelli utilise un style plutôt réaliste, un peu épuré et simplifié pour les personnages, plus rigoureux et méticuleux pour les décors. Dès la deuxième page, il apparaît que les illustrations font écho aux thèmes, avec une mise en abyme visuelle à partir d'un téléphone. Ces 6 cases forment un enchaînement très impressionnant dans le sens où la première est entièrement abstraite, la seconde comprend un symbole numérique (le chiffre zéro), la signification de la troisième n'est pas compréhensible hors du contexte des autres cases, la quatrième ne comprend qu'une icône (au sens de symbole graphique) et les 2 dernières donnent du sens à ce travelling arrière. Les images de cette bande dessinée couvrent un spectre visuel s'étendant de la représentation concrète des personnages et de leur environnement, jusqu'à l'abstraction en passant par les icônes. Peu d'illustrateurs sont capables d'utiliser autant de registres graphiques à bon escient. C'est bien en ça que cette adaptation justifie son existence : elle ne se limite pas à une mise en images compétente du roman. Les images de cette bande dessinée offre une visualisation des concepts philosophiques et métaphysiques au coeur de la narration. Elles complémentent et illustrent des concepts complexes. Karasik et Mazzucchelli ont su trouver des solutions graphiques efficaces et compréhensibles pour parler de questionnements fondamentaux sur l'identité, le langage, la représentation du réel. Il n'y a qu'une seule séquence qui m'a perdu, ce sont les illustrations du monologue de Peter Stillman fils.

Ce roman graphique propose une histoire postmoderne passionnante comme un roman policier, sous la forme d'une bande dessinée qui utilise à plein ses spécificités pour exprimer visuellement des concepts philosophiques et existentiels, sans perdre le lecteur.
66 commentaires|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
C'est le second livre de P. Auster que je lis en quelques jours. J'ai de suite retrouvé la "patte" de l'écrivain. Le roman parle d'un écrivain qui s'embarque dans une histoire qui ne le concernait même pas et qui remet sa vie entière en question au fil de l'histoire. On découvre le voyage d'un homme au coeur de lui-même, au coeur du monde, au coeur de N-Y. Les personnages qu'il rencontrent sont des êtres tout à fait normaux mais à qui la vie ne fait pas de cadeaux. Il y a même une curieuse apparition. Vous vous en rendrez vite compte lors de la lecture. Bref, un livre étonnant, simple grâce à une écriture fluide et sans failles.
FF
0Commentaire|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Cette narration, qui ignore l'ellipse et le raccourci, a paru souvent bien pesante par ses redites, ses passages exhaustifs, à mon esprit épris de vivacité. Peut être est-ce l'atmosphère que cherche à créer l'auteur?
Puis le côté absurde, dont en général je raffole, ne m'a pas semblé porteur d'une cohérence interne, une fois cette absurdité admise comme règle.

Quoi qu'il en soit, c'est une oeuvre qui marque les esprits et qui interroge.

On se souvient longtemps de cette histoire, où le héros saute d'une identité à l'autre. Ecrivain classique au départ, il devient auteur de romans policiers, puis endosse la personnalité du policier qu'il a inventé et qui lui paraît le modèle à imiter, avant de se faire passer pour un détective privé qui n'existe pas et s'appelle Paul Auster, et sous l'identité duquel il va entreprendre une enquête surréaliste sur un homme supposé dangereux et porteur de projets criminels qu'il suit à travers New-York dans toutes ses divagations.

Il va s'investir totalement dans cette enquête, essayant de comprendre de l'intérieur l'étrange personnage en proie à des délires mystico-linguistiques.
Ce faisant, entièrement consacré à cette tâche, il s'oublie complètement, négligeant le sommeil, le boire et le manger, s'abritant dans une poubelle quand il pleut, au point de devenir un véritable clochard, dépossédé de tout statut social et du peu de biens qu'il a.

A ce stade, il est miraculeusement logé et mystérieusement nourri...Paul Auster, le vrai, l'écrivain, qu'il rencontre en cours d'histoire, mêne une vie bourgeoise et confortable.

Fable sur la dépossession de soi-même nécessaire au créateur qui ne vit que pour l'oeuvre? sur le romancier qui essaie de s'identifier à ses créatures au point d'en oublier sa propre identité?

Un peu d'exagération ne peut pas faire de mal à Paul Auster, à qui, l'Oeuvre offre sans doute de mystérieuses et miraculeuses nourritures, en compensation d'un petit voyage au pays de la folie.
2020 commentaires|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Remis en selle par le succès mérité d'Asterios Polyp , il semble nécessaire de rappeler que Mazzuchelli avant de pondre cet album majeur n'est pas sorti de la cuisse de Jupiter .
Après le passage que l'on sait pour Daredevil et Batman , Mazzuchelli s'est retiré du super héroïsme pour retourner à l'underground , ce qui est déjà en soi une démarche honorable lorsque l'on connaît des auteurs de talent , voire de génie ( Alan Moore??? ) qui tacheronent sans vergogne pour DC/Marvel/Images .

La rencontre Auster / Mazzuchelli est à la hauteur de toute attente , la trilogie new yorkaise étant , à mon sens l'un des plus grands roman du 20ème siècle .
On y retrouve toutes les obsessions d'Auster : New-York , la fragilité de l'identité , la facilité avec laquelle celle ci peut se déconstruire , les SDF , la folie que peut engendrer l'écriture .

Cité de Verre raconte l'histoire d'un homme brisé après la mort de sa famille. Celui-ci est au bord du gouffre en écrivant des nouvelles d'un détective sous un pseudonyme. Lorsque un appel anonyme le confond avec un détective privé , Quinn endosse une quatrième identité dans une ville impitoyable qui le conduira à sa perte .
Le génie d'Auster est de bâtir des intrigues à la complexité vertigineuse sans jamais laisser le lecteur en rade , ce qui n'est pas le cas de 90% de ses confrères . Il prouve ainsi avec une aisance mathématique qu'un grand écrivain peut être compris sans aliéner son talent .

Mazzuchelli ne pouvait qu'être l'homme de cette adaptation graphique. Son trait délaisse toute frime graphique pour taper en plein coeur à chaque case. Le défi pouvait impressionner car il s'agit de dessiner une odyssée mentale psychotique. Mazzuchelli à aucun moment ne se dégonfle et illustre des planches admirables d'imagination et d'audace.

Lorsque par exemple il s'agit d'illustrer la perte d'identité de Quinn , il lui suffit de dessiner une empreinte digitale se transformant progressivement en labyrinthe ! Terrifiant !
Il s'amuse également à changer de style en cours de route , adoptant un style plus académique pour les passages faisant référence à la Bible , dessine des logos de manuel de sécurité pour décrire un incendie ou se transforme en dessinateur de roman noir lorsque Quinn se prend pour un privé .

Enfin, les fans de Daredevil: Born Again apprécieront la séquence où Quinn , anéanti par cette traque où fiction et réalité s'entremêlent , parle à une horloge parlante , comme Matt Murdock réduit à l'état d'épave après sa défaite face au Caid .
Paul Karasik illustre également avec brio la séquence du délire de Peter Stilman parachevant le vertige profondément angoissant de cette histoire .

Cité de Verre , supervisé par le légendaire Art Spiegelman qui en signe la préface , comme les films de Kubrick adaptés de roman , donne l'impression de surpasser le roman d'Auster , tant il est vrai qu'il est impossible d'en oublier les illustrations et , qu'à contrario de tous ces écrivains qui s'incrustent dans le monde des Comics avec perte et fracas , Mazzuchelli s'est parfaitement approprié l'oeuvre d'Auster devenant littéralement la cinquième identité du livre !

Chapeau !

Ps: j'invite ceux qui veulent découvrir Cité de Verre à préférer cette édition à la première ( celle avec un fond jaune ) , le papier étant de meilleure qualité rend mieux les reliefs .
77 commentaires|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 février 2011
Ce n'est pas du roman en lui-même dont je veux parler ici, mais plutôt de son adaptation en bande dessinée. je savais Paul Auster ouvert au monde de l'image et particulièrement à celui de sa figure de proue ; le septième art.
Plus rare ici et peut-être unique sinon singulier, l'adaptation de son roman "Cité de verre" en bande dessinée par Paul Karakasik et David Mazzuchelli (Acte Sud BD).
Art Spiegelman dans sa préface le taxe de "roman graphique", mettre les mots en images voilà qui n'est pas une mince affaire, mais qui est une idée très novatrice.
Les comics des années soixante, soixante dix sont aujourd'hui adaptés au cinéma, grâce à l'évolution de la technologie en matière d'effets spéciaux, avec un certain succès. Parfois même certaines scènes tirées de films tels : "Spiderman", "Ulk" ou bien encore "Batman begins" évoquent textuellement oserais-je dire les mêmes plans que les comics originaux. L'occasion de belles réminiscences à caractère nostalgique.
Tardy en adaptant "le procès verbal" de Jean-Marie Gustave Le Clézio ou bien encore "Voyage au bout de la nuit" de Louis Ferdinand Céline incluait le texte intégral. Ici c'est un travail différent, puisque l'adaptation est totale, le texte est inclut dans la bande dessinée, il fait corps avec elle.
Une idée résolument originale, qui place la BD sur le même plan que le ciné et en fait une adaptation à part entière.
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le 12 septembre 2007
Adaptation du roman de Paul Auster, l'album retrace l'enquête de Daniel Quinn, auteur de romans policiers, engagé après que des coups de téléphones pour Paul Auster le détective privé lui aient été adressés par erreur. Il s'efforce de protéger un jeune homme riche rendu fou par son père lors de son enfance. Le père du jeune homme est sorti de prison. Daniel Quinn le surveille afin de s'assurer qu'il n'attente pas à la vie de son fils.

Le dessin, sobre, laisse une large part aux espaces vides ce qui crée une impression de solitude et de distanciation. Passées quelques pages, le doute s'insinue : cette histoire est-elle vraiment une enquête ou les élucubrations d'un des personnages, mais alors lequel ? On ne saisit pas le moment où l'action bascule définitivement dans l'absurde et même sur la fin le doute persiste : et si en définitive tout était vrai? Les incertitudes des personnages, le fait qu'un des personnages de l'histoire s'appelle Paul Auster, que le héros soit auteur et que le récit soit raconté par un narrateur anonyme mais qui prétende s'être basé sur les cahiers de Daniel Quinn accentue encore l'ambiguïté du récit. On observe également un certain tableau de la vie à New York, ville de l'anonymat par excellence.

Ce livre est une des rares transcriptions de roman sous format BD qui apporte réellement une nouvelle dimension à l'aeuvre originale et approfondit celle-ci. J'en ai encore plus apprécié la lecture que celle du roman.
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le 9 septembre 2005
Daniel Quinn, auteur de romans policiers publiant sous le pseudonyme de William Wilson, reçoit plusieurs coups de téléphone - trois, pour être précis - où la personne qui est au bout du fil croit s'adresser à chaque fois au détective privé Paul Auster. Quinn, répondant à deux reprises qu'il s'agit d'une erreur, décide au dernier appel de jouer le jeu et avoue qu'il est Paul Auster. L'inconnu lui confie alors qu'il craint pour sa vie et demande au détective de le protéger. Il donne son adresse - 69ème rue, côté est (l'action a lieu à New York) - et fixe avec lui un rendez-vous : dix heures du matin le lendemain. À l'heure convenue, Daniel Quinn se présente chez l'inconnu et c'est une femme qui lui ouvre la porte. Il s'agit de Virginia Stillman... Dans ce roman, Paul Auster exploite avec bonheur les ressources multiples de la focalisation, donnant au personnage de Quinn plusieurs identités qui, au fur et à mesure des événements, confèrent à l'intrigue une matière de suspense qui fait songer aux romans kafkaïens. L'auteur et le narrateur n'échappent pas non plus à ce jeu de masques et la présence de Paul Auster en personnage dénote l'humour avec lequel l'auteur se prête un nouveau statut.
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Quinn, écrivain de romans policiers, reçoit un coup de fil, un appel à l’aide lancé sur un faux numéro. A partir de là, il va être happé dans la folie d’une enquête infernale...

Difficile de parler de ce livre qui m’a fasciné et de rendre sa complexité.
Il y a bien sur l’enquête et le suspens.
Il y a l’errance dans cette ville de New York qui semble dévorer les individus.
Il y a la folie logique de Stillman que Quinn piste.
Il y a surtout une passionnante construction, avec des emboîtements et des jeux d’identité. Trois identités pour le héro. Un détective qui n’existe pas.
Un Paul Auster que nous croisons dans le livre, auteur lui aussi et qui mène une fascinante réflexion en se demandant qui est le véritable auteur de Don Quichotte, réflexion qui se transpose pour la Cité de verre puisque se mêlent Paul Auster (le vrai), Quinn qui tient un journal et le narrateur qui l’a recueilli.

J’espère que ces phrases embrouillées ne vous découragent pas, je ne sais comment vous dire qu'il faut vraiment découvrir ce roman !
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Le roman graphique gagne ses lettres de noblesse et montre ce qu'il peut apporter par rapport à la simple lecture d'un roman. Le coup de crayon apporte l'atmosphère, laisse deviner beaucoup pour passer au delà de l'histoire... car ce n'est pas l'histoire au premier degré qui compte, mais son niveau méta, ces différents niveaux de lecture. On ne peut donc que conseiller un tel ouvrage.
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le 7 octobre 2014
Ma femme a adoré... moi j'ai pas encore lu. Néanmoins, elle a l'air satisfaite et ses amies qui l'ont lu également. Elle a même pris les deux autres livres.
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