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500 PREMIERS RÉVISEURSle 23 août 2010
Porté par les commentaires élogieux des Amazoniens, je me suis précipité sur cette nouvelle (70 pages) d'un génie russe trop souvent éclipsé par les mastodontes (Tolstoï, Dostoïevski).

"Le journal d'un homme de trop", c'est le journal entamé par Tchoulkatourine, un jeune homme de 30 ans à peine, dont la mort est imminente. Malade, pressentant sa fin, il ressent le besoin impérieux de se livrer, pour lutter contre l'oubli le plus total, à ses "mémoires" et comprend vite que ce ne sera pas vraiment du Chateaubriand vu la minceur des événements marquants de sa vie de petit provincial introverti.

Le seul fait notable de sa brève existence sera sa passion non partagée pour Lise, une fille de... notable, qui n'aura d'yeux que pour le prince N., un officier pétersbourgeois, notable lui aussi donc. Une passion pathétique, rapidement rembarrée après quelques tentatives foireuses, actes manqués et autres comportements grotesques, qui confèrent à cet échec cuisant un aspect tristement comique.

Mais le diariste n'est "de trop" que parmi les hommes. S'il est, socialement parlant, un étranger (au sens camusien), son rapport à la nature et aux sensations est intact. Néanmoins, au fil des pages et des confidences, le sentiment de sa superfluité dans le monde humain participera de son agonie et donnera aux dernières heures de cette étoile trop lointaine pour que sa lumière nous parvienne la prodigieuse intensité d'une supernova, jetant la lumière sur toute chose avant le néant.

Une nouvelle... éblouissante.
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le 4 janvier 2010
Cette longue nouvelle est un chef-d'oeuvre absolu, à mettre au tout premier rang de la littérature mondiale. Une simplicité bouleversante. Le narrateur a trente ans, mais sa vie va s'achever. C'est un solitaire, un discret. Les autres se mettent en avant de quelque manière. Lui est tout à l'intérieur. Il est amoureux, mais il ne dit rien. Lise était amicale, mais quand l'amour paraîtra, cette amitié tout d'un coup ne sera plus rien. Est-ce possible ? L'homme de trop met du temps à comprendre. Il voudra agir, mais il se rendra ridicule. Il ne peut même pas ramasser les miettes, un autre est passé avant lui.
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le 9 février 2011
En quelques sortes, ce Journal d'un homme de trop est un compte à rebours lancé à un jeune homme de bonne famille que la nature a dépourvu d'abord de ses parents puis de tout destin.
Notre homme, vivant en province dans un petit bourg, voit se dessiner devant lui le dessein fatal d'une mort soudaine et inéluctable. Dès lors il entreprend la rédaction d'un journal qui retracera briévement sa courte vie. Mais s'étant toujours senti comme "superflu" dans la société dans laquelle il vivait, le jeune homme se rendra bien vite compte qu'une seule histoire ne vaudra la peine d'être réellement comptée. Celle d'un amour tragique, rondement mené par la plume de Tourgeniev au long de 70 pages, et qui brandit une dernière fois cette note amère quant au narrateur: il est cet homme de trop.
Une fin émouvante puisque soldée par la mort et un récit plaisant à lire, partant d'une très bonne idée -sans crier au chef d'oeuvre absolu.
Pour son prix, c'est effectivement une bonne affaire de deux heures.
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le 24 décembre 2011
Il n'est pas toujours nécessaire de 1000 pages pour faire éclore le génie d'un auteur !

Ce bref, mais intense roman fut l'une des premières oeuvres de Tourgueniev à être publiée... et encore au début, sous forme d'épisodes dans une revue fortement censurés ; et pour cause !

Lorsque l'on débute la lecture de cette oeuvre, courte, on ne s'attend pas à y découvrir à la fois :

1) une SATIRE de la société russe de l'époque (comme beaucoup d'autres dans les mêmes années) qui fonctionne par "castes", chacun devant rester à sa place... et pour les femmes la seule issue d'accéder "à une marche au dessus" est le mariage ...

2)un condensé du ROMANTISME, dans les amours impossibles des 2 personnages principaux : Tchoulkatine et Lise ; chacun aimant sans retour (...je vous laisse le lire et le découvrir ;)). Le romantisme est aussi très présent dans cette descente "aux enfers" de l'âme lorsqu'elle est broyée, ou plutôt comme détachée de tout, même de la vie parce que l'Amour n'est plus, ou que l'Amour ne peut ETRE en raison de convention, ou d'une incapacité à le faire partager, comme c'est le cas de Tchoulkatine.

Extraits :
" Quel est celui qui ose dire que la vérité seule est réelle? Le mensonge est tout aussi vivace que la vérité ; peut être l'est-il plus encore."
"Comment donc reconnaître ce qui est vrai ou faux, et quelle raison, quelle signification donner à chaque sensation séparée? Quoiqu'il en soit, tous ces malentendus, tous ces pressentiments et ces espérances furent bientôt dissipés."

3) L'urgence ordonnée par la mort qui s'avance, de finalement "faire" quelque chose, le personnage connaît la date butoir ; finalement, il se rend compte du principal peut-être, il nous transmet à travers son journal que seul l'Amour marque la vie, la sienne, peut être les nôtres???

4) Les différentes formes que peut prendre L'Amour, L'Union : L'Amour passionné et platonique d'un être, l'Amour quasi charnel de la nature, des paysages

Je terminerai en laissant Flaubert conclure. Voici ce qu'il écrivit lors de la publication de cette oeuvre : "... Cette manière à la fois véhémente et contenue, cette sympathie qui descend jusqu'aux êtres les plus infimes et donne une pensée aux paysages"
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"24 mars, gelée aiguë" ; "25 mars, neigeuse journée d'hiver" ; "26 mars, dégel"...

Ainsi filent les pages du journal de Tchoulkatourine, cet anti-héro que Tourgeniev a déposé dans un lit de mort de la bourgade d'O... - qui n'est même pas la sienne -, et qui se remémore les journées grises et cendres de sa vie. La nature ne comptait pas sur son apparition, aussi l'a t-elle traité en visiteur, importun et non invité.

Contra-cyclique par tempérament, inadapté socialement, Tchoulkatourine vit à rebours des saisons et de son époque. Peut-être est-il d'ailleurs un lointain parent du Des Esseintes de Huysmans (A Rebours), avec lequel il partage ce goût pour l'isolement ? Mais il y a surtout du Werther (Goethe) dans ce mal-être amoureux et cette impétuosité romantique qui le pousse à voir dans ce "torrent d'or flamboyant" déversé par un soleil couchant, un signe des Dieux fêtant son amour pour Lise. Il y a aussi du Loup des Steppes (Hesse) dans cet cette indolence maladive et cette lucidité impitoyable sur une société où "les trompettes (sont) extraordinairement fausses" et "le petit monde tourne autour de son soleil" - en l'occurence, un prince ; mieux, un prince envoyé par l'Empereur et qui, sans surprise, lui ravira la Lise.

A l'article de la mort, Tchoulkatourine, défait absolument et dont la vie ne semble pas avoir plus de valeur que les frusques que sa bonne cherche encore à lui arracher, est même devenu étranger à lui-même ; le voilà qui se met, ci et là, à interpeller le lecteur : "Est-ce possible me répétais-je sans cesse, couché sur le dos comme un mort et les bras croisés sur ma poitrine ; est-ce possible ?... Que pensez-vous de mon 'est-ce possible'?". Le 1er avril, alors que le printemps claironne son arrivée, la maladie en a fini de rogner ce "je" narratif, devenu au fil des pages de plus en plus impersonnel. Et l'on se demande, nous, hyprocrite lecteur, si ce "je", n'est finalement pas le notre ? Si ce journal, qui est celui d'un défaite, n'est pas aussi le notre ?
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le 11 octobre 2012
Certes ce livre ne nous permet pas de découvrir un pilier de la littérature . Sous forme d'un journal un personnage voit "filer" sa vie vers une fin proche . Y sont consignées toutes sortes de réflexions sur la nature humaine et sur le "quant à soi" . Une oeuvre où le personnage se demande qu'elle fut sa raison d'exister jusqu'au ...dernier souffle .
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Ce petit texte de 75 pages, écrit par Tourgueniev à 32 ans, est le journal-testament d'un homme qui est convaincu de sa nullité, suite à une affaire de coeur malheureuse. Si au début, il ne cesse de se fustiger, de clamer qu'il a raté sa vie, qu'il est médiocre (thème russe), la majeure partie du récit est la description d'une passion amoureuse dans un petit univers provincial. La sincérité du témoignage rend le récit assez poignant, .
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le 16 mai 2010
Tout commentaire supplémentaire serait "superflu". Ce "Journal d'un homme de trop" est un petit bijou d'ironie, d'humour et de style. L'écriture est d'une telle limpidité que l'on aurait souhaité que le livre n'en finisse pas. Ivan Sergueïevich ne sera sûrement pas de "trop" dans votre bibliothèque. Un petit chef-d'œuvre !
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le 15 février 2010
Je ne connaissais pas Tourgueniev, mais ce livre m a donne envie de lire tous ses autres romans d urgence, car il est vraiment sublime.
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le 4 janvier 2014
Saisissant cette introspection de l individu, agonisant, sur sa vie passee et qui s apercoit qu il n a joue que les seconds roles et que l acteur de sa vie etait un autre. Celui qui a pris le coeur de sa Lise pour la delaisser. Combien sont-ils ces hommes au coeur pur qui sont mort en ascete de l'amour impossible ? Puisse helas s' elever a la mort du heros malgres lui,"le chant d'adieu par quelque voix triste et amicale...Mais mourir sourdement..." "je me meurs...vivez, vous autres!.." Une des premieres oeuvres de Tourgueniev, grand auteur russe.
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