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4.0 étoiles sur 5 Géniale ordure!
Sur la forme tout d'abord: je n'ai pas lu la version anglaise de la biographie, mais le style rédactionnel de la version française est du niveau d'un quotidien ou hebdomadaire de seconde zone... Le niveau de français, loin d'être soutenu, comprend même quelques traduction littérales de l'anglais (telle chose ne faisait pas de sens = it didn't make sense), ou...
Publié le 6 mai 2012 par Ivan Diepart

versus
87 internautes sur 94 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Traduction française nullissime
Je ne sais pas combien mettre d'étoiles... j'ai absolument dévoré le contenu, le fond. Mais la forme, la traduction française, est une pure HONTE, une ignominie digne de Google Translate, et pourtant ils ont été deux traducteurs à s'y prendre ! L'éditeur JC Lattès a-t-il engagé des stagiaires...
Publié le 10 novembre 2011 par Julien


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87 internautes sur 94 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Traduction française nullissime, 10 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Je ne sais pas combien mettre d'étoiles... j'ai absolument dévoré le contenu, le fond. Mais la forme, la traduction française, est une pure HONTE, une ignominie digne de Google Translate, et pourtant ils ont été deux traducteurs à s'y prendre ! L'éditeur JC Lattès a-t-il engagé des stagiaires ? L'écriture est déjà complètement basique et linéaire et d'une pauvreté sans nom. "Il a fait ceci, il était cela, il a dit ci, il a dit ça..." mais cela vient peut-être du texte original. Quoi qu'il en soit la VF abonde de traductions littérales de l'anglais sans recherche littéraire, telles que "il était à la conjonction des arts libéraux et de la technologie" ("à la croisée de..." ne leur parle pas ?) ou de tournures familières limites, telles que "il a travaillé à Apple, puis à NeXT". J'imagine que ces deux traducteurs vont au coiffeur.

Je mets une seule étoile afin que les lecteurs potentiels soient prévenus de la nullité de la traduction. En vérité le livre vaut plus et permet de mieux comprendre le parcours et la quête de ce génie disparu trop tôt. Bref, lisez le bouquin en VO si vous en avez la possibilité.
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Géniale ordure!, 6 mai 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Format Kindle)
Sur la forme tout d'abord: je n'ai pas lu la version anglaise de la biographie, mais le style rédactionnel de la version française est du niveau d'un quotidien ou hebdomadaire de seconde zone... Le niveau de français, loin d'être soutenu, comprend même quelques traduction littérales de l'anglais (telle chose ne faisait pas de sens = it didn't make sense), ou erreur d'appellation (Airborne au lieu de Airport).
Qui plus est, l'on sent bien que les cent dernières pages ont été rédigées en vitesse afin de "profiter" de l'occasion marketing du décès du CEO.
Ceci étant dit, le tout se lit très facilement, peut-être grâce justement à ce style peu soutenu.
L'édition Kindle n'appelle pas de commentaires particuliers.

Sur le fond: Steve Jobs, en tant qu'homme, était quelqu'un de fort peu appréciable, ne faisant pas preuve d'encouragement, de tendresse ou de présence tant avec ses proches qu'avec ses collaborateurs.
Il n'en reste pas moins que son parcours professionnel impose le respect! De rien, il a créé une société ayant atteint la plus haute capitalisation boursière. Ses attitudes, comportements, points de vue ne furent pas nécessairement les plus beaux, voire les plus intègres, qui soient mais ne nous leurrons pas: personne n'arrive à ce niveau en gardant les mains parfaitement blanches.
Loin de la vénération que certains semblent porter à l'ancien CEO d'Apple, cette biographie est intéressante pour comprendre comment, de rien, n'importe qui peut, à force de passion et de travail (et de manque d'empathie), réaliser ses rêves et atteindre un niveau de pouvoir difficilement imaginable.
Lecture à recommander à tout étudiant en marketing ou école de commerce.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Steve Jobs, fondateur emblématique d''Apple, nous a quitté le 5 octobre 2011., 26 mai 2012
Par 
bir-hacheim "Le blog de bir-hacheim" (Tourcoing, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Sa biographie fut publiée le même mois en sortie mondiale. En édition française, il est paru chez Jean-Claude Lattès.

C''est dire que le président d''Apple avait préparé la sortie en confiant le travail à Walter Issacson déjà auteur de plusieurs biographies (Enstein, & Benjamin Franklin) et d''un ouvrage remarqué sur Henry Kissinger. Steve Jobs savait en effet que le temps lui était compté. Ouvrage commandé mais à aucun moment censuré nous dit Walter Issacson et on veut bien le croire tant le portrait réalisé de Jobs est souvent dur et cruel.

Car évidemment au delà de l''entreprise de Jobs, c''est l''homme, le passionné de technologie, le designer, le marketer, le capitaine d''industrie qui est dévoilé avec ses énormes qualités et ses défauts tout aussi impressionnants.

Pour ma part, et j''insiste au delà de l''histoire de l''homme souvent exaspérant, j''y ai vu un hymne à la créativité, à l''innovation et à l''esprit d''entreprise et c''est dans ce cadre que j''en recommande la lecture.

Car Steve Jobs, en créant Apple, a créé une entreprise qui a marqué définitivement l''industrie informatique mais également celle de la téléphonie mobile, de la musique, de l''internet et du film d''animation ; rien moins que ça !

Si vous vous passionnez pour le secteur des technologies et la création d''entreprise, il vous faut lire ce livre car vous y trouverez un grand nombre d''idées et d''expériences importantes parmi lesquelles :
'- Le focus permanent sur le consommateur et son utilisation du produit
'- La recherche de la perfection tant dans l''usage du produit que dans son design
'- L''intégration complète de l''expérience utilisateur dans le produit : des composants à son emballage en passant par le système d''exploitation et le réseau de distribution de la marque
'- La recherche permanente de l''innovation dans l''exploitation des technologies. Pour rappel, Jobs a été le premier à intégrer le concept WYSIWYG, la souris, les polices de caractères, l''imprimante laser, le lecteur de CD Rom, le lecteur de DVD, le port USB, la suppression du lecteur de disquette, la suppression du lecture de CD/DVD,'
'- L''invention ou l''exploitation astucieuse de concepts à succès : iTunes, iPod, iPhone, iPad, iCloud'
'- La gestion de l''échec car Apple a connu aussi des années de galère'

Au delà de la vie d''un homme qui a marqué d''une empreinte indélébile l''informatique, l'industrie et le marketing, vous trouverez également, dans cet ouvrage de 668 pages, une histoire des 30 dernières années de l''informatique et de la Silicon Valley.
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5.0 étoiles sur 5 Biographie de Steve Jobs : étonnements, réflexions et inquiétudes, 9 février 2012
Par 
Stephane Ely (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Je vous livre ici quelques étonnements et réflexions, suite à la lecture du livre de Walter Isaacson qui propose une biographie de Steve Jobs. Ce livre est incontournable pour quiconque s'intéresse à l'innovation et la créativité, tant Apple et Steve Jobs ont révolutionné de nombreux secteurs de l'industrie !

Ce n'est pas sans une certaine colère et de la crainte que j'ai refermé ce livre. Oui, Apple et Steve Jobs ont révolutionné l'industrie, ont gagné de l'argent comme aucune autre entreprise ne l'a jamais fait dans l'histoire de l'humanité' Et cela avec un soleil noir aux commandes ! Alors j'imagine les batteries de chefaillons - de petits chefs -, les petits tyrans qui se sentiront confortés dans leur position Mais parmi eux, très peu sont des génies, et quand bien même ils en seraient, cela reste inexcusable et intolérable.

« Pavé » de plus de 600 pages, extrêmement bien documenté, avec une écriture et une traduction à mon sens plutôt bien faites, ce livre nous fait vivre la saga de Steve jobs comme si nous étions dans un film. Il est d'ailleurs fort à parier qu'un film, un peu à l'image de The Social Network, ne tardera pas à sortir ! Cette biographie très riche croise de nombreuses sources, et propose des informations solides.

Une traversée de l'histoire de la micro-informatique : la genèse des films en images de synthèse, et la Saga Apple.
Le livre nous plonge dans l'histoire de la micro-informatique, une histoire passionnante pour un quarantenaire comme moi, ayant été bercé par l'apparition d'ordinateurs comme l'Apple de Macintosh et autres Commodore.

On y découvre l'importance de l'écosystème dans lequel se trouve un innovateur potentiel. En effet, Steve Jobs est né et a été éduqué dans la Silicon Valley, entouré d'ingénieurs un peu partout dans son voisinage ; et c'est bien là que cela se passait, c'est là que la possibilité de transformer le silicium en or a émergé !
On y découvre aussi l'extraordinaire saga industrielle Apple : le démarrage de l'Apple I puis de l'Apple II ; la bataille interne entre les équipes de Lisa et de Macintosh ; l'éviction de Steve Jobs et sa parenthèse NeXT ; puis son retour et les années d'état de grâce lorsqu'il remonte Apple, avec l'iMac ; les Apple Stores ; l'iPod ; l'iPhone ; l'iPad'
Et en parallèle, on (re)découvre le superbe succès des studios Pixar, dont Steve Jobs est l'un des grands artisans.

Une vie personnelle digne d'un roman...
Côté coulisses, la vie de Steve Jobs a une dimension romanesque certaine : adopté peu après sa naissance, il a une vie familiale compliquée, niant d'abord sa paternité, puis ce sera les retrouvailles tardives avec sa fille, mais aussi avec sa soeur biologique.
On apprend également ses amours avec Joan Baez, de 14 ans son aînée.
On est fasciné par cette relation étrange, et la rivalité entretenue avec Bill Gates, collaborateur de la première heure, puisqu'il y a un peu de Microsoft dans l'Apple II... Steve Jobs et Bill Gates ne cesseront de se croiser, s'insulter, se détester, mais au final se respecter.
Un moment surréaliste raconté dans le livre : Bill Gates rend visite à Steve Jobs chez lui, après son retrait d'Apple, pour une ultime discussion. Il entre par la porte de la cuisine qui est ouverte (Jobs refuse d'avoir des gardes du corps). L'un des enfants de Steve Jobs est là ; il ne se retourne même pas ; il pointe un doigt en direction de la chambre de son père. Bill Gates entre et s'assoit au pied du lit de Steve Jobs, pour discuter et refaire le monde

Steve Jobs : un tyran fascinant
Lors de son retour chez Apple, on arrive à sentir le climat, mais aussi l'incroyable état de grâce de Steve Jobs, qui réussit la prouesse extraordinaire de passer des microprocesseurs Motorola à Intel, ce que les ingénieurs d'Apple ont fait en moins de six mois. Et dernièrement, l'intégration, dans les iPhone 4 et iPad, de puces désignées en interne par Apple, pour remplacer les microprocesseurs Intel.
... Une prouesse extraordinaire, qui montre à quel point Jobs et ses équipes étaient capables de maîtriser l'ensemble de la chaîne de fabrication, de manière intégrée, avec un brio qu'aucune autre société aujourd'hui ne peut égaler.

Cette biographie apporte bel et bien un regard romanesque, mais certaines vérités et faits décrits sont difficiles à lire.
Certes, Jobs a su créer une magnifique entreprise et révolutionner quatre secteurs majeurs de l'industrie, que sont l'informatique, la téléphonie, la musique, et le cinéma.
Mais on ne peut rester insensible aux terribles descriptions de la personnalité du génie, de ses facettes humaines - ou plutôt inhumaines - absolument insoutenables. J'imagine la difficulté pour Walter Isaacson, à mesure des entretiens qu'il a pu faire, d'entendre, de dire et d'écrire la vérité sans juger... Jobs souhaitait que cette biographie soit réalisée (il l'a demandée à Isaacson), et ne souhaitait pas la relire. Alors, effectivement, il n'y a pas de censure. On apprend comment il a abandonné sa fille, on découvre les humiliations quotidiennes qu'il fit subir à ses proches, à ses collaborateurs ; on perçoit son égoïsme, sa totale incapacité d'empathie, son hygiène douteuse dans sa jeunesse, sa puissance de manipulation, sa mauvaise foi permanente, son pouvoir de destruction des autres' et la liste pourrait être plus longue.

Oui, Jobs est un génie hors du commun, comme l'humanité n'en a connu que quelques-uns. Mais hélas, ses qualités humaines, même si je me cantonne à celles qu'il a montrées dans vie professionnelle, sont absolument déplorables. Comme il le disait lui-même à la fin de sa vie : « ils [les gens qui liront le livre] vont dire que je suis un connard ».
Quels enseignements pour l'innovation et la créativité ?

Alors qu'est-ce que ce livre peut nous apprendre en matière d'innovation et de créativité ? Force est de constater que quelque chose a très bien fonctionné chez Apple. Innover à répétition pendant tant d'années n'est pas le fruit du hasard. Alors si l'on oublie les aspects négatifs du personnage, quelles leçons peut-on tirer ? Quels préceptes retenir de Steve Jobs ?

- Croire en ses rêves, imaginer que l'on peut changer le monde, écouter son coeur et son intuition ; faire ce que l'on aime, ce pour quoi on sent que l'on est fait au fond de soi...
- Savoir faire travailler les meilleurs, décloisonner les univers, les modes de pensée. L'extraordinaire rencontre entre Steve Jobs (le hippie féru de culture zen, marchant pieds nus et ne mangeant que des pommes des semaines durant), et Steve Wozniak (un gentil nerd), est un magnifique exemple de décloisonnement extrêmement productif.
- Faire le lien entre l'art et la technologie (comme a su le faire Apple en appliquant les codes de la culture zen à la micro-informatique).
- Ne jamais laisser la médiocrité s'installer dans le quotidien de ses équipes (sans tomber dans les excès de Jobs, pour qui il y avait les nuls d'un côté et les bons de l'autre).
- Refuser les concessions et se battre pour son idéal, quitte à se faire mettre dehors, ou à mettre son conseil d'administration dehors !!!
- S'appuyer sur les meilleurs fournisseurs et conseillers au monde, croiser les savoir-faire' C'est par exemple en dépensant des fortunes pour la décoration de ses bureaux NeXT, que Jobs se fait la main : il dépose des brevets pour les marches de son escalier en verre, qui lui serviront plus tard dans le cadre de ses Apple Stores.
- S'entourer des meilleurs dans tous les domaines' Ainsi, lorsque Steve Jobs porte un pull à col roulé pendant plus de 20 ans, ce n'est pas n'importe quel pull, c'est un vêtement dessiné par son ami Issey Miyake. Ainsi, lorsqu'il revient chez Apple, il renvoie tout le conseil d'administration et en crée un nouveau, composé des plus grands industriels et visionnaires américains dans tous les domaines : Eric Schmidt (PDG de Google), Larry Ellison (PDG de Oracle), ou encore les PDG de GAP, d'Avon' Et aussi Al Gore ; des hommes qu'il a choisis,
des entrepreneurs, qui, de son propre aveu, l'ont conseillé, ont enrichi sa réflexion et les actions qu'il mettait en place chez Apple.
- Savoir prendre des virages rapides.
- Simplifier tout dès que c'est possible.
- Avoir un vrai sens tactique, juridique, et financier.
- Vendre aussi la facette émotionnelle de la technologie, et pas uniquement la technologie ; marketer avec sa passion, ses tripes...
- Et pour finir, chercher le beau, dans sa dimension fédératrice et harmonieuse, au-delà du design...

Conclusion

Pour conclure mes remarques et étonnements, je dirais que l'innovation façon Apple est extrêmement inspirante. Les préceptes qui nous sont livrés constituent certainement un chemin que le luxe devra intégrer pour se renouveler ; je pense en particulier à la haute joaillerie, la haute horlogerie, la haute couture, ou encore les marques de luxe en cosmétique et dans l'automobile.
Dans une moindre mesure, les industries grand public peuvent également y puiser des enseignements : elles ont certainement le devoir d'intégrer le beau, le bon et le vrai dans leurs produits - en tenant compte des contraintes de production - afin de séduire de manière durable leurs consommateurs.
Le principal écueil auquel s'est heurtée cette entreprise, à mes yeux, tient à la personnalité de Steve Jobs : un tyran aux méthodes d'une rare violence, incapable de faire travailler ses équipes dans la joie et la bonne humeur, dépourvu de respect à leur égard. Steve Wozniak en parle très bien : c'est le principal reproche qu'il lui adresse, le point de discordance entre les deux hommes... Il pensait réellement que Steve Jobs aurait pu réaliser tout cela sans rendre tous les gens malheureux autour de lui.

Je reste persuadé que l'avenir se construira avec des entreprises qui réussiront à renouveler les codes du beau, du bon et du vrai dans leurs offres, en s'appuyant sur des modes de management alignés, à l'image des valeurs qu'ils veulent transmettre. La volonté de trouver du sens à travers sa consommation, d'être de plus en plus acteur, d'appartenir à une communauté de marque, va certainement révolutionner les types de management de demain, et privilégier des équipes avec des leaders inspirants et alignés. La créativité et l'innovation ne s'en porteront que mieux.

Article tiré de l'In-carnet La lettre delycorp. numéro 5 Janvier 2012
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2.0 étoiles sur 5 Apple où le modèle de la désindustrialisation radicale, 17 février 2013
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
En mémoire de Steve Jobs...

Apple est née dans la Silicon Valley, cette concentration d'entreprises située à proximité de la prestigieuse université de Stanford qui alimente en informations, en personnes qualifiées les jeunes pousses informatiques qui veulent réaliser le rêve américain du grand succès. Les fabricants de hardware Hewlett-Packard, Sun Microsystems, Intel, Cisco, AMD, nVidia, les éditeurs de logiciels comme Adobe, Business Objects, Symantec, les spécialistes du web tels que Yahoo!, Google, Facebook etc. ont tous commencé dans cette vallée et leurs sièges sociaux y demeurent.

Pourtant, comme le signale Jean-Michel Quatrepoint dans « Mourir pour le Yuan ? : Comment éviter une guerre mondiale», « la fabrication informatique américaine ne représente plus que 166.000 emplois ; c'est moins qu'en 1975. Contre 1,5 millions en Asie. » Apple a créé un modèle de société dit « fab-less », sans usine. Toute la fabrication des millions de produits vendus est réalisée en Asie, essentiellement chez Foxconn, entreprise taïwannaise implantée en Chine Populaire où quelque 250.000 employés travaillent exclusivement pour la firme de Steve Jobs, dans des conditions de travail indignes des standards du "rebelle" Steve Jobs (qualificatif maintes fois servi par le biographe de complaisance Walter Isaacson; génération Rock'n Roll, acides, drogues en tous genres, égocentrisme démesuré, zéro culture, végétalien). Steve Jobs a initié dès la fin des années 1980 la délocalisation de la production, fermant usine sur usine sur le sol américain ne conservant que la conception et le marketing des produits. Alors que le modèle américain des entreprises de haute technologie japonais (Sony, Toshiba, NEC,...) intégrait toute la chaîne de la conception à la vente du produit, Steve Jobs a délocalisé la production pour réduire les coûts de main d'oeuvre et augmenter les marges bénéficiaires.

Apple a servi de modèle aux entreprises innovantes dans cette délocalisation méthodique de la production en Chine. Non seulement les transferts de technologies y ont été réalisés mais la désindustrialisation de l'Amérique, modèle même des pays capitalistes occidentaux, s'est accélérée.

Or la fabrication est source d'innovations. Elle est mère de l'expérience. En tuant la fabrication, c'est l'industrie des hautes technologies elle-même fer de lance de la puissance américaine qui est mortellement blessée. Au-delà de ce secteur, c'est celui de l'industrie en général qui a suivi ce mouvement, participant à la création endémique du chômage.

Steve Jobs fut l'un des acteurs de cette désindustrialisation, de ce mouvement général de délocalisation de la production en Chine non pas pour conquérir le marché asiatique, mais pour importer ensuite ces produits à moindre coût. Cette désindustrialisation est la responsable principale des déficits publics financés par la dette dont les citoyens, déjà frappés par la précarité des emplois, la baisse de pouvoir d'achat, le chômage, vont devoir faire les frais.

A la fin de l'ouvrage, sur ses derniers jours, Steve Jobs semble prendre conscience que le modèle américain ne fait plus rêver car il est orienté vers la maximisation des profits, l'appauvrissement de l'enseignement (il fait remarquer au Président Obama qu'il manque 30.000 ingénieurs aux Etats-Unis pour superviser toute la production d'Apple qui s'est ainsi "trouvée contrainte" d'employer 700.000 asiatiques en main d'oeuvre délocalisée. Quelle naïveté ! Pour quels idiots le journaliste nous prend-t-il ? Est-il devenu la chèvre pensante tombée dans le "champ de distorsion de la réalité" reconnu chez jobs ? Ou bien est-il à ce point intoxiqué d'idéologie libre-échangiste qu'il ne se rend compte de rien ? Nulle mention n'est faite de l'optimisation fiscale de la firme à la Pomme, qui ne paie presque pas d'impôts aux Etats-Unis. La moutarde monte au nez quand l'épouse de Jobs regrette le manque de moyens médicaux mis à disposition de son milliardaire de mari. Mais ma bonne dame, c'est tout le bénéfice de la privatisation du système de santé qu'en interdisant des millions de citoyens américains aux soins, la recherche faiblit et les moyens de cette dernière aussi. Pas vu, pas pris. Quid aussi de l'amitié de Jobs avec le tentaculaire régisseur de l'information mondiale, ultra-libéral, menteur (sur la seconde guerre du Golfe), francophobe, Rupert Murdoch ? Qui peut croire encore au mythe d'un Jobs "rebelle" ? Seul un public adolescent, et encore.

... En mémoire de Steve Jobs, boycottons Apple.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Excellents insights de marque et récit très éclairant quant à la personne qu'à été Steve Jobs, 22 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Format Kindle)
Très enrichissant pour ceux qui veulent avoir une vraie vision d'une grande marque et de sa genèse.
Ce livre est cependant pour moi l'histoire d'une aventure humaine qui nous amène à réfléchir sur nos propres choix, valeurs et engagements....
Le marketeur, Steve Jobs, est brillant ; l'homme ne m'inspire pas du tout.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Traduction Médiocre, 13 janvier 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Je rejoins l'avis de certains consommateurs à propos de la traduction en français qui est juste médiocre comme par exemple :
I liked him (Je l'aimais bien) dans la version anglaise qui se traduit par : "J'aimais bien l'homme" en français. Sérieusement, Dominique Defert et Carole Delpore devraient avoir honte d'eux même pour ce genre de traduction. Je conseille vivement la version originale qui est nettement meilleure.
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5.0 étoiles sur 5 une somme indispensable, 3 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
un livre que tout bon geek, tout chef d'entreprise, toute personne qui souhaite encore rêver et découvrir un grand homme se doit d'avoir
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Captivant, 2 septembre 2013
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Walter Isaacson s’est fait une spécialité des biographies et ses ouvrages sur Benjamin Franklin, Albert Einstein ou bien encore Henry Kissinger font, encore aujourd’hui, autorité. A lire ce gros pavé sur l’un des hommes qui marquera probablement pour longtemps l’histoire encore très récente de la haute technologie et les grandes épopées capitalistes de la Silicon Valley, on comprend pourquoi Jobs a absolument tenu à ce que ce soit Isaacson qui réalise cette biographie.

Pourtant, l’auteur a longuement hésité malgré l’insistance de l’épouse de Jobs et ce n’est qu’après avoir reçu l’assurance de pouvoir écrire ce qu’il souhaitait, sans censure, afin de donner une image la plus véridique possible sur une icône mondiale qu’il a fini par accepter après bien des hésitations et des discussions.

Autant vous prévenir tout de suite : une fois entré dans ce livre, vous serez fasciné au point de ne plus arriver à le quitter, d’en rêver la nuit, d’être hanté par une homme qui avait l’incroyable capacité de rendre possible l’impossible, d’exiger et d’obtenir des autres le meilleur d’eux-mêmes, sans concessions, tout cela grâce à ce que son entourage appelait son « Champ de distorsion de la réalité ». Une capacité à vriller son regard dans le vôtre jusqu’à vous faire plier, une volonté de fer de faire se correspondre le rêve et la réalité même s’il fallait pour cela prendre des positions physiquement (au sens de la science) ou philosophiquement virtuellement impossibles.

En suivant pas à pas Steve Jobs, on comprend parfaitement ce qui a fait d’Apple et de Pixar deux extraordinaires réussites. C’est en apprenant de ses échecs, en n’acceptant aucun compromis, en plaçant l’art et la technologie à la croisée des chemins, en imaginant de nouveaux usages qui allaient révolutionner le monde la micro-informatique, du cinéma d’animation, de la musique, de la presse et de l’édition, en choisissant une stratégie du tout intégré dans un monde fermé et cohérent, celui d’Apple, en s’entourant systématiquement des meilleurs que Jobs a forgé ses succès.

Alors, l’homme fut invivable, mercurien, capable de toutes les manipulations pour arriver à ses fins. Mais pour avoir côtoyé beaucoup de grands patrons dans le monde de la haute technologie, je peux vous affirmer que c’est une caractéristique quasiment indispensable pour balayer la concurrence et faire plier les inévitables résistances aux changements qui sont les morts programmées des entreprises évoluant dans un environnement volatile, complexe et jamais stable.

Ne portons donc pas de jugement sur l’homme qui fut ce qu’il fut, avec ses travers nombreux et ses immenses qualités de visionnaire, d’artistes, d’homme de marketing, de négociateur redoutable et de meneur d’hommes. Gardons seulement en tête qu’il a été l’un de ceux qui, avec une poignée d’autres à la même époque, nous ont fait basculer du monde classique au monde numérique en plaçant le souci du beau, de la perfection absolue au centre de son approche. Il fut aussi celui qui aima passionnément son épouse grâce à laquelle, comme Gates et lui se l’avoueront lors de leur ultime conversation, il ne devint pas fou, même si, souvent, il lui rendit la vie impossible. Il fut celui qui tenta, avec des fortunes diverses, d’être un père malgré une première fille qu’il abandonna, comme lui le fut, avant que de renouer avec elle plus tard. Il fut un homme d’une extrême complexité, plein de contradictions, déterminé à faire évoluer l’humanité grâce à des produits qui rendent la vie plus belle parce que plus riche en expériences que fournissent un bataillon de produits léchés, beaux, simples à utiliser. Lui seul l’a fait avec autant de succès et en menant à bien cinq transformations majeures dans la micro-informatique, le cinéma, la presse, la musique et l’édition. Chapeau bas Mr Jobs et bravo à Mr Isaacson pour sa biographie extraordinaire et indispensable !

Publié aux Editions JC Lattès – 2011 – 669 pages

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4.0 étoiles sur 5 La vie de Steve Jobs, 23 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steve Jobs (Broché)
Une biographie très bien document de la vie d'un des plus grands PDG de ces 30 dernières années. Malgré ces nombreuses pages, le livre se lit très bien et l'on a du mal à décrocher. Il permet à la fois de mettre en avant le génie de cet homme mais également ses côtés sombres.
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