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4,1 sur 5 étoiles
Format: PocheModifier
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On connaissait L'histoire de l'amour, il faudra désormais compter avec cette histoire de l'oubli. Il n'y a pas à dire, les auteurs américains sont vraiment doués quand il s'agit de construire et de raconter une histoire, et quand on sait que ce jeune auteur-là n'a que 26 ans, on peut bien admettre que son premier roman tient du prodige.
Une construction alternative comme il faut, du tragique et de l'humour, une fable étrange qui se mêle à l'ensemble et sert de passerelle, du romanesque fantasque, du drôle et du sérieux, c'est un roman ambitieux qui tient toutes ses promesses.
Ecrire sur une variante de la maladie d'Alzheimer qui touche précocement les membres d'une famille, en remonter le fil historique et en élaborer une histoire parfois aussi sérieuse que fantaisiste, voilà qui a de quoi vous souffler quand vous avez un tel résultat entre les mains.
Abel est un vieil ermite bossu qui a vu mourir son frère de cette maladie, et qui n'a jamais revu sa fille depuis plus de vingt ans. Seth est un adolescent de 15 ans qui n'accepte pas la maladie de sa mère et souffre terriblement de ne rien savoir de son passé. Elève solitaire et surdoué, il va se plonger dans toutes sortes de lectures sur la dégénérescence neurocognitive, et tenter de reconstruire le passé de sa mère. Bien évidemment les personnages vont se rejoindre, se mêler à d'autres longues histoires au travers desquelles S. Merrill Block démontre tout son talent de conteur ! Prodigieux, vraiment.
0Commentaire25 sur 25 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
1000 PREMIERS RÉVISEURSle 16 février 2011
La mémoire.
Quoi de plus naturel ? C'est cette alchimie étrange qui permet à l'homme de s'orienter dans l'existence que Stefan Merrill Block place au coeur d'un étonnant roman.
Une forme rare (et imaginaire) de la maladie d'Alzheimer lui permet d'organiser un récit autour de trois axes :
- un ado reconstituant l'arbre généalogique d'une pathologie,
- un bossu vivant "bizarrement" entre son frère et sa belle-soeur,
- le monde d'Isadora, la planète où la mémoire n'existe pas.
Le lecteur se retrouve ainsi au coeur d'univers déstructurés, qui vont s'organiser de façon parallèle puis convergente.
Avec un vrai talent (mais aussi des longueurs parfois -volontairement ? - soporifiques), l'auteur réussit à placer les neurosciences et l'une des angoisses de notre temps comme fils conducteurs d'un récit nécessitant calme et concentration dont on ressort avec la mémoire toute "ébouriffée" ...
0Commentaire7 sur 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
2 histoires en parallèle qui finiront par se rejoindre : une sur la quête d'un jeune homme à la recherche de ses origines pour mieux comprendre celles de la maladie d'Alzheimer familiale précoce dont est touchée sa mère et l'autre d'un vieil homme bossu qui nous fait partager sa solitude à travers ses souvenirs.
Un livre poétique tout en étant dur à certains moments.
Un livre qui touche d'autant plus quand on a soi-même un proche atteint de cette maladie...
0Commentaire4 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
VINE VOICEle 28 mai 2011
Le personnage principal de ce superbe roman est peut-être la mémoire.
Mémoire d'Abel, vieillard solitaire,exclu de la société à la fois par les aléas de la vie, par goût personnel et par un monde égoïste: il raconte l'histoire de sa famille et de la malédiction qui la poursuit. Un côté héros tragique chez ce personnage (Un personnage racinien du XXIème siècle) qui ne peut échapper à son tragique destin, entraîné par une sorte de fatalité contre laquelle il ne peut rien: fatalité génétique, avec la maladie familiale, mais aussi affective, avec cet amour contre lequel il ne peut lutter (et c'est aussi à Quasimodo que l'on pense: Abel, le bossu amoureux fou de la belle Mae/Esméralda). Personnage émouvant et attachant.
Mémoire de Seth,second narrateur, qui, pour comprendre la maladie de sa mère va fouiller dans le passé proche et le passé lointain afin de trouver les réponses aux multiples questions qu'il se pose. Lui aussi, solitaire, lui aussi affublé d'un problème physique qui l'exclut, mais lui aussi aimant cette solitude et s'y complaisant. Héros d'un autre genre, Seth veut se battre contre la malédiction qui poursuit les siens. Il part donc dans une quête à la fois scientifique et généalogique. Lui aussi, émouvant et attachant.
Mémoire du monde d'Isidora, ce conte étrange transmis de génération en génération par les différents malades et auquel chacun a ajouté un peu de lui-même. Conte, sorte de métaphore positive de la maladie d'Alzheimer, puisque, dans le monde d'Isidora le bonheur est dans l'oubli...
Un très beau roman dans lequel chaque personnage, même de second plan, a une vraie place, une vraie personnalité, une vraie vie, si bien que, chacun d'eux, reste dans notre mémoire.
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le 1 novembre 2011
Seth est un adolescent renfermé, en quête d'amour et de savoir, qui tente de démêler le lourd secret familial. Abel est un vieil homme hanté par les souvenirs, empêtré dans son douloureux passé.
Ils sont liés par un même conte familial qui se transmet de génération en génération pour apaiser les souffrances des malades d'Alzheimer et de leurs proches : une terre nommée "isidora" où hommes et femmes ne vivent que dans le présent, heureux et libres, débarrassés du passé et du futur.

Un roman qui raconte une malédiction familiale, la souffrance de ceux qui se souviennent ou qui oublient, des malades autant que de ceux qui les entourent. L'imaginaire coloré côtoie et adoucit la science trop froide. Un premier roman très réussi malgré peut-être quelques longueurs.
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le 9 décembre 2012
J'ai moyennement aimé ce livre. Si l'histoire , pourtant aurait pu être rondement menée, les investigations du jeune homme sur la maladie d'Alzheimer sont parfois longues et trop détaillées ...
J'aurais aimé être plus au centre de l'histoire familiale du jeune homme ... C'est un peu long, la lecture s'enlise un peu. cependant intéressant sur la maladie et ses conséquences ... sans plus.
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le 2 novembre 2014
Parce qu'il est possible de parler de la maladie d'Alzheimer en littérature sans disséquer les malades mais en s'ouvrant à la famille. Ce livre, très sensible raconte l'histoire d'un ado qui cherche à remonter à ses racines et comprendre pourquoi l'oubli peut être finalement salvateur. Le style simple faussement naïf ne masque pas la portée de l'idée.
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le 14 septembre 2012
Après quelques instants appréhension à débuter un roman sur un sujet aussi noir que la maladie d’Alzheimer, j'ai rapidement été happé par le style très original de l'auteur. Le récit est très prenant, alterné avec une fable poétique qui permet de dédramatiser le récit. Tout ceci en fait un roman original, intelligent et rythmé.
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le 21 août 2012
Tout est déjà dit dans les autres commentaires quant à l'histoire, ou plutôt aux histoires du livre.
Prenant, invitant à la réflexion, touchant, Histoire de l'oubli se paye le luxe de faire sourire voire rire, et puis aussi presque pleurer...
Un grand moment de lecture
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le 7 juillet 2009
Trois voix se partagent le récit : celle d'Abel qui raconte son histoire des années 50 à nos jours ; celle de Seth, adolescent de quinze ans dont la mère souffre d'une forme rare de la maladie : la variante EOA-23 de l'Alzheimer familial à début précoce ; et les bribes d'une histoire enchantée, celle du royaume d'Isidora, que les victimes de cette maladie se racontent depuis très longtemps.
On ne sait pas au départ quels liens lient Abel et Seth, ce n'est que progressivement et habilement que l'auteur sème des indices qui permettent au lecteur de tisser la toile de cette belle et tragique histoire familiale. Seth est le principal artisan de cette chronique, lui qui cherche à comprendre comment se transmet le gène coupable. Le nez dans les livres puis, en menant sa propre enquête auprès des malades et de leurs proches, il comprend que tous descendent d'un seul et unique personnage, Alban Mapplethorpe, une aberration de la Nature, fruit d'un triste hasard. Sur un ton humoristique, Stefan Merrill Block nous conte les multiples aventures amoureuses de ce lord malheureusement très prolifique en rejetons. Il pouvait d'un jour sur l'autre promettre ciel et terre à la même femme que la veille, et jurer sans mentir qu'il n'en avait jamais culbuté d'autres. Certains de ses enfants illégitimes héritèrent du gène dénaturé, d'autres pas. Sa descendance s'éparpilla aux quatre coins du monde, jusqu'aux Etat Unis et à la famille de Seth. Mais avant de remonter si loin dans sa généalogie, le jeune garçon doit en apprendre plus sur sa propre mère qui n'a jamais parlé de sa jeunesse, pas même à son mari.
Quant à la vie de Seth, elle a tourné autour de son unique amour, celui qu'il voua à Mae, la femme de son frère Paul. Lui Seth le difforme, le bossu, n'a jamais cessé d'aimer cette femme que son mari n'honorait pas, jusqu'à lui faire un enfant alors que celui-ci était à l'armée.
Peu à peu les liens se tissent, l'histoire de la maladie se dessine et les personnages s'animent d'une ampleur saisissante. Alors qu'ils sont des gens comme tout le monde, le jeune Seth et le vieil Abel gagnent par leur force de caractère un statut de héros tout en restant humbles et humains.

J'ai beaucoup apprécié que l'auteur ne profite pas de situations dramatiques pour faire pleurer son lecteur avec des scènes insupportables de déchéance. Certaines sont assez dures, mais d'une grande dignité. Je trouve bouleversante la façon dont Merrill Block parvient à traduire le désespoir de ses personnages, conscients de leur déchéance et qui essaient de garder leur dignité. Comment faire comprendre qu'on n'est pas gâteux, ni fou, qu'on a encore un cerveau en état de marche et qu'on peut communiquer avec autrui si chacun fait un effort... C'est un livre vraiment digne et poignant. Et comme en plus il est habilement construit, je suis sûre que nous avons là un auteur qui n'a pas fini de faire parler de lui.
0Commentaire5 sur 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus