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16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cris ou chuchotements ..., 14 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois chambres à Manhattan (Poche)
Quel art! Quelle virtuosité! Faisons fi de toute polémique entourant le nom de Simenon. Grand talent, certainement (!), mais parfois (?), souvent (?), trop (?) guidé par dieu sait quels démons de la facilité! Rien à en cirer! "Trois chambres à Manhattan" fait partie de ces livres qui inspirent (et espérons, créent) des vocations ... d'écriture, entendons-nous bien. Chaque phrase soutient une nouvelle impression, un nouveau sentiment. Les plus grands du courant impressionniste ne pourraient renier le belge Simenon comme étant l'un des leurs. Tout l'art est de susciter, de murmurer, de proposer, pas d'imposer: C'est au lecteur à accepter d'être ballotté de bâbord à tribord, et de tribord à bâbord, d'hésiter, de réviser sa copie à la fin de chaque page, de prendre parti et de se parjurer quelques verdicts plus tard. Laquelle des ses trois chambres est la vérité pour Kay et Frank? Qui donc de Catherine ou François sortira vainqueur de cette rencontre de fortune? Est-ce Kay-Catherine ou Frank- François qui aimera le premier? Une odyssée dans le monde de l'amour (?), où vous êtes juge, acteur, et témoin ... Merci monsieur Simenon d'avoir composé cet ode partial et donc vrai.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 rencontre de deux solitudes, 22 juillet 2010
Par 
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois chambres à Manhattan (Poche)
vers 3 heures et demi du matin François Combe -un grand acteur parisien de plus de 50 ans ayant quitté la capitale après que sa femme l'ait délaissé pour un jeune godelureau de 21 ans- rencontre dans une boutique à saucisses une femme esseulée -Kay- et une attraction immédiate peu explicable se produit entre eux, de scotch en scotch, de cigarette en cigarette, Kay raconte sa vie riche d'hommes, de pays, de malheurs, François est jaloux de ses hommes et de ses péripéties de vie qu'il pense largement mensongères alors que cette femme même pas belle ne lui ait rien, ils marchent interminablement dans Manhattan, ils boivent encore des scotches dans des bars, les cigarettes s'enchaînent entre les lèvres rouges de Kay, elle parle toujours d'elle sans s'intéresser à lui, ils remarchent etc, Et finalement ils vont dans un hôtel et ils baisent... Simenon dans ce grand roman nous parle de la naissance d'une passion amoureuse entre deux êtres cabossés par les aléas d'une existence déjà bien remplie, avec son non-style vif, lapidaire, cru, aussi juste qu'une bouffée d'oxygène -et d'un naturel déconcertant- il suit les états d'âme de François qui passe du simple désir à l'Amour le plus total, avec de la paranoïa, de la jalousie, la crainte de la perdre, de se retrouver seul, totalement incompris des autres qui ne peuvent comprendre ce qu'il ressent pour cette femme qui a un passé, mâle, possessif et égoïste Mais il saura que c'est elle, qu'ils vont commencer une nouvelle vie pour le pire et pour le meilleur. Et en toile de fond New-York dans tous ses états. (Simenon transpose magnifiquement ici la rencontre avec sa seconde femme, une rencontre immédiate, charnelle et absolue ; je dis bien transpose car cela reste un roman puissant et rare -rien à voir avec une autobiographie ainsi que dans de nombreux livres où il s'inspire de sa réalité pour composer des oeuvres d'imagination-). Un grand livre d'une simplicité déconcertante. Je le conseille fortement.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 amour cabossé, 28 avril 2014
Par 
nikita (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois chambres à Manhattan (Poche)
Désuet mais terriblement touchant,ce duo improbable et pourtant naivement convenu,que forment Kay et François Le livre et le film ont certes vieilli mais ne méritent en aucun cas un "lifting"Ces deux personnages "paumés",écorchés, sont en fait remplis de fraicheur.Ni l'alcool,ni la nicotine,ne réussissent à ternir ce tableau dû au roman de Simenon. Ce New York des années 60,blafard,alourdi par les accords jazz des pianistes de bars,est une pièce unique.
Ici maladresse rime avec tendresse,et l'on se se,prend à regretter ces plaisirs démodés,ou toujours l'amour l'emportait. Simenon signe encore une fois un bijou,baroque, loin des conventions,poétique ,pathétique mais pas dérisoire.Jamais il ne tombe dans le piège du "pathos". Ce livre est puissamment crédible,il ressemble tant à la VRAIE VIE.Marcel Carné a su en faire un film qui ne dénature pas l'atmosphère qui émane de l'original.Ici point de sang,point de crime et pourtant j'ai été touchée en plein coeur,assassinée par les émotions distillées,au fil des pages. Toujours je préfère les écrits aux films,là,les deux m'ont transportée.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 l'Amour fou selon Simenon, 15 décembre 2013
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois chambres à Manhattan (Poche)
Ecrit d'un jet ou presque, entre le 21 et le 26 janvier 1946, au Québec, "Trois chambres à Manhattan" est un des très grands romans de Simenon. Je crois d'ailleurs que ce dernier lui portait une tendresse particulière, conscient qu'il était, sans doute, d'y avoir mis le meilleur de son talent, mais aussi et surtout parce qu'il s'inspira pour écrire ce livre de sa rencontre avec Denise Ouimet, sa deuxième femme, qu'il épousera en 1950. Jusqu'où, précisément, va l'élément autobiographique dans ces pages? A chacun de se faire son idée... En tout cas, il est bel et bien présent... Ce qui n'empêche pas d'apprécier aussi cette histoire comme une pure fiction, bien sûr...

L'histoire, comme le titre l'indique, se déroule à New York, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ancienne vedette des planches parisiennes, François Combe, 48 ans, vit depuis six mois à Manhattan, où il tente d'oublier que sa femme l'a quitté pour un homme plus jeune. Son rêve? Décrocher un rôle à Broadway pour relancer sa carrière! Hélas, Broadway se fait désirer et notre homme passe le plus clair de son temps en errances diurnes ou nocturnes, distillant sa mélancolie au gré des rues et des bars... Or voilà qu'une nuit, au hasard d'une triviale "boutique à saucisses", François croise la route de Kay, une jeune femme à la dérive, comme lui... Sans trop réfléchir, tous deux décident d'unir leurs solitudes...

Nul argument policier, ici. Pas l'ombre d'un crime ou d'un criminel. Remisant pour un temps ses thèmes de prédilection, Simenon nous offre avec ce magnifique roman une double déambulation, à la fois urbaine, dans les rues de New York, et sentimentale, dans les arcanes d'un coeur en proie aux vertiges de l'Amour. En fait, ce livre est une sorte d'exception dans le corpus simenonien où abondent les destins peu reluisants, les vies frappées de malheurs, les pauvres types écrasés par la fatalité ou victimes de quelque atavisme. Ici, au contraire, c'est un événement heureux que nous chronique notre cher Georges: l'éclosion d'une passion amoureuse... Mais une passion si foudroyante, si brûlante, si torturante, qu'elle en devient très vite douloureuse et presque insupportable...

On a souvent dit de Simenon qu'il était un romancier de l'instinct. Eh bien, rarement il fut aussi instinctif que dans ces pages où sa plume fouille les âmes de ses personnages avec une finesse peu commune. De personnages, d'ailleurs, il n'y en a véritablement que deux, dans ce roman. Lui et elle. François et Kay. Les autres n'apparaissent que comme des ombres, des êtres périphériques, des silhouettes brumeuses. Ce livre, c'est un dialogue, à l'ombre des gratte-ciel, entre deux malmenés de la vie auxquels le Destin offre une chance, la dernière, de gommer leurs passés respectifs et de repartir ensemble à zéro. D'autres que Simenon avaient déjà abordé ce thème, bien sûr, mais il le fait ici à sa manière et dans son style, qui sont tous deux incomparables.
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5.0 étoiles sur 5 Ode à l'amour, 5 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois chambres à Manhattan (Poche)
On croit connaître le grand Sim mais il est est insaisissable, capable sur ce roman- là de créer un univers surprenant .
Des tournures poétiques magiques à côté, bien sûr, des analyses psychologiques simoniennes bien affûtés. Et puis cette fin si heureuse qui change un peu de la fin des 40 Simenon que j'ai pu lire jusqu'à aujourd'hui. Ce livre merveilleux est une ode à l'amour et à la vie.
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Trois chambres à Manhattan
Trois chambres à Manhattan de Georges Simenon (Poche - 1 septembre 1997)
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