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74 internautes sur 80 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 rétablit les comptes
Livre facile à lire - écrit dans un style journalistique très abordable - et qui rétablit enfin les comptes avec un certain nombre de prétendus vérités établies, présentes dans les idées de tout le monde, alors qu'elles ne sont, à l'examen scientifique des faits, que le résultat...
Publié le 8 décembre 2004 par Mr. Marc Bletry

versus
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Lots of interesting ideas
Good book , topical if sometimes controversial points of view backed up by some historical facts and comparisons. Easy to read. Catholic point of view re some of the major historical points in France.
Publié il y a 14 mois par Frank


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74 internautes sur 80 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 rétablit les comptes, 8 décembre 2004
Par 
Mr. Marc Bletry (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique (Broché)
Livre facile à lire - écrit dans un style journalistique très abordable - et qui rétablit enfin les comptes avec un certain nombre de prétendus vérités établies, présentes dans les idées de tout le monde, alors qu'elles ne sont, à l'examen scientifique des faits, que le résultat d'interprétations tendancieuses de l'histoire. Livre réjouissant, au fond, parce qu'il montre que l'homme d'avant le vingtième siècle n'était ni plus bête ni plus méchant et avoir un regard positif sur notre passé n'a pas de raison de nous rendre plus triste, il me semble ?
Entreprise de "déconstruction" rondement menée par l'auteur qui cite nombre de sources qui permettent une vérification facile et montre l'ampleur du travail fourni par l'auteur, il entraîne le lecteur dans des raisonnements clairs et convaincants : tout n'est pas tout blanc, tout n'est pas tout noir et il est vital de le rappeler. Salutaire, en effet, pour un minimum d'hygiène intellectuelle.
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25 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Du très bon cotoie, parfois, de l'approximatif, 26 novembre 2011
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : HISTORIQUEMENT CORRECT (Poche)
Jean Sévillia est l'auteur d'essais qui ne m'ont jamais laissés insensibles, au contraire, fort appréciés et commentés sur ce site : Quand les catholiques étaient hors la loi et Le terrorisme intellectuel : De 1945 à nos jours. Ce n'est pas son appartenance au "Figaro Magazine" qui me le rend sympathique, ayant pour cet hebdomadaire conservateur bourgeois et son pendant à gauche le "Nouvel Observateur" autant d'affinités que l'eau pour le feu. L'auteur, qui n'est pas historien, entreprend d'apporter des notes différentes, argumentées, à la mémoire souvent oublieuse et manipulée, univoque, que nous avons de certains temps forts de notre Histoire. Le propos aura donc toujours pour finalité de choquer nos présupposés. Se repositionner en questionnant l'Histoire, ses événements, la replacer dans son époque, afin de se garder de tout jugement a priori est une entreprise salutaire. Cet ouvrage y parvient sur de nombreux points avec cependant les défauts liés au mode opératoire ; parfois l'approche exagère trop certains points de vue, minorant son contraire. Si l'ensemble de l'ouvrage m'a plu, validant par ma culture historique les chapitres abordés, un seul passage m'a été de lecture pénible, celui intitulé "Résistance et collaboration".

- la "féodalité" dans l'essor du Moyen-âge est bien présentée. Les sources historiques sont raisonnées. La dénonciation de mythes apparus pendant les "Lumières" et le 19° siècle sonne juste. La mise en perspective du servage est bien saisie.

- "Les croisades" : rien à redire.

- "Les cathares et l'inquisition médiévale" : très bonne explication du catharisme, de son influence néfaste, de son nécessaire bannissement et du prétexte de ce dernier pour lutter, chez certains, l'Eglise catholique. "La croisade contre les albigeois, conflit politico-religieux, est intervenue après la résorption pacifique du catholicisme. C'est omettre que l'hérésie, à l'époque, constitue un crime social. Et c'est taire enfin que l'effort missionnaire, au même moment, ne s'est jamais interrompu." (p.59).

Sévillia précise par ailleurs que l'Inquisition recouvre en fait une pluralité : il y en eut trois. Les crimes commis en son nom furent bien moins nombreux que ceux, à ces époques, de la chasse aux sorcières. Je reproche cependant à l'auteur d'occulter l'esprit même du catholicisme qu'il veut défendre. En pharisien, il passe à côté de l'essentiel sur le plan spirituel, pour ne relativiser que la matérialité de l'expression historique. Catholique, je ne puis que partager la position de l'Eglise telle qu'exprimée, je cite :

« Saint Augustin et saint Thomas d'Aquin, entre autres, ont accepté et cru justifier le principe inquisitorial de la persécution religieuse parce qu'ils ont été conditionnés par leur contexte culturel qui, en l'occurrence, était une structure de péché obscurcissant la conscience morale non de l'Eglise mais de leur milieu chrétien historique. Par son acte de repentance dans ce domaine, l'Eglise signifie qu'ils ne sont pas saints et docteurs à cause de cela mais malgré cela. Jean-Paul II a lui-même rappelé, le 3 septembre 2000 lors de la béatification du pape Pie IX, qu'en « béatifiant l'un de ses fils, l'Eglise ne glorifie pas les choix historiques particuliers qu'il a faits, elle propose plutôt qu'il soit imité et vénéré pour ses vertus en célébrant la grâce divine qui brille en elles ». (source DICI.org). Je reproche à Sévillia ce "pharisianisme" qui m'a agacé.

- "L'Espagne et le Rois catholiques" : d'accord sur l'analyse. Intéressantes informations sur les relations entre chrétiens et juifs, d'une part et musulmans d'autre part.

- "Les guerres de religion" : pas de remarque particulière. L'analyse est juste quand la religion servit de prétexte aux grands seigneurs pour se combattre sur le terrain de la suprématie politique. L'autorité royale devait savoir s'imposer pour faire taire les dissensions politiques qui mettaient en danger la paix et la souveraineté du royaume.

- "L'ancien régime" : il est bon de rappeler que "l'instruction obligatoire date de Louis XIV et non de Jules Ferry" (p.142) Sévillia a raison de souligner également que la monarchie veilla au renouvellement de la noblesse - axe de politique royale exprimant la reconnaissance aux serviteurs de la nation. (p.145)

- "les Lumières et la tolérance" : il s'agit de l'un des meilleurs passages du livre. Les préjugés, très nombreux, sont déboulonnés les uns après les autres dans les rires et les grincements de dents. L'élitisme, l'intolérance, le sectarisme préfigurent la Terreur révolutionnaire. "Il est à propos que le peuple soit guidé, et non pas qu'il soit instruit, il n'est pas digne de l'être" - Voltaire. (...) "Gabriel-François Coyer, auteur d'un 'Plan d'éducation publique' (1770), note que sur 5.160 élèves des collèges de Paris, 2.460 sont des enfants du peuple : il propose de les renvoyer à leurs parents. Dans ses 'Vues patriotiques sur l'éducation du peuple' (1783), Philippon de la Madeleine, autre philosophe, exprime le voeu que l'usage de l'écriture soit interdit aux enfants du peuple. Le peuple des Lumières, le peuple idéal, c'est le peuple sans le peuple". - p.162
Le fanatisme, bien entendu, était attribué exclusivement, de manière fanatique, à l'Eglise catholique au travers de ses dogmes. Le lecteur qui ignore que l'Eglise seule n'était pas visée, apprendra que l'antisémitisme était vivace chez ses porteurs de "lumières". "Vous ne trouverez en eux [les juifs] qu'un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent." - Voltaire (...) Sur les racines de cette hostilité à l'encontre des Juifs, le cardinal Lustiger avance cette double clé explicative : "Voltaire n'est pas chrétien et je crois que l'antisémitisme de Hitler relève de l'antisémitisme des Lumières et non d'un antisémitisme chrétien". Léon Poliakov a également montré que le rationalisme scientifique des Lumières constitue une des sources du racisme nazi." - p.165

- "La Révolution et la Terreur" : Très bonne analyse. Pour ma documentation je retiens : "'Le mot aristocrate signifie, en général, un ennemi de la Révolution, signale Thomas Paine. On en use sans lui donner la signification particulière qui s'attachait autrefois à l'aristocratie.' Macabre comptabilité, les études statistiques montrent que les guillotinés étaient à 31% des ouvriers ou des artisans, à 28% des paysans, à 20% des marchands ou des spéculateurs. Les nobles et les ecclésiastiques n'ont respectivement fourni que 9% et 7% des victimes" - p.197

- " la Commune de 1871" : excellente analyse. Je note que le colonel Rossel qui tenta d'organiser la défense militaire de la Commune, et qui démissionna peu de temps après sa prise de fonction, s'exprima : "Je cherchais des patriotes, j'ai trouvé des gens qui auraient livré les forts de Paris aux Prussiens plutôt que de se soumettre à une autorité." -p.219

- "Catholiques et ouvriers" : remarquable chapitre qui évoque le combat des catholiques sociaux, du bienheureux Frédéric Ozanam, dont nombreux étaient royalistes, contre les libéraux (qui pouvaient également être des catholiques - ce que ne laisse pas forcément comprendre Sévillia, les assimilant un peu trop rapidement aux descendants des Lumières) et autres gens de gauche (cf. Le complexe d'Orphée : La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès de Jean-Claude Michéa), exprimant une défense des droits des travailleurs seuls ou aux côtés de socialistes véritables, mais proposant un modèle durable : "Ce n'est pas le combat entre l'employeur et l'employé qui doit être le but, mais une paix équitable entre les deux" - Mgr. Ketteler, 3 ans avant "Le capital" de Karl Marx, dans "La question ouvrière et le christianisme", critique les méfaits d'un système économique reposant sur la libre concurrence absolue et prônant l'association du capital et du travail. p.240 Sans oublier l'encyclique "Rerum Novarum" du Pape Léon XIII publiée en 1891 qui combat le libéralisme et est d'une étonnante actualité.

- "L'abolition de l'esclavage" : très bon chapitre également (cf. les travaux de Olivier Pétré-Grenouilleau Les traites négrières : Essai d'histoire globale).

- "1900 : antisémites, antimilitaristes et anticléricaux" : l'antisémitisme était également réparti, à gauche comme à droite contrairement aux légendes véhiculées par la gauche. L'analyse de l'Affaire Dreyfus est fine, distinguant avec pertinence, dreyfusiens, dreyfusards et dreyfusistes.

- "Le pacifisme de l'entre deux-guerres" et "fascisme et anti-fascisme" : lire Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de Simon Epstein et La dérive fasciste : Doriot, Déat, Bergery 1933-1945 de Philippe Burrin.

- "Résistance et collaboration" : très mauvais chapitre, à la limite de l'insulte. A lire Sévillia, c'est grâce au régime de Vichy que les Juifs ont été aussi bien protégés. Je force bien entendu un peu le trait. Il passe totalement à côté de l'esprit de la Résistance, ne mentionnant pas même le CNR. Il insiste sur les dissensions de la Résistance, distinguant les mouvements gaullistes, communistes, vichystes (!) - alors qu'il s'agissait en réalité pour certains mouvements, de maréchalistes. La soupe est infecte. Sévillia est passé à côté du sujet, se propulsant dans le rôle d'avocat de Pétain. C'est tout dire. Ce chapitre m'a offensé sur le plan de la connaissance particulière que j'ai de cette époque (une soixantaine d'ouvrages commentés sur ce site sur la Résistance).

- "L'affaire Pie XII" : très bonne synthèse sur le remarquable et obligé dans la discrétion engagement du Pape dans le sauvetage de centaines de milliers de Juifs. La polémique à son encontre est mensongère. La démonstration est claire. Lire en complément Pie XII et la seconde guerre mondiale de Pierre Blet.

- "La décolonisation" : idem. Lire en complément Pour en finir avec la repentance coloniale de Daniel Lefeuvre

- "La guerre d'Algérie" : idem.

L'auteur conclut avec raison : "Cultivant le dénigrement du passé, l'historiquement correct constitue un symptôme d'une maladie trop répandue : la haine de soi.(...) L'historiquement correct est un révélateur : il reflète la perte de valeurs communes au sein de notre société." (p.437). Il est important en effet de dépassionner l'Histoire, de la connaître et de la comprendre. Elle tisse notre patrimoine commun.

A l'exception du très tendancieux et honteux chapitre sur la "Résistance et la collaboration", par trop simpliste et fleurant les thèses de Benoist-Méchin, historien, ministre collaborateur de Pétain, que je noterai 1 étoile, et de la distinction spirituelle à opérer sur l'Inquisition, l'ouvrage de Sévillia mérite une lecture intéressée - qui explique ma note globale de 4 étoiles.
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71 internautes sur 81 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Indispensable., 23 octobre 2006
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Ce commentaire fait référence à cette édition : HISTORIQUEMENT CORRECT (Poche)
Pour tous ceux qui luttent contre la pensée unique. Beaucoup d'idées reçuent volent en éclat, même s'il faut toujours garder un esprit critique face à ce livre, il a le mérite de bien séparer la mémoire et l'Histoire.

A lire.
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62 internautes sur 71 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oxy...génant...Mieux, indispensable !, 6 janvier 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : HISTORIQUEMENT CORRECT (Poche)
J. Sévillia s'est livré à un exercice fort incorrect par rapport à l'Histoire trop souvent manipulée par les manuels de la république et les « progressistes » de gauche (historiens soixante- huitards, journalistes, politiques) pour qui la vérité historique doit être manichéenne. Dans leur histoire « correcte » et « bien pensante », tout doit être noir ou blanc, sans jamais la moindre nuance de gris !! Il y a les bons (on sait évidemment de quel côté ils sont) et les autres, souvent des méchants voire des salops ! Bref, une histoire trop simple voire trop « belle » pour être vraie.

J. Sévillia nous emmène donc dans cette histoire revisitée, partisane et écrite avec une grille de lecture fondée sur des critères contemporains, comme si l'humanité était née avec la démocratie, les droits de l'Homme et les progrès de la science. En 18 chapitres il remet les pendules à l'heure pour autant de grandes périodes de l'Histoire, de la féodalité à la guerre d'Algérie en passant par les guerres de religion, l'esclavage, les Lumières, la Révolution, la Résistance et la collaboration, etc.

Cette approche donne une lecture facile et agréable. Pas de longs développements fastidieux mais des faits trop souvent passés sous silence. Bref, un livre qui fait du bien. Indispensable pour tout esprit libre et critique, non englué dans une quelconque idéologie. Les autres auront de la peine !
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69 internautes sur 80 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Esprits obtus... accrochez-vous !, 9 septembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique (Broché)
Ce livre peut donner au lecteur l'impression d'être la Belle au Bois Dormant s'éveillant d'un long sommeil. La seconde sensation est de se sentir redevenir un enfant et de se demander pourquoi les grandes personnes nous ont menti pendant si longtemps... Bref, vous l'aurez compris, l'auteur donne une claque aux certitudes apprises dans nos livres d'Histoire ultra-synthétisés et à celles entendues, lues, annonnées chaque jour dans la société française et dans les médias français en particulier. Et pourtant tout ce que dit l'auteur et vrai, uniquement fondé sur les dernières études des historiens les plus divers -mais tous réputés et reconnus dans leur domaine-, sur des sujets aussi variés que l'Inquisition espagnole, la Révolution française ou la décolonisation. A lire ABSOLUMENT !
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17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un pavé dans l'Histoire, 18 mars 2010
Par 
Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique (Broché)
Monde féodal, croisades, Inquisition, controverse de Valladolid, guerres de Religion, Lumières, Révolution, Commune de 1871, affaire Dreyfus, Front Populaire, Résistance, Collaboration, Pie XII, décolonisation, guerre d'Algérie...

Ces thèmes brûlants ont pour point commun, selon les mots de Jean Sévillia, d'avoir suscité une "légende dorée" ou une "légende noire", autrement dit d'avoir été politiquement récupérés, modifiés, et même mal enseignés à l'école. L'auteur, rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine, entreprend de s'attaquer aux idées reçues que nous considérons de bonne foi comme des pans de notre Histoire nationale. Brisant les réflexes manichéens, refusant la simplicité des mythes, son propos insiste sur les nuances à apporter à tout événement humain.

Extrait de la conclusion :
"Pourquoi stigmatiser la Saint-Barthélémy sans dénoncer l'intolérance des huguenots ? Comment critiquer l'arbitraire royal en omettant que la Révolution n'a jamais reconnu le droit au désaccord politique ? Comment réprouver l'antisémitisme des années 1900 sans désavouer la violence anticléricale qui éclatait à la même époque ? Pourquoi taire que tous les résistants n'étaient pas de gauche et que tous les collaborateurs n'étaient pas de droite ? Comment condamner l'action de l'armée française en Algérie sans pointer le terrorisme du FLN ?
Les droites françaises, toutefois, devraient également revoir leur mythologie. Comment expliquer le déclenchement de la Révolution en ignorant les erreurs commises par la royauté ? Comment oublier que la Restauration et la monarchie de Juillet se sont condamnées en refusant le suffrage universel ? Comment méconnaître l'indifférence du libéralisme, au XIXe siècle, envers la condition ouvrière ? Comment nier que l'attentisme, sous l'Occupation, a mené certains là où ils ne pensaient pas aller ? Comment occulter la responsabilité du général de Gaulle dans le drame des pieds-noirs et des harkis ?"

Richement documenté, clair et bien écrit, cet ouvrage gagne à être lu, voire relu, tant sont nombreuses les voix de la vie de tous les jours qui assènent d'un ton assuré les pires inepties. Même s'il est difficile au bout du compte de résister à un lavage de cerveau quotidien, de tels livres ont le mérite de nous aider à essayer.
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54 internautes sur 64 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fantastique, 26 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique (Broché)
Un livre extraordinaire ! Attention, vous ne ressortirez pas indemne de cette lecture !
Vous oscillerez entre rage (d’être et d’avoir été pris pour un c…. par ceux d’en haut : les politiques, les syndicats ... bref les "biens pensants", via les manuels scolaires), pessimisme (ça fait déjà 2 siècles que ça dure alors pourquoi pas 1 troisième !) et espoir (la France ne peut quand même pas rester indéfiniment la seule nation à dominance socialo-marxiste ! Si ?).
Vous regarderez alors l’actualité nationale et internationale avec un autre œil, en vous demandant quand cette mascarade va s’arrêter !?
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45 internautes sur 54 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une lecture salutaire, 18 octobre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique (Broché)
Le dernier livre de Jean Sévillia, après son excellent essai sur le terrorisme intellectuel, est une véritable bouffée d'oxygène. Il démonte très bien les mécanismes de la lecture marxiste de l'Histoire qui nous pourrit la vie et nous empêche d'assumer pleinement notre héritage, avec ses bons et ses mauvais côtés (mais quel pays peut s'enorgueillir d'avoir une histoire linéaire et lisse où toutes les explications, et surtout les plus simplistes, se valent et coulent de source ?).
Un livre à lire absolument pour se désintoxiquer du politiquement correct ambiant et à prendre pour ce qu'il est : un VRAI livre d'Histoire, une VRAIE bouffée d'air pur dans un air pour le moins vicié. A le lire, on comprend mieux le silence des médias officiels (à part le Figaro Magazine) sur sa publication .....
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 historique ?, 21 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : HISTORIQUEMENT CORRECT (Poche)
Ouvrage bien pus intéressant que "Le terrorisme intellectuel" du même auteur. Mr Sévilla remet en place nombre d'idées reçues et de connaissances historiques, telles que l'école nous les a transmises. Le projet de l'auteur aurait été crédible s'il avait justement donné de l'histoire un éclairage à peu près objectif. L'auteur oublie trois choses : Premièrement, les manuels ont toujours donné des faits historiques une interprétation conforme aux idées du temps (histoire revancharde et patriotique sous Jules Ferry par exemple). Deuxièmement, il n'y a pas de vérité historique (dans la Guerre d'Algérie, il y a la vérité des Pieds Noirs, celle du FLN, celle des appelés, celle des Harkis ... etc ...) Troisièmement, l'auteur émet certaines idées pour le moins gênantes : (catholique traditionaliste - c'est son droit) il s'emploie en permanence à réhabiliter ou a valoriser le rôle historique de l'Eglise. Il conteste la laïcité qui, selon lui ne permet pas la liberté de conscience. Il déplore que les Révolutions entraînent des dérives totalitaires , ce qui n'est pas faux; mais dans ce cas, il serait plus judicieux de se poser la question de savoir ce qu'il eût fallu faire pour les éviter. Enfin, l'auteur tente de substituer un historiquement correct à un autre : le sien. Ce qui ne fait pas avancer le schmilblic.
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19 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Indispensable, 6 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique (Broché)
Avec une érudition sans faille et un style limpide, ce livre remet un nombre incalculable de pendules à l'heure. Il ne se lit pas, il se dévore. Indispensable dans toute bibliothèque sérieuse.
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Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique
Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique de Jean Sévillia (Broché - 10 avril 2003)
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