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5.0 étoiles sur 5 Un gentil persévère...
Dans son « Éloge de la gentillesse », Jaffelin sait de quoi il parle et le professeur de philo qu’il ne peut pas cesser d’être ne nous inflige « que » 187 notes de bas de page pour inviter des auteurs reconnus à renforcer ses thèses.
Dans son « Apologie de la punition », il aborde une expérience qu’il n’a pas...
Publié il y a 23 jours par Pierre RAYMOND d'ENTRECASTEAUX

versus
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un auteur sous-informé
Je suis d'accord avec Jaffelin sur une multitude de points. Quand il écrit par exemple :
qu'il faut « chercher une dynamique visant à remettre le fautif en mouvement vers lui-même en même temps que vers la société ;
qu'il faut « ouvrir la société pour que l'humanité prenne une nouvelle respiration »
qu' « il...
Publié il y a 3 mois par Maurel


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5.0 étoiles sur 5 Un gentil persévère..., 6 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apologie de la punition (Broché)
Dans son « Éloge de la gentillesse », Jaffelin sait de quoi il parle et le professeur de philo qu’il ne peut pas cesser d’être ne nous inflige « que » 187 notes de bas de page pour inviter des auteurs reconnus à renforcer ses thèses.
Dans son « Apologie de la punition », il aborde une expérience qu’il n’a pas vécue, n’ayant été ni puni de prison (le seul cas de punition qu’il traite en profondeur) ni punisseur, un peu comme ces expatriés travaillant pour les ONG qui parlent de la faim dans le monde, sans avoir jamais raté un repas. C’est peut-être pour cela que le nombre de notes de bas de page grimpe à 354, en provenance de 111 auteurs, de Abensour à Zorn en passant par (formation oblige …) Aristote, Descartes, Hegel, Kant, Levinas, Montaigne, Nietzsche, Platon, Rousseau, Spinoza et Max Weber ! Très peu (aucun ?) d’entre eux ont d’ailleurs été en prison eux-mêmes et j’aurai mieux compris qu’il veuille faire témoigner ces taulards qu’ont été Brasillach, Burroughs, Dostoïevski, Céline, Genet, Mandela, Soljenitsyne, Verlaine, Villon ou Oscar Wilde, tous étrangement absents et pourtant concernés au premier chef, ou même, plus modestement, tous ceux qui ont eu le triste privilège de passer quelques mois dans les geôles de la République, malgré (ou à cause) de la mal nommée « présomption d’innocence », souvent invoquée, rarement respectée.
Alors, si je critique autant cet ouvrage, pourquoi lui avoir accordé 5 « étoiles » ? La première pour avoir osé aborder un sujet qui n’intéresse pas les « braves gens » (ceux dont parlait Brassens). La deuxième pour avoir trouvé la formule magique du système juridico-carcéral français : « une fois fixé comme étalon de la peine, cet invariant [la prison] est combiné à une variable : le temps ». La troisième étoile brille sur l’atelier de philo qu’il animait à la prison de Loos-lez-Lille. La quatrième lui revient de droit en raison de son amalgame intelligent entre le sportif enchaîné au dopage et le prisonnier coincé derrière des murs. Enfin, la cinquième devrait encourager cet humaniste invétéré et optimiste infatigable, à se libérer de tout son savoir encyclopédique pour nous livrer un peu plus de ses idées personnelles, sans chercher à les justifier par des références savantes. Car ce livre, se lit d’un trait, et ce trait est celui qui va de la plume de l’écrivain à l’âme du lecteur. Un écrivain qui cultive le paradoxe, qui a des idées, du style et du cœur à revendre, ça ne court pas les rues…à lire absolument, qu’on soit au mitard ou au café, dans une salle d’attente ou en attente de parloir. Et si ce commentaire semble un peu punitif, c'est que j'ai suivi à la lettre les préceptes de l'auteur.
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5.0 étoiles sur 5 Apologie de la punition., 26 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apologie de la punition (Format Kindle)
La philosophie comme je l'aime.
Une grande facilite de lecture, beaucoup de bon sens, je me pencherai sur " l'eloge de la gentillesse" apres!
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un auteur sous-informé, 28 avril 2014
Par 
Maurel (Le Pradet France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apologie de la punition (Format Kindle)
Je suis d'accord avec Jaffelin sur une multitude de points. Quand il écrit par exemple :
qu'il faut « chercher une dynamique visant à remettre le fautif en mouvement vers lui-même en même temps que vers la société ;
qu'il faut « ouvrir la société pour que l'humanité prenne une nouvelle respiration »
qu' « il y a en l'homme une force et une ressource qui sont, la plupart du temps, aussi peu exploitables que le pétrole enfoui dans les entrailles de la terre » ;
qu'il s'agit de « réparer, recoudre, restaurer » ;
que mieux vaudrait une justice réparatrice

que le système carcéral actuel est inacceptable, etc.
Et je pourrais encore longtemps poursuivre l'énumération de mes points d'accord.
 
Même quand il parle des enfants et qu'il suggère les nombreuses formes que peut prendre ce qu'il appelle la « punition » : discussion, confrontation avec la ou les personnes impliquées dans la faute, recommandation d'aller s'excuser, restitution de ce qui a été dérobé, réparer ce qui a été abîmé. Tout cela me paraît bel et bon, mais je ne vois pas la nécessité de concevoir tout cela comme une « punition ». On peut le concevoir, comme il le dit lui-même comme une réparation de la relation. Et je ne vois surtout pas la nécessité de rendre cette réparation humiliante. On peut très bien expliquer à l'enfant que si c'était lui qui était victime de la faute en question, il serait sûrement heureux de voir l'auteur de cette faute venir s'excuser et réparer. Et la privation ne me paraît pas nécessaire non plus, sauf si elle fait partie de la réparation.
 
Jaffelin reconnaît dans une note que la remise en question de la fessée et de la gifle sur la base de ses conséquences neurologiques mérite considération. Malheureusement, il ne développe pas cette idée
 
Il écrit que la gifle doit être infligée avec parcimonie, que si elle devient trop fréquente elle est un échec. Il la voit comme le résultat d'un simple mouvement d'humeur dans le « corps à corps » familial où elle doit alterner avec les caresses. Mais la gifle n'est pas qu'un mouvement d'humeur. Elle est la répétition des gifles qu'ont subies les parents eux-mêmes et qu'ils répètent par mimétisme. Nos cousins les grands singes ne giflent pas leurs petits. C'est chez nous un réflexe acquis. Dans les pays où l'on frappe les enfants à coups de bâton, c'est le coup de bâton que l'on juge être un simple mouvement d'humeur. De plus, le risque de la répétition fréquente est d'autant plus grand qu'à partir d'un certain âge, l'enfant peut répondre par le défi : « Même pas mal ! ».
 
Il cite le cas de Anders Behring Breivik, le tueur norvégien, qui a dit avoir manqué de discipline. Mais si l'on en juge par l'attitude de son père qui a quitté sa mère alors que l'enfant n'avait que un an et qui lui a marqué de plus en plus d'indifférence jusqu'à ne plus le voir du tout à partir du moment où il a eu 16 ans, et à refuser de le revoir onze ans plus tard, quand il a eu 27 ans, c'est bien évidemment d'affection et d'attention qu'il a surtout manqué. Si sa mère n'a pas compensé, ou si elle l'a élevé avec rudesse, ou les deux, il n'est pas étonnant que Breivik soit devenu ce que l'on sait. Le manque d'attention est une des pires violences.
 
Jaffelin écrit : « L'absence de punition est un semis invisible de violence. » Ce qui sous-entend que moins on punit, plus il va y avoir de violences. Or, cette affirmation est totalement démentie par l'histoire. La société des siècles passés où l'on punissait beaucoup plus violemment les enfants qu'aujourd'hui était incomparablement plus violente. Les révolutions et les conflits politiques et sociaux en France y ont fait au XIXe siècle des milliers de morts. Au XXe, où la violence éducative a heureusement beaucoup baissé en intensité, les mêmes conflits ( à l'exception des guerres internationales et coloniales), ont fait certes, trop de victimes, mais incomparablement moins qu'au XIXe où tous les adultes avaient acquis dès leur enfance un seuil très élevé d'intolérance à la violence. Exactement comme aujourd'hui dans les pays où l'on s'entre-massacre de façon épouvantable et où les enfants sont élevés comme on les élevait en France au XIXe siècle.
 
A voir les quelques allusions qu'y fait Jaffelin, il semble encore croire à la théorie des pulsions de Freud. Plus on approfondit la recherche sur le développement du cerveau et du comportement des enfants, plus on voit que cette théorie est complètement dépassée. Les pulsions de parricide, d'inceste et de mort sont des mythes. En réalité, les enfants, qui sont, comme le rappelle Jaffelin en citant Aristote, des animaux sociaux, naissent avec des comportements innés qui sont tous relationnels : attachement, imitation, empathie, altruisme (cf. les expériences de Warneken sur internet). Ces comportements innés leur confèrent des prédispositions à vivre en harmonie avec leurs semblables. Si ces prédispositions sont convenablement cultivées par des parents réellement présents, affectueux et attentifs, elles se développent. Mais si on traite les enfants avec gifles et fessées, comme Jaffelin le recommande, on pervertit ces prédispositions. L'enfant apprend qu'attachement et violence peuvent aller ensemble (bonjour la violence conjugale, voire le masochisme!), ses neurones miroirs enregistrent les gestes de violence de ses parents et le préparent à les reproduire sur plus faible que lui (à l'imitation du schéma adulte frappeur- enfant), sa capacité d'empathie peut être réduite, voir détruite par la nécessité de se blinder, et son altruisme naturel peut être découragé. Sans compter les effets sur sa santé physique et mentale par le biais du stress subi dans une situation où l'enfant ne peut ni fuir ni se défendre (cf. les expériences de Laborit).
 
 
Ce dont Jaffelin ne se rend pas compte, c'est qu'il vit non pas dans un monde où les enfants sont majoritairement rois, mais dans un monde où, dans la majorité des pays, les enfants sont encore battus à coups de bâton et de fouet, et que quand les parents qui utilisent ces méthodes entendent des propos comme les siens, ils se disent : «Nous avons bien raison de ne pas suivre les conseils des Occidentaux, eux-mêmes en reviennent. Regardez ce philosophe si sympathique qui recommande de punir, d'humilier et de frapper les enfants. Ne changeons surtout pas nos méthodes ! »

Est-ce vraiment le résultat que Jaffelin veut obtenir ?

Olivier Maurel
[...]
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5.0 étoiles sur 5 Un ouvrage à lire, 4 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apologie de la punition (Broché)
Un texte ambitieux qui propose de remplacer le code pénal par une nouvelle manière de punir. Une bouffée d’air frais dans le domaine de la punition qui aborde sans tabou le rôle de celle-ci dans la famille, à l’école, dans le sport et la diplomatie et explique pour quelles raisons la prison ne punit pas. A mettre entre toutes les mains, celles des coupables comme celles des victimes
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Apologie de la punition
Apologie de la punition de Emmanuel Jaffelin (Broché - 6 février 2014)
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