undrgrnd Cliquez ici RLit nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos FIFA16 cliquez_ici Rentrée scolaire Shop Fire HD 6 Shop Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux Montres Montres

Commentaires client

8
2,9 sur 5 étoiles
Le Nouvel Ordre écologique - l'arbre, l'animal et l'homme
Format: PocheModifier
Prix:5,60 €+Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

18 sur 24 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 30 mai 2009
L'argument central de ce livre a été qualifié par un auteur anglais (Simon Schama: "Landscape and Memory") de "syllogisme obscène". Ferry s'attache en effet à amalgamer pensée écologiste avec antihumanisme et nazisme: les écologistes défendent les animaux et un écocentrisme, les nazis aimaient aussi les animaux, donc les écologistes sont (potentiellement certes, mais quand même) des nazis. Le but politique de Ferry, trés clair, se dévoile à la fin. Il s'agit d'interdire toute écologie politique: "Politique, l'écologie ne sera pas démocratique; démocratique, il lui faudra renoncer aux mirages de la grande politique" (Ferry p 216). Pourquoi un refus si radical? Parce que toute écologie qui se veut projet politique est condamnée à la barbarie, tandis que "l'écologie démocratique", en choisissant d'être "humaniste", ne peut qu'être un thème complémentaire de programme d'un Parti politique décent (c'est-à-dire de centre droit, car il faut lire toute la haine que Ferry développe contre la gauche, le "gauchisme", dans ce livre).
Il est vraiment dommage que ce genre de sophistes (comment appeler qui cache des intentions partisanes sous de belles argumentations?) domine encore la scène intellectuelle française: Ce livre idéologique a reçu plusieurs prix littéraires, il insulte intellectuellement Michel Serres (pourtant lui un vrai philosophe créatif qui restera dans la philosophie française), il a contribué à nous éloigner de tout le débat philosophique mondial sur l'écologie (le livre majeur du philosophe norvégien Arne Naess vient à peine d'être traduit en français vingt ans aprés sa parution: "Ecologie, Communauté et style de vie", Editions MF), il réduit l'humanisme à la distinction Nature-Culture de classe terminale (insultant aussi par là le kantisme dont se réclame Ferry, et qui développe pourtant un très profond effort de penser l'articulation de la liberté avec la finalité interne de la nature: voir la deuxième partie de la Critique de la Faculté de Juger).
En bref, ce livre n'est à lire que comme exemple caricatural de la pensée dominante parisienne de droite. Pour ceux qui veulent réfléchir l'écologie philosophique, allez lire "Le Contrat Naturel" de Michel Serres, ou "Politiques de la nature" de Bruno Latour, et je vous mets au défi d'y trouver une seule ligne antihumaniste ou néonazi. Vous y verrez par contre un excellent approfondissement de cet humanisme dont on a besoin, décentré, élargi, généreux, complexe, tissant des liens avec notre nouvelle condition humaine planétaire, pour que Noé remonte enfin sur le bateau...
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
14 sur 19 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 26 décembre 2008
Cet essai contient des erreurs grossières qui discréditent totalement l'ensemble de l'analyse proposée.

L'antispécisme est par exemple présenté comme un courant de l'écologie profonde (Deep ecology), alors que la simple lecture d'une définition (Wikipedia), ou mieux d'un ouvrage de référence en la matière (La libération animale) permet de comprendre que ces deux courants n'ont pas grand chose en commun.

Autre exemple, pour nous alerter sur les dangers d'accorder des droits aux animaux, l'auteur évoque longuement Hitler et sa supposée sympathie envers les animaux. Or cette sympathie s'avère non seulement infondée (cf. ouvrage cité plus bas), mais ne démontre rien (doit-on ne plus utiliser les autoroutes parce qu'Hitler a participé à leurs développement ?).

Si vous tenez malgré tout à vous procurer cet ouvrage, consultez aussi Luc Ferry ou le rétablissement de l'ordre qui, outre une critique sévère de cet essai, présente des informations essentielles pour une meilleure compréhension du sujet.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
5 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Luc Ferry s'est fait beaucoup d'ennemis dans de nombreux milieux, ici il irrite les écologistes extrémistes. En posant les droits de l'homme comme la référence fondamentale des sociétés modernes, Ferry dévoile les dangers d'un écologisme intégriste. Ferry ne s'oppose évidemment pas au respect de la nature mais défend la place particulière de l'homme dans la nature. Il nous dit "prudence" ! Le chapitre sur le nazisme est remarquable même si certains lecteurs ne le comprennent pas. Ce n'est pas un livre contre la nature !
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
27 sur 44 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 1 février 2003
Luc Ferry aborde ici un sujet important, celui de l'écologie politique. Mais sa réflexion ne s'appuie pour le penser que sur une caricature de la réflexion écologique contemporaine, et fait facilement des amalgames, qui font de son livre, un ouvrage, comme d'habitude avec Luc Ferry parfaitement clair, mais hautement critiquable. La confiance accordée pour finir au libéralisme économique, capable par intérêt de s'adapter, dans le cadre d'une lutte pour un marché vert, donne tout son sens à l'entreprise : ouvrage idéologique.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
3 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 20 mars 2011
Je viens de relire avec enthousiasme cet ouvrage exceptionnel d'intelligence et de clarté. Il démontre parfaitement la position fondamentalement anti-humaniste de la "deep écology", qui oppose la Nature à la Culture (humaine), préfère sauver les tigres que les enfants Indiens, donnent plus de valeur à un crocodile qu'à Mozart. Il conclut superbement en rappelant que la Nature n'est pas toujours bonne -on le voit avec les tremblement de Terre, les tsunamis, qui dévastent le Japon après Haïti et l'Asie du Sud-est, mais surtout qu'aucun être humain, serait-il l'écologiste le plus fervent, ne connaît les "volontés" de la Nature. L'Homme venant de la Nature, il a bâti des Cultures, des civilisations, se lance dans la découverte et l'explication de l'Univers : ne serait-ce pas là la volonté de la Nature ? Sinon, pourquoi lui a-t-elle donné l'intelligence ? Je ne regrette qu'une absence dans ce livre passionnant : c'est l'argument paléontologique : la Nature, contrairement à ce que répètent les écologistes, n'est pas immuable : 90 % des espèces ayant vécu sur Terre ont disparu depuis des millions d'années, durant la grande extinction du Permien (voici 250 millions d'années), 95 % des espèces ont disparu. Des espèces apparaissent, disparaissent sans cesse. La Culture humaine est une forme d'évolution accélérée, mille fois plus rapide que l'évolution des animaux. La Culture humaine est peut-être bien le résultat de l'évolution ... naturelle.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
5 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 10 juin 2009
Un livre indispensable pour une bonne compréhension et un bon discernement des enjeux dans le débat écologique.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
1 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 25 juillet 2011
Un ouvrage argumenté mais étroit de vision, qui est basé sur certaines "valeurs" des Lumières. Cette soi-disante Renaissance humaniste nous a amené au progrès technologiques, à la science, mais aussi aux horreurs des siècles derniers : inquisitions, colonisations, guerres mondiales, maladies dégénératives,...
Mettre au centre de la Vie l'Humanité en se coupant de la Nature, c'est comme scier la branche sur laquelle on est assis...
Pour comprendre la motivation irrationnelle de ce genre de sophisme je recommande la lecture de La peur de la nature : Au plus profond de notre inconscient, les vraies causes de la destruction de la nature
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
3 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 4 février 2009
Livre fort intéressant, qui nous éclaire sur les ressorts de la "deep ecology" et ses dangers.
Dans le même ordre d'idées voir aussi: La face cachée de l'écologie : Un anti-humanisme contemporain ?, très complémentaire.
Après, vous pouvez (enfin) déchirer votre carte de Greenpeace!
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
     
 
Les clients ayant consulté cet article ont également regardé
La nature
La nature de Frank Burbage (Broché - 6 novembre 2013)
EUR 7,90

Le contrat naturel
Le contrat naturel de Michel Serres (Poche - 24 octobre 2009)
EUR 8,20

Rêveries du promeneur solitaire
Rêveries du promeneur solitaire de Michèle Crogiez (Poche - 2001)
EUR 2,90