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46 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Confidences d'un écrivain
Ce livre ne vous assome pas de conseils superflus. Stephen King ne s'adresse pas à vous comme un professeur mais comme un auteur qui se met à nu.

A travers sa biographie, vous serez tentés de trouver les raisons qui l'ont poussé a embrasser cette vocation. Après tout, devenir un des écrivains les plus connus et les plus...
Publié le 13 janvier 2008 par Portalez Eric

versus
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 King à livre ouvert
L'écrivain prolifique Stephen King livre quelques-uns de ses secrets de fabrication... On peut aimer ou détester l'oeuvre de cet abonné aux best-sellers, mais sa franchise ne peut laisser que recueillir de l'intérêt.
Là où d'autres parlent de l'indicible mystère de l'écriture, de don accordé à...
Publié le 17 décembre 2002


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46 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Confidences d'un écrivain, 13 janvier 2008
Par 
Portalez Eric (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture : Mémoires d'un métier (Poche)
Ce livre ne vous assome pas de conseils superflus. Stephen King ne s'adresse pas à vous comme un professeur mais comme un auteur qui se met à nu.

A travers sa biographie, vous serez tentés de trouver les raisons qui l'ont poussé a embrasser cette vocation. Après tout, devenir un des écrivains les plus connus et les plus lus au monde ne peut pas s'expliquer uniquement par la génétique.
Vous découvrirez aussi que son enfance, sans être hors-normes, dévoile des surprises qui horrifieront les plus sensibles d'entre vous. Avouez qu'un pet asséné en pleine face ne peut pas laisser sa victime inchangée, surtout quand cette dernière n'a que deux ans !

Stepen King mentionne à plusieurs reprises un ouvrage qui traite de style. Il en résume les différentes "règles" avec de nombreux exemples.
S'il ne s'exprime pas comme un professeur, il fait montre d'une pédagogie qui devrait vaincre les réticences des plus refractaires à reconsidérer leur "style". Plutôt que de vous dire "voilà comment vous devez faire", ce qui, par réaction, vous donnerez envie de violer ces commandemments, il use d'une technique très efficace : il vous confie ce qui l'horripile. Comment alors ne pas se sentir coupable d'énerver un potentiel lecteur (s'il écrit beaucoup, Stephen King lit aussi beaucoup).

Voici quelques conseils en vrac à s'efforcer de respecter. Vous en trouverez beaucoup d'autres dans le livre :

1) Supprimez tout ce qui est inutile.

Un exemple :
à :
"Le chien du voisin, un molosse dégoulinant de salive et aussi crasseux que peut l'être un paillaisson que l'on a pas secoué depuis des années, me sauta dessus en plein après-midi."
Préférez quelque chose comme :
"Stub, le chien du voisin me sauta dessus.
L'aspect hirsute du chien pourrait décrit avant ou après, dans d'autres phrases, si cela est vraiment utile. L'insérer dans cette phrase fait perdre à la phrase son sens d'origine : un chien vous saute dessus. N'essayez pas de multiliper les idées au sein d'une seule et unique phrase.

2) Ne cherchez pas un vocabulaire qui n'est pas le vôtre.

Quand vous écrivez une phrase, gardez à l'esprit que ce que vous venez d'écrire est plus proche du sens que vous vouliez donner que tout ce que vous pourrez écrire par la suite. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas vous relire (relire sert surtout à élaguer et déplacer des portions de texte), mais simplement qu'il ne sert à rien de passer 2 minutes à chercher des synonymes ou des périphrases pour des mots que vous jugez comme n'étant pas assez "class". Tout ce que vous réussirez sera d'apporter une lourdeur à votre narration.
Vôtre vocabulaire s'enrichira au fil de vos lectures.

...
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27 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent, 12 juillet 2004
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture : Mémoires d'un métier (Poche)
Stephen King nous dévoile qu'il est non seulement l'un des maîtres du thriller mais aussi un homme plein d'humour. Dans ce livre, il revient sur sa jeunesse et sur ce qui l'a poussé à écrire. Ce livre est à posséder par tous les fans de stephen King, et de tous ceux qui souhaitent se mettre à l'écriture (de bons tuyaux du maître King sont à découvrir).
Je vous promet que vous ne perdrez pas votre temps en le lisant.
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19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les recettes de l'écriture par Stephen King, 6 mai 2002
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture (Broché)
Tout le monde connaît cet écrivain, reconnu par un grand nombre de lecteurs assidus comme l'un des grands maîtres du thriller et de l'épouvante, qu'est Stephen King. On lui doit entre autre : La ligne verte, Misery, Shining, Carrie, La peau sur les os, Dolores Claiborne, Sac d'os, Dead zone, Salem, Simetierre, Cujo, Christine, Les yeux du dragon, et j'en passe… En tout, c'est plus de 40 romans et récits traduits en plus de 32 langues, ce qui fait de lui un des auteurs les plus lu au monde.
"La vie n'est pas faites pour soutenir l'art. C'est tout le contraire."
-S.K.-
Ce livre "Ecriture, mémoire d'un métier", n'est pas seulement un récit autobiographique nous contant la vie de Stephen King )aussi connu sous le pseudonyme de Richard Bachman) c'est aussi un essai sur la création littéraire des plus intéressant s'adressant au plus grand nombre dans un langage clair. Commencé en 1997, cet ouvrage resta longtemps dans un tiroir avant d'être repris en 1999 et achevé.
"Ce livre n'est pas bien long, pour la simple raison que la plupart des livres qui parlent d'écriture sont pleins de bétises. Les romanciers, moi y compris, ne comprennent pas très bien ce qu'ils font, ni pourquoi ça marche quand c'est bon, ni pourquoi ça ne marche pas quand ça ne l'est pas. J'imagine qu'il y aura d'autant moins de bétises ici que le livre sera court."
-Extrait de l'avant-propos 2 de Stephen King-
Ce livre contient 4 grands chapitres :
CV : Où King nous raconte sa vie tout en parlant de son parcours littéraire et de comment, en tant qu'écrivain, il s'est formé. Un parcours rassemblant certains de ces souvenirs de son adolescence jusqu'à ses débuts dans l'âge adulte des instantanés (que l'on retrouvera tout au long de ce livre) montrant comment les choses se sont passées pour lui et le processus qui l'a amené à devenir ce qu'il est aujourd'hui ainsi qu'une réflexion sur : qu'est ce qu'écrire ?.
BOITE A OUTILS : Quelques conseils sur l'écriture, la façon de lutter contre le découragement, le vocabulaire et ses pièges, la grammaire, les éléments de style, … Enrichis de phrases d'auteurs et de métaphore vraiment bien trouvée, cette partie se révèle être vraiment constructive pour ceux et celles qui aimeraient, un jour, se lancer dans l'écriture.
ECRITURE (quand on parle du loup…) : Une compilation des connaissances de King quant à écrire de bons romans. L'importance de la lecture et de l'écriture, les pièges à éviter ainsi que les astuces qui fonctionnent pour King. Les éléments d'une bonne histoire, les dialogues, les personnages,…
"Si vous voulez devenir écrivain, il y a avant tout deux choses que vous devez impérativement faire : lire beaucoup et beaucoup écrire. Il n'existe aucun moyen de ne pas en passer par là, aucun raccourci."
-S.K.-
DE LA VIE : UN POST SCRIPTUM : Où l'auteur nous raconte l'accident de la route qui aurait pu lui coûter la vie en 1999 et qui, par la suite, lui donna envie de finir "Ecriture", ce livre commencé en 1997. Dans cette dernière partie vous découvrirez un texte original de Stephen King (en V.O., mais ne vous inquiétez il y a une traduction à la fin) avant et après corrections ainsi que les raisons de ces rectifications. Vous y trouverez aussi une liste exhaustive des livres que l'auteur a aimé allant d 'auteurs comme Peter Abrahams, Michael Connely en passant par Charles Dickens et J.K. Rowling.
Lorsque l'on m'a offert ce livre, franchement je pensais, n'étant pas un fan des romans de Stephen King, que jamais je ne le lirais et que je le donnerais sûrement un jour à une de mes amies qui saura mieux apprécier que moi cet auteur. Mais dès les premières, j'avoue avoir été surpris, je m'attendais à une biographie narcissique, pompeuse et sans attrait comme pleines de détails insignifiants (ce que je reproche parfois aux romans de King) mais j'étais en fait très loin du compte.
Ce livre m'a beaucoup appris sur l'auteur et j'ai pus ainsi mieux le comprendre, et je dois dire que même si l'écrivain ne m'intéressait pas réellement, l'homme vaut la peine d'être connu. Ces 378 pages se lisent très vite, comme se déroulerait une conversation, et sa biographie comme son essaie sur l'écriture sont autant de riches conseils pour celui ou celle qui voudrait un jour se mettre à écrire un premier roman, qu'il soit fantastique ou d'un tout autre genre. En bref un bon livre de chevet qu'il serait dommage de rater. Bonne lecture !
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 laboratoire littéraire, 1 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture : Mémoires d'un métier (Poche)
Je ne reviendrai pas sur l’immense considération que je porte à Stephen KING en tant qu’auteur américain. Au-delà de l’étiquette parfois réductrice sous laquelle il évolue – celle vantée et diffusée par quelques collections éditoriales : horreur, terreur, fantastique – il se pose comme le digne héritier des lointains écrivains naturalistes et n’a rien à envier à ses éminents contemporains évoluant dans un registre dit « social ». Chacun de ses romans nous donne en effet à voir l’instantané d’une Amérique à une époque donnée, avec des personnages le plus souvent issus de la classe populaire, et la justesse absolue avec laquelle il dépeint le réel et la complexité de la mécanique humaine prend le pas sur les ficelles (parfois faciles) du fantastique qu’il cultive. Pour celles et ceux ayant parcouru ses grandes œuvres – Le Fléau, Ça, Carrie, La part des ténèbres, Shinning, Simetiere… – l’expérience de lecture mâtinée de quelques frissons d’angoisse laisse avant toute chose en mémoire le souvenir de personnages qui brillent moins par leurs attributs romanesques que par leur authenticité unique. Son œuvre, conduite par un imaginaire foisonnant, n’avait jusqu’à présent jamais profité d’un éclairage introspectif. Avec Ecriture, Mémoires d’un métier, KING se plie au jeu de l’analyse et de la révélation. Il convie son lecteur à pénétrer les arcanes de son activité créatrice, il nous ouvre la porte de son laboratoire littéraire.
Tournez les pages, et suivez le guide.

Ecriture, mémoires d’un métier : le titre français, fidèle traduction de son original, renvoie efficacement à la visée de l’ouvrage. Publié en 1999, cet essai – qui n’est pas que ça – se découpe en quatre parties : « CV », « Boîte à outils », « Ecriture », et « De la vie : un Post-scriptum ». Sa genèse d’écriture sort assez de l’ordinaire rédactionnel de l’écrivain pour être soulignée : KING envisageait en effet de consacrer un essai à son métier depuis le milieu des années 90. A la fin de l’année 97, il avait amorcé le projet de cet Ecriture, mémoires d’un métier, mais, ne sachant comment le mener à son terme, l’avait provisoirement mis de côté avec la perspective d’y revenir par la suite. Ce qu’il fit durant l’été 99, peu avant qu’un terrible accident ne manque de mettre un point final et prématuré à sa carrière littéraire comme à son existence. Deux années séparent ainsi la rédaction des parties « CV / Boîte à outils » et « Ecriture / De la vie… ».

Dans la première partie, l’écrivain campe le décor. Au travers d’une courte et croustillante autobiographie de 120 pages, il met en scène le personnage principal de cet essai : Stephen KING, l’écrivain. Retour sur sa jeunesse, sur les quelques heurts et carences de l’existence qui auront forgé sa personnalité et orienté son œuvre : l’absence d’une figure paternelle (son père ayant déserté le foyer à sa naissance) ; sa relation complice à son grand frère David, lui aussi garnement débordant d’imagination ; ses premières lectures, ses premiers films, ses premières nouvelles étonnamment précoces ; ses premières douleurs (son tympan percé à vif…). Stephen KING nous permet d’assister à l’épanouissement d’un talent en retournant méticuleusement le terreau propice dans lequel il s’enracine. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’arbre n’a pas poussé dans un jardin coquet… KING est un écrivain issu de la classe populaire. Une famille monoparentale, une mère qui trimait pour nourrir ses deux garçons, des fins de mois difficiles. Pourtant, le contact tactile et intellectuel avec l’écriture frappe très tôt le jeune KING : au collège puis au lycée, il tient ou participe à différents journaux. Il imprime lui-même son premier roman, avec une presse rafistolée avec l’aide de son frère. Il fait ses classes en envoyant régulièrement ses nouvelles à différentes revues. Il essuie une longue série de refus, mais persiste. Retour sur sa première nouvelle publiée. Sur son premier cachet… La trajectoire de KING impressionne moins par la reconnaissance qui la couronne que par la constance de l’effort et de la passion qui la préside. Car KING est et a toujours été un travailleur acharné. Cette première partie nous en donne l’illustration. L’occasion de constater aussi que les débuts n’ont pas été faciles. Il rencontre Tabitha, la femme qui partage encore aujourd’hui sa vie, en 1969, au détour d’un atelier de poésie à l’université. Leurs deux premiers enfants arrivent dans leurs trois premières années de mariage. Le couple vit dans la précarité. KING s’épuise dans une blanchisserie en dépit d’une licence en littérature anglaise qui pourrait lui donner accès à l’enseignement. Et les maigres revenus qu’il tire de la vente de ses nouvelles ne permettent pas à la petite famille d’envisager sereinement l’avenir. Il faut attendre le manuscrit de Carrie et son parcours éditorial exemplaire pour que KING passe de l’ombre à la lumière. Episode qui n’omet pas les anecdotes fomentant la légende (les premières pages du roman jetées à la corbeille par KING et sauvées par sa femme Tabitha). Une première partie qui, au-delà du CV formel, permet au lecteur de s’immiscer dans la vie intime de l’écrivain, au plus proche de ce qu’il a été et de ce qu’il est. Rien ne nous est caché. KING ne passe pas sous silence sa longue période d’addiction (aux drogues, à l’alcool), et le fait que certains de ses romans (Cujo, notamment) aient été composés dans un état presque second. C’est instructif, et ça vaut incontestablement le détour, pour les fans de l’auteur comme pour les aspirants écrivains…

La seconde partie entre dans le vif du sujet : l’écriture. KING, pragmatique de nature, use ici d’une métaphore qu’il file à bon escient : une « boîte à outils » que tout écrivain mécano en devenir devrait garder sous la main, et qui étage, sur ses quatre niveaux, des « clés » variées. C’est ainsi que dans le présentoir du fond, on pourrait trouver le vocabulaire, outil primaire à la construction (P134-139). Dans ceux du milieu, la grammaire (P139-144). Dans les tiroirs latéraux, le style (P144-152). Au dernier niveau, enfin, la notion de paragraphes (P152-159). Cette boîte à outils a un côté pratique et nous délivre quelques pistes intéressantes. C’est en farfouillant dans son troisième tiroir qu’on apprend que KING est un inconditionnel des verbes déclaratifs ou qu’il mène contre l’emploi des adverbes une croisade aguerrie… Seconde partie qui étale ainsi les bases de la matière littéraire, ce qui permet de mettre en forme l’imaginaire… Un fond auquel se consacre plus volontiers la troisième partie…

« Ecriture » est sans aucun doute le chapitre le plus formateur de cet essai. Il est introduit par une sorte de commandement suprême qu’on imagine scandé par un KING dans le rôle du professeur d’université sourcilleux : « Si vous voulez devenir écrivain, il y a avant tout deux choses que vous devez impérativement faire : lire beaucoup et beaucoup écrire. » (P170). Au fil de ce chapitre généreusement pourvu en réflexions et témoignages, KING expose ses méthodes de travail. Sa fréquence d’écriture, par exemple : 10 pages quotidiennes en moyenne, couchées le matin, avec une régularité jamais prise en défaut, même les dimanches et jours fériés, merci. Son cadre de travail : assis derrière son bureau, la porte fermée, mains sur le clavier de son Macintosh, avec une chaîne Hifi distillant en fond sonore quelques délicates mélopées de Metallica ou d’AC/DC. KING creuse en profondeur sa façon d’aborder l’acte d’écriture. Ce qui prime, dans sa perception globale de l’élaboration d’un roman, c’est une situation de départ – parfois résultante de la jonction originale d’idées souvent divergentes – dans laquelle sont amenés à se développer les personnages : « La situation vient en premier. Les personnages qui, au début, sont toujours sans reliefs et sans traits définis, viennent ensuite. » (P194). Loin de se revendiquer d’une école « d’écriture à programme » (comprenez qui s’inscrit dans un cadre préétabli et méthodiquement quadrillé), KING se rapproche davantage de la liberté d’une « écriture à processus » (Proust en est le plus illustre représentant). Il n’a pas de plan précis pour conduire son intrigue, bien qu’il possède (parfois) une vague idée de sa finalité. Ce sont les personnages qui suivent leur propre voie et construisent leur histoire… Image un brin poétique de l’écrivain se cantonnant au rôle de simple scribe prenant en dictée la libre évolution des personnages tirés de son imaginaire. Si la construction s’improvise, elle repose néanmoins sur des fondamentaux qui pourraient se réduire au nombre de trois : « De mon point de vue, un roman, une histoire, comporte trois éléments : la narration qui fait avancer le récit […] ; la description, chargée de créer une réalité sensorielle pour le lecteur ; et les dialogues, qui donnent vie aux personnages à travers leurs échanges verbaux. » (P192). KING a le bon goût de nous expliciter par la démonstration leur potentiel intrinsèque comme leurs vertus (les descriptions : P206-214 ; les dialogues : P214-224 ; les personnages : P225-232). Bien sûr, il s’appuie sur des exemples tirés de sa propre bibliographie, et c’est avec un intérêt sournois que l’on se voit gratifier de tel éclairage sur Misery (P195-199), de tel autre sur Le Fléau (P239-246), ou de tel autre sur Dead Zone (P228-231)… KING s’attaque aussi à d’autres versants de son métier d’écrivain, comme les thématiques qui façonnent son œuvre (P247), le symbolisme de certains de ses textes, le travail de recherches préalables… Dans son souci de précision, il n’oublie pas d’aborder les suites d’un premier jet voué à un lent travail de maturation : le travail de relecture et de réécriture (pour KING, deux moutures suffisent : un premier manuscrit faisant office de « brouillon », un second rehaussé de corrections et séparé du premier par un intervalle de six semaines), l’épreuve du premier avis formulé par un comité restreint de « Lecteurs Idéals ». On retiendra de cette masse d’informations une formule qui semble avoir fait ses preuves : « Version 2 d’un manuscrit = Version 1 - 10% ». Pour clore le parcours d’un roman qui part des prémices de sa création pour aboutir à sa publication officielle, KING nous soumets quelques conseils quant à la façon d’accrocher un agent littéraire. La boucle est ainsi bouclée. Et ne reste plus qu’au jeune écrivain à mettre en pratique ces innombrables conseils en s’attelant à la tâche aussi sec …

La dernière partie de cet essai, intitulée « De la vie : un Post-scriptum », fait curieusement écho à la première. KING se met de nouveau en scène, mais dans un contexte beaucoup plus proche de son temps de rédaction puisqu’il retrace l’accident dont il a été victime durant l’été 99 et qui a bien failli lui coûter la vie. C’est peut-être dans cette dernière partie, qui paraît accessoire de prime abord, que l’écrivain nous dévoile sa conception la plus personnelle de l’écriture : un acte nécessaire, une démarche cathartique qui aide à surmonter les plus âpres difficultés que la vie nous réserve. Petit touche d’émotion qui vient couronner un essai parfois pluridirectionnel, mais qui possède le mérite d’être frappé au coin d’une honnêteté sans détour.

Essai autobiographique ; valise à conseils et à idées ; méthode d’analyse ; rétrospective d’une œuvre ; témoignage humain d’une résurrection… Ecriture, mémoires d’un métier est un objet protéiforme qui décortique les mécanismes de la création littéraire en s’appuyant sur l’expérience d’un des maîtres du genre fantastique. Jamais avare, toujours pertinent, regorgeant d’illustrations qui tombent à pic et de témoignages on ne peut plus légitimes, il s’avère une petite mine pour les aspirants écrivains comme pour les lecteurs inconditionnels de l’auteur américain.
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24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il donne envie d'écrire, 1 mars 2004
Par 
Daniel Fattore "Fattorius" (Fribourg, Suisse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture : Mémoires d'un métier (Poche)
Avec cet ouvrage excellent, Stephen King contribue largement à sa légende d'auteur maudit puis adulé en écrivant ce livre... et en le faisant paraître. Il y mêle souvenirs personnels et trucs de métier, égrenant ses premiers jobs (Stephen King gagnait plus comme blanchisseur la nuit que comme enseignant le jour... le saviez-vous?) et ses premiers manuscrits refusés. Des refus qui sont autant d'expériences dont il nous fait part, en toute simplicité.
L'auteur révèle à l'écrivain en herbe un chemin semé d'embûches, étroit et difficile. Mais il lui donne également l'envie irrésistible de se lancer, d'essayer... pourquoi pas, si l'on y croit?
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Humour et professionalisme, captivant !, 14 octobre 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture : Mémoires d'un métier (Poche)
J'ai beaucoup aimé l'humour de Stephen King quand il décrit sa vie, de ses débuts jusqu'à la consécration (dans la première partie du livre). Dans la deuxième partie, King donne des conseils fort utiles pour ceux qui souhaitent écrire un roman, une fiction donc. Le seul petit reproche que j'aurais à faire en tant qu'auteur anonyme qui termine actuellement son tout 1er roman, c'est au niveau de la méthode d'écriture. Stephen King a une façon bien particulière de procéder et il nous l'explique : il écrit ses romans sans élaborer de plan au préalable. Sur le papier, on se dit :
"Wouaw, super, ça a l'air si simple! Je vais faire pareil et partir dans un délire créatif plein de rebondissements."
Sauf que, dans la pratique, pour avoir au départ essayer cette technique, je peux vous dire que c'est extrêmement casse-gueule. A moins d'être un génie de la plume, on s'embourbe très vite dans des voies sans issue. J'ai galéré pour remonter la pente et repérer où mon roman a commencé à partir dans tous les sens. Mais c'est aussi un peu ce qui arrive aux romans de King : son synopsis et son début sont bien construits, mais à partir d'un certain moment, on sent que ça part dans une belle envolée lyrique très fantastique propre à King. Après, on aime, ou on n'aime pas. Pour ce qui est de ses conseils sur le style de l'écriture, King a raison : supprimer au maximum les adverbes, ils alourdissent le texte et ne sont pas toujours nécessaires. Un bon achat que je ne regrette pas.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 tout simplement top, 8 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture : Mémoires d'un métier (Poche)
J'ai pris ce livre car j'ai l'envie d'écrire...Pourquoi celui là particulièrement? Stephen King est l'un des plus grand écrivain à succès. On aime ou on n'aime pas le style mais ces explications sont vraiment top.
Le seul hic... Vous ne lirez plus aucun roman comme avant. Soyez pret à devenir vraiment critique...

Une bien belle façon de "rencontrer" le maître dans une ambiance "autour d'un café" et d'apprendre quelques ficelles du métier.
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 King à livre ouvert, 17 décembre 2002
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture (Broché)
L'écrivain prolifique Stephen King livre quelques-uns de ses secrets de fabrication... On peut aimer ou détester l'oeuvre de cet abonné aux best-sellers, mais sa franchise ne peut laisser que recueillir de l'intérêt.
Là où d'autres parlent de l'indicible mystère de l'écriture, de don accordé à quelques élus, Stephen King, lucide et totalement décomplexé sur sa propre production, donne des pistes précieuses aux novices désireux de tenter l'aventure de l'écriture...
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'autre visage de Stephen King, 14 septembre 2001
Par 
Mion Corinne (Puget-sur-Argens France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture (Broché)
Déjà, avec Coeurs perdus en Atlantide nous avions pu découvrir un écrivain surprenant, pas seulement un grand spécialiste de la terreur. On aurait même tendance à dire que Stephen King, avec l'âge, se bonifie. C'est du moins la sensation que l'on ressent en lisant Ecriture, un fabuleux livre sur le sujet de la création qui titille nos esprits de lecteurs avides. On y découvre un long passage autobiographique qui démontre habilement comment l'auteur est arrivé à écrire de la terreur. Suit alors la partie traitant de la crétion à part entière. C'est ici que King nous met en garde. Si nous ne voulons pas prendre la chose au sérieux, autant refermer le livre. Alors, à chacun de faire son choix. Cependant, il y a dans ces pages bien des épisodes qui fascineront à n'en pas douter les plus curieux.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 5/5, 22 janvier 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecriture : Mémoires d'un métier (Poche)
Une autobiographie ainsi que de nombreux conseils sur l écriture sans avoir la grosse tête. Et lecture tres agreable. A lire si vous ecrivez.
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