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le 6 janvier 2003
Lire l'Apologie de Socrate, c'est avoir affaire non seulement à un Dialogue de Platon, à la profession de foi du philosophe, ce n'est pas seulement aborder la philosophie par une de ses portes d'entrée commode, c'est aussi retrouver un épisode qui a marqué notre civilisation en lui présentant un de ses drames théoriques originaires, savoir la condamnation à mort de Socrate par les Athéniens. L'Apologie, c'est la défense de Socrate, volontairement à porte-à-faux. Avec les dernières pages du Gorgias, la plus belle défense et illustration de la philosophie comme manière de vivre.
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L'Apologie de Socrate constitue un texte philosophique majeur. Il est celui de la défense de Socrate à son procès pour athéisme intenté par un citoyen d'Athènes, aux médiocres capacités de raisonnement. Cette apologie est l'un des textes témoignages de cette joute philosophique écrite par un disciple du philosophe, Platon.

Socrate (V° siècle avant JC) est âgé de 70 ans. Il sera condamné à mort à l'issue de ce procès.

Très vite Socrate démontre l'inanité de l'accusation car il se réfère aux dieux, les honorant en outre ; le public et les juges étant placés devant l'évidence de l'admettre.

La recherche de la vérité définit le philosophe contre le sophiste. Aussi Socrate prend-t-il soin de se démarquer des sophistes. Ces derniers comme les philosophes professent la dialectique, à leur différence, contre rémunération mais surtout, fondamentalement, comme le souligne le philosophe Leo Strauss (in Droit naturel et histoire, p.111), "enseignent une fausse sagesse".

Le crime de Socrate n'est-il pas celui d'avoir, comme l'insinuait Aristophane, contemporain du philosophe, répudié dans la pratique l'autorité la plus naturelle, par le fait de conduire un fils à battre son père ?

La sagesse du philosophe s'exprime dans les quelques phrases que j'ai sélectionnées :

"Je vous dis que la vertu ne naît pas de l'argent, mais que c'est de la vertu que naissent et l'argent et tout le reste des biens utiles aux hommes, aussi bien privés que publics." (p 65)

"Tu parles mal, l'ami, si tu crois qu'il faut calculer les chances de vivre ou de mourir quand on vaut un peu quelque chose, au lieu de n'examiner que cette unique question : chaque fois qu'on se porte à l'action, cette action est-elle juste ou injuste, est-elle l'oeuvre d'un homme bon ou mauvais ?" (p 61)

"C'est qu'en effet craindre la mort, Messieurs, n'est rien d'autre que croire être sage tout en ne l'étant pas; car c'est croire qu'on sait ce qu'on ne sait pas. De fait, personne ne sait ce qu'est la mort, personne ne sait si elle n'est pas justement pour l'homme le plus grand de tous les biens, mais on la craint comme si on était assuré qu'elle est le plus grand des maux. Et comment ne serait-ce pas cette très blâmable ignorance, qui consiste à croire qu'on sait ce qu'on ne sait pas ?" (p 63)

"Mais je crains que la difficulté ne soit pas, Messieurs, d'échapper à la mort, et qu'il ne soit bien plus difficile d'échapper à la lâcheté, car elle court plus vite que la mort." (p 83)
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le 19 février 2005
Ce discours rappelle que Socrate avait été cité par l'oracle de Delphes comme l'homme le plus sage de son temps. Et il en rappelle la démonstration (faite exhaustivement dans les autres dialogues)en évoquant l'inanité du discours de ceux qui prétendent savoir. Une inspiration des plus actuelles pour tous ceux qui voudraient être les Socrates du monde moderne, et ne pas ramper devant le discours creux des politiques et autres soi-disant experts.
La forme du livre concourt au fond: un vademecum de poche, extra-plat, emportable et consultable n'importe où, et bilingue de surcroît, permettant à l'helléniste de contrôler jusqu'au traducteur. Et de rendre partout hommage à l'honnêteté de Socrate... sauf sur un point: la réfutation de "Socrate ne croit pas aux dieux de la cité" fait appel à un sophisme. A sa décharge, il avait sans doute raison de croire à des dieux plus élevés, mais il demeurait difficile de l'avouer.
A fréquenter donc sans modération
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En classe de Terminale, mon professeur de Philosophie avait eu la bonne idée de nous initier à cette discipline en nous faisant étudier de manière approfondie et très rigoureuse (il en reste de nombreux passages soulignés et repères sur mon exemplaire, pour ne pas parler du cahier, admirable, que j'ai gardé précieusement) cette « Apologie de Socrate ».

Un ouvrage marquant, pour un personnage hors pair, dont les principes philosophiques sont mis en scène par son disciple Platon, Socrate n'ayant lui-même rien écrit, préférant pratiquer une démarche de philosophie « active », à travers ce que l'on a appelé la « maïeutique » ou l'art de faire accoucher de leurs propres idées ses interlocuteurs, en les leur révélant grâce au questionnement et l'incitation à la réflexion.

Dans l'« apologie de Socrate », Platon reconstitue le discours qu'aurait tenu Socrate à ses détracteurs, avec un courage hors du commun, préférant mourir en homme libre et vertueux que de renier ses actes et pensées (il refusera l'aide que lui proposeront ses amis, tentant d'organiser son évasion de la prison, et se montrera respectueux de la loi des hommes en buvant la ciguë, tout en leur donnant au passage une grande leçon de courage et de vertu qui le classe au rang des immortels, de ceux dont on se souviendra toujours à travers les âges).

Voici l'acte d'accusation, que rappelle Socrate, pour mieux le commenter et en démonter un par un les éléments, par une argumentation brillante et qui vaut la peine d'être lue :
« Socrate est coupable en ce qu'il corrompt la jeunesse, qu'il n'honore pas les dieux de la cité et leur substitue des divinités nouvelles ».
Interpellant son accusateur Mélètos, il démonte les clefs de cette accusation et montre en quoi sa démarche ne correspond en rien à ce qui lui est reproché.
Puis, après le procès et la condamnation, s'adressant aux Athéniens, à ses juges, il leur donne une grande leçon d'humilité et de dignité, les mettant face à leurs contradictions, en un véritable éloge de la liberté.

Pour compléter cette lecture, on pourra aussi se reporter de manière utile au « On a perdu la guerre de Troie » de Moses I. Finley ou, dans un autre genre, au somptueux « Socrate contre Antigone ? : Le problème de l'obéissance à la loi inique en philosophie morale » de Thierry de Vingt-Hanaps.

Une oeuvre forte, qui traverse les siècles avec toujours autant de force et de puissance.
A lire absolument, pour mieux tenter de connaître le grand philosophe et homme libre si admiré encore aujourd'hui et qui continue de susciter toujours autant de questionnements.
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le 26 septembre 2010
Que Platon aie relaté les faits en les embellissant, en les imaginant ou en respectant scrupuleusement leur vérité, cette apologie nous montre quel devrait être le courage de chacun envers ses propres pensées et idées.

Le contenu de la défense est, comme la pensée de Socrate, tout et son contraire. Certains arguments sont dépourvus de "poids" quand d'autres sont sans appel tellement leur teneur est avérée.
On se questionne alors sur la motivation de Socrate à voir tourner le procès à son avantage, à tel point qu'il avait peut-être mesuré son passage à la postérité s'il était finalement condamné. L'effet toutefois obtenu, conscient ou non, est qu'il est demeuré le "Père" de la philosophie Occidentale, et comme il le souhaitait des hommes continuent à questionner, voire se questionner, pour affiner toujours leur raisonnement et progresser dans leur quête de la Vérité.

Le dossier qui suit l'Apologie est tout aussi intéressant.
Il développe certaines idées brièvement abordées par Socrate dans sa défense, à travers ce qu'il avait déjà pu dire dans d'autres récits relatés de sa Vie.
Il ne prend pas partie pour l'homme parce qu'il est une référence historique. Il reste interrogateur quant à certains comportements ou dires du philosophe qui relèvent de convictions qui lui sont propres et bien peu cartésiennes.
Il présente quelques textes d'autres penseurs à propos de Socrate, son oeuvre. Des textes pertinents qui viennent s'associer ou parfois répondre, en toute ou partie, à nos propres questions.

Cet ouvrage représente un bon tremplin pour poursuivre éventuellement par Criton, Gorgias et République de Platon également.
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le 30 avril 2005
A une époque où on a remplacé le verbe être par le verbe avoir
aujourd'hui on dit j'ai comme si avoir définissait qui je suis il est vraiment agréable d' entendre socrate qui nous ramène à des vrais questions.
Au chercheur de vérité socrate sera toujours un éternel penseur donc a lire et relire d'autant qu' il est simple et agréable à lire
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le 21 octobre 2003
un conseil, lisez les livres concernant socrate, ou platon, son eleve, car vous apprendrez à être et vous pourrez apprendre aux autres, et c'est bien mieux qu'un film à la télé. vous n'avez peut être qu'une vie, alors lisez vite pour connaitre ou trouver le sens de votre existence!!
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le 18 avril 2012
A lire absolument. A l'époque il n'y avait pas de médias et pourtant.... déjà la rumeur et les faux témoignages mettaient un homme au pilori.
L'approche de la mort par Socrate est particulièrement instructive. Elle renvoie les croyants et les athées dos à dos.
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le 3 février 2013
La préface est très bien faite, les élèves la trouve tout à fait utile et claire, la traduction est sans reproche aussi, et le prix très bas met ce livre essentiel à la portée de toutes les bourses.En tant que professeur de philosophie, je ne peux que m'en réjouir !
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le 13 octobre 2013
Ancienne élève de terminale S, je faisais (et je fais toujours d'ailleurs) partie de ceux qui n'aiment pas réellement la philosophie, et qui n'aiment pas forcément se poser tout un tas de questions existentielles ! Alors évidemment imaginez ma tête quand pour les vacances, mon prof a voulu qu'on lise ce livre ! Et pourtant, comme quoi, les miracles, ça peut arriver, j'ai adoré ce livre. Enfin, quelque chose de pas trop dur à comprendre même en apparence, court, et intéressant ! C n'est sûrement la seule chose m'est arrivé de bien en philo. Alors, pour le élèves de terminale, qui comme moi serait un peu réticents, n'hésitez pas, même l'explication faite par le prof derrière est assez cool !
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