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5.0 étoiles sur 5 un Simenon très balzacien
Pauvre François! A trente-six ans, la vie n'est pas tendre avec lui... Sa femme, Germaine, se meurt à l'hôpital et il cherche en vain du travail. Pour épargner à son épouse malade des angoisses inutiles, il feint d'avoir retrouvé un boulot, mais la malheureuse n'est pas dupe. Jour après jour, il sombre donc un peu plus, mendiant...
Publié le 11 mai 2012 par Gwen

versus
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2.0 étoiles sur 5 Un avis mitigé
François Lecoin nous est tout d'abord décrit comme un chômeur avec un enfant à charge, une femme mourante à l'hôpital, des soucis d'argent et d'alcool. Ce qui paraît comme une amorce du roman va en fait tenir sur la moitié des pages de ce livre : on suit la déchéance, la honte, les mensonges et les humiliations de cet homme...
Publié le 16 avril 2012 par Riz-Deux-ZzZ


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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 un Simenon très balzacien, 11 mai 2012
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Quatre Jours du pauvre homme (Poche)
Pauvre François! A trente-six ans, la vie n'est pas tendre avec lui... Sa femme, Germaine, se meurt à l'hôpital et il cherche en vain du travail. Pour épargner à son épouse malade des angoisses inutiles, il feint d'avoir retrouvé un boulot, mais la malheureuse n'est pas dupe. Jour après jour, il sombre donc un peu plus, mendiant de l'argent à droite et à gauche pour assurer l'essentiel à son jeune fils. Guetté par la misère, au bord du désespoir, il passe de plus en plus de temps au bistrot du coin, "Chez Popaul", à s'envoyer des petits marcs et à reluquer en douce les p...... du quartier qu'il n'a même pas les moyens de s'offrir. Jusqu'au jour où, à la suite d'une révélation, lui vient non seulement une terrifiante idée mais aussi l'audace de la mettre en pratique: et s'il faisait tout bonnement chanter son propre frère, Marcel, qui a mieux réussi que lui?

C'est en 1949, à Tucson, Arizona, que Simenon écrivit ce roman un peu méconnu, mais néanmoins fort intéressant. Notre cher Georges, comme souvent, prend ici pour anti-héros un minable, un raté, un sans-grade, et sans porter sur lui le moindre jugement, avec une rare justesse de ton et une évidente compassion mêlée toutefois de lucidité, il nous fait entrer dans son univers et dans sa mentalité. Divisé en deux parties égales et bien distinctes puisque séparées par un intervalle de trois ans, ce livre est en fait l'histoire d'un pauvre qui accède à la richesse par des voies crapuleuses mais reste hanté par son passé et cauchemarde à l'idée de retomber un jour au bas de l'échelle sociale.

Personnellement, c'est la première partie du roman qui m'a le plus captivée. Elle contient des pages bouleversantes, quand François accède brusquement à l'aisance matérielle, lui qui comptait jusque là chaque sou, et qu'il découvre brusquement, avec une sorte de vertige, qu'il peut désormais s'offrir tout ce qui le tentait depuis des années, un costume luxueux, des coquilles de homard, une belle voiture, un week-end à Deauville ou tout simplement les faveurs tarifées de la plantureuse Viviane. On sent dans ces passages-là une telle conviction, un tel lyrisme, une telle force qu'on ne peut s'empêcher de songer en les lisant au destin de Simenon lui-même qui, sorti d'un milieu humble, s'éleva socialement jusqu'aux cimes de la gloire et de la fortune.

La pauvreté, nous disent ces pages, ce n'est pas simplement avoir les poches vides et le porte-monnaie à sec. C'est un état d'esprit, une posture mentale qui vous courbe face aux autres, qui vous accoutume à la soumission, à la servitude, à la honte. C'est rentrer les épaules et baisser les yeux. C'est renoncer, s'avouer battu, préférer l'ombre au soleil et s'y habituer jusqu'à trouver ça normal. Alors, forcément, quand on échappe par miracle à cette condition miséreuse, on est prêt à tout pour rester ensuite du bon côté de la barrière, là où l'herbe est verte et abondante!

Avec un thème pareil, ai-je besoin de vous dire que ce roman n'a rien perdu de son actualité? Il a beau dater des années 40, il aurait pu être écrit la semaine dernière! Et quel style, bien sûr, pour nous raconter cette histoire pétrie de vérité humaine... De quelle plume virtuose Simenon nous peint ces quartiers de Paris qu'il connaissait si bien pour les avoir inlassablement arpentés, avec quelle touchante empathie il nous décrit le discret manège des "encartées" de la rue Delambre qui aguichent leurs clients d'un sourire et vont s'envoyer un petit calva chez Popaul entre deux passes, et avec quelle finesse il nous fait rentrer dans la tête de son "pauvre homme" à qui la richesse ouvre brusquement les bras...

N'eût-il écrit que ce livre, Simenon serait à mes yeux un grand auteur. Sans doute est-ce parce qu'il en a écrit beaucoup d'autres, et d'encore meilleurs, que celui-ci est un peu négligé.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un avis mitigé, 16 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Quatre Jours du pauvre homme (Poche)
François Lecoin nous est tout d'abord décrit comme un chômeur avec un enfant à charge, une femme mourante à l'hôpital, des soucis d'argent et d'alcool. Ce qui paraît comme une amorce du roman va en fait tenir sur la moitié des pages de ce livre : on suit la déchéance, la honte, les mensonges et les humiliations de cet homme pendant 2 jours, jusqu'à la mort de sa femme et son entretien avec sa belle-soeur.

Puis vient la 2ème partie du roman, nous avons fait un bond de 3 ans, François Lecoin est riche, patron d'un journal à scandales, suivi et surveillé par la police pour les moyens douteux mis en place pour décrocher des secrets de hauts dirigeants et les afficher à tout-Paris... On pourrait dire que l'histoire policière commence vraiment ici, mais elle démarre quand même très doucement (et il ne nous reste que 100 pages à lire...).
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 lecture agréable, 21 février 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les quatre jours du pauvre homme (Format Kindle)
Je n'étais pas familier de Simenon et cette histoire m'a semblé étrange, sans pouvoir trancher entre histoire policière et portrait de moeurs. Pas désagréable, pas sublime non plus.
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Les Quatre Jours du pauvre homme
Les Quatre Jours du pauvre homme de Georges Simenon (Poche - 4 novembre 2002)
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