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le 2 mai 2010
Cette histoire d'un peintre détruit par son propre génie et condamné par son désir de perfection est une profonde réflexion sur la création et les dangers qu'elle comporte pour l'artiste voleur de feu. C'est aussi un portrait prémonitoire du peintre génial dans lequel Cézanne, l'artiste perfectionniste par excellence qui faisait poser ses modèles durant des dizaines d'heures, s'est inévitablement reconnu: "Frenhofer, c'est moi" a dit le maître d'Aix.

Ce livre, qui raconte la quête d'un peintre de l'oeuvre parfaite et définitive, quête évidemment vouée à l'échec et à la mort, traduit les sentiments de tout créateur face au mystère et à l'infini que représente l'acte de créer. Blanchot disait que créer c'est se rapprocher de la mort; nous en avons ici la preuve éclatante...90 pages d'un grand livre.
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Les textes dans ce recueil révèlent limpidement la vision sur l'art (littérature, peinture, musique) de Balzac. Ils permettent de la confronter avec d'autres attitudes idéologiques, critiques, esthétiques, morales ou sociologiques récentes envers cette importante activité humaine.

Art et censure
Comme John Milton (Aeropagitica) et Oscar Wilde (The Critic as Artist) l'ont si bien dit : une oeuvre d'art, une fois publiée, vie sa propre vie. Elle peut exprimer des idées toutes autres que celles de son auteur. C'est pourquoi les détenteurs du pouvoir dans ce monde s'en méfient farouchement et ont toujours utilisé l'instrument infernal de la censure ou essayé de museler les voix libres et indépendantes.

Deux visions opposées sur l'art
En général, il y a deux visions diamétralement opposées sur l'art : son asservissement (L. Tolstoï, G. Lukács) ou son indépendance.
Parmi ceux qui défendent un art indépendant, il y a les portraitistes, qui veulent que l'art soit une copie aussi conforme que possible de la réalité (Akinari), et les interprètes, qui veulent que la réalité soit attaquée sous un angle original et qui estiment que les véritables artistes sont ceux qui révèlent des aspects cachés, inaperçus ou insoupçonnés de la réalité (A. Schopenhauer, M. Kundera).

Un art servile
Pour L. Tolstoï, l'art doit prêcher le message universel de la paix, l'amour entre tous les peuples et entre tous les êtres humains (Qu'est- ce que l'art ?).
Pour l'idéologue marxiste, G. Lukács, l'art ne doit servir qu'une partie de la population humaine : le prolétariat. L'art doit être une arme dans la lutte des classes. L'art doit être réaliste dans ce sens qu'il doit mettre sur scène des personnages-types, qui représentent une classe sociale bien déterminée (Studies in European Realism). Un épigone de G. Lukács, est le commentateur allemand T. Adorno avec son attaque idéologique (dialectique) scandaleuse du plus grand compositeur du 20eme siècle, Igor Stravinsky (Philosophie der neuen Musik).
Enfin, il y a la `vision' des longs bras (les services secrets) de ceux qui détiennent le pouvoir. Pour eux, l'art ne doit rien dire du tout et se limiter à faire des tyroliennes ou à produire des taches de couleur, comme dans l'expressionisme abstrait (F.S. Saunders : `Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle'). Même la musique pop les effarait (`All I am saying, give peace a chance').

Un art indépendant
Comme A. Gide l'a si bien dit : `sans la liberté, l'art perd signification et valeur.' (Retour de l'U.R.S.S. Retouches à mon retour de l'U.R.S.S.)
Pour Akinari, l'art consiste à copier le plus fidèlement possible la réalité. Son idéal est exprimé dans un récit des `Contes de la Lune vague après la Pluie', où un coq donne un coup de patte à un soi-disant rival (un coq peint sur un tableau).
Pour A. Schopenhauer, le véritable art révèle et doit même révéler (H. Broch, M. Kundera) des aspects inattendus, cachés ou originaux de la réalité (A. Schopenhauer : The Art of Literature, M. Kundera : L'Art du Roman). Le véritable art engendre des sensations émouvantes, troublantes ou `délirantes' dans le spectateur, le lecteur, l'auditeur. Il doit être le réconfort des ex-Dionysiaques (F. Nietzsche : La Naissance de la Tragédie).

Balzac et l'art
Balzac est on ne peut plus clair dans une lettre à M. Schlesinger (publiée dans ce recueil) : `Je resterai toujours attaché au parti séditieux et incorrigible qui proclame la liberté des yeux et des oreilles dans la république des arts.'
Dans `Le Chef-d'oeuvre inconnue' le protagoniste estime que `la mission de l'art n'est pas de copier la nature, mais de l'exprimer. Nous avons à saisir l'esprit, l'âme, la physionomie des choses et des êtres.' Et, dans `Gambara' : `une oeuvre d'art doit vivre, émouvoir le spectateur.'
Pour Balzac, un véritable artiste `change la face des choses, il jette une révolution en moule, il pèse sur le globe, il le façonne.' (Des Artistes)
Pour lui, le summum de l'art est la musique et notamment celle de Rossini : `la science a disparu, l'inspiration seule a dicté ce chef-d'oeuvre (Moisè in Egitto), il est sorti de l'âme comme un cri d'amour.'

Même, si les nouvelles dans ce recueil (`Le Chef d'oeuvre inconnu' et l'effet paralytique de la perfection ; `Gambara' et la dichotomie entre la théorie et la pratique ; `Massimila Doni et le complexe de la Madone) ne sont pas les meilleurs oeuvres de Balzac, ils nous révèlent son esprit foncièrement indépendant et sa vision remarquable sur son propre métier d'écrivain.

Il est tout à fait étonnant que Balzac fut l'exemple `type' de l'auteur réaliste pour G. Lukács (`Balzac et le réalisme français') qui en tant que valet d'une oligarchie totalitaire, a voulu vassaliser l'art moderne à une tyrannie politique et artistique.
La lecture de ce recueil est hautement recommandée.
11 commentaire|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 juillet 2004
Dans le Chef-d'oeuvre inconnu, la toile vit autant que son peintre. A vouloir toujours faire mieux, caractère d'autres personnages chez Balzac, comme Balthazar dans A la recherche de l'Absolu par exemple, ou le Raphaël de La Peau de chagrin, le peintre finira par obtenir après maintes couches, recouches et retouches un chef-d'oeuvre...dit-il, aveuglé par sa passion. Un roman court qui concentre toute notre attention, toute curiosité, qui nous fait presque partager les envolées du peintre. Le Chef-d'Oeuvre inconnu serait peut-être une mise en abyme.
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Une nouvelle d'environ 45 pages pour un titre paradoxal pour ne pas dire oxymorique : Le Chef-d’œuvre inconnu.
Maitre Frenhofer s’emploie, en secret, à une peinture plus forte que la réalité. Il ne recherche pas simplement la perfection, comme il est dit, notamment dans les critiques sur Amazon ; il ne recherche pas la perfection dans la peinture (« Vous croyez savoir copier la nature, vous imaginez être des peintres et avoir dérobé le secret de Dieu ! »), il cherche à dépasser la peinture. Ce que l’on doit voir, c’est une femme et non plus un tableau. Le tableau au-delà du tableau (« Vous êtes devant une femme et vous cherchez un tableau. ») ; le signifié qui a comme absorbé le signifiant (« Oui, oui, c’est bien une toile, leurs disait Frenhofer »). Ce n’est donc pas une simple recherche de la perfection à laquelle tendent légitimement tous les artistes dans l’exercice de leur art respectif, mais c’est la recherche de l’absolu (autre roman – fort – de Balzac), une autre réalité, non plus de la nature, mais de l’art (« La mission de l’art n’est pas de copier la nature, mais de l’exprimer ! ») ; non plus de la création de Dieu, mais de celle du peintre (« Cette femme n’est pas une créature, c’est une création »).
L’on voit d’ailleurs, précédemment, combien Maitre Frenhofer est talentueux, récipiendaire qu’il est du secret de la perfection, disons de la quasi perfection, que lui a légué le vieux maître Mabuse. Mais maintenant, il aspire à plus. Des toiles quasiment parfaites, et devant lesquelles s’émerveillent d’ailleurs et Nicolas Poussin et Porbus, il n’en veut plus tant (« Ce n’est pas ainsi que l’on parvient à forcer l’arcane de la nature ») que la réalité, en essence, en transcendance, en absolu ; ici et maintenant, dans la fulgurance, dans l’immédiateté (« Qui manque-t-il ? Un rien, mais ce rien est tout »).
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le 21 avril 2011
Un récit très court sur l'oeuvre et la recherche de perfection. Ou à force de chercher la perfection, l'artiste livre une oeuvre sans aucune signification. Une histoire forte et intense. Formidable
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le 23 août 2014
Très bonne idée de mettre en regard la nouvelle d'Hoffmann, la leçon de violon, qui a bien plus qu'inspiré Balzac.
Pour le reste une nouvelle indispensable pour tout ceux qui, au lieu de créer (écrire, peindre, etc.), restent toujours sur le seuil en s'interrogeant à l'infini sur ce qu'ils pourraient bien faire pour atteindre la perfection. Le goût de l'absolu est le pire ennemi du créateur, ce que Balzac découvre avant de devenir l'écrivain boulimique que l'on sait.
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le 5 mars 2016
C'est avec plaisir que j'ai lu cette nouvelle de Balzac qui évolue dans un univers artistique. On imagine très bien les magnifiques tableaux décrits et cette quête éternelle de l'artiste, la quête de l'oeuvre parfaite... je trouve que l'écriture est encore actuelle et très accessible
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le 19 septembre 2013
Excellent ouvrage avec une histoire palpitante.
Une écriture soigné, lu très très rapidement.
Contient également la nouvelle qui inspira Le Chef d'ouvre inconnu.
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le 25 janvier 2016
J'en ai ras-le-bol de la dictature de l'évaluation.
Faites confiance à vos vendeurs et à vos équipes.
On saura râler si nécessaire.
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le 21 avril 2010
Personnalité folle de l'artiste à la recherche de l'absolu. lire également La Recherche de l'Absolu
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