undrgrnd Cliquez ici ValentinB nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Soldes Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Montres soldes Bijoux Soldes

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles3
4,3 sur 5 étoiles
5 étoiles
2
4 étoiles
0
3 étoiles
1
2 étoiles
0
1 étoile
0

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Kenza est la fille d'un boucher bestial et obsédé sexuel. Sa femme doit partir pour Montpellier afin de s'occuper de son frère malade, qui vit en France. C'est donc là qu'elle met Kenza au monde. Mais, quand elle regagne Oran, elle trouve son mari marié avec la bonne. Elle « ne défit même pas son baluchon. Repartit sur le champ », obligée d'abandonner son enfant que le père lui a arrachée.
Kenza va donc grandir, révoltée contre ce monde injuste, qui réserve misère et incompréhension aux femmes. Elle n'aura de cesse de retrouver sa mère.
Ce roman âpre et dur montre sans concessions la vie des femmes et des intellectuels en Algérie. Chaque jour, ceux qui n'entrent pas dans les rangs, qui réagissent et se révoltent, mettent leur existence en péril: Kamel est assassiné, Selma reçoit des menaces de mort, Kenza ne peut faire un pas sans se faire agonir d'injures.
Le livre est triste et très noir avec, de temps en temps, une lueur d'espoir, mais tellement faible dans cet univers de brimades et de violences.
L'auteur se révolte: « ras-le-bol de voir transformés en macchabées les meilleurs d'entre nous. Ras-le-bol des tombes. Ras-le-bol des viols, des récits sanglants et autres chroniques de cauchemars dans nos journaux, nos radios. Dans les rues. Ras-le-bol des menaces et entraves familiales. Ras-le-bol des différentes facettes de l'abjection. Ras-le-bol de vivre en suspens, entre crainte et précarité, sans avenir. »
Elle résiste, elle s'oppose à cette injustice, mais il lui faut, pour cela, une bonne dose de courage et je lui tire mon chapeau, car je ne sais pas si je l'aurais eu: « les « putains! Putains » qu'on nous jette au visage depuis toujours ne pouvaient céder le pas qu'à la menace. Un peuple qui a tant de mépris pour sa part féminine, qui dresse ses enfants à la misogynie et au fanatisme comme on dresse les chiens, travaille à son malheur. »
J'ai beaucoup aimé ce récit qu'on lit avec révolte et horreur.
0Commentaire1 sur 1 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un roman fort, très fort, de l’excellentissime Malika Mokeddem. Pamphlet féministe, mais sans jamais verser dans l’intellectualisme, le récit de la vie de la jeune oranaise Kenza Meslem témoigne de la cruauté avec laquelle sont traitées les femmes dans l’Algérie des terribles années 1990, au cours desquelles se sont déroulés les "événements" de funeste mémoire. Victime des humiliations tant des islamistes qui tiennent la rue que des militaires arc-boutés au pouvoir, la survie de la femme, tant morale que physique, ne tient qu’à un fil. Seule solution pour celle qui refuse de se plier au "système" : l’exil. Kenza va franchir la Méditerranée, en quête des traces de cette mère, dont elle n’a conservé aucun souvenir, et à laquelle on l’a arrachée car elle aussi se rebellait. Une belle écriture, imagée, que les fans de Malika Mokeddem reconnaîtront, pour un de ses premiers romans (1995), et pas des moindres. Ce qui est relaté dans ce livre est-il daté ? Les choses se passeraient-elles différemment de nos jours ? Que celles et ceux qui connaissent l’Algérie et la France de l’immigration d’aujourd’hui en jugent par eux-mêmes…
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 octobre 2013
Kenza a vécue son enfance avec un père violent et coureur. Elle n’a jamais connu sa mère. Petite fille rebelle elle refuse de se soumettre aux traditions , se réfugie à l’école et à l’internat. Finalement,terrorisée par les exaction du FIS, elle part sur les traces de sa mère dont elle sait qu’elle est morte à Montpellier.
Kenza est douloureusement écartelée entre la France et l’Algérie comme Malika Mokkedem
Comme toujours ; une belle écriture
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus