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5.0 étoiles sur 5 Bons et mauvais souvenirs d'un pays qu'on adore.
J'ai moi-meme vecu au Japon plus de six annees et y ai travaille en local (comprenez, employee sur place, dans des entreprises japonaises souvent sans autre employe etranger), et bien que j'aime toujours beaucoup ce pays et travaille toujours avec des Japonais, j'ai retrouve dans ce livre des situations que j'avais vecues.
J'etais donc...
Publié le 1 février 2006

versus
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Divertissant
Nous découvrons grâce à la plume chirurgicale de Amélie Nothomb quel peut être le quotidien d'un employé au Japon.
Le style est agréable, le roman divertissant et convaincant ; de quoi passer un agréable moment de lecture
Publié le 18 mars 2012 par lamplinette


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49 internautes sur 57 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bons et mauvais souvenirs d'un pays qu'on adore., 1 février 2006
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
J'ai moi-meme vecu au Japon plus de six annees et y ai travaille en local (comprenez, employee sur place, dans des entreprises japonaises souvent sans autre employe etranger), et bien que j'aime toujours beaucoup ce pays et travaille toujours avec des Japonais, j'ai retrouve dans ce livre des situations que j'avais vecues.
J'etais donc heureuse de voir qu'une personne ayant vecu des galeres ou situations ridicules similaires (attendre qu'on vous attribue une tache, etre harcelee sans que le patron qui vous estime pourtant ne fasse rien, etc.) avait eu le courage d'ecrire les choses telles qu'elles sont.
Le Japon est un pays fascinant, avec une culture raffinee et des traditions bien vivaces, tout en etant une civilisation tres moderne a la fois. La societe japonaise est exigeante, et le soi-disant respect des autres est surtout vrai envers les plus haut-places dans la societe. Fait moins connu et dont en fait l'auteure nous parle ici, l'usage courant de l'humiliation envers les subalternes est tout a fait choquant pour les Occidentaux (qui y mettent au moins un peu d'hypocrisie). Dans son experience, Amelie Nothomb a souffert moins d'etre occidentale, bien que le racisme soit a peine tabou dans cette societe hyper-conservatrice, que d'etre en bas de la hierarchie.
Par consequent, quiconque a vecu le Japon en visiteur prestigieux (expatries aux contrats juteux, artistes, hommes d'etat, businessmen invites, ou meme touristes) s'insurgeront de la description que ce livre fait des Japonais, car ceux-ci sont egalement capables du meilleur, de beaucoup de delicatesse et de petites attentions tres touchantes. D'ou ses souvenirs d'enfance.
Le probleme de ce livre est qu'il s'adresse a un grand public qui ne connait pas les belles facettes du Japon, car il est vrai que le milieu professionnel japonais n'est pas le plus flatteur aspect de ce pays. Du coup, il est normal de s'inquieter de son impact sur les lecteurs qui ne le connaissent pas assez pour ne pas en etre degoute a la lecture de ce recit. Pour cette raison, j'ai hesite a mettre 4, mais le style du livre le rend irresistible et remonte la note.
Enfin, ce livre traite aussi de passion decue pour un pays idealise, et a ce titre concerne tous ceux et celles qui adorent une culture tres differente de la leur, car la desillusion est souvent amerement vecue.
En conclusion, malgre le petit bemol, je ne peux m'empecher de recommander cette lecture a quiconque envisage de travailler avec des Japonais, tout en insistant sur le fait que ce n'est la qu'un aspect de la societe japonaise qu'il decrit. Endurez le choc et vous serez pare(e) pour vivre une longue histoire d'amour avec ce pays...
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Divertissant, 18 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
Nous découvrons grâce à la plume chirurgicale de Amélie Nothomb quel peut être le quotidien d'un employé au Japon.
Le style est agréable, le roman divertissant et convaincant ; de quoi passer un agréable moment de lecture
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le fabuleux destin d'Amélie San au pays du Soleil Levant, 23 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
Éternelle petite fille au chapeau noir, petite parisienne si passionnante de par son personnage si décalé, ce 9ème de ses bouquins est blindé d'humour, d'autodérision et de second degré -peut être encore plus que les précédents-. J'ai beaucoup aimé cette affreuse mais néanmoins si jubilatoire expérience professionnelle japonaise !

Bridée (...) par l'autoritaire et carrément vacharde Fubuki, qu'elle va très mal supporter, Amélie va se faire descendre comme une bleue par cette dernière lorsqu'elle osera -entre autres- accepter de travailler (carrément dans son dos) pour le brave Mr. Tenshi un autre employé de la compagnie. Car, même à seulement 22 ans, Amélie n'a pas l'intention de se laisser faire par une vieille chouette (même si "très belle", car ... La valeur n'attend pas le nombre des années). Certes, elle sera bien obligée de tout accepter bouche close, pour ne pas perdre son emploi, y compris nettoyer les ch..tt.s sur ordre de la si jalouse Fubuki, mais elle acceptera toutes ces tâches ingrates avec tant d'autodérision et d'ironie que le lecteur comprendra vite qu'elle n'a rien perdu (et ne perdra jamais rien) de sa liberté de penser et de son sens de l'humour ravageur.

Choc des cultures disent certains ? Ben pas vraiment, car moi je trouve qu'aujourd’hui quand on prend conscience du gros problème du harcèlement au travail qui existe même (et surtout) dans certaines des plus grandes entreprises françaises et occidentales privées, (pas trop chez les fonctionnaires, ça c'est clair -hormis nos policiers-), je crois que nous n'avons plus grand chose à envier aux nippons dans ce domaine, si personne ne se remue le popotin pour faire avancer et changer les choses pour les employés et ouvriers de moult entreprises, (notamment commerciales) ...

Amélie termine son livre dans une espèce de perversité que j'adore, parce qu'au fond et malgré toutes les brimades subies, personne n'aura jamais réussi à l'entamer. Il faut croire que sa confiance en sa propre force est inébranlable. Bravo Miss Amélie !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un titre qui en dit long, 5 novembre 2013
Par 
TORNADE - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR N° 1)    (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et tremblements (Broché)
"Dans l'ancien protocole impérial nippon, il est stipulé que l'on s'adresse à l'Empereur avec stupeur et tremblements" : c'est par ces mots, écrits presque à la fin du roman et qui donnent son titre au livre, que l'auteur apporte la confirmation que le Japon est un pays d'une différence culturelle incontestable, si on le compare à celles de nos civilisations européennes.
A travers son héroïne, Amélie-San, Amélie Nothomb parle d'un pays aussi attirant que surprenant, hermétique. Amélie-San est une jeune femme pleine de ressources et d'ambition, mais tout ne se passera pas comme elle l'avait espéré. Son désir et sa volonté de gravir les échelons la conduiront à comprendre qu'elle se trouve dans un pays où il va falloir faire avec le "protocole" à savoir la hiérarchie souveraine dans l'entreprise nippone d'une part et la mentalité et les traditions japonaises de l'autre. Une entreprise où il est difficile de se faire une place quand on est une femme, où il est indispensable de demander la permission même pour "mettre les calendriers à jour".
Le ton est plein d'humour ironique, le livre se lit facilement et rapidement, la caricature est bien ancrée, le thème est assez bien exploité mais ce n'est pas l'auteur que je préfère ni celui de ses livres qui m'a le plus plu.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une caricature de la société française?, 5 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
C'est mon premier livre d'Amélie N. et je l'ai adoré. Il mêle le vécu intime, l'humour désopilant, et les grandes considérations sociologiques. Etonnament, sa peinture de la mentalité japonaise m'a éclairé sur certains aspects de la mentalité française. Par exemple, les injonctions reçues par la femme japonaise, qui se doit d'être parfaite: "tu as pour devoir d'être belle", "Si à vingt-cinq ans tu n'es pas mariée tu auras de bonnes raisons d'avoir honte", "si tu ris, tu ne seras pas distinguée"..."si tu manges avec plaisir tu es une truie", "si tu éprouves du plaisir à dormir tu es une vache", "ta beauté ne t'apportera rien d'autre que la terreur de la perdre", etc. Il y a aussi la jalousie professionnelle des vieux envers les jeunes, l'incapacité à résoudre des conflits par le dialogue, la honte de ne pas être à la hauteur, la honte d'avoir honte....Enfin, je ne résiste pas à vous faire partager un trait d'humour particulièrement percutant: parlant d'une "engueulade" au travail, l'auteur écrit: "pour que ces cris odieux cessent, j'aurais été capable du pire: d'envahir la Mandchourie, de persécuter des milliers de chinois, de me suicider au nom de l'empereur, de jeter mon avion sur un cuirassé américain..." Ca fait rire et ça fait réfléchir....
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La beauté de Fubuki: orageusement ironique, 21 juin 2013
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
Stupeur et tremblements, d'Amélie Nothomb, est son neuvième roman, publié en 1999. Dans ce livre, Amélie est à la fois narratrice et protagoniste. Elle est née en Belgique, mais a vécu au Japon quand elle était petite (son père était un diplomate), et dans ce moment là, à 22 ans, elle veut retourner au Japon pour travailler dans une entreprise Japonaise, apparemment comme traductrice.
Dès qu'elle arrive à la compagnie Yumimoto, Amélie est présenté aux échelons hiérarchiques de l'entreprise, et très vite se rend compte d'un certain malaise à son arrivée. Le ton du livre est, en général, assez ironique, avec de nombreuses phrases à double sens et des renvois à des éléments de la culture japonaise et européenne. De tous les personnages avec lesquels elle interagit dans l'entreprise, c'est avec Fubuki que l'auteur aura ses principaux et cruciaux confrontations.
Fubuki est sa supérieure immédiat dans l'entreprise. C'est à Fubuki qu'Amélie doit toujours se reporter. Tout au long du récit, Amélie va louer la beauté contenue nippone Fubuki. Cependant, la relation entre les deux se détériore rapidement quand Amélie accepte une tâche d'un autre employé de la compagnie, M. Tenshi, à l'insu de Fubuki.
Outre la gravité de la situation (ne pas tenir compte de la hiérarchie), Amélie a provoqué colère en Fubuki, en faisant preuve d'excessive compétence. Pour éviter une telle menace à sa poste, Fubuki fait Amélie se soumettre à des tâches banales, de sorte que Amélie ne devienne pas une menace à sa position hiérarchique au sein de l'Yumimoto.
Ces tâches ne demandent pas beaucoup du cerveau d'Amélie, ce qui lui rend se laisser distraire pendant leur exécution. Ces distractions causeront de graves erreurs. Ces erreurs coûteront cher à Amélie, car ils posent du soupçon sur la compétence de Fubuki. Amélie justifie son échec au fait de ne pas avoir besoin d'utiliser son cerveau pour les tâches qui lui sont assignées.
Fubuki décide alors de lui affecter une tâche plus complexe, qui nécessite une certaine connaissance un peu plus sophistiqué des mathématiques. Toutefois, sans lui donner aucune explication, Fubuki savoure le désespoir d'Amélie devant une tâche si compliquée. Amélie capitule après quelques jours de tentatives infructueuses sur la calculette.
Pour Fubuki, Amélie est juste une complète handicapée mentale, qui ne sert à rien. Deux semaines plus tard, Fubuki est soumis à une grande humiliation devant ses subordonnés par son supérieur. Fubuki va à la toilette se fondre en larmes, et Amélie commit sa gaffe mortel: en essayant de la réconforter, Fubuki rejette sa compassion, et décide de la punir.
Dorénavant, elle devient nettoyeuse de chiottes à son étage. Dans un premier moment, Amélie est étourdie par une telle attitude de Fubuki, mais avec le temps elle commence à jouir de la situation. Maintenant elle est sûr qu'il serait impossible de descendre plus bas.
Amélie trouve un certain réconfort dans le fait que, dans quelques mois, son contrat de travail expirera. Elle n'allait pas à démissionner, ce qui serait pour la culture japonaise le même que perdre la face. Voir Amélie comme nettoyeuse de chiottes gêne certains au sein de l'entreprise.
Les hommes commencent à utiliser les toilettes d'un autre étage, afin d'éviter l'embarras. Aller au toilette dans Yumimoto est devenu un acte politique. À la fin de son contrat de travail, Amélie présente sa démission à chaque échelon hiérarchique de l'entreprise.
À plusieurs reprises dans le livre, Amélie fait l'éloge de la beauté de son supérieur et essaie de lui deviner quelque trace d'humanité.
En vain. Fubuki s'a révélé aussi froide qu'un réfrigérateur, même dans une situation de galanterie présumée d'un hollandais d' une compagnie amie qui a visité le Yumimoto. Tout au long du livre, il est clair le choc des cultures: même en sachant très bien la langue et la culture Japonaise, Amélie entre en collision avec la froideur glaciale de sa supérieure hiérarchique dans l'entreprise.
La méchanceté qui se révèle à chaque mouvement de Fubuki mène Amélie à la toujours traiter avec ironie, au point de se ridiculiser devant son chef pour y savourer son méchant plaisir. Je soupçonne même que l'ironie d'Amélie atteint la si proclamée beauté de Fubuki, elle qui sera sûrement l'un des lecteurs du livre. D'une certaine manière, Amélie savourerait ainsi une vengeance à travers un certain plaisir extrêmement pervers.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Amusant, 6 octobre 2012
Par 
Eminian - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
Amélie Nothomb de nationalité Belge et fille d’ambassadeur, naît en 1967 au Japon et y vit durant sa prime enfance. Plus tard ayant atteint l’âge adulte, elle retournera dans ce pays en tant qu’interprète dans une grande entreprise. De cette expérience elle tirera matière à écrire son huitième roman Stupeur et tremblements paru en 1999, l’un de ses plus grands succès de librairie avec Hygiène de l’assassin qui lui date de 1992.
J’ai longtemps différé la lecture des bouquins de cet écrivain sans que je sache trop pourquoi. Ses apparitions à la télévision me sont sympathiques, même si parfois son mélange de candeur et d’image (ses chapeaux !) peuvent sembler des trucs de marketing. J’avais vu le film d’Alain Corneau tiré du roman avec Sylvie Testud dans le rôle de l’auteur et j’avais beaucoup aimé, me promettant de mettre le nez dans le roman et puis…. Enfin, c’est chose faite et je ne le regrette pas.
Début des années 90, Amélie la narratrice est embauchée chez Yumimoto une grosse boîte japonaise d’import-export. Là, elle va découvrir le monde du travail et qui plus est, du travail au Japon avec ses règles et ses comportements qui vus d’ici nous paraissent exotiques dans la version optimiste, particulièrement contraignants et rétrogrades dans la version pessimiste.
Une hiérarchie pesante, Amélie est sous les ordres de mademoiselle Fubuki Mori, qui elle dépend de Mr Saito, lequel obéit à Mr Omochi tandis que Mr Haneda régit tout le monde. Au-delà de la hiérarchie – en France aussi nous avons cela – ce sont les codes de vie en entreprise qui différent et paraissent invraisemblables à nous autres occidentaux. La soumission à l’autorité (voir l’étude de Stanley Milgram datant de 1974) atteint des sommets difficilement reproduisibles par chez nous. Les engueulades et les brimades endurées par Amélie dépassent l’entendement au point d’être assimilées à des supplices chinois, si j’osais cette astuce.
Le parcours d’Amélie est en fait une descente aux enfers. Après avoir commencé sa carrière en servant des cafés à ses supérieurs (bizutage) elle obtient un job sous l’autorité de Fubuki Mori mais qui tournera court, « J’eus droit à un savon mérité : je m’étais rendu coupable du grave crime d’initiative. » Dès lors elle va descendre l’échelle sociale de l’entreprise, multipliant les boulots les plus improbables, tourner la page des calendriers de ses collègues pour au bout de son calvaire, atterrir dans les toilettes, à récurer les lavabos et tenir des rouleaux de PQ toujours à disposition des usagers, hommes et femmes !
Il faut néanmoins reconnaître qu’Amélie n’est pas exempte de reproches, certains boulots administratifs ne paraissent pas aussi complexes qu’elle le dit et des erreurs de psychologie minimes pour nous, prendrons des proportions énormes là-bas. Mais ce qui surprend le plus le lecteur, c’est le caractère finalement assez souple de l’héroïne, elle ne souffre pas autant qu’on pourrait le croire, elle trouve même la situation presque drôle, « j’entrai dans une dimension autre de l’existence : l’univers de la dérision pure et simple. »
Au sortir de cette lecture très agréable où l’ironie et l’humour vont en couple que doit-on en retenir ? N’oublions pas qu’il s’agit d’un roman et non d’un essai sociologique, si de nombreux points sont certainement exacts, l’image du Japon ne sort guère des clichés habituels véhiculés par les esprits Occidentaux (« Au Japon, l’existence, c’est l’entreprise »). Où est la part du vrai et de l’inventé, cela n’a aucune importance en fait, puisqu’il s’agit d’un roman et qu’il est réussi. Concernant l’origine du titre, « Dans l’ancien protocole impérial nippon, il est stipulé que l’on s’adressera à l’Empereur avec « stupeur et tremblements »…

« Et en dehors de l’entreprise, qu’est-ce qui attendait les comptables au cerveau rincé par les nombres ? La bière obligatoire avec des collègues aussi trépanés qu’eux, des heures de métro bondé, une épouse déjà endormie, des enfants déjà lassés, le sommeil qui vous aspire comme un lavabo qui se vide, les rares vacances dont personnes ne connaît le mode d’emploi : rien qui mérite le nom de vie. Le pire, c’est de penser qu’à l’échelle mondiale ces gens sont des privilégiés. »
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La Différence au sens noble, 13 octobre 2008
Par 
Stephane (Nouméa, New Caledonia) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
Qu'il est bon de s'apercevoir à travers cette lecture que la différence des cultures est là et bien là, et sera certainement toujours un barrage efficace à la globalisation.
Ici, il est question d'analyse de comportement entre une même idée européenne ou japonaise. On se rend compte que le résultat est totalement différent et que parfois on en arrive à des situations paradoxales.
Se comprendre avant de communiquer est donc primordial.
Le roman est mené sans temps mort dans un style accessible à tous. Il se veut didactique pour bien appréhender les problèmes rencontrés par la narratrice. Il n'est pas dépourvu d'humour ce qui agrémente généreusement la lecture.
Quant au racisme, s'il faut y voir l'opposition simple de résultat d'analyse d'une même situation par deux cultures, cela s'arrête bien là. Ne nous cachons pas qu'il est sous-jacent par méfiance ancestrale et de par les guerres qui ont tiraillé l'Histoire. Aujourd'hui encore rien n'a changé, citons pour seul exemple les doutes quand aux élections américaines en ce moment !
En bref, ce livre est à lire sans aucune arrière-pensée, il permet simplement de comprendre qu'on ne vit pas ici comme ailleurs, et tant mieux.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Beaucoup d'humour!, 10 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
Avec Amélie Nothomb, il y a du bon et du moins bon... Mais pour Stupeur et tremblements, on est clairement dans le très bon ! Beaucoup d’humour et de finesse à travers les yeux de notre protagoniste, qui dépeint un Japon inexorablement ambivalent : cruel et implacable, notamment dans le monde du travail au cours des années 1990, mais aussi plein de charme et captivant, notamment dans le souvenir qu’elle entretient de ce pays (y ayant passé les 5 premières années de sa vie). On ne pourra rester indifférent devant ce pays unique, où l'immixtion d'une modernité implacable dans une tradition profondément ancrée a produit un syncrétisme fantastique. Pour peu que l’on s’intéresse un peu à l’Asie, on se prend au jeu !
Si vous avez aimé Stupeur et tremblements, je vous recommanderai les autres « japonaiseries » littéraires de Nothomb, qui constituent autant de fiction pseudo-autobiographiques complémentaires au Japon : La Métaphysique des tubes (petite enfance au Japon), Ni d’Eve ni d’Adam (à peu près au même moment que Stupeur et tremblement, mais sous un prisme différent), La Nostalgie heureuse (retour de Nothomb au Japon 10 ans après) en particulier.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellent mais à prendre au second degré., 9 mai 2009
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Stupeur et Tremblements (Poche)
Amélie Nothomb relate sa descente aux enfers dans la société nippone où elle est employée. Plusieurs fois, elle croira bien faire, mais mal lui en prendra. Elle payera ses erreurs "cash".

Amélie Nothomb a rédigé ce roman autobiographique comme s'il s'agissait des mésaventures d'une autre personne que de la sienne. Le résultat d'écrire avec cet état d'esprit déluré est sans retenue : corsé d'humour noir, humiliant et affligeant pour la protagoniste.

Certes, le portrait du mon professionnel Japonais n'est pas reluisant. Cependant, je ne pense pas qu'il faille considérer ce roman comme anti-japonais. C'est le monde professionnel avant tout qui est touché. Dans bien d'autres pays -dont des pays occidentaux, j'en suis certain-, le résultat n'aurait pas été plus probant. Puis, il s'agit un récit autobiographique. Amélie a vécu ces situations. Il est naturel, après de telles tribulations, d'en tirer des conclusions plus ou moins judicieuses. Pour finir, gardez à l'esprit qu'il s'agit d'Amélie Nothomb. Lisez ses autres romans et voyez si elle est plus tendre avec ce qui l'entoure.
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