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le 14 janvier 2010
N'aviez-vous pas remarqué que l'on croise dans ce livre un clochard du métro ? et que cet homme, pour de multiples raisons, fait le vide autour de lui ? Le cas d'Aurélien s'en rapproche : pour une raison que l'on ignorera toujours, il fait, lui aussi, le vide autour de lui (il perd aussi son ombre, mais la fiction romanesque permet ce genre de fantaisie) et l'on peut imaginer que dans quelques mois, il sera devenu clochard, lui aussi... Est-ce que cela ne nous interroge pas sur notre regard qui se détourne de tel ou tel, soit parce qu'il a perdu sa situation et ne peut plus faire des sorties avec nous, faute d'argent, soit parce qu'il est malade et ne peut plus suivre les copains dans leurs balades, soit parce qu'il est devenu vieux et en maison de retraite. Et nous, comment avons-nous regardé tous ces gens ???
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le 12 septembre 2011
Ne vous est-il jamais arrivé d'avoir cette impression désagréable d'être là, physiquement, mais de ne pas vraiment exister parce que ceux qui vous entourent ne prêtent aucune attention à vous ? C'est comme si, tout à coup, vous n'existiez plus. Comme si vous n'aviez d'importance pour personne. En général, cette impression de dure pas. Elle vous traverse l'esprit, génère un frisson ou un léger pincement au cœur et puis la vie reprend son cours. Vous existez à nouveau. Une espèce de solitude sans fond a simplement été entrevue. Pour d'autres, ce malaise-là est bien réel. Soit parce que des humeurs noires les rongent petit à petit et les attirent vers les eaux sombres de la dépression. Soit parce que leur statut de rebut de la société, de moins que rien, « d'élément » du décor, les rend transparent aux yeux de ceux qui les croisent.
« Hors champ » traite de ce sentiment de disparition au regard des autres, d'abandon, de cri désespéré que personne n'entend. On connaît l'attrait de Sylvie Germain pour les marges du réel. Elle va donc s'en servir pour forger, avec de très très beaux mots, sa métaphore de la transparence, cette maladie d'une société pour le moins nombriliste. Pauvre Aurélien qui au bout d'un lent processus d'effacement s'en va se dissoudre dans une pluie de grêle, bateau ivre du désintéressement'...
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le 17 janvier 2013
Un sujet très intéressant, mais malheureusement ennuyeux. Je rejoins certains commentaires précédents: dès le début on sait ce qui va se passer, la disparition, le livre est donc une lente description de ce que l'on attend. J'ai cru qu'un peu d'imprévisible se glisserait dans le roman (Joël le reconnaît? Quelqu'un d'unique se met à le percevoir?), mais non. Effectivement, quand il se fait bousculer ou ignorer pour la 10ème fois et se dit pour la 10ème fois "les gens sont décidément de mauvaise humeur aujourd'hui", c'est un peu trop répétitif... Dur dans ces conditions de s'accrocher jusqu'à la fin. J'ai été vraiment déçu à la dernière page (j'ai d'ailleurs laissé le livre dans l'avion).

Pourtant c'est très joliment écrit. Les commentaires mentionnent Kafka; c'est sûr que "La Métamorphose" apparaît lorsqu'il se fait renverser dans le chariot de draps, mais c'est tout; rien à voir avec le reste. Par contre j'ai beaucoup pensé à Italo Calvino et Marcovaldo, Palomar... qui déambulent dans les villes, écoutent, observent, cherchent la vie dans la ville. Très joli.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 11 février 2012
Hors Champs, c'est l'histoire d'une disparition, celle d'Aurélien, que les gens bousculent dans la rue. Puis ce sont ses collègues qui le snobent, sa fiancée, sa famille. Tous le trouvent flou... Et ce n'est que le début.

Sylvie Germain signe un court ouvrage qui ressemble plutôt à une nouvelle. Aurélien, déjà un peu perdu dans sa vie sans saveur (lui qui voulait faire du théâtre se retrouve à faire un boulot alimentaire). Déjà sa famille est amputée, les cadres photos vides chez sa mère pour des grands parents trop vite disparus dans les tourments de l'Histoire. L'auteur en profite donc pour broder des situations comiques, navrantes ou poignantes, et démontre qu'on disparaît si facilement dans nos sociétés actuelles, comme le prouve ce pauvre bougre, sans travail qui impose sa présence sans pour autant que les gens s'arrêtent sur sa personne. Il est juste dommage qu'on ne ressente pas plus de sympathie pour le héros, car une fois envolé comme un courant d'air, nous ne nous demandons même pas pu il a bien pu disparaître.
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le 2 septembre 2009
Aurélien, à l'image d'un certain Gregor Samsa, mais de façon moins radicale, commence bien mal sa semaine : les passants le bousculent, on lui marche sur les pieds, ses collègues l'ignorent presque, et sa douce Clotilde aussi : mais qu'est-ce qui arrive à Aurélien ?

Cette question n'est que pure rhétorique vu que le texte de la quatrième de couverture débute ainsi : « En une semaine, Aurélien, un homme ordinaire, va progressivement disparaître. » Dès lors, le lecteur en sait beaucoup plus que le héros, position romanesque difficile à tenir pour un auteur s'il ne veut pas que ce héros passe pour un crétin. En conséquence de quoi, à chaque fois qu'Aurélien s'interrogeait sur son état, j'avais envie de lui répondre : « ben tu disparais, mon gars ». Le destin du personnage étant scellé dès le départ, je me suis passablement ennuyée. Il se fait bousculer une fois, deux fois, trois fois ; les garçons de café l'oublient une fois, deux fois ; ses interlocuteurs discutent comme s'il n'était pas là une fois, deux fois, dix fois, ou au moins une de trop.
Beaucoup de descriptions des faits et gestes d'Aurélien et malgré quelques flashs back, le personnage reste froid et lointain. Sylvie Germain refuse les accents tragiques qu'un tel sujet aurait pu susciter et choisit même de mettre en scène quelques quiproquos dus à l'invisibilité d'Aurélien. Je ne les ai pas trouvés drôles. On voit également se profiler une critique de notre société moderne, qui sait si bien peindre l'être de néant à force d'indifférence et de mépris. Mais n'est pas Sartre qui veut...

Tout cela est donc bien fade, dénué de poésie et au final, la lente désagrégation annoncée d'Aurélien m'indiffère et ce roman s'efface déjà de ma mémoire...
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le 22 février 2014
Excellente écriture. Ce livre demande une réflexion et ne peut se lire comme un simple roman. Ce livre n'est pas à mettre entre n'importe quelle main.
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le 9 septembre 2009
"N'est pas Sartre qui veut" ?.. Ca tombe bien Sylvie Germain n'a rien à voir avec Sartre, elle EST, et est unique. Voyez plutôt du côté d'E. Levinas si vous voulez la comparer à qq philosophes. Et je ne m'avance pas plus en avant dans la critique car je viens juste d'acheter ce dernier roman de SG, pas encore lu.. mais pour avoir tou lu de SG, je sais ce que je cherche et trouverai dans ce nouveau roman. L.
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