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5.0 étoiles sur 5 « La question gastronomique est une question esthétique et philosophique »
Huit chapitres composent cette oeuvre de Michel Onfray. Ils sont respectivement intitulés : « Petite théorie des bulles », « Politesse gourmande et scène gastronomique », « Voies d'accès aux génitoires », « L'Utérus, la truffe et le philosophe », « Brève mythologie des religions excitantes », « L'Empire des signes...
Publié le 29 décembre 2010 par J-michel Tartayre

versus
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 du bon et du moins bon
Certains chapitres m'ont plu (plaisants, provocateurs, stimulants) mais les 2 derniers chapitres sont particulièrement indigestes. Je n'ai pas vu (ou compris) la cohérence globale de l'ouvrage.

Ce livre est difficile d'accès, je pense qu'il s'agit d'un parti pris de l'écrivain qui définit l'hédoniste comme...
Publié le 6 novembre 2010 par DD


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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « La question gastronomique est une question esthétique et philosophique », 29 décembre 2010
Par 
J-michel Tartayre (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La raison gourmande (Poche)
Huit chapitres composent cette oeuvre de Michel Onfray. Ils sont respectivement intitulés : « Petite théorie des bulles », « Politesse gourmande et scène gastronomique », « Voies d'accès aux génitoires », « L'Utérus, la truffe et le philosophe », « Brève mythologie des religions excitantes », « L'Empire des signes culinaires », « Célébration de la part des anges » et « Esthétique de l'éphémère ». Tout du long, l'auteur se propose de soutenir la thèse selon laquelle la gastronomie est une science et un art et, en tant que telle, invite à la reconnaissance d'une éthique et d'une esthétique ressortissant de l'ensemble des Beaux-Arts.

Au cours du Prologue qui ouvre le sujet, Michel Onfray fait partager au lecteur le récit d'une rencontre s'avérant décisive dans l'élaboration de son projet d'écriture. C'est en effet dans le contexte d'une entrevue avec Denis Mollat, célèbre libraire-éditeur de Bordeaux, qui l'invita un soir à dîner dans un grand restaurant de la ville, que germa en lui l'idée de s'intéresser de manière très approfondie à l'art de la table et plus particulièrement à l'histoire et à la philosophie du goût (« Je souhaitais partir au plus vite. Denis Mollat m'invita à dîner. J'ai accepté [...] Je m'inquiétais auprès de Denis Mollat, comme auprès d'un grand frère expert, des émotions et des sensations, des plaisirs et des bonheurs. »)

C'est ensuite par un traité sur l'esthétique et la fabrication du champagne que débute le discours philosophique. Ainsi, dans ce premier chapitre comme dans les deux suivants, Onfray célèbre la figure de l'« Homo bulla », autrement dit celle de l'homme dont le plaisir consiste dans le processus de fabrication et de dégustation du vin. À cet égard, il s'appuie entre autres sur un argument d'autorité qui conféra à la gastronomie ses lettres de noblesse : le philosophe des Lumières Brillat-Savarin. D'un autre point de vue, prenant le personnage biblique de Noé pour exemple, l'auteur considère l'ivresse comme un phénomène naturellement lié aux effets de l'alcool et qui peut être positivement perçu dans la mesure où il ne sombre pas dans l'alcoolisme, hors des limites de la raison et du raisonnable (« Car l'ivresse est magique et conduit en des contrées qui éclairent, illuminent et renseignent sur le fonctionnement de la raison, sur ses limites [...] L'ivresse de l'alcoolique suppose un homme devenu objet, incapable désormais de s'abstenir de boissons troublantes. »)

Puis le discours s'ancre progressivement dans un portrait historique, chronologique, du gastronome en artiste et en praticien hédoniste. Partant de la philosophie de Brillat-Savarin jusqu'au manifeste de la Nouvelle Cuisine d'Henri Gault et Christian Millau, Onfray promeut la recherche culinaire au rang de philosophie et de discipline artistique. Il s'exprime à ce propos en termes d' « esthétique de l'éphémère ». Citant l'oeuvre de Marcel Duchamp ou encore celle de Daniel Spoerri, il compare l'art du cuisinier aux Beaux-arts. La matière gastronomique, culinaire, se révèle comme « support à manifestation esthétique » au même titre que « les gestes, les objets, les mots, les attitudes, les silences, les signes ».

Enfin, présidant la réflexion et l'analyse que convoque un tel sujet, l'ange hédoniste dont se réclame Michel Onfray invite à la reconnaissance et à la célébration du corps. En guise de réponse argumentée à la problématique suivante : « Quel corps pour une philosophie hédoniste ? Quelle chair pour une pensée voluptueuse ? Quel matériau pour une subjectivité qui veut et revendique la jubilation ? », l'auteur confie qu' « il faut une anatomie extravagante, une physiologie écorchée capable d'enregistrer les moindres variations, les plus imperceptibles mouvements. Le bâti du sujet singulier qui s'avance près des brasiers où se consument les existences est fragile à l'extrême, c'est là toute sa force [...] Le corps hédoniste est donc d'une hypersensibilité que d'autres disent maladive pour la raison que leur cuir épais, bronzé, leur fait ignorer ce qui, même dans l'infinitésimal, peut briser. »
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une pure gourmandise, 2 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La raison gourmande (Poche)
Même si Michel Onfray est un philosophe qui m'intéresse, je n'en fais pas une idole.Au delà des idées ( hédonisme, eudémonisme)je retrouve dans ce livre la force d'une écriture sublimée par la poétique.
Amatrice de champagne, je me suis délectée en particulier de " sa petite théorie des bulles", à boire avec modération jusqu'à l'ivreté tout de même(sic).

Un livre que je conseille à l'instar "d'Esthétique du pôle nord" pour des mots qui portent jusqu'à la quintessence .

Bref, des textes jouissifs.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 du bon et du moins bon, 6 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Raison gourmande (Broché)
Certains chapitres m'ont plu (plaisants, provocateurs, stimulants) mais les 2 derniers chapitres sont particulièrement indigestes. Je n'ai pas vu (ou compris) la cohérence globale de l'ouvrage.

Ce livre est difficile d'accès, je pense qu'il s'agit d'un parti pris de l'écrivain qui définit l'hédoniste comme élégant, aristocrate... un livre clairement élitiste donc. Je n'apprécie pas cette attitude surtout que certains termes ou expressions ne doivent être connues que de quelques milliers de personnes en France. Un effort de vulgarisation et/ou de clarification est donc indispensable.

Le critique du service médiéval n'est pas recevable, certains pays "gastronomiques" Chine, Japon, Corée du Sud servent tous les plats en même temps...
Il me semble en 2009 que sa vision est obsolète puisque la vision de la Nouvelle Cuisne a largement emporté la partie: des produits plus frais, inventive, etc. Il suffit de regarder le nombre de blogs/recettes de cuisine (mélange sucré/salé, influence étrangère, tajine, préparation au curry, etc.)

Sur le fond aussi, je m'étonne qu'Onfray n'ait pas traité la question de la reconnaissance de la gastronomie comme Art.
Il y a des problèmes de conservation et transmission qui ne se posent pas pour les arts visuels et et la musique. Si le fait de participer à un happening à un moment donné constitue une oeuvre d'art, sa reconnaissance serait limitée à quelques personnes et dans le temps , surtout si l'on sert des vins inaccessibles tels que château d'Yquem...
Il n'est pas possible d'enregistrer le goût et l'olfaction donc il est difficile d'avoir une mémoire des "oeuvres d'art" culinaires excepté à travers les recettes transmises au fil des ans.
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5.0 étoiles sur 5 Un ouvrage à la plume délicieuse, 26 décembre 2012
Par 
MM "MM" (France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La raison gourmande (Poche)
Voici un livre magnifiquement écrit. La plume de Michel Onfray est vraiment très agréable. Les mots sont choisis, les rapprochements parfois audacieux. Il compare par exemple Don Pérignon qui fit monter les bulles de Champagne à Newton qui réfléchissait aux corps qui, eux, allaient de haut en bas; il affirme que le champagne est léger comme l'est la musique baroque; il compare aussi le mélange de l'alcool et du liquide à un alliage. Ces rapprochements sont-ils pertinents ? Pas tous forcément mais ils font réfléchir et esthétiquement ils sont délicieux. Sur le fond du texte on apprend aussi beaucoup : sur Brillat Savarin, sur les rapprochements entre la gastronomie et la mort (qui m'a beaucoup plus et fait réfléchir), les effets de l'alcool (de la Bible à aujourd'hui). Onfray pose la question de savoir si la gastronomie est un art. Pour lui, la cause est entendue: oui, la gastronomie est un art. J'aurais aimé - mais peut-être le cadre de cet ouvrage était-il trop restreint - qu'il approfondisse les rapports entre la cuisine et son contexte (comme il le fait avec Carême et sa passion pour l'architecture), qu'il détaille un peu plus ce qu'il pense de la "Nouvelle cuisine". C'est un ouvrage fort instructif et fort agréable à lire.
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5.0 étoiles sur 5 LA BONNE BOUFFE, 14 juin 2010
Par 
BRUYAS "LOVING-BULL" (ST-ETIENNE, FRANCE) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La raison gourmande (Poche)
Michel ONFRAY, on aime ou on déteste , pour ma part j'aime ce philosophe anar qui dérange les pensées formatées..
Polémique aujourd'hui avec son " Crépuscule d' une idole" qui dérange beaucoup l' intelligensia Parisienne et Freudienne....mais, avant de vous faire vous même une opinion psychanalitique et de vous étendre ou non sur le divan avec le divin ONFRAY, mettez vous d'abord à table avec sa "Raison gourmande" et bon appétit...
Dernier conseil, allez le voir en conférence gratuite dans son Université Populaire de CAEN, si vous le pouvez, vous
en reviendrez étonné et curieux de tout...la raison gourmande de l'esprit peut-être ?
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La raison gourmande
La raison gourmande de Michel Onfray (Poche - 1 octobre 1997)
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