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1935. Stefan Zweig a publié l'année précédente la grande biographie Erasme. Il a déjà écrit nombre de chefs d'oeuvre hors le champ de la biographie dont le sublime roman Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (1929).

Six nouvelles brèves nous sont proposées dans un style qu'affectionne l'auteur. Le récit est ramassé. Rien ne traîne par hasard. L'efficacité du scalpel des âmes. Voici l'humaniste observateur, grand psychologue, philosophe, qui invite le lecteur pour lequel il nourrit non seulement le respect le plus profond, mais même, l'amitié à se pencher sur l'étude de cas.

Votre journée, harassante, sans doute, vous a asséché l'esprit. Prenez le temps de répondre à l'invitation de Zweig. Il est assis, vous attend dans son fauteuil club. Vous parlez. Il vous écoute, patiemment ; puis, le moment venu, vous conte une histoire. Vous buvez ses paroles et étanchez votre soif de comprendre.

Les héros sont tous singuliers, car dessinés de manière originale. Certains sont détraqués, déséquilibrés ... par la faute du temps orageux ("La femme et le paysage"), d'une maîtresse de maison acariâtre car délaissée ("Leporella"), une peur adultérine ("La peur"), une passion hors norme ("le bouquiniste Mendel"), une profession hautement risquée ("Révélation inattendue d'un métier") et l'étrange ("La collection invisible").

Vous savourerez des phrases aussi sages et évocatrices que :

"Mais il est une mollesse de l'atmosphère qui rend plus sensuel que l'orage ou la tempête, une modération du bonheur plus énervante que le malheur. La satiété irrite autant que la faim, et la sécurité, l'absence de danger dans sa vie éveillait chez Irène la curiosité de l'aventure."

"La nuit s'étendait à l'infini devant la maison éclairée. La vallée semblait engloutie, et le ciel brillait d'un éclat mouillé et voilé. Là non plus aucun changement, aucune fraîcheur, mais partout se retrouvait cette union dangereuse de la soif et de l'ivresse, que j'éprouvais dans mon propre sang. Quelque chose de malsain, d'humide, comme la sudation d'un fiévreux, traînait sur la campagne qui exhalait une vapeur laiteuse (...)".

Bonne lecture.
77 commentaires| 18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 août 2008
Quand je ne sais plus quoi lire, je relis Sweig. à lire, à découvrir, à relire, aucun document de sa plume n'est à rejeter, les biographies, les romans, les nouvelles.
Toujours un bonheur intense de lecture
0Commentaire| 21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 novembre 2010
On m'a donné en cadeau un livre de Zweig, et après lecture, j'ai acheté immédiatement deux autres livres par cet auteur. Une réelle découverte. Style précis, choix de mots merveilleux (dont la traduction en français est vraiment excellente), et histoires courtes mais toujours mémorables.
0Commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Géniale observation de nos comportements de pauvres humains ! Les six nouvelles sont passionnantes, nous tiennent en haleine et nous font parfaitement ressentir les angoisses liées à la peur.
A lire absolument.
0Commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
La peur est l’un des recueils de nouvelles les plus connus et fameux de Stefan Zweig. Six nouvelles le composent, avec pour thème commun différents types de tensions ou angoisses, dont le paroxysme est atteint par la peur, qui est le titre de la première nouvelle et donne son titre à l'ensemble :

1) La peur

"La peur est bien pire que la punition, parce que cette dernière est quelque chose de précis ; forte ou petite, elle est toujours préférable à la tension horrible de l'incertitude."
Cette phrase, prononcée par l'un des personnages, est à la fois emblématique de ce dont il va être question dans cette nouvelle et suffisamment énigmatique pour que je ne vous en dévoile pas prématurément le contenu.

"La peur" constitue, de mon point de vue, l'une des meilleures nouvelles de Stefan Zweig.
L'auteur, pour ceux qui connaissent bien ses oeuvres, nous a habitué à la finesse des ses analyses psychologiques, à ce qu'il parvient à communiquer de façon remarquable et même incroyable à ses personnages.
Ici, nous sommes dans l'accomplissement ultime et la représentativité parfaite de ce qui constitue le caractère unique et la qualité de ses nouvelles.
On adhère parfaitement au personnage, sans le juger, on se confond avec lui et ressent pleinement la tension qui le hante, le ronge jusqu'au plus profond de son âme.

Le sujet : une femme bourgeoise, probablement en mal d'événements qui changent de l'ennui du quotidien, malgré une vie accomplie d'épouse et de mère qui ne manque de rien, ou justement parce qu'elle ne manque de rien, commet l'adultère.
Déjà angoissée et quelque peu nerveuse chaque fois qu'elle quitte les bras de son amant, certains événements vont nettement accroître sa tension et mettre ses nerfs à rude épreuve, lui donnant quelques raisons sérieuses de paniquer.

Une tension permanente, pour une nouvelle forte et surprenante jusqu'au bout.

2) Révélation inattendue d’un métier

Une nouvelle fois, nous nous trouvons ici dans l'évocation de la psychologie humaine, ses ressorts, sa part secrète, magnifiquement décrites et mise en lumière par cet expert en description du ressenti humain qu'est Stefan Zweig.
Un homme, qui éprouve le grand plaisir de venir retrouver Paris l'espace de quelques jours, après ne pas avoir eu la chance de venir la visiter durant quelques années, décide de se livrer à un petit jeu qu'il affectionne : suivre une personne et observer ses déplacements, ses agissements, ses moindres gestes, caractéristiques de sa personnalité. Et deviner ainsi qui peut se cacher derrière cette âme, ce qui la caractérise, ce qu'elle peut ressentir.
Mais pour cela, il convient de ne pas retenir n'importe qui.
Après une bonne demi-heure qui s'avère non concluante, l'homme s'apprête à abandonner, lorsqu'il remarque cet homme au pardessus jaune élimé, dont l'attitude l'intrigue.
La personne idéale pour ce petit jeu d'observation.

Mais qui se cache derrière cet homme et que fait-il au juste ?
C'est ce que Stefan Zweig va nous permettre de découvrir, en adhérant une fois de plus au personnage, avec lequel on se prend à se confondre, en oubliant temporairement ses a priori et ses principes les plus absolus.

3) Leporella

Fidèle à lui-même et à l'intérêt qu'il porte à tous les êtres dans leur grande diversité, Stefan Zweig s'intéresse ici à une femme d'un milieu paysan peu gâtée par la vie et à laquelle pas grand monde porterait une véritable attention dans la vie de tous les jours.
Stefan Zweig va tenter de comprendre ce qui peut bien se passer dans cet esprit simple. Il va s’évertuer à percer cette carapace inexpressive afin d'y mesurer la capacité (ou non) à éprouver des sentiments ou états d'âme, quels qu'ils soient.
Une nouvelle peu ordinaire, qui nous plonge à la fois dans un certain malaise et parvient à nous surprendre.

4) La femme et le paysage

Plus descriptive et un peu moins forte que les autres, de mon point de vue, cette nouvelle se déroule dans une atmosphère enfiévrée de canicule, qui plonge les personnages dans une sorte de torpeur et où le temps semble comme arrêté…

5) Le bouquiniste Mendel

Une histoire qui sonne vrai, qui semble surgie de notre passé comme pour porter témoignage de la vie de certains personnages tout droit sortis d'une époque que l'on peut considérer comme révolue, surtout à l'ère du livre électronique.
Celle d'un bouquiniste hors pair, doté d'une mémoire exceptionnelle lui permettant de retenir des milliers de titres de livres, parmi les plus introuvables, accompagnés des noms de leur auteur, du nombre de pages, l'année d'édition, le prix de vente et force détails supplémentaires, comme l'endroit où les dénicher. Et le tout sans prise de notes. Absolument prodigieux.
Un personnage rare et, c'est certain, comme on n'en fait plus.

Un personnage d'autant plus singulier et unique, tellement absorbé dans son univers livresque et occupé à rendre service pour presque rien, lui qui ne vit que de peu, en renseignant ceux qui le veulent sur les ouvrages vers lesquels les guider pour une recherche, qu'il ne va même pas se rendre compte de l'apparition de la première guerre mondiale emportant pourtant le monde, et en particulier l'Europe dans les tourments les plus cataclysmiques.
Mais il se pourrait bien, qu'à son corps défendant, les événements le rattrapent, à sa grande stupéfaction, lui qui, aussi incroyable que cela puisse paraître, ne s'était vraiment rendu compte de rien, tant il ne faisait pas partie de ce monde.

6) La collection invisible

Cette histoire est bien triste, car parfaitement évocatrice d'une certaine réalité : celle qu'on connue les allemands lors de la terrible période de l'hyper-inflation dans les années 1920.
C'est donc une excellente idée de la part de Stefan Zweig que de s'être intéressé à ce sujet et rendu ainsi hommage à tous ceux qui ont souffert terriblement de cet épisode peu glorieux de notre histoire.

Le point de départ : un antiquaire, au cours d'un voyage en train, narre à l'un de ses clients occasionnels la plus extraordinaire des expériences qui lui soit arrivée au cours de ses trente-sept années de carrière dans son métier.

Un recueil fabuleux. A lire pour le plus grand des plaisirs.
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le 22 février 2009
Stefan Zweig est un auteur dont les lignes se lisent et se relisent sans lassitude. La peur m'a tenu en haleine du début à la fin et je sentais mon cœur emplit de cette peur qui nous enveloppe. J'ai découvert un auteur de talent. En un mot, j'adore.
A conseiller et à offrir.
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le 5 février 2014
Je suis grande amatrice de l'auteur et c'est un livre de plus qui régale dans la forme d'écriture de Zweig. Une petite perle de plus dans ma bibliothèque.
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le 20 novembre 2015
Peinture psychologique d'une finesse extraordinaire. Style d'une richesse parfaite. Un livre formidable que je conseille vivement. du meilleur Stephan Zweig qui ne décevra personne.
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le 3 mars 2016
Écriture superbe, récits magistraux et ramassés : un pur plaisir ! La maestria du conteur qu'est Zweig opère ici de façon magistrale. A recommander chaudement.
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