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le 3 février 2006
Encore ne suffit-il pas de survivre, il fallut pouvoir revenir encore. Chronique de son retour d'Auschwitz, ce récit de Primo Lévi constitue la suite de "Si c'est un homme", que je recommande vivement de lire auparavant. Après avoir vu la mort- être mort même, comme l'a dit Jorge Semprun, mais on comprendra plus loin pourquoi - , Primo Levi raconte donc son interminable odyssée dans l'empire soviétique en constitution. Sans pathos, car c'est son style, il trace les portraits de personnages croisés au hasard des rencontres, d'anciens déportés, comme lui, qu'il ne nous raconte pas dans leur confrontation avec la mort mais avec la vie, dans cette situation inédite, après des mois de déportation, où chacun doit faire preuve de débrouillardise pour améliorer une existence qui, si elle n'est plus en sursis, n'en demeure pas moins précaire.
Ce n'est donc pas la radeau de La Méduse que dépeint Primo Levi, et autant pour ceux qui auraient pu croire que les déportés auraient tous pu prendre la pleine mesure de leur expérience inhumaine aussitôt sortis du Lager. Non, condamnés à rester encore de long mois entre compagnons d'infortune, ceux dont Primo Levi nous parle ont vécu une trompeuse période de réadaptation parmi ceux qu'ils croyaient être des vivants avant de réaliser, de retour chez eux, que, tout simplement, eux-mêmes et leurs semblables, ils étaient morts. Voilà ce qu'on peut comprendre en refermant "La trève", c'est que tout le problème qui aura poursuivi Primo Lévi durant son existence aura été : comment redevenir un homme ? Pour cela, il fallait parvenir à faire comprendre l'expérience des camps à ceux qui ne l'avaient pas vécu, mais l'entreprise était perdue d'avance ; comment parviendriez-vous à mettre des mots sur une épreuve qui vous aurait totalement submergée car vous n'auriez pu la traverser qu'en renonçant à ce que vous êtes ? Finalement, comment raconter une absence ? C'est Lazare ressuscité qui dirait "Est-ce que je suis vivant ?"...
En nous laissant subtilement deviner toute la détresse d'un homme qui découvre qu'il n'est plus quoiqu'il soit toujours vivant, cette lecture nous permet de réaliser que notre statut d'homme est bien fragile dans ce monde. Aussi "Si c'est un homme" et "La trève" constituent-ils un formidable témoignage qui illustre bien cette vérité que l'anthropologue Edmund Leach a énoncé dans sa célèbre conférence sur "L'unité de l'homme", à savoir que cette unité est une invention culturelle qui s'est imposée tardivement car elle n'a jamais totalement dépendu de preuves naturelles, aussi patentes soient-elles. Autrement dit, nous sommes les gardiens de notre propre temple. Il ne nous suffit pas de naître pour être un homme ; aussi constitutif qu'il soit de notre existence, c'est un statut qui peut nous être dénié un jour.
A lire et relire donc, pour exercer sa vigilance.
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le 2 juin 2005
Ce livre est la suite de Si c'est un homme. Primo Levi y raconte son retour, qui commence à la libération d'Auschwitz et qui le conduira chez lui, à Turin, mais aussi de ceux qu'il a croisés.
Difficile de résumer ce chef d'oeuvre, de ces destins d'hommes qui réapprennent à vivre, dans ces tous premiers moments de libération : la guerre n'est pas tout à fait finie, et progressivement, la situation devient moins chaotique. C'est un livre qui sonne comme un hymne à la vie, qui est moins pesant que Si c'est un homme.
Pourtant, on réfléchit sur le titre, la tregua, ou la trève ; titre curieux, puisqu'une trève n'est qu'un moment de répit, un moment de liberté qui est censé prendre fin.
Est ce à cause de la guerre qui n'est pas finie ? De la peur des russes ? Ou parce qu'après tout, Primo Levi sent qu'il ne sera jamais tout à fait libre ?
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Le livre raconte la quasi-année que passa Primo Levi à rejoindre son Italie natale après sa libération d'Auschwitz en janvier 1945 : il recouvre peu à peu la santé, la faim le tenaille toujours, il rencontre un tas de personnages pittoresques, quelques jeunes femmes le troublent, il reprend goût à la vie...
Ecrit sur le mode des "tribulations d'un Juif en Europe centrale", l'écriture est fluide, élégante, jamais maniérée, et le livre recèle de nombreux moments franchement comiques, ce qui le rend encore plus agréable à lire.
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le 14 novembre 2013
après avoir apprécié la lecture du premier tome " si c'est un homme " , la lecture de " la trêve " a été un plaisir. Ces 2 livres sont des récits historiques et autobiographiques de grande valeur. L'auteur ne tombe pas dans la haine qu'aurait pu engendrer ce qu'il a vécu de plus horrible, il nous plonge dans la réalité de l'histoire. Je recommande ces lectures à tous. Belles leçon d'humanité. Dommage que l'auteur ait eu une fin si tragique, ne nous laissant pas l'opportunité d'autres belles lectures.
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le 25 décembre 2002
La trêve raconte le retour des rescapés des camps de la mort à travers une Europe détruite. Primo Levi nous expose le sentiment de liberté retrouvée des survivants d'Auschwitz car la guerre est finie et ils sont bien libres. Mais les souffrances, les privations, les douleurs ne cessent pas du jour au lendemain.
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Le dur retour à la vie après les camps. Le héros semble s'émerveiller sans cesse de la diversité humaine qu'il redécouvre et c'est sans les juger (mais avec clairvoyance) qu'il nous décrit les hommes qui l'ont entouré pendant cette période. Certains passages sont franchement comiques, en particulier ses descriptions de la non-organisation russe (difficile de lire ce livre sans devenir férocement russophile!). Un livre plein d'amour des hommes servi par une écriture magnifique.
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le 15 août 2013
Ce livre est écrit avec une infinie finesse. Dans ces moments si cruels, l'auteur ne manque ni d'humour, ni de courage, ni surtout d'une clairvoyance permettant aux êtres la survie dans des conditions extrême de dureté. Bravo et quelle tristesse que l'auteur soit parti si vite.
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C'est un long périple que parcoururent, en 1945, les concentrationnaires survivants des camps de la mort pour rallier leur mère patrie.
Cette sortie de l'anéantissement, de la mort vécue vivant, ce retour vers quelque chose de l'ordre du normal,exigeait (peut-être) une espèce de traversée d'un espace immense comme le firent les Hébreux après la sortie d'Egypte.
Ce moment suspendu où Primo Levi quitte la chose Somogyi pour finir par embarquer du coté d'Odessa sur un transport maritime direction l'Italie pouvait laisser espérer une espèce de trève dans un esprit subjugué par le Mal Absolu, une indicible souffrance et une extrême culpabilité.
On sait qu'il n'en fût rien et que les forces de mort finirent par le faire sauter dans le vide.C'est déjà miraculeux qu'il nous ait donné des livres qui comptent ("L'ecriture ou la vie" disait Semprun).
La Trêve porte bien son nom, moment iréel, presque heureux car il ne s'y passe rien qu'une sorte de fausse cicatrisation. Le souffle de Mort ayant cessé, Primo Levi pouvait, un instant, croire que les choses se remettraient d'une certaine façon en route. Cela n'était évidemment pas possible.
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le 2 janvier 2015
A l'approche de l'armée soviétique, les prisonniers du camp d’Auschwitz ont été emmenés en Allemagne. Les survivants de cet exode ont été libérés par les américains. La majorité des récits des survivants raconte cette triste épopée.
Ont été laissés à Auschwitz, les gravement malades incapables d'être déplacés. Parmi ceux là : Primo Lévi qui nous raconte le périple des rares survivants avec l'armée Russe.
Ce témoignage unique (à ma connaissance) est exceptionnel à la fois par sa qualité et sa rareté.
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le 17 février 2013
Très grand livre écrit par un très grand écrivain. Ce livre raconte une partie de la vie de son auteur. Réserver à un public averti.
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