Commentaires en ligne 


3 évaluations
5 étoiles:
 (1)
4 étoiles:    (0)
3 étoiles:
 (1)
2 étoiles:
 (1)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 

Le commentaire favorable le plus utile
Le commentaire critique le plus utile


Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 A lire avant de voter le 25 mai
Les auteurs sont des journalistes vivant l'Union Europeenne de l'intérieur et en observateurs neutres car journalistes justement. Ils sont sans concessions, expliquant autant ce qui marche que ce qui ne fonctionne pas à Bruxelle. Mais ceci leur permet de détruire la crédibilité de bon nombre de lieux commun et d'idées fausses...
Publié il y a 3 mois par Christian LOISEAU

versus
2.0 étoiles sur 5 L'Europe peut mieux faire ; ce livre aussi...
Le livre part de l'idée que l'Europe serait actuellement mise en accusation ; accusée de bien des maux, et avant tout, d'une crise économique sévère et qui ne semble pas pouvoir cesser. L'affirmation tient quand même du paradoxe, dès lors que, pour l'essentiel, les élites politiques, économiques et culturelles...
Publié il y a 3 mois par Emerek


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

2.0 étoiles sur 5 L'Europe peut mieux faire ; ce livre aussi..., 3 juin 2014
Par 
Emerek - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Europe au banc des accusés (Format Kindle)
Le livre part de l'idée que l'Europe serait actuellement mise en accusation ; accusée de bien des maux, et avant tout, d'une crise économique sévère et qui ne semble pas pouvoir cesser. L'affirmation tient quand même du paradoxe, dès lors que, pour l'essentiel, les élites politiques, économiques et culturelles auraient plutôt tendance à disculper l'Union européenne et préfèrent se focaliser sur d'autres cibles, en particulier - dans le cas de la France - un État-Nation, jugé incapable de se réformer dans un contexte économique de plus en plus mondialisé. Il me semble que, dans l'environnement actuel, il y aurait plus à défendre cet Etat stigmatisé qu'une Europe qui, dans une large mesure et encore une fois, bénéficie d'une large présomption d'innocence.
Cela étant dit, les critiques passées en revue par les deux auteurs n'ont rien d'artificiel et figurent bien dans le registre des contempteurs de l'Union européenne : l'euro « échec cuisant », l'Europe « antidémocratique », l'Europe qui « ne protège pas de la mondialisation », etc. L'objet du livre est alors de reprendre une à une ces critiques et de tâcher d'y répondre. Il faut convenir que les deux auteurs font montre d'une grande honnêteté intellectuelle et n'hésitent pas à bien mettre en relief les arguments qui donnent corps à cette remise en cause... au point que les éléments de défense qui sont ensuite apportés peinent à les contrebalancer. Par exemple, sur l'Europe non démocratique, il est dit des euro-députés : « Ignorés sur les sujets qui comptent, toujours dépourvus du droit d'initiative qui n'appartient qu'à la Commission, ils ont pu être tentés, pour exister, à multiplier les résolutions et autres rapports d'initiative, sorte de grandes proclamations sans grande portée » (p. 18) ; de même sur l'euro, « son échec économique, social, politique est (...) patent » (p. 59) ; sur l'Europe accusée d'ultralibéralisme : « l'écrasante majorité des postes les plus en vue et influents sont aux mains de cette famille politique » (p. 83) ; sur le problème des travailleurs détachés : « cette directive mal fagotée a ouvert la porte à toutes les fraudes (sur les salaires, sur le temps de travail) et à un dumping social important » (p. 166), etc. Autant d'arguments qui desservent sévèrement le camp européiste. Dès lors, pour remonter la pente, il faudrait trouver des contre-arguments bien plus puissants et plus convaincants que ceux qui parsèment l'ouvrage ; en effet, le plus souvent, le compte n'y est pas. Ainsi, quant à la critique d'une Europe « naïve » face à la mondialisation, les auteurs préfèrent invoquer les intérêts contraires des pays membres et la division qui en résulte : l'on tombe ainsi de Charybde en Scylla, car la divergence d'intérêts entre pays est une caractéristique qui risque de durer, bien plus que la naïveté en définitive... Autre exemple, plutôt que de convaincre le peuple européen de l'intérêt de l'Europe et faire face avec sérénité aux référendums, les auteurs se demandent si le recours a un tel mode de scrutin est fait « à bon escient en particulier pour valider les grandes orientations européennes » (p. 158).
Pour un peu plus affaiblir encore la défense, ajoutons des approximations, voire des erreurs : par exemple, pour disculper l'euro et rejeter l'intérêt d'une dévaluation de cette monnaie, il est curieusement avancé que la « quasi-totalité du déficit commercial français, soit 70 milliards d'euros, est généré par ses échanges au sein de la zone euro » (p. 155). En réalité, les chiffres du commerce extérieur (par exemple pour 2012) attestent que la prétendue « quasi-totalité » ne représente qu'un peu plus de 40%, un chiffre certes non négligeable, mais qui révèle surtout la part significative prise par les partenaires situés hors de l'euroland. Egalement, les auteurs passent pudiquement sous silence les piètres scores de la zone euro en matière économique : toujours en deçà de la moyenne de l'OCDE (et même de la moyenne de l'Union européenne) pour le taux de croissance à partir de la mise en place de l'euro et moins bonne aussi s'agissant du taux de chômage...
Finalement, on se dit qu'avec un bilan européen aussi mitigé, et que dépeignent sans complaisance les auteurs, il faudrait proposer de sérieuses voies d'amélioration qui puissent redonner une envie d'Europe à des habitants eurosceptiques, non par principe mais du fait de la confrontation à une triste réalité. Or, dans le livre : rien. Pas la moindre proposition, pas la moindre discussion sur les possibles voies de « sortie par le haut ». Ainsi, le thème prometteur de la « monnaie commune » (plutôt que l'euro, monnaie unique), pourtant porté par des économistes (Sapir, Lordon...) ou des politiques (Chevènement...) de plus en plus nombreux, ne fait pas l'objet de la moindre ligne dans l'ouvrage. Au lieu de cela, la conclusion se délite en généralités : faire redémarrer la croissance, mettre plus de démocratie dans le système, bâtir un nouveau projet... Autant d'intentions qui, si elles ne s'appuient pas sur des propositions précises, sont à ranger dans le musée des voeux pieux où s'entassent déjà les nombreuses promesses européennes non tenues.

PS : au moment où j'écris ces lignes, l'accès de J.-C. Juncker à la Commission européenne est de plus en plus remis en cause. C'était pourtant l'un des principaux arguments de campagne des partis euro-fervents que désormais, grâce au traité de Lisbonne, le nouveau commissaire sortirait des urnes. Mais Juncker n'a pas l'heur de plaire et d'autres candidats lui sont préférés : Lamy, Barnier, Lagarde... Union européenne : machine à fabriquer des gogos ?
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Trop anecdotic, 31 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Europe au banc des accusés (Broché)
Beaucoup d'anecdotes sans conclusions. Je préfère des écrivains qui tirent des conclusions de toutes leurs observations. Mais le livre contient beaucoup d'histoires intéressantes.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 A lire avant de voter le 25 mai, 16 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Europe au banc des accusés (Broché)
Les auteurs sont des journalistes vivant l'Union Europeenne de l'intérieur et en observateurs neutres car journalistes justement. Ils sont sans concessions, expliquant autant ce qui marche que ce qui ne fonctionne pas à Bruxelle. Mais ceci leur permet de détruire la crédibilité de bon nombre de lieux commun et d'idées fausses propagées par des politiques populistes et démagos qui ne veulent en ce moment que gagner de l'importance en surfant sur un Euro-Bashing qui leur rapporte des voix.
Pour un spécialiste du juridique ou de l'économie, ce livre souffre de certaines approximations et racourcis mais il a l'immense mérite de bien faire comprendre que nous devons améliorer l'Europe, la renforcer quand elle marche mal ou ne fonctionne pas car sans elle, nous serions condamnés au déclin, donc au rôle de spectateur passif dans une mondialisation qui existerait et se développera qu'il y ait ou non une Union Européenne.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

L'Europe au banc des accusés
L'Europe au banc des accusés de Renaud HONORÉ (Broché - 24 avril 2014)
EUR 14,90
En stock
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit